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MOTOGP - VALENCE (18 SUR 18)
Paris, le 9 novembre 2015

Déclarations et analyse du GP de Valence MotoGP

Déclarations et analyse du GP de Valence MotoGP

Après chaque course Moto GP, retrouvez les déclarations des principaux pilotes de la catégorie reine et l'analyse de leurs succès (et de leurs échecs) par la rédaction de Moto-Net.Com. Débriefing du Grand Prix de Valence, finale du championnat 2015.

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Trajectoire de Jorge Lorenzo

Né le 4 mai 1987 à Palma de Majorque (Espagne), Jorge Lorenzo est très tôt préparé à devenir un champion : à l'âge de seulement trois ans, son père Chicho l'initie à la moto sur une sorte de pocket-bike construite de ses mains... tout simplement parce que ce genre de petites motos étaient encore rares à l'époque, surtout aux Baléares !

Petit garçon timide, Jorge est sans relâche poussé vers la performance ultime par ce père exigeant et sévère, qui dirige aujourd'hui une école de pilotage nommé "Lorenzo Competicion" et dont le développement se poursuit dans différents pays, notamment en Amérique latine depuis le printemps 2015.

Prônant les vertus de la répétition pour atteindre la perfection du geste auprès de son jeune fils, Chicho note chaque détail de leurs séances dans un carnet afin de pouvoir comparer et mesurer la progression du (très) jeune Jorge. "A vrai dire, sa méthode d'entraînement était très dure", confiera par la suite le fiston, élevé entre la rigueur paternelle et la douceur réconfortante de sa mère.

Très vite, les prédispositions naturelles de Lorenzo pour la moto se font évidentes : il devient champion des Baléares de mini-cross et de mini-moto à 8 ans, puis enchaîne avec le titre national l'année suivante. En 1997, il remporte haut la main la Coupe Aprilia 50 cc avec cinq victoires sur six courses disputées !

Normalement trop jeune pour s'aligner en championnat d'Espagne 125cc, Jorge obtient une dérogation lui permettant de faire ses classes en huitième de litre dès l'âge de 13 ans. L'année suivante, il devient le plus jeune vainqueur d'une course de championnat national et s'illustre en 2001 en championnat d'Europe.

En 2002, coaché par Dani Amatrian, il intègre le championnat du monde 125 cc dans le team officiel Derbi. Mais, à 15 ans, Lorenzo est trop jeune pour rouler en Grands Prix et n'entame sa saison qu'à partir de son 16ème anniversaire, le jour des qualifications de la troisième course à Jerez (Espagne) ! Son meilleur résultat de l'année sera une 7ème place à Rio (Brésil).

Le tournant au Brésil pour Por Fuera !

En 2003, il débute timidement et n'entre que deux fois dans les points. Le déclic survient au GP du Brésil, quand il réalise un extérieur d'anthologie sur Casey Stoner et Dani Pedrosa, scellant ainsi sa première victoire en GP qui lui vaut le surnom "Por Fuera" (par l'extérieur). La machine est lancée et il enchaîne avec trois autres succès en 125 cc en 2004, avant de débuter en 250 cc dès la saison suivante en 2005.

Auteur de six podiums et de quatre pole positions pour ses débuts en quart de litre, Lorenzo manque encore de régularité. Il termine 5ème du championnat sans aucune victoire au compteur, faute d'avoir su canaliser une agressivité qui lui vaudra une suspension d'une course pour "conduite irresponsable".

Conscient de ses erreurs et de la nécessité de se montrer moins impulsif, Lorenzo travaille sur lui-même, avec succès : il enchaîne deux titres mondiaux en 250 cc en 2006 et en 2007 avec un total de 17 victoires. Ses performances lui valent un contrat officiel dans le team d'usine Yamaha en MotoGP pour 2008, aux côtés de Valentino Rossi.

A cette époque, le mélange de timidité et d'agressivité refoulées du majorquin jouent en sa défaveur : piètre communicant, il est perçu par beaucoup comme arrogant et colérique, notamment suite au GP d'Italie 2007 quand il ira insulter l'équipe d'Alvaro Bautista qui l'a fait tomber ! Ses plantés de drapeaux "Lorenzo Land" sont aussi diversement appréciés, certains trouvant le geste prétentieux.

