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DEUX-ROUES DE LA FORTUNE
Paris, le 16 janvier 2018

Quelles sont les motos les plus chères du monde ?

Quelles sont les motos les plus chères ?

Certains constructeurs de motos s'affranchissent de toute considération budgétaire dans le but - pas toujours atteint - d'introduire de nouvelles références technologiques ou stylistiques. MNC dresse la liste non exhaustive de ces machines à fantasmes hors de prix...

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1 - Ecosse Heretic Titanium Series (2007) : 220 000 €

Comme son nom ne l'indique pas, Ecosse est un petit constructeur américain qui se distingue par l'extrême cherté de ses motos assemblées à la main depuis 2001 à Denver (Colorado). Au programme : matériaux nobles (carbone, titane et aluminium de qualité aéronautique), périphériques de pointe et V-Twin Harley-Davidson "tapés" jusqu'à la moelle.

Dans sa luxueuse finition "Titanium Series", le modèle Heretic atteint des sommets grâce à un large recours au titane : cadre, bras oscillant et axes de roue sont usinés dans ce précieux matériau. Le réservoir est en carbone, tout comme les jantes et la coque arrière. En tout, cette moto réalisée à treize exemplaires demanderait "2000 heures de travail".

Les suspensions Öhlins entièrement réglables utilisent les mêmes références qu'en MotoGP, tandis que le moteur Harley est allégé grâce au remplacement de nombreuses pièces en acier par de l'aluminium. Le V-twin réalésé à 2409 cc est en outre suralimenté par un compresseur pour atteindre... entre 205 et 225 ch !

Donald Atchison, fondateur de la marque, annonce jusqu'à "dix mois de délai" pour cette Heretic Titanium de 192 kg, affichée au prix délirant de 220 000 €. La marque ne donnant plus beaucoup de signes de vie depuis 2014, prenez tout de même le temps de la réflexion avant de vider votre compte en banque !

2 - Honda RC213V-S (2016) : 188 000 € (201 000 € avec Kit Sport)

Dix ans. C'est le temps pris par Honda pour - enfin - emboîter le pas à Ducati et proposer une réplique homologuée de sa MotoGP. Comme la Desmosedici RR lancée en 2006, la RCV213V-S est une véritable moto de Grands Prix... avec des rétroviseurs et des phares ! La preuve en image ci-dessous, aux côtés du prototype de course.

Construite à environ 200 exemplaires, cette "Réplica" aurait "80% de pièces en commun" avec la RCV de Grands Prix, à commencer par son moteur V4 et ses nombreuses pièces taillées dans la masse d'aluminium, dont le cadre périmétrique, le bras oscillant évidé et le réservoir d'essence.

La visserie est en titane, la selle autoporteuse et les carénages en carbone. Les suspensions Öhlins (TTX25 à l'avant, TTX36 à l'arrière) et les étriers Brembo sont similaires à la meule de Marquez, à l'exception des disques en acier et non en carbone, faute de pouvoir être amenés à bonne température sur route.

Première moto sportive de - petite - série Honda dotée d'un antipatinage (oui, avant la CBR1000RR !), la RCV213V-S délivre une décevante puissance de 159 ch dans sa version routière à 188 000 €, soit à peine plus qu'une "banale" 750 cc pourtant dix fois moins chère ! Pour en tirer la quintessence, le kit "Sport" optionnel à 13 000 euros s'avère indispensable.

La puissance grimpe alors à 215 ch et le poids baisse de 10 kg grâce au retrait de l'accastillage réglementaire (phare, support de plaque, klaxon, etc.), pour s'établir à seulement 160 kg à sec. La moto ne peut plus circuler sur route dans cette configuration qui dépasse les 200 000 €, auxquels peuvent s'ajouter - pour faire bonne mesure - les 4000 euros demandés pour les coloris HRC !

A l'heure actuelle, cette moto d'exception est le deuxième véhicule homologué le plus cher de toute la gamme Honda, motos et voitures comprises : la Supercar NSX lancée la même année lui fait les freins avec son tarif récemment revu à la hausse de 192 500 € !

