
La Fédération Française des Motards en Colère passe la 6 ! La 6ème édition de son opération ''Oeufs de Pâques pour nids-de-poule'', qui doit continuer d'alerter les autorités sur l'état parfois déplorable des routes et rues de l'Hexagone… et qui mériterait l'instauration de contrôles techniques ?
Chaque année depuis 2021 à Pâques, la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) cherche à mobiliser tous les usagers de la route - peu importe le nombre de roues de leur véhicule - pour signaler les trous ou défauts dangereux des routes françaises. Comment ? En y nichant des œufs et de la paille !
"Symboliquement, l’œuf en chocolat qui illustre notre affiche est décoré cette année de pictogrammes pour encourager un partage de la route responsable et citoyen. Motos, vélos, trottinettes, voitures, camions... et même piétons ! L’état des routes nous concerne toutes et tous", insistent la fédération des motards de "choc holà" !
Pour rappel ou information, l’état des infrastructures intervient pour 30% dans les accidents mortels (source : étude FLAM du Cerema, rapport 2021). Or "les conducteurs de deux-roues sont les plus exposés : motards, cyclistes mais aussi adeptes des nouvelles mobilités (trottinettes, gyropodes, skateboards…)", s'inquiète sincèrement la FFMC.
Moins impactés, les automobilistes doivent aussi se méfier en raison "des risque de crevaison, perte d’enjoliveurs, défauts de parallélisme, etc.", rabâche à juste titre la fédération qui cite une nouvelle étude menée pour le Ministère des Transports (Toluna, avril 2025), selon laquelle "pour 94% des Français, il est prioritaire (64%) ou important (30%) d’investir dans les routes nationales et départementales".
Selon les derniers chiffres (2022) en effet, "50% du réseau routier national (non concédé) était en mauvais état ou nécessitait un entretien. Sa détérioration progressive résulte principalement d’un déficit d’entretien conjugué au vieillissement des infrastructures". Et là encore, un récent rapport accable les autorités...

Le rapport 2025 de l’Observatoire National de la Route indique que les investissements des départements dans l’entretien de leur voirie en 2024 ont baissé de manière significative, pour la première fois depuis 10 ans. Hélas, "le contexte budgétaire des collectivités apparaît particulièrement contraint et leurs capacités d’investissement risquent de continuer à diminuer", alarme la FFMC.
Enfin, la fédération des motards climato-pas-sceptiques avertit que les conditions météo futures risquent d'aggraver le tout : "les amplitudes thermiques accrues, les inondations et les sécheresses prolongées accélèrent la dégradation des routes". Selon les experts de l’ONRS (observatoire national des routes sinistrées par la sécheresse, créé fin 2025) "le phénomène de retrait-gonflement des argiles va s’intensifier avec le changement climatique, entraînant fissurations, tassements différentiels et ruptures de structure, autant de facteurs d’accidents". Gloups.
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