Le n°99 saisit la nécessité de changer d'attitude pour améliorer son image et se met à la méditation ainsi qu'au théâtre. Ses déclarations deviennent plus policées, quitte parfois à frôler la caricature avec une gestuelle tellement étudiée et répétée qu'elle manque de naturel. Mais qu'importe : Lorenzo est désormais dans la cour des grands et ses débuts fracassants confirment son talent exceptionnel ! (lire MNC du 22 novembre 2007 : les débuts de Jorge Lorenzo en MotoGP).

Rossi et le mur chez Yamaha

En pole de son premier Grand Prix en catégorie reine pour le GP du Qatar 2008 - un exploit partagé avec son idole Max Biaggi -, Jorge Lorenzo termine la course à la seconde place derrière le champion en titre, Casey Stoner. De nouveau en pole les deux courses suivantes, il décroche sa première victoire au Portugal dès sa troisième tentative !

A l'aube de ses 21 ans, celui qui porte alors le n°48 prend la tête du championnat à égalité de points avec son compatriote Dani Pedrosa ! De l'autre côte du box Yamaha, Valentino Rossi voit se réaliser ses pires craintes : le constructeur aux diapasons a introduit un loup dans la bergerie... et ses dents sont très aiguisées !

Le mur que le Docteur fait ériger pour être séparé de son débutant de coéquipier, officiellement au prétexte de leurs marques pneumatiques différentes (Michelin pour Lorenzo, Bridgestone pour Rossi), ne suffit pas : Lorenzo taquine déjà le patron du MotoGP. Emporté par sa fougue, le débutant de l'année confond cependant vitesse et précipitation à plusieurs reprises, jusqu'à se fracturer les deux chevilles en Chine.

Courageusement, il prend malgré tout part à la course et termine 4ème. Mais il tombe de nouveau à Barcelone, puis à Laguna Seca... Ses blessures à répétition le marquent profondément et il avoue avoir ressenti de la peur à l'idée de reprendre le guidon. Cet aveu tranche dans un milieu où reconnaître ses doutes est perçu comme une faiblesse, mais grâce à cette sincérité sa côte de popularité grimpe en flèche. Car derrière ses attitudes parfois gauches, les qualités de l'homme commencent à apparaître...

Son coéquipier Valetino Rossi empoche le titre 2008 et le duel entre les deux officiels Yamaha redémarre en 2009 : Lorenzo, qui a troqué son n°48 contre le n°99, démarre la saison sur les chapeaux de roues et signe neuf podiums dont deux victoires en neuf courses.

Mais l'expérimenté italien lui oppose une résistance farouche, remporte trois succès sur la même période - dont un à couper le souffle en Catalogne : taxé par le n°46 au sommet de son art dans le dernier virage, Lorenzo doute... Ses espoirs de titre s'envolent définitivement après ses abandons en Grande-Bretagne et en République tchèque.

En 2010, malgré une blessure à la main qui gâche son intersaison, Lorenzo apparaît d'emblée plus consistant : premier ou deuxième à chacune des dix premières manches, il ne manque le podium que deux fois sur l'ensemble de la saison (en Aragon et au Motegi). Cette fois, la pression est dans le camp de Valentino Rossi, qui chute pendant les essais au Mugello et se fracture la jambe !

Jorge Lorenzo termine sa superbe saison avec un total de 383 points et son premier titre de champion du Monde MotoGP. Rossi, vexé par la démarche - pourtant logique - de Yamaha qui ne pouvait que déboucher sur la montée en puissance de Lorenzo, part rejoindre Ducati pour retrouver le traitement de pilote n°1. Une erreur monumentale amèrement regrettée par l'italien, qui reviendra penaud chez Yamaha deux ans plus tard, mais toujours aux côtés de Lorenzo...

La menace Marquez...

A cette époque, ce même Lorenzo est redevenu "n°1" après s'être imposé six fois et être monté 16 fois sur le podium - en 18 courses ! - en 2012. Cette régularité aux avant-postes efface sa saison précédente en demi-teinte, terminée par une blessure au petit doigt en Australie. Le titre 2011 revient à Casey Stoner, au-dessus du lot sur la Honda.

Eclipsé par le surdoué débutant Marc Marquez en 2013, Jorge Lorenzo se fracture une clavicule à Assen en tentant de résister vaille que vaille à l'exceptionnelle nouvelle recrue du HRC. De retour sur sa moto quelques heures à peine après son opération, le courageux majorquin aggrave sa blessure par excès de confiance sous la pluie pendant les essais du GP d'Allemagne...

