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SARDAIGNE
le 27 juillet 2005

De Marseille en Sardaigne

Avril 2005Notre base sera à Aritzo, petite ville sympa dans la montagne sarde, au cœur du massif du Gennargentu. A partir d'Aritzo, on rayonnera un peu partout dans l'île, en évitant les grandes villes et les plages à touristes. L'objectif, c'est la montagne et les routes qui tournent !

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  L E S   R O U T E S  

 SARDAIGNE
De Marseille en Sardaigne

Avril 2003, sur le port de Marseille, nous sommes plus de 70, rassemblés là par le Rider's Association of Triumph (RAT), piaffant d'impatience avant d'embarquer sur le ferry. Le temps d'embarquer les quelques 50 motos, de se répartir dans les cabines, il est l'heure de se retrouver pour le dîner, puis le briefing. Notre base sera à Aritzo, petite ville sympa dans la montagne sarde, au cœur du massif du Gennargentu. A partir d'Aritzo, on rayonnera un peu partout dans l'île, en évitant les grandes villes et les plages à touristes. L'objectif, c'est la montagne et les routes qui tournent !

Première journée : sitôt débarqués du ferry à Porto-Torres, direction la côte Ouest. Alghero par la S291, puis la route côtière jusqu'à Bosa. Là, ça commence à sentir les vacances, la route tourne gentiment entre mer et montagne (déjà).

En sortant de Bosa, nous prenons la direction de Suni, puis Macomer par la S129bis, puis Abbasanta. Là, les choses se compliquent : d'abord, si arriver à Abbasanta ne pose pas de problème, en sortir par la bonne route est plus délicat. Prendre la direction sud-est vers Tadasuni et Bidoni. Ça commence à monter et à tourner sérieusement. Nous suivons la S388 jusqu'à Sorgono ; encore quelques kilomètres sur la S128 jusqu'à Atzara ; puis Belvi, et c'est enfin l'arrivée à Aritzo.

Deuxième journée ; le parcours est déjà plus long : près de 260 km, mais quels kilomètres ! Ici il y a un virage tous les 200 mètres… Départ vers le nord en direction de Fonni, via Desulo, par la S295. Les routes sardes sont un vrai bonheur : les gravillons semblent y être inconnus, le revêtement est souvent en excellent état, à moins d'aller se perdre sur les petites routes de desserte locale.

Passé Fonni, nous rejoignons la S395 jusqu'à Mamolada. De là, nous redescendons vers la mer par Orgosolo, puis Oliena et Dorgali, jusqu'à la superbe plage de Cala Gonone. Orgoloso est célèbre pour ses fresques murales, mais à vrai dire c'est presque dans chaque village que les murs sont décorés de grandes fresques.

Remontés de Cala Gonone jusqu'à la S125, nous descendons plein sud vers Baunel. La route est relativement droite… par rapport à ce qu'on a pu rencontrer jusque là ! En fait, ça tourne encore beaucoup, et les endroits où s'arrêter ne manquent pas tant le décor est grandiose. Ensuite descente vers la côte : Tortoli et Arbatax. Ni l'une ni l'autre ville ne m'ont paru bien intéressantes. Surtout Arbatax et son port industriel. Mais au bout de la route, une petite grève et le curieux Rocce Rosse, gros rocher de couleur ocre au milieu des éboulis gris-blanc. Nous reprenons la route S198 vers Lanusei, pour remonter à l'assaut de la montagne. Ussassai, Seui, Sadali, Villanovatuio… Je ne sais plus combien de vallées on a monté et descendu. De Villanovatuio jusqu'à Aritzo la route est assez déserte, et la fatigue des kilomètres accumulés commençant à peser lourdement sur les épaules, le relief pourtant somptueux peine à retenir l'attention… Ouf, enfin arrivés !

Troisième journée. L'itinéraire est à peine plus court, mais tout de même plus roulant : entendez par là que ça tourne un peu moins ; en revanche ça ne cesse guère de monter et descendre. Pourtant, les premiers kilomètres sont faits à peu près entièrement de lacets, d'Aritzo à Gadoni, Seulo, Seui, Ussassai. Ça se calme sur la route vers Ulassai. Ensuite jusqu'aux abords de Muravera, le tracé descend en altitude, dans de grandes (pour une route de montagne !) courbes qui s'enroulent autour des crêtes… à allure bien soutenue tout de même.

