Le début de saison voit Bridgestone exceller en course et Michelin en qualifs, Ducati avionner en lignes droites et Yamaha dans les virages avec une superbe lutte entre Stoner et Rossi. Mais sur le Bugatti, les cartes pourraient être redistribuées...
Ce week-end au Mans se disputera la cinquième épreuve de la saison 2007 de MotoGP ! Vainqueur de trois courses, Casey Stoner débarque en France avec une avance au championnat de 15 points sur Valentino Rossi 2ème et de 37 sur Dani Pedrosa 3ème !
Menant à merveille sa puissante Ducati GP7 et ses excellentes gommes de course Bridgestone, le jeune australien a incontestablement gagné en maturité par rapport à sa première saison de MotoGP l'an dernier. Il se présente même comme un sérieux prétendant au titre, comme Capirossi la saison passée avant son accident catalan (lire Moto-Net.Com du 19 juin 2006)...
Mais le Grand Prix de France au Mans pourrait marquer un tournant dans cette saison incroyable : " Michelin bénéficie d'un palmarès éloquent au Grand Prix de France et a remporté l'ensemble des 14 dernières courses disputées sur trois circuits différents : Le Mans, Le Castellet et Magny-Cours", rappelle le manufacturier français un brin chauvin !
"Michelin court sur son circuit national au Mans mais cela ne change pas vraiment les choses pour nous : chacune des 18 courses revêt la même importance" indique Jean-Philippe Weber, responsable de la compétition moto chez Michelin.
Mais même s'il s'en défend, la prochaine course représente pour le Bibendum un rendez-vous important : outre le fait qu'il se dispute sur ses terres, ce GP marque le départ d'une tournée européenne très chargée - sept courses en deux mois ! - et surtout l'occasion de reprendre pied en course...
Car deux pilotes Michelin seulement se sont classés dans le top 10 à Istanbul et trois à Shanghai il y a deux semaines... Les récents résultats en course du manufacturier champion du monde sont médiocres, mais le circuit Bugatti lui offre une occasion en or de rehausser son rythme.
"Il y a quelques portions droites mais pas aussi longues qu'à Shanghai, donc je pense que nous sommes en bonne position pour être compétitifs", assure Jean-Philippe Weber en précisant que "Le Mans implique également de disposer d'un bon avant pour entrer dans les épingles avec une bonne vitesse, et je suis persuadé que notre 16 pouces avant se comportera bien".
Malgré tout, les passionnés français seront nombreux à espérer que Bridgestone et Dunlop apportent dans la Sarthe de bons pneus pour permettre à leurs deux compatriotes - Randy de Puniet et Sylvain Guintoli - de porter haut le drapeau tricolore ! Deux car malheureusement, Olivier Jacque ne disputera pas le GP de France 2007 et sera remplacé par le pilote de Superbike Fonsi Nieto...
Naturellement déçu, OJ redoutait de ne pas pouvoir participer à son Grand Prix national :"les chirurgiens m'avaient bien dit qu'il ne fallait pas trop y compter. J'ai toutefois attendu le plus longtemps possible avant qu'une décision ne soit prise", regrette le pilote Kawasaki.
La raison de son forfait : sa chute lors des essais chinois (lire Moto-Net.Com du 4 mai 2007). "Je ne m'explique pas encore très bien cette chute, mais j'ai dû passer sous la moto et mon bras droit est resté coincé. Quand j'ai vu mon gant et mon cuir déchiquetés et le sang qui coulait, j'ai tout de suite senti que c'était grave. En fait, j'avais un cratère de dix centimètres de diamètre dans l'avant-bras droit et le muscle à vif", décrit OJ sans détours.
Évacué par hélicoptère et pris en charge par un médecin de la clinique mobile à l'hôpital de Shanghai, l'absence de greffe de peau avait permis au pilote français d'espérer reprendre la piste dès le GP de France : il n'en sera rien...
