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DUEL
Paris, le 24 juin 2020

Duel Tricity 300 Vs MP3 300 HPE Sport : Yamaha challenge la référence Piaggio !

Duel Tricity 300 Vs MP3 300 HPE Sport : Yamaha challenge la référence Piaggio !

Après 14 ans d'un règne sans partage chez les scooters à 3-roues accessibles aux automobilistes (permis B), le Piaggio MP3 voit enfin pointer une dangereuse menace avec le séduisant Yamaha Tricity 300... La nouveauté d'Iwata peut-elle concurrencer la star des tripodes ? Réponses dans notre duel MNC !

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Tricity 300 Vs MP3 300 Sport Page 1 : un fauteuil pour trois

Après une timide - et pourtant pertinente - tentative avec le Tricity 125 (5500 ventes en France depuis 2014), Yamaha monte finalement au créneau pour affronter Piaggio sur son propre terrain : les scooters à trois-roues de moyenne cylindrée, accessibles avec un simple permis voiture (B) et une formation de sept heures le cas échéant.

A l'instar des MP3, le Tricity 300 est effectivement considéré comme un tricycle "L5e" grâce à sa voie de 470 mm entre ses roues avant et quelques obligations légales (pédale de frein arrière couplée, notamment). Cette classification particulière fait le bonheur des automobilistes "commuters" attirés par la stabilité et les performances de ces trois-roues qui, pour rappel, ne sont limités ni en cylindrée ni en puissance. 

Autrement dit : Yamaha aurait tout aussi bien pu lancer un "Tricity 4500" de 4,5 l de cylindrée et de 250 ch sans qu'il soit nécessaire de posséder autre chose que le permis B pour le conduire ! C'est d'ailleurs exactement ce qu'il se passe avec les Can-Am Spyder à 3-roues, motorisés par un généreux 3-cylindres de 1330 cc de 110 ch ! Qui dit mieux ?! 

Assez étonnant, alors que la France passe généralement pour championne du monde de la tracasserie administrative : parlez-en aux candidats au nouveau permis moto A2, toujours plus complexe et coûteux... Bref, la démarche de Yamaha avec son Tricity 300 est à l'opposé de celle suivie avec le Niken sur base de MT-09 et qui est, lui, uniquement accessible aux motards.

Le nouveau tripode dérive pour sa part étroitement du scooter X-Max 300, tant en matière de design que d'un point de vue technique (moteur et base châssis identiques). L'élégante partie arrière du Tricitiy 300 renvoie directement à son donneur d'organes, tandis que la face avant haute et massive - patibulaire mais presque - est propre à la nouveauté. 

Le monocylindre 4-temps de 292 cc du X-Max reçoit sans surprise quelques aménagements sur l'admission et la transmission pour faire face au poids supplémentaire à tracter : 179 kg tous pleins faits pour le 2-roues contre 239 kg pour le 3-roues. La cause de ces 60 kg d'écart ? Essentiellement l'ajout d'une deuxième roue à l'avant, pardi !

Yamaha fait de nouveau appel à une double fourche télescopique pour diriger et suspendre les roues avant pouces du Tricity 300, comme sur le Tricity 125 et le Niken. Mais contrairement à ces derniers, un inédit mécanisme de verrouillage "Standing Assist" peut figer le train avant en dessous de 10 km/h pour faciliter les manoeuvres moteur coupé et éviter de poser le pied à terre à l'arrêt.

Le blason d'Iwata s'inspire en cela du "Roll Lock" développé par Piaggio sur ses MP3, dispositif apprécié des usagers urbains pour garder chaussures et pantalon (voire escarpins et bas) à l'abri derrière le tablier ! Cette astuce participe à l'insolent succès des tripodes italiens, qui s'écoulent à environ 10 000 unités chaque année en France (soit grosso-modo la moitié du total en Europe).

Ce monopole est-il menacé par l'arrivée du Tricity 300, qui peut compter sur l'excellente image de marque de Yamaha et son solide maillage réseau pour rallier davantage d'adeptes que les Peugeot Metropolis et autres Quadro Qooder ? Pour le savoir, MNC l'oppose au MP3 300 HPE amélioré l'an passé : séance questions-réponses !

Tricity 300 Vs MP3 300 : lequel est le plus facile à prendre en mains ?

Première comparaison et premier revers pour le Tricity 300 : malgré les descriptifs élogieux de Yamaha quant à son agilité et sa légèreté, le MP3 300 s'apprivoise et se déplace plus facilement, à l'arrêt comme à basse vitesse. La faute au gabarit généreux du nouveau scooter Yam', bien plus haut et large que le Piaggio au niveau de sa partie avant et de son volumineux tunnel.