3 - Aprilia RSV4 FW-GP (2016) : 160 000 €

Aprilia a lancé fin 2016 un programme de préparation à la carte de sa moto hypersportive RSV4, nommé Factory Works (FW). Plusieurs configurations sont proposées pour transformer le modèle de série en véritable moto de course, plus ou moins perfectionnée.

La version la plus poussée - la FW-GP - revendique "plus de 250 ch", soit une cinquantaine de plus que la version d'origine ! Son V4 adopte la distribution pneumatique et les cotes moteur du prototype de MotoGP : son alésage est porté à 81 mm, contre 78 mm sur la RSV4 du commerce.

Cette RSV4 ultime - proche techniquement des anciennes "CRT" de Grands Prix - reçoit le top du top de chez Öhlins et Brembo, des jantes forgées et un faisceau électronique simplifié. L'électronique de pointe est au rendez-vous avec une unité de contrôle entièrement programmable depuis un ordinateur de poche fourni à l'achat.

La transformation comprend une instrumentation "Racing" avec acquisition de données et un shifter à double effet, permettant la montée et la descente des rapports sans débrayer. L'antipatinage, l'anticabrage et l'assistant au départ reçoivent par ailleurs un paramétrage adapté à un usage sur piste.

Après encaissement de leur chèque de 160 000 €, les heureux propriétaires sont conviés à une journée sur circuit en présence des ingénieurs Aprilia pour régler RSV4 FW-GP à leur main. Ils se verront également "offrir" un pass Paddock pour une course MotoGP.

4 - Icon Sheene (2010) : 160 000 euros

Icon est une marque anglaise confidentielle qui produit des voitures d'exception, ainsi qu'un très luxueux motor-home ! En 2010, son fondateur Adrew Morris présente son premier projet moto avec l'Icon Sheene, conçue en collaboration avec la famille du célèbre pilote Barry Sheene.

La base moteur est un 4-cylindres en ligne Suzuki de 1400 cc - celui de la GSX-1400 - copieusement modifié et allégé. Pour faire bonne mesure, Icon lui a greffé un turbo pour atteindre "250 ch à la roue arrière" ! Le châssis est fait maison en tubes d'aluminium polis à la main, pour un résultat très esthétique.

"Chaque moto est fabriquée à la main et configurée selon vos spécifications", précise la marque de Nottingham qui a limité sa production à 52 exemplaires. A 160 000 € pièce, MNC serait tout de même curieux de savoir si tout le stock s'est bien écoulé...

5 - Midual Type 1 (2014) : 140 000 €

Midual amorce son retour en 2014 avec un roadster ultra luxueux motorisé par un original flat-twin de 1036 cc placé en position longitudinale : la Type 1. Ses créateurs, les frères Olivier et François Midy, ont peaufiné pendant quinze ans cet ambitieux projet initié en 1999 avec la première Midual 900.

Si les performances du bicylindre à vilebrequin transversal semblent limitées (110 ch et 100 Nm) au regard de son prix indécent, le soin extrême apporté aux détails aide à faire passer la pilule. L'astucieux cadre monocoque en alu - qui fait office de réservoir - est une véritable pièce d'orfèvrerie, réalisée à la main dans une "fonderie aéronautique française".

La planche de bord en chêne d'Australie (!) reçoit un luxueux habillage en cuir. L'amortissement repose sur une classieuse fourche FGRT et un mono-amortisseur Öhlins TTX36, tandis que Brembo s'occupe du freinage avec des étriers radiaux 4-pistons. Du sérieux, tout comme les platines taillées dans la masse.

Midual a démarré la production avec l'objectif d'atteindre 35 exemplaires dans un premier temps, qui seront tous livrés "directement chez son propriétaire par un technicien". La moindre des choses pour une moto à 140 000 €, voire bien plus selon les choix de personnalisation retenus !