Malgré l'abandon cette fois-ci inévitable, Lorenzo reste en lice pour le titre jusqu'à Valence, où il tente de "freiner" le peloton pour placer des pilotes entre lui et Marquez. Mais la manoeuvre ne suffit pas, pas plus que ses cinq victoires signées sur les sept dernières courses : Marc Marquez lui souffle le titre pour 4 petits points...

En 2014, Lorenzo doit à la fois affronter Marquez mais aussi son propre coéquipier, Valentino Rossi, de nouveau compétitif sur la Yamaha. Etonnamment pourtant, malgré ce retour aux avant-postes de la star italienne, la rivalité passée entre Rossi et Lorenzo semble oubliée : à la place apparaît un respect mutuel et des relations apaisées, voire une certaine forme d'entraide. Les deux équipiers mettent leur savoir-faire en commun pour peaufiner la M1 afin de contrer la menace Marquez !

Cette saison sera toutefois catastrophique pour le majorquin, qui chute dès la première course puis vole le départ à Austin par manque de concentration. Jamais dans le coup et en proie au doute, Lorenzo ne décroche que deux victoires et termine au troisième rang final, derrière Valentino Rossi. Le titre revient à l'intouchable Marc Marquez, auteur d'une incroyable série de dix victoires consécutives !

La saison 2015 : entre hauts et bas... et débats !

Grâce à un énième changement d'entraîneur et à un régime drastique, Jorge Lorenzo aborde la saison 2015 dans les meilleures dispositions. Sa condition physique est irréprochable et sa M1 est au top, contrairement à la Honda de Marquez devenue récalcitrante : toutes les planètes semblent alignées pour le n°99 !

Mais sa première partie de saison est de nouveau marquée par un certain manque de réussite : son casque lui fait défaut au Qatar (mousses baladeuses) et il se présente à Austin avec une forte bronchite. Surtout, le majorquin perd des points à chaque fois que le recours au pneu dur est obligatoire, comme en Argentine ou aux Pays-Bas où Rossi s'impose au terme de duels épiques avec Marquez.

Echouant en dehors podium lors des trois premières courses (4ème au Qatar et à Austin, puis 5ème en Argentine), Lorenzo renverse la tendance de superbe manière en signant ensuite le premier quadruplé de victoires de toute sa carrière (Espagne, France, Italie et Catalogne).

Tandis que Marquez enchaîne les chutes qui l'écarteront de la lutte pour le titre, Lorenzo se relance définitivement face au leader Rossi - d'une redoutable constance - en décrochant un cinquième succès quatre courses plus tard, en République tchèque. Les deux coéquipiers sont à égalité de points, mais le n°99 prend - pour la première fois de la saison - la tête au provisoire grâce à son nombre supérieur de victoires.

La pression monte inévitablement et Lorenzo commet un nouveau faux-pas en Grande-Bretagne en prenant le départ sous la pluie en ayant fait l'impasse sur le masque antibuée de son casque HJC... Quatrième, Lorenzo voit Rossi signer sa quatrième - et dernière - victoire de la saison avec un brin d'amertume...

Décidemment pas à l'aise sur le mouillé, le majorquin enrage quand la pluie brouille de nouveau les cartes la course suivante à San Marin, alors qu'il apparaît dominateur sur le sec. Calquant sa stratégie sur celle de son coéquipier, Lorenzo n'écoute pas les consignes de son team et rentre trop tard aux stands pour changer de moto, puis chute en repartant sur des slicks encore froids !

"il s'agit de ma plus grosse faute cette année", reconnaît le majorquin. "Si j'avais fini cette course, j'aurais probablement pu arriver à Valence avec de l'avance au championnat et être plus détendu".

"C'était difficile de ne pas se laisser envahir par la déception dans les moments où j'estimais que j'aurais pu obtenir de bons résultats. C'était très dur de continuer à y croire et de ne pas être frustré, surtout en connaissant la capacité qu'a Valentino à ne pas faire de fautes et à toujours être sur le podium", commentera-il ensuite.

"Cela n'était pas simple de savoir que j'avais autant de points à rattraper, mais j'ai toujours cru chaque jour, chaque semaine et chaque mois que je pouvais encore être champion du monde".

