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Paris, le 15 novembre 2012

Essais Moto GP : premiers contacts frisquets...

Essais Moto GP : premiers contacts frisquets...

Les premiers essais officiels Moto GP ont été largement perturbés par la pluie, que ce soit à Valence où s'étaient réunis presque tous les pilotes ou sur la piste d'Aragon sur laquelle Yamaha a tenté de trouver refuge mercredi (lire MNC du 14 novembre 2012 )...

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Les premiers essais officiels Moto GP ont été largement perturbés par la pluie, que ce soit à Valence où s'étaient réunis presque tous les pilotes ou sur la piste d'Aragon sur laquelle Yamaha a tenté de trouver refuge mercredi (lire MNC du 14 novembre 2012)...

Yamaha et le retour du roi...

Contrariés de voir les tant attendus premiers tours de roues de Rossi tomber à l'eau à Valence, les dirigeants du team officiel Yamaha ont décidé de se rendre sur le Motorland d'Aragon hier pour tenter de sauver ce qui pouvait l'être. Hélas, la piste espagnole s'est montrée encore moins accueillante que le tracé de Valence où sont restés les teams Honda Repsol, Ducati, Gresini, Tech3, LCR, Pramac et les CRT...

Résultat : Valentino n'a quasiment pas tourné sur "sa" M1, tandis que son (à) nouveau coéquipier Jorge Lorenzo s'en est collé une sans gravité dans l'après-midi à cause des conditions piégeuses...

En effet, non seulement le Motorland d'Aragon a mis du temps à sécher, mais son revêtement était extrêmement glissant à cause de la gomme laissée suite à une récente course auto.

"Nous n'avons pas eu de chance sur ces deux journées parce que la météo n'était pas bonne et que nous n'avons pas beaucoup tourné", avoue - dépité - le nouveau champion du monde MotoGP 2012. "C'était important de rouler parce que nous avions des choses à essayer au niveau du châssis comme du moteur et que nous devons fournir un maximum d'informations aux ingénieurs pour qu'ils puissent poursuivre le développement au Japon durant l'hiver. Maintenant, nous devrons attendre la prochaine opportunité"...

Une tasse de thé chaud au fond du box pour Stoner

Casey Stoner a écrit son ultime post sur son blog Repsol juste après sa dernière course en MotoGP à Valence. L'Australien avoue ressentir une émotion particulière maintenant que son retrait a pris toute sa dimension, mais confirme ne pas nourrir de regrets.

"Faire tous mes bagages, ranger les montres remportées avec les pole positions, les autres trophées de 2012, mes combinaisons, mes bottes, etc. m'a fait réaliser un petit peu plus que je partais. Je ne suis pas quelqu'un de très émotionnel mais je ressens vraiment quelque chose maintenant. Mon team a été comme une seconde famille pour moi, et le circuit ma deuxième maison. Ce sera un peu bizarre de ne pas être avec les autres cette semaine quand ils commenceront leurs essais pour 2013."

"Notre week-end a été frustrant, j'aurais préféré avoir de meilleures conditions pour ma dernière course mais je suppose que nous avions déjà épuisé notre réserve de chance avec la météo que nous avions eue à Phillip Island ! Avoir une vie sociale me manquait et maintenant je vais pouvoir faire plus de choses ! Les dernières semaines ont été longues et je suis soulagé d'avoir terminé la saison sans avoir aggravé l'état de ma cheville".

"Je suis déçu de ne pas avoir pu me battre pour le championnat jusqu'au bout à cause de ma blessure, mais ce sont des choses qui arrivent, il faut vivre avec. C'est juste dommage que ce soit arrivé lors de ma dernière année en MotoGP".

"Maintenant nous rentrons à la maison, je vais défaire mes bagages et je suis content de rentrer passer du temps avec ma famille. Merci à tous pour votre soutien tout au long de ma carrière et merci à tous les gens et les sponsors qui l'ont rendue possible".

"Je suis sûr que je serai de retour pour assister à une ou deux courses l'an prochain, peut-être que je choisirai un week-end froid et pluvieux pour pouvoir regarder tous les pilotes s'aligner sur la grille pendant que je serai en train d'apprécier une tasse de thé au fond du garage", conclut le double champion du monde MotoGP (2007 et 2011) avec un brin de malice !

Bien qu'il n'en ait rien exprimé publiquement, le Majorquin a aussi accusé le coup face à l'importance prise par le retour de Rossi : tous les journalistes et les photographes étaient suspendus aux moindres faits et gestes du n°46 !

Pire pour "Lorenshow" : la plupart des questions qui lui ont été posées concernaient son sentiment par rapport à Rossi et sur la façon dont il pensait que leur nouvelle cohabitation allait se passer...

Alors qu'il vient juste de remporter son second titre en catégorie reine et qu'il devrait monopoliser toute l'attention médiatique, Jorge Lorenzo se retrouve (déjà) partiellement éclipsé par l'incroyable et envahissante aura du nonuple champion du monde.

Certes, à ce stade, le phénomène est inévitable puisque le retour du Docteur chez Yamaha constitue un événement majeur. Mais si la situation perdure, les relations entre les deux pilotes risquent de ne plus être aussi "cordiales" et "respectueuses", selon les mots employés hier par le n°99 !

