
Le constructeur-préparateur Italjet sort de nouveau des sentiers battus avec son spectaculaire Roadster 400 : un scooter qui associe lignes vintage et solutions technologiques hors normes. L'hyper-scoot' rétro vient de Bologne (Italie) !
"Conçu au Centre de Style Italjet de Bologne, le Roadster 400 allie une esthétique rétro intemporelle à une innovation de pointe", décrit Italjet à propos de son nouveau projet. Italjet ? Mais si : c'est cet inspiré artisan italien - sponsor de Gresini en MotoGP - qui produit le Dragster 700 Twin, un maxi-scooter "tapé" comme une Superbike !
Ce nouveau Roadster 400 n'est pas en reste, à commencer par son train avant non conventionnel nommé Dynamic Linkage Articulated Steering . Ce DLAS - breveté par Italjet - prend la forme d'un mono-bras et d'une jambe fixe pour guider la roue avant, alors qu'un ressort central derrière la colonne de direction gère l'amortissement. Une cinématique qui évoque les compatriotes Tesi Bimota.
La suspension arrière n'est pas banale également : la fixation basse du ressort est déportée derrière la selle en alcantara, tandis que sa tête prend place dans deux imposantes platines en alu fixées à la roue arrière ! Pour ne rien gâcher, ces amortisseurs avec bonbonne séparée proviennent de chez Öhlins, alors que le freinage est confié à Nissin.


Cette triangulation inédite sur un scooter est par ailleurs implantée entre deux silencieux en titane de chez Akrapovic, qui sont partiellement dissimulés par les audacieux carénages. Cet habillage se distingue avec ses maousses entrées d'air grillagées de chaque côté de la selle : le roadster 400 fait penser à une Vespa sous stéroïdes !
Notez également les protège-leviers dignes d'une Superbike ou encore les platines en aluminium qui font la jonction avec le treillis tubulaire en acier. Ce cadre entoure un monocylindre à refroidissement liquide de 394 cc avec variateur et courroie. Italjet revendique la coquette puissance de 41,5 ch et un couple costaud de 41,2 Nm, soit une dizaine d'unités de plus qu'un XMax 400 ou Forza 350.


Le constructeur-préparateur crédite sa création du "meilleur rapport poids-puissance de sa catégorie" : il est vrai que ses "151 kg à sec" sont à même de filer quelques complexes ! Un bel exploit, soit dit en passant, au regard du poids supplémentaire lié au complexe train avant et au généreux recours au métal : loin des standards plastiques des scooters "conventionnels".
Son réservoir de 12 litres prend place, normalement, entre la selle biplace et le tablier, tandis qu'un (petit) espace de rangement est aménagé sous cette assise située à 790 mm du sol. Son empattement est annoncé à 1540 mm, tandis que ses jantes à rayons en 13 pouces font 120 et 150 mm de large.

Un contrôle de traction et un ABS font partie de sa dotation standard, alors que l'instrumentation est confiée à un élégant cadran rond à matrices TFT. Son prix ? 7800 euros… à domicile. "Les prix affichés concernent uniquement le marché italien et peuvent varier dans d'autres pays (...)", prévient prudemment Italjet.
Ce fantas(ti)que Roadster 400 entrera en commercialisation "dans le monde entier fin 2026", prévoit son concepteur. Sa cible ? Les motards qui privilégient "l'individualité, le savoir-faire et le caractère à la conformité", prévoit Italjet. Difficile en effet de lui prêter de la consensualité !
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