Le clash de Sepang...

Victorieux en Aragon, puis troisième au Japon et deuxième en Australie, Jorge Lorenzo grignote son retard sur son équipier et aborde plutôt confiant le désormais tristement célèbre Grand Prix de Malaisie 2015... A ce stade, le n°99 a pour lui une vitesse supérieure à celle de Rossi - prouvée à maintes reprises par ses pole positions (cinq en tout contre une pour le n°46) - et son nombre impressionnant de tours passés en tête de course.

La suite est parfaitement connue de nos lecteurs : Rossi met le feu aux poudres le jeudi précédant la course en accusant Marquez de l'avoir ralenti à Phillip Island pour favoriser Lorenzo. Il n'en fallait pas plus pour certains dénoncent une hypothétique coalition espagnole, aux dépens de la star italienne ! La situation déjà hyper tendue vire alors au pugilat suite au contact provoqué par le Docteur sur l'officiel Honda, après plusieurs passes d'armes "saignantes" (relire notre Dossier spécial consacré au clash Rossi Vs Marquez) ...

Troisième derrière un Dani Pedrosa en pleine forme sur cette fin de saison et Jorge Lorenzo, le Docteur provoque des débats enflammés suite à son geste. Celui-ci prendra même une dimension politique quand le premier ministre italien défendra son compatriote tandis que le président du gouvernement espagnol soutiendra - en toute logique - Marc Marquez !

Jorge Lorenzo, très véhément et critique, se positionne lui aussi contre son coéquipier, allant même jusqu'à brandir un pouce vers le bas au moment où Valentino Rossi reçoit sa coupe avant de quitter le podium. Adieu les rapports cordiaux entre le n°46 et le n°99...

La carrière de Jorge Lorenzo

  • Premier Grand Prix en Espagne en 2002 (125cc)
  • Première pole position en Malaise en 2003 (125cc)
  • Premier podium à Rio en 2003 (125cc)
  • Première victoire en GP à Rio en 2003
  • Victoires en Grand Prix : 61 (40 en MotoGP, 17 en 250 et 4 en 125)
  • Podiums : 135 (97 en MotoGP, 29 en 250 et 9 en 125)
  • Pole : 61 (35 en MotoGP, 23 en 250 et 3 en 25)
  • Meilleurs tours en course : 33 (26 en MotoGP, 4 en 250 et 3 en 125)
  • Titres : 5 (3 en MotoGP et 2 en 250)

Mais au-delà de la portée sportive de ce geste tant décrié et commenté, la sanction attribuée à Rossi relance totalement le championnat à la veille de la finale : le Docteur est contraint de partir dernier à Valence, une punition signant la fin de ses rêves de titre à la régulière malgré ses 7 points d'avance sur Lorenzo...

Auteur d'une fantastique remontée de la 26ème à la 4ème place, Valentino Rossi voit finalement Jorge Lorenzo - vainqueur depuis la pole - coiffer sa troisième couronne mondiale en MotoGP, une première pour un pilote espagnol. A 28 ans, "Jorgueil" entre dans la légende du sport moto, fort de ses cinq titres mondiaux.

Pour la troisième fois seulement dans l'histoire depuis le début des Grands Prix en 1949, non seulement le titre s'est joué lors de la finale mais c'est le pilote classé en deuxième position qui l'a emporté. Ce scénario ne s'était produit qu'en 1992 entre Wayne Rainey et Mick Doohan, puis en 2006 entre Nicky Hayden et Valentino Rossi, à qui le circuit Ricardo Tormo ne réussit vraiment pas...

"Quand j'ai vu le drapeau à damier, j'ai pensé "OK, il est à moi" et j'ai pu respirer profondément. Normalement je ne pleure pas, mais cette fois je n'ai pas pu m'en empêcher pendant mon tour d'honneur. J'étais vraiment très ému", raconte le nouveau champion du monde dont la supériorité est validée par ses sept victoires en 18 courses, soit plus d'une course sur trois à son avantage (contre cinq pour Marquez, quatre pour Rossi et deux pour Pedrosa).