"L'opération s'est bien passée, mais aujourd'hui l'épiderme est tellement tendu que la cicatrice continue à saigner et surtout, j'ai peu de mobilité du bras. De plus, j'ai contracté une infection qui a retardé la cicatrisation et m'a contraint à rester trois jours à l'hôpital sous perfusion dès mon retour en Europe", poursuit OJ qui compte tout de même être de retour au GP du Mugello dans quinze jours.
Randy de Puniet en revanche devrait arriver au Mans en pleine forme, fort de ses bons résultats à Istanbul et Shanghai : 8ème à l'issue des deux courses, son meilleur résultat en catégorie reine. Pour ajouter à l'optimisme du n°14 français, c'est sur le Bugatti que Randy avait obtenu sa meilleure place sur la grille en se plaçant quatrième.
"Je me sentais très bien, mais ça n'avait pas duré longtemps puisque ma course s'était terminé dès le premier virage, quand Rossi m'est rentré dedans...", se souvient amèrement le pilote Kawa. Bien que le tracé français ne soit pas spécialement adapté à son style de pilotage, Randy sait qu'il y a toujours été rapide, le soutien du public aidant.
"J'ai fini sur le podium mes quatre dernières années en 250cc", rappelle tout de même De Puniet : alors ce week-end, tous - Rossi, Stoner, Pedrosa et compagnie - derrière lui !
Mais les pneus Dunlop devront également être à la hauteur, puisque Sylvain Guintoli - lui aussi en constante progression depuis le début de saison - chaussera de nouveau ses gommes japonaises dans le but d'engranger de nouveaux points, continuer à se faire plaisir au guidon de sa M1 et nous faire vibrer !
En obtenant la 13ème place du GP de Chine au guidon de sa Yamaha, le jeune recrue du team Tech3 pouvait s'estimer content : "j'ai longtemps suivi le rythme de Nicky Hayden mais au bout d'une quinzaine de tours, mes pneus ont un peu chuté en performance et j'ai perdu le contact. Je me suis cependant régalé dans la roue du champion du monde", s'exclamait Sylvain !
Or d'après Gary Reynders, son chef mécanicien, on peut attendre aussi bien - voire mieux - de Guintoli ce week-end : "ses chronos ont été très constants pendant toute la course : si on enlève le premier et le dernier tour, il a roulé tout le temps entre 2'01.8 et 2'02.5, des chronos très intéressants. Pas de doute, il fera un super truc au Mans !"
Cependant, il ne faut pas vendre le pot de rillettes avant de l'avoir rempli... Car l'an dernier, beaucoup de pilotes avaient connu une vive déception sur le tracé sarthois, à commencer bien sûr par le septuple champion du monde...
Confortablement installé en tête de la course, Valentino Rossi était soudain victime d'une malencontreuse casse moteur (lire Moto-Net.Com du 22 mai 2006). Laissant filer la victoire au profit d'un Marco Melandri tapi en deuxième position, c'était surtout pour Vale 25 points qui s'envolaient, soit 20 de plus qu'il n'en fallait pour un huitième titre !
"J'ai définitivement un compte à régler au Mans", lâche d'ailleurs le Doctor, débiteur d'une victoire en France. Mais Rossi a avant tout un championnat à reconquérir et la lutte s'annonce passionnante : "je suis très heureux de revenir en Europe et la prochaine série de sept courses en à peine plus de deux mois se déroule sur certaines de mes pistes favorites", précise le pilote Yamaha.
Car mine de rien, les trois victoires de Stoner sur les pistes qatari, turque et chinoise ont pu froisser Valentino qui n'a obtenu qu'une victoire - écrasante, certes - à Jerez... Le retour sur le vieux continent verra-t-il le réveil du Rossi archi-dominateur ? Le principal intéressé veut y croire : "je pense que notre moto est très, très bonne et même si nous manquons légèrement de vitesse de pointe, cela ne sera pas un problème sur les prochains circuits", assure le célèbre 46 ! Alors, veni vedi vici ?
Un autre pilote désillusionné par la piste mancelle en 2006 avait été Dani Pedrosa : auteur d'une deuxième pole position consécutive, le jeune espagnol se voyait bien rééditer son exploit chinois : pole, meilleur temps en course et victoire...