 

On comprend rapidement que le scooter à 3-roues Yamaha tente une approche plus confortable avec son grand pare-brise, sa selle épaisse et son espace à bord très convivial (position plus détendue que sur le MP3), quand son rival italien va à l'essentiel dans une optique purement citadine. Le Tricity 300 joue en cela sur deux tableaux : un "petit" moteur dans un grand format.

Résultat : le Tricity 300 est plutôt intimidant pour les petits et moyens gabarits - un pilote d'1,75 m pose seulement les pointes au sol - qui lui préféreront le Tricity 125... ou le MP3 300 (ici en version "Sport" avec amortisseurs rouges et marchepieds recouverts d'alu). A la fois plus compact et plus léger (225 kg contre 239 kg), le scooter Piaggio profite aussi de ses jantes de 13 pouces (14" sur le Yam') pour offrir une maniabilité supérieure.

Capable de faire demi-tour en seulement 4,84 m (mesures MNC), le MP3 tourne littéralement autour du Tricity 300 qui demande un bon mètre supplémentaire (5,98 m) : voir notre "gymkhana" en vidéo. Par ailleurs, incliner le Piaggio demande moins d'efforts : le Yamaha exerce davantage de retenue à l'inscription sur l'angle, accentuant encore cette sensation de lourdeur face à l'italien.

S'il n'est pas aussi "collant" que ceux des Quadro, le double train avant du Tricity 300 n'est pas aussi transparent que ceux du Niken et du Tricity 125, au guidon desquels l'ajout d'une deuxième roue à l'avant est à peine perceptible. En contrepartie, sa double fourche renvoie beaucoup plus d'informations que le MP3 et se montre sensiblement plus rassurante sur l'angle.

Tricity 300 Vs MP3 300 : lequel est le plus pratique ?

Le Tricity 300 offre plusieurs aspects pratiques au premier rang duquel son astucieux démarrage sans clé (Keyless), son rassurant antipatinage et surtout son énorme coffre - éclairé, comme sur le MP3 - où logent facilement deux casques intégraux ! Ses volumes généreux prennent ici tout leur intérêt.

 

Idem pour son grand pare-brise qui abrite le buste et une bonne partie du casque et des épaules, de même que son confort de selle exemplaire. Testé et approuvé par MNC lors d'un trajet de 2h45 effectué d'une traite sans aucune douleur dans le fessier et pratiquement au sec malgré quelques averses de pluie. La "GT" des 3-roues, c'est le Tricity !

Dommage en revanche qu'il fasse l'impasse sur un vide-poches et une prise USB, deux points non négligés par le MP3 300 : un ingénieux espace sur le haut du cockpit - parfaitement intégré derrière un volet - permet d'y glisser un smartphone et de le recharger via une prise USB. Sur le Yamaha il faudra se contenter d'une prise 12V, un format assez obsolète.

 

Le tripode italien présente par ailleurs un anneau escamotable sur le haut de son tablier pour y accrocher un sac ou un casque sur des trajets brefs : une astuce destinée à compenser son volume d'emport limité à un casque intégral et un petit sac. Largement suffisant au quotidien, cet espace pèche en revanche pour des sorties en duo : "Dis chérie, ça te dérange pas de garder ton casque au resto ?!"

Les deux rivaux reçoivent également de série des poignées passager bien dessinées, des repose-pieds escamotables à l'arrière (non recouverts de caoutchouc sur le Yam'), une béquille centrale et une instrumentation complète et lisible commandée au guidon. Enfin, Yamaha y ajoute une béquille latérale qui verrouille sa victoire sur le plan pratique !

Tricity 300 Vs MP3 300 : quid de la qualité de fabrication ?

D'une manière générale, la finition du MP3 300 est plus valorisante que celle du Tricity 300 : certains plastiques du scooter Yamaha - assemblé en Thaïlande - ne sont pas très flatteurs, tandis que le cache du câble de frein arrière était déjà décoloré sur notre modèle d'essai avec seulement 330 km au compteur.

 

MNC regrette également l'aspect assez austère du tableau de bord du Tricity 300, de type monochrome et au format rectangulaire. Un peu de couleurs et une connection Bluetooth avec le téléphone auraient été appréciés sur cette nouveauté 2020 affichée au prix de 7999 euros (2000 euros de plus que le X-max 300 dont il dérive).

En comparaison, le MP3 300 Sport au tarif de "seulement" 6699 euros fait plus volontiers pardonner l'absence d'un écran "TFT" et d'une liaison avec smartphone ! D'autant que le cockpit du Piaggio jouit d'une présentation plus élégante avec ses cadrans entourés de plastique chromé. 

Les jolies jantes du Tricity 300 n'y changent rien : le trois-roues de Pontedera est plus agréable à détailler, malgré son statut d'entrée de gamme dans la famille MP3. Piaggio n'a pas négligé la présentation, comme en témoignent par exemple les surpiqûres rouges de sa selle : "l'italian touch" !

