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ESSAI LECTEUR
Paris, le 8 novembre 2003

L'occasion fait le larron

L'occasion fait le larron

Un scooter ? Et pourquoi pas ! J'ai jamais eu l’occasion d’essayer ce type de tréteau et en plus, même si j'ai l'air d'un yuppie, je pourrai caser tout mon barda d'informaticien parisien ! Ou quand un motard convaincu se met au scooter...

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Un scooter ? Et pourquoi pas ! J'ai jamais eu l’occasion d’essayer ce type de tréteau et en plus, même si j'ai l'air d'un yuppie, je pourrai caser tout mon barda d'informaticien parisien ! Bref, l’occasion fait le larron, ou lorsqu’un motard convaincu essaye un scooter...

Luxe...
De prime abord il a de l’allure, ce Kymco 125 Grand Dink trônant sur sa béquille centrale. C’est un gros gabarit, normal pour le modèle GT de la gamme. Selle deux étages, robe bleu nuit métallisé ou argent métallisé, jolis compteurs, grandes optiques à géométrie complexe, finition léchée, plastiques proprement assemblés : tout est là pour rappeler le positionnement "marketing luxe".

Avec les warnings, les rétroviseurs à surface complexe pour supprimer les angles morts, l'appel de phare, le klaxon puissant, les jauges de température et de niveau de carburant, le blocage de direction sur le contacteur, le compte-tours et le kick de secours, on pourrait croire que les Taiwanais ont pris des leçons chez Honda ! Il manque simplement un trip partiel. Sur le tableau de bord, un voyant inconnu interpelle le néophyte : renseignement pris, il s’agit en fait du rappel de charge du téléphone portable ! Effectivement, un emplacement spécifique et une prise allume-cigare sous la selle permettent de mettre en charge un téléphone... A quand le GPS de série ?

Le Kymco Grand Dink 125 est-il une alternative envisageable pour les motards urbains ?

Contact, position parking, ouverture de la trappe à essence sur le tablier, ouverture de la selle qui rappelle sa présence par le biais d'un voyant rouge : toutes ces opérations sont possibles sans avoir besoin de sortir la clé du contacteur ! C’est le scooter de 007 ou quoi ? A l'ouverture de la selle, une veilleuse s'allume pour éclairer l'espace de rangement : une combinaison de pluie complète, des surbottes, un filet élastique et un petit sac à dos y logent sans efforts. Un casque intégral rentre aussi, pour peu qu'on lui mette la tête en bas. Le PC portable voyagera à l’extérieur, accroché au porte paquet rétractable situé sur le milieu. Avec un grand top-case, ce serait carrément une Mégane Scenic tant la quantité d'équipements est bluffante !

Un emplacement spécifique et une prise allume-cigare sous la selle permettent de mettre en charge un téléphone portable...

...calme...
L’appellation GT ne semble pas usurpée tant la quantité d’équipements est bluffante... Contact. Le moteur se met instantanément à ronronner à 3 000 tr/min grâce au starter automatique. Sa discrétion, probablement liée au refroidissement liquide et à un bon équilibrage, est fort appréciable : l'engin ne risque pas de réveiller les voisins en sortant du garage ! J'enfourche la selle et me cogne immédiatement le tibia sur les poignées passager : on ne monte pas sur un scooter comme sur une moto ! Je "m’assied" donc sur la selle et débéquille la centrale avec l’impression d’avoir un vélo entre les mains tant le centre de gravité est bas.

Très bonne capacité de rangement sous la selle

... et manque de volupté !
Route, me voilà ! J’accélère. A 4000 tours, l’embrayage embraye dans la douceur. Je descends le trottoir et la mauvaise surprise arrive : la selle n’est pas confortable. Pire encore : l’amortissement arrière est sec comme un coup de trique... Elle est passé où l'appellation GT ? Grosse faute de goût M. Kymco, surtout si on a le dos un tantinet fragile !