6 - MTT Y2K Turbine Superbike et Street Fighter (2001 et 2006) : entre 122 600 € et 143 000 € 

La Y2 Turbine Superbike est une moto délirante comme seuls les Américains peuvent oser l'imaginer. Pour quelles raisons ? Simple : sa propulsion repose rien de moins que sur un moteur Rolls Royces Allison à l'origine destiné aux... hélicoptères ! Cette turbine alimentée au kérosène atteint le régime hallucinant de 52 000 tr/mn et développerait jusqu'à 320 ch pour 576 Nm de couple !

Son constructeur, la société Marine Turbine Technologies (MTT) que préside Ted McIntyre, a glissé aux forceps cet énorme bloc à deux vitesses dans un cadre en alu taillé dans la masse, puis a installé un gros réservoir de 34 litres pour contenter sa gloutonnerie. Malgré ces caractéristiques et son empattement record de 1700 mm, le poids resterait relativement raisonnable : 227 kg.

Les équipements sont de haute volée avec des jantes en carbone et des suspensions Öhlins spécifiques : l'avant s'articule autour d'une imposante fourche de 55 mm, tandis qu'un mono-amortisseur oléopneumatique est chargé d'assurer un minimum de confort et de motricité à cette moto brièvement aperçue dans le film "Torque" (un authentique navet, soit dit en passant).

Petit détail qui tue : la YK2 n'a pas de rétroviseurs car c'est une caméra dans son feu arrière qui renvoie l'image sur l'instrumentation ! Commercialisée au prix de 150 000 dollars en 2001 (environ 122 600 €), cette "moto" est longtemps restée la plus chère, la plus puissante mais aussi la plus rapide du monde, avec une pointe enregistrée à 402 km/h.

En 2006, l'entreprise basée en Louisiane présente une déclinaison encore plus radicale de son Y2K : la MTT "Street Fighter", qui atteindrait 420 ch et 175 000 dollars (environ 143 000 euros). Ses évolutions concernent aussi l'aérodynamisme du carénage en carbone, ainsi que l'agrandissement du bras oscillant pour éviter de se retourner !

En 2015, Marine Turbine Technologies a annoncé que cette moto servirait de base à sa prochaine création, la 402R, avant de révéler ses premiers photomontages ci-dessus... 

7 - Midalu 2500 FGR V6 (2013) : 120 000 euros

La Midalu FGR V6 est "l'oeuvre" d'un excentrique ingénieur tchèque, Miroslav Felgr, qui s'est mis en tête en 2001 de construire la moto de tous les superlatifs : motorisée par un V6 de 2442 cc (2,4 litres !), cet imposant roadster développerait quelque 240 ch et "plus de 200 Nm" de couple !

Le cadre est un treillis tubulaire en acier sur lequel se greffe un énorme bras oscillant en alu taillé dans la masse. L'amortissement et le freinage sont confiés à des ensembles haut de gamme Öhlins et Brembo : il faut bien ça pour stopper ses 270 kg à sec !

Et dire que la fibre de carbone est pourtant largement utilisée pour contenir son poids, au niveau notamment du réservoir, de l'habillage et du support de phare...

Après avoir présenté - en statique - son 6-cylindres en 2008, Midalu projetait de vendre les six premiers exemplaires en 2013. Le processus de fabrication ayant pris du retard, la commercialisation a été repoussée tandis que son tarif passait de 80 000 à 120 000 € en cinq ans !

8 - Confederate P51 Combat Fighter G2 (2015) : entre 101 000 € et 106 000 € 

Des motos exclusives et qui sortent de l'ordinaire, de la part de Confederate Motorcycles, c'est plutôt habituel. Mais le radical artisan de Birmingham (Alabama) va vraiment loin dans la démesure en 2015 avec la P51 Combat Fighter, digne descendante de la Combat lancée en 1999 !

Comme d'habitude, le look et les technologies de la P51 Combat Fighter (appelée "G2", pour "deuxième génération") ne font pas dans la demi-mesure : train avant à parallélogramme, énorme V-twin S&S enserré dans un châssis "king size", pneu arrière de 240 mm, jantes en carbone, partie arrière minimaliste, selle comme "posée" sur le cylindre arrière...