Tricity 300 Vs MP3 300 : lequel est le plus rassurant ?

Si les scooters à 3-roues rencontrent un tel succès dans les grandes villes, c'est en grande partie grâce à leurs qualités d'auto-stabilité qui rassurent les automobilistes. Yamaha marque un point important dans ce domaine capital : le Tricity 300 est peut-être plus "pataud" mais il dégage un indéniable sentiment de sécurité en toutes circonstances.

 

Son train avant suit parfaitement les ordres donnés au guidon : il suffit de passer outre sa légère retenue à l'inscription - par rapport au MP3 300 - pour découvrir et apprécier ses capacités remarquables. Stable, précis et doté d'une garde au sol généreuse, le Tricity 300 négocie ronds-points et courbes avec une sérénité qui fait quelque peu défaut au MP3. 

Le Piaggio paie ici la rançon de sa vivacité directionnelle supérieure, certes bienvenue pour manoeuvrer à basse vitesse mais parfois déconcertante : le MP3 300 se montre très sensible à l'état du bitume et demande pour cette raison de constantes corrections pour garder son cap. Pas dangereux, mais moins rassurant que le Yamaha.

Le tripode transalpin pâtit également de la raideur cadavérique de ses suspensions, qui rebondissent davantage qu'elles n'absorbent les imperfections : gare aux virages bosselés où le MP3 300 "gigote" sèchement, là où le Tricity 300 s'affranchit souplement de la difficulté. Enfin, la selle ferme du Piaggio entérine définitivement sa défaite en matière d'agrément.

Tricity 300 Vs MP3 300 : qui a le meilleur blocage de train avant ?

Yamaha n'a pas copié le principe système de verrouillage du train avant de Piaggio, comme l'a fait par exemple Peugeot avec son Métropolis. Pour mémoire, le "Roll-Lock" des MP3 fige  totalement la direction et la suspension avant depuis un bouton au commodo droit, à l'arrêt ou à basse vitesse.

 

Sur le Tricity 300, un inédit mécanisme sous la forme d'un étrier vient bloquer le parallélogramme au-dessus des doubles fourches : de cette manière, l'enfoncement des tubes plongeurs n'est pas complètement figé même lorsque ce "Standing Assist" est activé depuis la gâchette située sur l'avant du commodo gauche. 

L'avantage du dispositif Yamaha est que le Tricity 300 conserve une certaine liberté de penser pencher, même en position "verrouillée" : cela permet de corriger son inclinaison en penchant le buste ou d'un mouvement du bassin à une intersection. Pratique pour éviter de "gîter" à cause d'un léger dévers, comme cela se produit avec le MP3 !

En contrepartie, le Yamaha peut surprendre avec ce "roulis" de suspensions qui demande quelques tentatives pour s'apprivoiser : les primo-accédants et les habitués des MP3 vont dans un premier temps poser le pied au sol au feu rouge, avant de vite se familiariser avec ce dispositif qui s'avère au final plus agréable que celui du MP3.

Seules quelques situations "critiques" sont toutefois à éviter avec le Yamaha : en théorie, le scooter peut basculer si un passager très costaud se montre vraiment remuant à l'arrêt, ou si une personne maladroite venait le percuter violemment en stationnement. Voilà pourquoi Yamaha recommande de le placer sur la béquille centrale pour le garer, alors que c'est inutile sur le MP3.

En pratique toutefois, le Tricity 300 reste solidement campé sur ses roues de 14 pouces grâce à son important empattement de 1595 mm (1450 mm pour le MP3 300) : MNC a tenté de le faire basculer à l'arrêt - aux feux rouges comme en stationnement - et il faut vraiment y mettre de la mauvaise volonté pour le renverser !

Tricity 300 Vs MP3 300 : lequel a le meilleur moteur ?

Monocylindre 4-temps de 278 cc sur le MP3 contre monocylindre 4-temps de 292 cc sur le Tricity : sur le papier, pas de grandes différences ! Et pourtant, le "petit" bloc Piaggio se montre beaucoup plus nerveux au démarrage, malgré son léger déficit de puissance pure (26,2 ch contre 28 ch). Merci les 14 kg de moins à tracter !

 

Les deux moteurs font ensuite jeu égal de 50 à 90 km/h, puis le Tricity 300 reprend l'avantage grâce à sa meilleure vitesse de pointe : 141 km/h compteur sur une longue zone de plat. Pas mal du tout pour un engin aussi volumineux ! Le MP3 300 est plus en difficulté sur autoroute : son compteur grimpe vraiment très lentement au-delà de 130 km/h.

Les deux affichent des consommations moyennes mesurées par MNC à 3,99 l/100 km pour le Yamaha et 4,98 l/100 km pour le Piaggio. Cette différence importante tient au caractère "joueur" du bloc italien : les accélérations du MP3 300 sont nettement plus vives que celles du Tricity 300, certes bien remplies à tous les régimes mais très linéaires. 