En route !
A la pompe, pas besoin de descendre : j’ouvre la trappe, décroche le pistolet de SP 95, fais le plein de 6,5 litres (?!?) et vais payer sans même avoir ôté mes gants. Le pied ! Tel Gérard Lambert, je pars pour 45 km dans la nuit, le froid et l’humidité de l’hiver précoce... Les conditions idéales pour évaluer les capacités routières de ce canasson ! Le moins qu’on puisse dire, c’est que le moteur a de l’allant. Passé la sensation de ne pas accélérer que procure le variateur, je m’aperçois que la barrière des 100 km/h est très vite franchie, même en ville. Manquant de repères, j’ai l’impression d’être assis sur un tréteau poussif mais le premier feu rouge me rappelle à l’ordre : j’arrive trop vite ! Le temps de prendre les freins et me voilà arrêté en un clin d’oeil. Mazette ! Deux disques, ça freine juste ce qu’il faut. Presque trop, surtout en ce qui concerne l’arrière qu'on a bien sûr tendance à confondre avec une poignée d’embrayage ! Deux doigts sur les leviers suffisent pour stopper net, la seule limite étant la piètre qualité des amortisseurs qui ont dû être fabriqués en noisetier... Rien de dangereux, mais c'est quand même râlant !

Nationale 20
L’assurance aidant, je tente une première incursion entre les files de voitures : CLAC !!! Calmé. Les rétros, placés exactement au niveau de ceux des caisses, font payer la contrepartie de l’excellente visibilité qu’ils offrent en tapant sur tout ce qui passe à proximité... Heureusement je tombe sur un calme qui se contente de me faire les gros yeux, mais prudence, ça pourrait mal finir ! Au moins ils sont pliables, ce qui limite fortement les dégâts !

Périphérique
Le périhp’... Et aux heures de pointe, s’il vous plaît ! Une fois la largeur des rétros assimilée, la maniabilité que procurent le faible poids et les petites roues fait merveille. Changement rapide de direction, petit coup de frein, bonnes reprises : je m’amuse ! Les raccords de bitume ne font pas trop dévier le cap et les warnings couplés au puissant klaxon sont une assistance précieuse. Tout ce que je pouvais passer comme temps à gérer les changements de vitesse à moto, je m’en sers ici pour me concentrer sur la conduite. Je roule utile et assez confortablement malgré les amortisseurs.

Autoroute
L’A3 est dégagée, je suis chaud, le moteur aussi : gaz !!! 100, 110, 120, 125 ! Impérial. Aucune vibration, aucun bruit. Je cruise aux alentours de 115 km/h compteur. La machine est stable et ce que l’amortisseur n’offre pas en confort, il le rend en tenue de route. Vraiment, je suis agréablement surpris.

Au garage
Devant la porte je tente de béquiller la latérale. Très joueuse, elle prend un malin plaisir à se rétracter sitôt que je la lâche et me rappelle certaines motos rouges italiennes... Après les amortisseurs, c’est une seconde économie de bout de chandelle à déplorer. Enfin béquillé mais en légère descente : vlan, je manque l’entorse en rattrapant la chute ! En clair, l’utilisation de la béquille centrale - heureusement très facile - est obligatoire, sauf sur terrain plat et très stable !

En bref
Dans le cadre d’une utilisation urbaine et péri-urbaine, ce scooter est indéniablement bien positionné. Quantité d’équipements, finition, performances, protection, rien ne manque. Seules ombres au tableau, la piètre qualité des suspensions et la béquille latérale. En tant que motard indécrottable, je ne suis pas encore prêt à passer du côté obscur de la force, mais peu s’en faut... La faute au manque de sensations. Peut-être le modèle 250 cm3, équipé d’amortisseurs adaptables ? En revanche, en tant qu'engin pour cadre pressé, permis B en poche, il est quasi idéal. Facile, utile, valorisant et performant. Et pour le prix, il serait malvenu d’en demander plus ! Merci à URBAN Moto pour le prêt du scooter !

Tarif et assurance

  • Avec rétros manuels : 2 995 euros
  • Avec rétros repliables électriques (!) 3 295 euros
  • Assurance tous risques : 400 euros (sans bonus/malus, sans recherche d'antécédents)
  • Fiche technique et données constructeur

Options

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Commentaires

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Bonjour moi avec tout ces commentaires je suis préssé de l'avoir je vais le chercher le 26/09/07 je vous en dirais plus dans quelques jours. Mais deja la je suis sous le charme. Merci et a dans quelques jours.

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