Au lieu de cela, le jeune espagnol avait hérité d'une troisième place suite à l'abandon de Rossi et à la chute de Hopkins qui aurait mérité un podium - mais nous y reviendrons... Pedrosa n'avait pas réussi à égaler le rythme des hommes de tête, mais il compte bien le faire cette année à l'occasion de son 100ème Grand Prix !
"Notre objectif principal sera de trouver les bons réglages, surtout en matière de boîte de vitesse car il y a beaucoup de phases d'accélération en sortie de virages lents et il est très important d'y avoir les bons rapports", analyse le petit Asimo du Team Honda Repsol : "espérons que la météo restera clémente et qu'elle nous offrira assez de temps sur le sec pour gérer ça".
Or Dani met précisément le doigt sur un point qui pourrait être crucial dimanche : trop léger, il ne peut pas charger suffisamment sa RC212V et la piloter rapidement en pneus pluie. Mais le pire pour l'espagnol, comme pour l'ensemble du plateau, serait de piloter en slicks sur le Bugatti...
Drôle d'idée, certes, que de piloter avec des gommes vierges de toute sculpture sur une piste humide, voire détrempée. C'est pourtant peut-être ce que seront contraints de réaliser nos héros des temps modernes !
Car rappelez-vous : en 2002 puis en 2003 (lire Moto-Net.Com du 25 mai 2003), les courses des MotoGP avaient été chamboulées par l'arrivée de la pluie ! En 2002, la course avait tout bonnement été écourtée en raison du trop grand nombre de tours parcourus pour la relancer. Et l'année suivante, la pluie intervenant plus tôt, la course s'était disputée en deux manches...
Or cette année, qu'il pleuve, qu'il grêle ou qu'il neige, la course poursuivra son cours ! Depuis les amendements au règlement effectués avant la saison 2005 (lire Moto-Net.Com du 30 mars 2005), les pilotes devront seuls considérer s'ils doivent changer de monture ou non...
À quelques tours de la fin, le choix cornélien entre passer dans les stands pour prendre le mulet chaussé de pneus pluie et tenter de piloter avec des slicks sous le déluge pourrait se présenter ce dimanche : la météo sarthoise le décidera !
Le pauvre Hopkins n'avait pas attendu la pluie - présente au warm up matinal mais absente pendant la course en 2006 - pour chuter dans le Garage vert alors qu'il occupait la troisième place ! "J'aime vraiment le circuit du Mans et il correspond à la fois à la Suzuki et à mon style de pilotage, donc j'espère pouvoir compléter mon podium de la semaine dernière par un autre", confie l'anglo-américain.
Car celui qui offrira à chacun des membres de son équipe une Breitling - "une vraie, pas une copie qu'on trouve sur les marchés de Kuala-Lumpur" - pour fêter son premier podium a pris goût au champagne ! Surtout que le sien était amplement mérité : "c'était un vrai podium, qui n'était pas dû à des chutes devant ou des pilotes absents pour blessure et pas d'aide de la pluie", rappelle John !
De plus, le n°21 tenait à ce que ce baptême se fasse sur Suzuki : "j'aurais pu aller chez un autre constructeur et gagner des courses depuis, mais ça n'a jamais été mon ambition", explique John. Alors à quand une première victoire ?
Les malheurs des uns faisant le bonheur des autres, l'édition 2006 avait offert son lot de joie à Melandri et Capirossi notamment. Marco avait ainsi remporté sa deuxième victoire de la saison et Loris marqué de gros points, relançant les deux italiens dans le championnat : ils étaient alors propulsés à la deuxième place du classement provisoire derrière le métronome Nicky Hayden.
Melandri s'attend même cette année à ce que la RC212V convienne mieux que la 211 au tracé "stop&go" du Bugatti. Selon lui, la piste française demande "un pilotage privilégiant des freinages et des remises de gaz parfaitement maitrisés selon le virage".
L'italien qui se garde pour une fois de parler franchement, compterait-il sur la brutalité de la Ducati pour mettre ses pilotes sur le carreau et laisser les autres profiter de moteurs moins puissants mais peut-être plus gérables ?