"Les circonstances ont fait que je suis arrivé avec 7 points de retard sur Valentino... Quand la pression est forte, j'ai déjà démontré que je pouvais donner le meilleur de moi-même, comme hier et aujourd'hui. Quand les deux Honda se sont montrées très rapides, surtout à la fin de la course, j'ai pu rester fort et gagner la course", analyse le majorquin, ci contre en compagnie des champions du monde Moto3 et Moto2, Danny Kent et Johann Zarco.

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Commentaires

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@MNC : Ca doit être la première fois depuis que je suis sur le site - en 2003 ou 2004 je crois - que je critique ouvertement un de vos articles, qui d'habitude sont irréprochables, mais là... Je veux bien que vous fassiez ce que vous pouvez pour rester "neutres" et donner un peu de calibre à cette fin de saison gâchée, mais pas en avançant des arguments qui n'en sont pas pour légitimer une finale ridicule. Oui, Lorenzo a mis quarante secondes de moins à boucler les trente tours que faisaient le GP de Valencia par rapport à 2014, et a indéniablement mérité (en vitesse pure) d’être champion du monde. Oui, Rossi était effectivement plus lent que les trois leaders une fois esseulé à la quatrième place... Mais en quoi seraient-ce des arguments ? Que Lorenzo ait été plus rapide que l'an dernier est un fait, mais en aucun cas Marquez n'était moins rapide que lui. Vous avez bien vu la course comme nous tous, et ça transpire l'évidence : on n'a jamais vu Marquez ne rien tenter face à un rival, que ce soit pour la victoire ou pour une simple position à gagner avant l’arrivée. Souvenez-vous Jerez 2013 face à ce même Lorenzo ! Et bien entendu, il est hors de question de parler ici de fair-play vis-à-vis du titre, puisque ce fair-play, Marc l'a piétiné à pieds joints à Sepang en détruisant la course de Rossi (et en Australie mais je n'ai même pas envie d'en reparler). Pourquoi là ça devrait être différent ? Parce que c’est la finale ? Vous pensez peut-être que si c'était Rossi qui aurait mené la course Marquez aurait attendu comme ça ? Un peu d'objectivité quand même, il n’y a pas besoin de « preuves » pour savoir ce qu’il en serait... Quant au rythme de Rossi, là encore c'est un faux argument : on ne roule pas de la même façon lorsque l'on part des avants-postes que lorsque l'on se retrouve dernier sur la grille à devoir dépasser 22 pilotes pour retrouver le quatuor de tête. Arrivé quatrième, Rossi avait déjà ONZE secondes de retard, et savait qu’en forçant il n’aurait jamais pu combler un tel gouffre, encore moins si ça ne bagarrait pas devant... Qu'aurait-il eu à gagner en prenant tous les risques, à part celui de se mettre au tas ? On l'a vu aux essais et notamment en FP3, et même au warm-up : Rossi AVAIT le rythme pour se battre en tête de peloton. Les chronos alignés par Lorenzo ce dimanche n'était pas plus rapides que ceux que Rossi alignaient aux essais. Bref, même si je comprends votre désir de ne pas rajouter de l'huile sur le feu, vous devriez quand même prendre exemple sur de nombreux autres sites qui n'ont pas hésité à se faire plus saignants sur les circonstances franchement déplacées de cette course. Il n'est pas normal que Marquez n'ait jamais tenté de passer Lorenzo alors qu'il en avait les moyens. Il n'est pas normal qu'il ait en revanche manqué de flanquer par terre Aleix Espargaro au départ, puis (et c’est le plus grave) Dani Pedrosa par deux fois en début et en fin de course pour être sûr que personne ne puisse s’attaquer à Jorge. Il n’est pas plus honnête de sa part de prétendre qu’il comptait attaquer ce dernier alors que TOUT dans son pilotage nous démontre l’inverse de manière flagrante. Il n’y a pas de preuves direz-vous ? Pour moi il y a en a des dizaines et des dizaines : le nombre de courses de Marquez depuis ses débuts en GP. Et celui de Valence est inclus dedans.
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GP59 : je pense qu'on est d'accord. On peut parler de ce qui s'est passé sur les derniers grands prix sans pour autant le faire à coup d'insultes etc. De toute façon, on pourrait en parler des années, que les 2 "clans" (pardon je n'aime pas le mot mais je n'en trouve pas d'autres là) ne seront jamais d'accord. Cela étant, autant en parler sereinement et en essayant, autant que faire se peut, d'échanger de vrais arguments.

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