Pixel impression
  • L'essentiel
  • -
  • En savoir plus...
CONTENU PARTENAIRE
Paris, le 17 avril 2026

ANC à moto : gadget ou vraie solution contre le bruit ?

À moto, les innovations font rarement l’unanimité au départ. ABS, contrôle de traction, ride-by-wire… à chaque fois, ça a fait débat avant de s’imposer. L’ANC (Active Noise Cancellation ou réduction active de bruit) est en train de suivre le même chemin. Entre ceux qui parlent de gadget, ceux qui pensent que ça coupe du monde, et ceux qui doutent que ça change quoi que ce soit une fois lancé sur autoroute, la techno traîne déjà son lot d’idées reçues. Avec l’arrivée d’un casque comme le SENA Phantom ANC, le sujet sort du labo et devient concret. On a donc pris ces idées reçues une par une, pour voir ce qu’il en est vraiment.

Imprimer

"L’ANC coupe du monde"

C’est le premier truc qu’on entend. À moto, on ne peut pas se permettre d’être coupé de ce qui se passe autour. Un klaxon, une sirène, un véhicule qui arrive vite… ça fait partie du roulage. Sauf que l’ANC ne fonctionne pas comme un bouton "off".

Sur un casque comme le Phantom ANC, ce qui est visé, c’est le bruit du vent. Ce souffle continu qui s’installe dès que la vitesse monte, qui ne varie presque pas, et qui finit par saturer l’oreille. Mais à moto, le problème est plus complexe qu’en train ou en avion. Le bruit évolue en permanence : vitesse, position de la tête, turbulences… rien n’est vraiment stable.

Pour fonctionner, un système de réduction active doit donc s’adapter en continu à ces variations, et travailler de concert avec l’acoustique interne du casque, pas indépendamment. Le système ANC identifie ces fréquences et les atténue en temps réel. Pas les sirènes, pas les klaxons, pas les sons essentiels à la sécurité.

Résultat, ce n’est pas le silence. C’est plus propre, plus confortable.

"C’est un luxe inutile"

À 619 € pour un Phantom ANC, la question est légitime. Mais regarder uniquement le tarif brut, c’est passer à côté du sujet. Un casque comme le Phantom ANC, ce n’est pas juste un intégral haut de gamme. C’est aussi un intercom intégré basé sur la plateforme du SENA 60S, un modèle qui se positionne à lui seul autour de 399 €. Pas de module à ajouter, pas de montage, pas de surépaisseur. Tout est intégré dès le départ.

Et derrière, il y a surtout la question du bruit. À moto, on dépasse rapidement les 90 dB dès 100km/h. Avec le temps, ce n’est pas juste fatigant. C’est ce qui abîme l’audition. Sifflements après une sortie, sensation d’oreille saturée, acouphènes… beaucoup de motards y sont déjà confrontés.

C’est précisément là que le Phantom ANC apporte quelque chose de concret. En réduisant ce bruit de fond permanent, il ne joue pas seulement sur le confort, mais il préserve l’audition sur la durée.  Au final, la question n’est plus vraiment "est-ce que c’est cher ?". 

Mais plutôt "est-ce que ça apporte vraiment quelque chose ?".

"C’est hyper lourd"

Ajouter de l’électronique dans un casque, forcément, ça va devenir une enclume. C’est l’image qu’on a. Dans les faits, le Phantom ANC annonce 1 720 g en taille M, intercom compris. Autrement dit, on reste dans les standards d’un intégral haut de gamme. 

Mais surtout, le ressenti ne se limite pas au chiffre. Un casque bien équilibré, bien ajusté, se fait vite oublier. Et sur ce point, l’intégration directe de l’intercom joue plutôt en faveur du confort : les masses sont mieux réparties qu’avec un module externe fixé sur un seul côté, en surépaisseur.

"Ça vide la batterie en un rien de temps"

ANC, intercom, Bluetooth… sur le papier, ça sent la batterie qui ne tient pas la journée. Sauf que le Phantom ANC annonce jusqu’à 35 heures d’autonomie. De quoi voir venir. 

Mais surtout, à l’usage, on n’y pense pas vraiment. On roule une journée, un week-end… et la question ne se pose pas.

Moins de bruit, plus de moto

Appliquer la réduction active de bruit à la moto n’avait rien d’évident. Le bruit y est instable, chaotique, imprévisible. C’est ce qui a longtemps freiné la techno. Avec le Phantom ANC, SENA cible ce qui gêne le plus : le bruit du vent. Un bruit instable, complexe, bien plus difficile à traiter qu’un fond sonore continu.

Dans ces conditions, chercher à le faire disparaître n’a pas vraiment de sens. D’ailleurs, ceux qui attendent un silence total à 130 km/h risquent de passer à côté du sujet. L’enjeu est ailleurs : rendre le bruit moins agressif. Et sur la durée, ça change tout. Moins de fatigue, une écoute plus claire, plus de confort.