"Il y a quelques endroits où les accélérations sont violentes mais il n'y a pas de longues lignes droites et ça devrait nous aider", prévoit en tout cas le hérisson italien. Il tâchera ainsi de profiter au mieux des gommes Bridgestone dont ne bénéficient pas les teams officiels Honda et Yamaha, tout en subissant un peu moins la concurrence des Ducati.
Cela dit, l'an dernier Capirossi avait franchi la ligne d'arrivée moins de deux secondes après son jeune compatriote ! Et Loris n'hésite pas à estimer sa GP7 bien plus apte à relever le défi du Bugatti que ne le fait Melandri...
"La GP7 devrait bien tourner au Mans car les accélérations et les freinages sont les deux choses les plus importantes sur ce circuit et notre moto est forte sur les deux plans", croit fermement Capi-T-Rex, balayant ainsi les arguments du pilote Honda Gresini !
Une remarque que ne manqueront pas de soutenir les deux Alex - Barros et Hofmann -, membres du team satellite D'Antin Pramac. Malgré le rendez-vous de Chine loupé par les deux pilotes, ils pourraient tout à fait créer la surprise. Barros surtout : après s'être fait sortir par Elias à Shanghai, le lièvre brésilien courrait à la même cadence que Rossi et Stoner !
Stoner pour qui le début de la saison 2007 ressemble à s'y méprendre "à un rêve devenant réalité" ! L'Australien qui a vécu une course "très très dure" face à Valentino Rossi en Chine s'apprête à livrer une bataille du même acabit en France.
"J'ai toujours terminé 4ème ici, en fait j'ai fini 4ème trois fois ces quatre dernières années", note Casey, arrivé 4ème en 2006 à 3,2 secondes de Pedrosa ! "Le Mans est définitivement pour les "braves" avec beaucoup de gros freinages et quelques bonnes chicanes pour sélectionner les pilotes", complète le n°27. Fera-t-il parti des nominés au podium cette fois-ci ? Réponse dimanche 14h40 !
Pour espérer se battre avec les meilleurs, son compatriote Chris Vermeulen aura un effort particuliers à fournir pendant la séance de qualification. "J'avais bien aimé Le Mans l'an passé, même si je n'avais pas eu beaucoup de temps sur le sec", remarque le n°71 de chez Suzuki.
Quant à Toni Elias, le jeune espagnol devra tempérer ses ardeurs de début de course - surtout à l'approche de la chicane de la Dunlop - pour revenir à son meilleur niveau : celui de vainqueur de Grand Prix !
"L'an dernier j'avais beaucoup souffert à cause de mes pneus car je n'arrivais pas à les monter en température", explique la star espagnole. Armé en 2007 de gommes Bridgestone, il se pourrait que le n°24 du team Gresini renoue avec le podium : "j'ai obtenu mon tout premier ici en 2001 en terminant 3ème en 125 et j'ai aussi remporté la course de 2003 en 250", se félicite Toni.
À l'image de Melandri et Capirossi l'an dernier, Kentucky Kid devra combler son retard concédé aux hommes de tête en réalisant une belle course en France. Le Champion du Monde en titre n'aime pas particulièrement le Bugatti, mais convient bien volontiers que ce manque d'affinité lui vient sans doute d'un manque de réussite : "je n'ai jamais fait de bons résultat ici ce qui peut ôter le fun de n'importe quelle piste j'imagine", remarque le number one.
Affecté par la disparition de son cousin de 10 ans le 5 mai dernier lors d'une compétition de Dirt Track - Ethan Gillim était pilote au sein du team de "Daddy" Earl Hayden -, Nicky avoue que cet accident "remet tout en perspective". Déçu par son début de saison, Hayden aura donc surtout à cœur de se surpasser pour honorer la mémoire du jeune Ethan...
Les deus japonais Tamada et Nakano essaieront quant à eux d'oublier leur chute commune en Chine. Makoto Tamada sentait pourtant que "cela allait être ma meilleure course de l'année jusqu'à présent !".