A noter que l'un comme l'autre consomment finalement autant ou presque qu'une petite voiture citadine essence : sur le même trajet composé de voies rapides et de traversées d'agglomérations, notre essayeur a relevé 3,74 l/100 km avec le Tricity 300... et 4,72 l/100 km sur sa Kia Picanto propulsée par un 3-cylindres de 65 ch ! Peut mieux faire, non ?!

Tricity 300 Vs MP3 300 : quel est le meilleur scooter à trois-roues ?

Si vous êtes à la recherche d'un scooter à trois-roues qui se faufile partout en ville et qui ne néglige pas l'essentiel pour un tarif raisonnable, le MP3 300 HPE Sport coche favorablement toutes les cases face au Tricity 300. Plus encombrante, plus lourde et plus chère, la nouveauté Yamaha n'est pas forcément la meilleure option dans une optique strictement urbaine.

 

En revanche, les volumes du Tricity 300 lui confèrent une protection et un confort supérieurs, ainsi qu'une excellente logeabilité - notamment pour les pieds qui peuvent être placés à l'oblique sur son tablier. Comble de bonheur : sa pédale de frein arrière bien intégrée ne gêne pas le talon comme sur le MP3 !

Au chapitre du freinage, justement, le Yamaha s'illustre également avec son couplage intégral avant-arrière qui autorise des freinages puissants et dosables depuis la pédale ou le levier gauche. Top ! Sur le MP3, seule la pédale entraîne le couplage : les réfractaires à cette commande typée "automobile" devront presser les deux leviers pour obtenir un freinage acceptable.

Le nouveau Tricity 300 tente en réalité une approche détournée qui s'adresse en priorité aux commuters susceptibles de couvrir chaque jour une certaine distance entre ville et périphérie : dans cette optique, le Yamaha est clairement supérieur au MP3 300, ne serait-ce qu'en matière de confort de selle et de suspensions. Sans parler de sa soute digne d'un cargo !

Reste qu'il se montre beaucoup plus cher que le scooter italien (entre 1300 et 1500 euros de plus) et pas forcément accessible à tous les gabarits, notamment un public féminin qui pourra être intimidé par ses volumes. Au final, le Tricity 300 est un peu la grenouille qui se voulait aussi grosse que le boeuf !

"En réalité, le Tricity 300 est plutôt à comparer au MP3 350", nous répond Laurent Sancier du service presse de Yamaha France, alors que MNC s'étonne de son positionnement. "La comparaison est davantage à réaliser en termes de dimensions que de cylindrée". Ce n'est certainement pas un hasard si le tarif MP3 350 vient justement d'être abaissé de 600 euros à 7999 euros (valable jusqu'à fin juillet), comme le Yamaha !

Mais ce pari est-il pertinent dans la mesure où les meilleures ventes chez Piaggio sont au final assurées par le "gros" MP3 500, véritable best-seller des scooters à trois-roues accessibles au permis B ? Le Tricity 300, avec son "petit" moteur mais ses gros volumes, se retrouve du coup placé entre l'accessible MP3 300 et le puissant MP3 500 de 44,2 ch !

A l'issue de ce duel, MNC en conclut que Yamaha aurait dû aller au bout de sa démarche de confrontation frontale en lançant un scooter à 3-roues sur la base de son maxi-scooter vedette : le Tmax ! Interrogée par MNC sur cet hypothétique "Tri-max", la filiale française botte en touche... A suivre !

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CONDITIONS ET PARCOURS

 
  • Yamaha 100% d'origine
  • Piaggio en version "Sport" (amortisseurs rouges, marchepieds recouverts d'alu, disques "Wave")
  • Pneus :
    • Piaggio : Michelin CityGrip
    • Yamaha : Bridgestone Battlax SCF
  • Parcours : ville et voies rapides
  • Consos mesurées :
    • Piaggio : 4,98 l/100 km 
    • Yamaha : 3,99 l/100 km
  • Problèmes rencontrés : RAS
 
 
 

POINTS FORTS MP3 300 SPORT

 
  • Facilité d'accès et de conduite
  • Moteur souple et vif
  • Rapport prestations/prix 
 
 
 

POINTS FAIBLES MP3 300 SPORT

 
  • Protection et confort en retrait
  • Train avant sensible à l'état de la route
  • Freinage couplé uniquement à la pédale
 
 
 

POINTS FORTS TRICITY 300

 
  • Capacité d'emport et protection impressionnantes

  • Moteur bien rempli et sobre

  • Verrouillage train avant intelligent

 
 
 

POINTS FAIBLES TRICITY 300

 
  • Gabarit intimidant pour un 300 cc
  • Prix élevé pour un 300 cc
  • Accélérations moyennement énergiques (poids)
 
 
 
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