Le moment le plus parlant, finalement, ce n’est pas en roulant. C’est quand on enlève le casque.

Pour ceux qui veulent voir ce que ça donne concrètement, le Phantom ANC est disponible dès maintenant chez les revendeurs SENA, au prix public de 619 €.

Pour découvrir le casque Phantom ANC en détail, rendez-vous sur la page officielle du produit.

.

.

Commentaires

Ajouter un commentaire

Identifiez-vous pour publier un commentaire.

.

Les derniers essais MNC

Notre essai vidéo Suzuki SV-7GX 2026

Moto-Net.Com teste la nouvelle Suzuki SV-7GX, variante routière de l'inoxydable SV650. Un semi-carénage, un porte-paquets, un shifter bidirectionnel, une instrumentation TFT avec prise USB suffisent-ils à transformer le roadster en routière ? Le twin de 645 cc, accessible A2, a-t-il encore le répondant pour inquiéter la référence Tracer 7 ? Réponses dans notre essai, avec la liste de toutes ses rivales !
Essai Ninja ZX-10R 2026 : la Kawasaki ailée qui ne vous vole pas ?

Pour 2026, Kawasaki a opté pour une évolution ciblée et stratégique de sa ZX-10R, retravaillant son aérodynamique, son instrumentation et son 4-pattes afin d'obtenir le tampon Euro5+. La Superbike y perd quelques chevaux, mais peut toujours rouler sur route et s'affiche au tarif ''kanon'' de 19 000 euros. MNC a testé la nouvelle Ninja au Vigeant. Gaz !
Essai Suzuki SV-7GX : SV-raiment une bonne routière ?

Suzuki accorde une seconde jeunesse à sa populaire SV650 avec une variante inédite aux prétentions routières : la SV-7GX. Un semi-carénage, une boucle redessinée et plusieurs aspects pratiques se greffent aux côtés du V-Twin et du cadre treillis d'origine. Suffisant pour "Tracer" vers le succès ? Essai.
Roadster 1 commentaire
Essai QJMotor SRK 921 : quand la Chine fait du Brutale

Le constructeur de Wenling (Chine) profite de ses liens avec MV Agusta pour ressusciter le 4-cylindres de feue la Brutale 920 et créer un roadster sportif tapageur : la SRK 921. Essai de la plus sensationnelle des QJMotor.

A lire aussi sur le Journal moto du Net

Dans l'ombre de Honda et Yamaha, la menace BMW à Suzuka

Avancée d'un mois pour fuir la fournaise nippone, l'édition 2026 des 8 Heures de Suzuka relance ce dimanche le championnat EWC. Éclipsé par le duel attendu entre Honda et Yamaha, BMW s'illustre en postant le meilleur temps des essais. Vainqueur des 8H de Spa, la M1000RR n°37 compte s'inviter dans la bataille, tout comme Suzuki et Kawasaki.
La Royal Enfield Guerrilla 450 Apex 2026 se veut plus sportive

Le roadster Guerrilla 450 de Royal Enfield intègre le suffixe "Apex" pour matérialiser ses évolutions (un peu) plus dynamiques pour son nouveau millésime 2026. Présentation.
Creators Custom Clash : concours de préparations Harley-Davidson 

La Motor Company lance un "contest" de customisation opposant des créateurs de contenu européens en collaboration avec ses concessionnaires. Six prépas sont en finale de ce Creators Custom Clash 2026, dont une séduisante Street Bob bichonnée en France.
Triumph dévoile la BVL-VMX-900, un Scrambler ''Made in China''

Pour son retour en 2026, le concours international Triumph Originals réunit sept pays autour du thème ''Time Capsule''. Première révélée, la préparation BVL-VMX-900 est un Scrambler 900 radicalement réinterprété dans l'esprit des années 80. Une ma-chine signée par un atelier aussi rigoureux qu'inspiré : BVL Garage. Présentation.
Officiel : Jorge Martin et Ai Ogura chez Yamaha en 2027

Le team officiel Yamaha recrute deux pilotes Aprilia pour emmener sa future M1 d'usine de 850 cc : l'espagnol Jorge Martin et le japonais Ai Ogura, respectivement premier et quatrième au classement provisoire MotoGP 2026.
Escale portugaise réussie de l'European H.O.G. Rally en 2026, cap sur la Croatie

La 32ème édition de l'European Harley Owners Group Rally vient de réunir des milliers de ''bikers'' à Cascais en cette fin juin 2026, pour quatre jours de rassemblement sur la côte atlantique portugaise. Au beau milieu de la fête, la firme de Milwaukee a fixé le prochain rendez-vous : mi-juin 2027 à Biograd na Moru, en Croatie.
Guide nouveautés 2026 : toutes les motos, toutes les infos

Toutes les informations sur les nouveautés moto et scooter 2026 : présentations, caractéristiques, prix, coloris, disponibilités et nos premiers essais MNC. Le guide le plus complet, marque par marque, c'est sur Moto-Net.Com ! 
  • En savoir plus...