"Je suis très déçu d'être tombé alors que nous allions vite et je suis également désolé pour Shinya", déclare le pilote du team Dunlop Yamaha. "Je ne m'attendais pas à le passer à cet endroit mais il allait beaucoup plus lentement que ce que je pensais", raconte le n°6 qui n'a pu éviter la collision. Cette dernière aura au moins eu le mérite de prouver la vélocité des nouveaux Dunlop !
Conscient qu'il n'était pas dans le rythme à Shanghai, Nakano souhaite que l'épreuve française lui sourit davantage : "j'espère en tout cas que nous serons bien plus performants en pneus de course sur ce circuit car je l’apprécie particulièrement. L’an dernier, au Grand Prix de France, j’avais presque décroché la pole position…".
Un nombre important de français devrait d'ailleurs le soutenir, le japonais ayant tissé avec eux des liens étroits : pilote charismatique du team Tech3 en 250 puis en 500cc aux côtés d'OJ, Super Shinya a vécu en France plusieurs années et apprécie particulièrement notre pays !
Deux autres compatriotes, américains cette fois, chercheront à renouer avec les avant-postes : mais si Colin Edwards peut compter sur "la meilleure moto du plateau", Kenny Roberts Jr semble pour sa part davantage dans l'impasse...
Qualifié sur la première ligne en Chine, Edwards a été littéralement "dégouté" par sa 11ème place finale... "Je pense sincèrement que notre moto est la meilleure et maintenant je veux simplement aller au Mans et le prouver", s'emporte la Tornade Texane !
Le n°5 du team Fiat Yamaha se fixe même pour objectif d'arriver à Laguna Seca - son GP national qui marque la fin de la première moitié du championnat -, "plusieurs podiums en poche et en bonne position au championnat !". Ready, steady, Go !
Roberts Jr de son côté se montre bien plus réservé : "tous les autres semblent avoir progressé, parce qu'ils parlent tous d'améliorations", note le Champion de l'an 2000 qui doit lui composer avec une KR212V trop délicate à mener.
Revenant sur le GP de Chine, son team manager Chuck Aksland avoue que "la combinaison châssis, moteur, pneu n'était pas là". Multipliant les entretiens avec Michelin et Honda, l'équipe de Kenny Roberts espère trouver la solution à leur problème... mais quand ?
Enfin, Carlos Checa - satisfait de sa 10ème place compte-tenu de son handicap sur les longues lignes droites chinoises - attend Le Mans avec impatience pour essayer de battre son meilleur résultat de l'année : 6ème à Jerez !
Le GP de France devrait être tout aussi passionnant - si ce n'est plus - que les saisons précédentes puisque la lutte entre les deux manufacturiers n'a jamais été aussi acharnée, que nos deux pilotes français se pointent au meilleur de leur forme et que l'organisation de ce 43ème Grand Prix a été minutieusement préparée (lire Moto-Net.Com du 24 avril 2007)...
À lundi donc pour retrouver J. Arsouille qui, après avoir brillamment commenté le tour du Bugatti au guidon d'une CBR600RR (lire Moto-Net.Com du 15 mai 2007), vous proposera sa grande spécialité : le tour par tour en exclusivité mondiale !
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Plateau : Les pilotes et leurs motos 2025
02 mars : GP de Thaïlande
16 mars : GP d'Argentine
30 mars : GP des Amériques
13 avril : GP du Qatar
27 avril : GP d'Espagne
11 mai : GP de France
25 mai : GP de Grande-Bretagne
08 juin : GP d'Aragon
22 juin : GP d'Italie
29 juin : GP des Pays-Bas
13 juillet : GP d'Allemagne
20 juillet : GP de République Tchèque (sous réserve)
17 août : GP d'Autriche
24 août : GP de Hongrie (sous réserve)
07 septembre : GP de Catalogne
14 septembre : GP de Saint-Marin
28 septembre : GP du Japon
05 octobre : GP d'Indonésie
19 octobre : GP d'Australie
26 octobre : GP de Malaisie
09 novembre : GP du Portugal
17 novembre : GP de Valence
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