Comme à son habitude, "Vale" s'est montré souriant et détendu et a semblé tout à fait à son aise malgré la pression liée à son obligation de réussir. L'Italien - qui a ramené dans ses bagages tout son staff technique, dont son fidèle chef mécano Jeremy Burgess - n'a bouclé que quelques tours hier après-midi et s'est déclaré plutôt content de la nouvelle M1. Encore sous contrat avec Ducati, Rossi ne peut pas encore s'exprimer librement à propos de son retour au bercail, ni sur sa nouvelle moto. Il lui faudra patientier jusqu'aux prochains tests officiels à Sepang, le 5 février...

"Pour Yamaha, il était important que nous travaillions sur le sec mais ça n'a pas été possible", relate-t-il. "C'est dommage parce que je voulais vraiment faire un bon test et essayer la moto afin de comprendre exactement ce dont nous aurons besoin pour l'an prochain. Malheureusement, nous devrons attendre jusqu'à février. La moto a changé puisque c'est une 1000 cc et qu'elle est plus puissante, mais le reste n'a pas changé".

Honda et la logique confirmation de Pedrosa

Du côté de Valence, après une première journée quasiment inutile à cause de la pluie, les pilotes restés sur place ont pu tester leurs motos sur une piste pratiquement sèche hier en fin d'après-midi.

Sans véritable surprise, Dani Pedrosa s'est rapidement installé aux commandes avec sa RC213V modèle 2013 chaussée en pneus slicks. Le chef de file du HRC a tourné en 1'32.322 dans le meilleur de ses 30 tours hier, soit presque une seconde et demie moins vite que sa pole position record signée samedi sur le sec avec sa RCV 2012.

Suivis de près, les premiers tours de roues de son nouveau coéquipier Marc Marquez ont confirmé le talent du champion du monde Moto2 : le n°93 a rapidement pris ses marques sur la Honda et a progressivement descendu ses chronos jusqu'à un satisfaisant 1'33.403, à 1'081 sec de Pedrosa.

"Je suis tellement content ! Nous avons attendu que la piste sèche durant toute la journée et nous avons finalement pu essayer la moto !", rapporte avec enthousiasme Marc Marquez. "Il a fallu attendre longtemps ! Je commençais à m'impatienter, mais la piste a fini par sécher et nous avons décidé de sortir. C'était difficile au début mais le feeling qu'on a avec une moto aussi puissante m'a beaucoup plu".

"J'étais souvent en wheelie sur les lignes droites, mais je me suis progressivement mis en confiance et j'ai pu aller de plus en plus vite. J'ai essayé d'adapter mon style de pilotage parce qu'il y a une grosse différence avec le Moto2. Il y a beaucoup de choses que je dois étudier ou améliorer, le pneu avant est aussi très différent de celui auquel je suis habitué, mais je suis satisfait parce que l'important était d'avoir un bon premier test et d'établir un bon feeling avec l'équipe".

Le prodige espagnol termine à seulement 0,165 sec d'Andrea Dovizioso qui découvre la Ducati officielle. Lui aussi frustré de n'avoir bénéficié que de deux heures de roulage sur piste sèche, "Dovi" avoue avoir juste cherché à découvrir la moto, sans avoir pris le risque d'y apporter de grosses modifications. Au vu des conditions, le n°4 estime que son temps au tour et son feeling "ont été bons", même s'il note déjà qu'il lui faudra "du temps" pour passer de la docile Yam' à la sulfureuse italienne...

Son coéquipier Nicky Hayden, qui testait de nouvelles pièces, se classe quatrième à six dixièmes du meilleur chrono, tandis que le nouveau pilote Ducati Pramac, Andrea Iannone, enregistre le neuvième temps.

Remercié de chez Gresini, Michele Pirro a trouvé refuge chez Ducati en tant que pilote d'essais et remplaçait Ben Spies - encore convalescent - chez Pramac durant ces deux jours. L'ancien pilote de la CRT Honda s'est hissé au huitième rang à 1,303 sec de Pedrosa.

Pour ses premiers tours de roues chez Yamaha Tech3, le Britannique Bradley Smith se classe 11ème à plus de deux secondes du meilleur temps. Diminué par des douleurs à la main consécutives à sa chute en course dimanche, son nouveau coéquipier Cal Crutchlow n'a pris le guidon qu'en toute fin de journée, ce qui ne l'a pas empêché de réaliser le deuxième chrono à 0,349 sec de Pedrosa !

Le n°35 précède d'un gros dixième la Honda semi-officielle de Stefan Bradl qui a reçu l'assurance de bénéficier du soutien direct du HRC pour les saisons 2013 et 2014.

En conséquence, le "rookie de l'année 2012" utilisera une RCV beaucoup plus proche de celles de Pedrosa et Marquez, à l'exception de l'électronique et de petits développements dont bénéficieront en priorité les pilotes Repsol.

Du côté des CRT, Randy de Puniet a réalisé la meilleure performance en 1'34.081 avec son ART Aprilia du team Aspar dotée d'un nouveau châssis. Son coéquipier Aleix Espargaro s'est concentré sur le développement de la moto et n'apparait qu'à la 15ème position, derrière les CRT Aprilia d'Abraham, Petrucci et Barbera. A suivre sur MNC : restez connectés !

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