Nous bifurquons vers le Nord-Ouest sur la S387 pour remonter vers les hauteurs en suivant la vallée de la rivière Flumendosa jusqu'à Ballao. Puis cap au nord vers Escalaplano, avant de traverser la Flumendosa en direction d'Orroli et Nurri. Par la route S198 puis la S128, nous traversons Isili puis Laconi (cocorico !) avant de rejoindre Aritzo par la route S295.

Quatrième journée. Cette fois, il y a un peu plus de place pour le tourisme, donc un peu moins de kilomètres.
Route S295 vers Laconi (cocorico !) puis S128 jusqu'à Nurallao. Ensuite nous empruntons la S197 pour faire une grande halte au site nuraghe 'su Nuraxi' près de Barumini.

Vestige d'une civilisation disparue et plutôt mal connue, le village nuraghe évoque une termitière géante… à l'échelle humaine.

Toujours par la route S197, direction la côte ouest, via Sanluri et Guspini, puis la Costa Verde. Ici, la montagne est plutôt aride et désolée, mais il y faisait ce jour-là une chaleur ! Certains plus courageux ont poussé jusqu'à la Torre del Corsari, récompensés de leur obstination par de savoureux poissons tout frais pêchés… La route de retour passe par San Nicolo et Uras, puis encore de fabuleuses routes de montagne : le revêtement de la S442 est souvent digne de celui d'un circuit ; difficile de résister à la tentation de mettre gaz en grand ! Voilà qui nous ramène (vite) une nouvelle fois à Laconi(cocorico !), puis par la S295 à Aritzo.

Cinquième journée. Hervé, notre Grand Organisateur nous a prévenu : ce n'est plus un virage tous les 200 mètres, mais tous les 100 ! Par des routes à flanc de montagne, très peu fréquentées, sauf par les moutons et les chèvres; parfois même des chevaux sauvages.

L'itinéraire monte vers le nord via Desulo jusqu'à Fonni, puis redescend au sud-sud-est par le Passo Correboi jusqu'à Lanusei.

Nous empruntons ensuite la S390 jusqu'à Bari Sardo et la Marina di Bari, pour nous tremper les orteils (ou plus) au pied de la Torre di Bari. Le retour passe d'abord par la route S125, qu'on quitte pour traverser Ierzu, puis on rattrape la S198. Cette route-là n'étant plus tout à fait inconnue, on peut se permettre d'y augmenter le rythme ou choisir de s'arrêter –quitte à rattraper le temps perdu- à Ulassai, Ussassai, Seui… Puis on reprend la route d'Aritzo via Seulo et Gadoni.

Sixième journée. Nous retournons vers la côte occidentale en direction du nord-ouest. Passage à proximité de Belvi, puis direction Atzara où nous allons récupérer la S388 qui nous emmène jusqu'à Neonelli, où nous prenons la direction d'Abbasanta. Une nouvelle fois, il a été difficile de trouver la bonne sortie à Abbasanta… Nous y sommes tout de même parvenus et avons retrouvé –peut-être avec pas mal de chance- la route de Cuglieri. Jusqu'à Cuglieri, la route monte, monte… Ce jour-là, elle montait jusque dans les nuages. Curieuse impression, surtout quand nous redescendions vers la côte, toujours dans les nuages vers Oristano par la S292. Peu avant Riola Sardo, nous avons quitté la route d'Oristano pour bifurquer vers la presqu'île de Tharros. Après tant de montées, descentes et virages en tous genres, rouler sur une plaine sans le moindre relief était une sensation assez curieuse ; reposante aussi, je l'avoue. La presqu'île vaut surtout par ses plages, mais recèle également quelques curiosités, dont une église très ancienne et à demi-enterrée, malheureusement gâchée par la successions de bars et boutiques toute proche.

La ville d'Oristano qui constitue l'étape suivante ne manque pas de charme, et s'y promener est vraiment très agréable malgré la chaleur de l'après-midi. La route S388 nous emmène jusqu'à Fordongianus. La fontaine thermale est entourée des ruines d'un établissement de bains, décidément un peu trop en ruines pour le plaisir des yeux… mais comment se priver du plaisir d'un bain de pieds dans l'eau presque brûlante ? Après cette dernière pause, nous partons vers Samugheo, puis Atzara et enfin Aritzo.

C'était l'édition 2003 du Raid Sardaigne.

Merci à Hervé pour la superbe organisation du périple, à Wilfrid pour l'invitation au voyage, et au "RAT" Triumph pour l'ambiance.

Crédits photo : Hervé Descamps

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