Le moteur de 2163 cc délivrerait "plus de 200 ch" et dans les 255 Nm de couple, ce qui laisse augurer d'accélérations viriles malgrés les 277 kg annoncés. Construite à la main en 61 exemplaires, la P51 Combat Fighter G2 se décline en coloris argent ou noir, de 101 400 € à 106 300 €.

Cette moto est l'une des dernières fabriquées sous l'appellation Confederate : conscient de la mauvaise image associée à cette appellation aux relents de guerre sécessionniste, le petit constructeur américain a changé d'identité - et de modèle économique - en 2017. 

Renommé Curtiss Motorcycles, l'entreprise développe désormais des motos à propulsion électrique, mais toujours dans l'optique de concevoir des deux-roues aussi hors normes, radicaux et chers que ses précédentes créations "thermiques". 

9 - Suter MMX 500 (2015) : 110 000 €

Suter Racing a gagné ses lettres de noblesse grâce à ses excellents châssis périmétriques développés en Grands Prix Moto2. En 2015, fort du titre mondial gagné avec Marc Marquez trois ans plus tôt, son fondateur Eskil Suter réalise un vieux rêve : construire sa propre moto de course à moteur 2-temps, en hommage au GP500.

Son projet voit le jour en 2015 avec la MMX 500, une merveille de technologie fabriquée à seulement 99 exemplaires au prix de... 110 000 € (120 000 CHF) ! Le package est à la hauteur de ce tarif haut de gamme avec notamment un V4 de de 195 ch, amplement suffisant au regard de son poids annoncé de seulement 127 kg à sec ! 

Ce 4-cylindres 2-temps de 576 cc présente un système d'injection directe pour contenir ses rejets polluants et sa consommation, à l'image de la dernière génération de KTM d'enduro ou de l'appétissante Vins Duecinquanta - une autre moto sportive 2-temps construite en Italie, qui fait la part belle au carbone jusqu'à son cadre et son bras oscillant.

La MMX 500 opte pour un classique châssis en aluminium, couplé à d'efficaces suspensions Öhlins réglables dans tous les sens. Le freinage est confié à des étriers Brembo monoblocs à fixation radiale, tandis que les jantes sont en magnésium. Le carénage et le réservoir sont quant à eux en fibres de carbone.

Un an avant le lancement cette MMX 500, le fabricant allemand Ronax avait présenté sa propre réplique d'une GP500 : la Ronax 500, qui revendique 160 ch pour 145 kg à sec. Cette moto calquée esthétiquement sur la Honda NSR500 de Valentino Rossi utilise elle aussi un V4 doté de l'injection et des périphériques de pointe.

Et comme sa rivale suisse Suter, la Ronax 500 s'échange contre un très gros chèque : 100 000 € !

10 - MV Agusta F4 1080 CC (2007) : 100 000 €

MV Agusta est passé maître dans l'art de décliner ses motos dans des éditions limitées hors de prix, comme la F4 1000 Tamburini à 45 000 € en 2005. Deux ans plus tard, la marque de Varese double carrément la mise : sa toute nouvelle F4 1080 CC - pour "Claudio Castiglioni", l'ancien dirigeant de MV -  réclame la bagatelle de 100 000 € !

 

Construite à la main avec le service course de MV Agusta, cette moto revendique 198 ch pour 187 kg à sec et serait capable d'atteindre 315 km/h. Son 4-cylindres se distingue de celui de la F4 standard par sa cylindrée portée de 998 à 1078 cc, ses soupapes en titane et ses quatre "flûtes" d'échappements en titane.

Les carénages sont en fibre de carbone, tandis que le magnésium s'invite sur les carters et l'amortisseur pour contenir le poids. Comme toute les motos de prestige, la MV Agusta F4 CC reçoit aussi une batterie de pièces taillées dans la masse (bras oscillant, platines, etc.).

A l'époque, l'attaché de presse MV Agusta expliquait à MNC que les 100 motos construites avaient été livrées dans des conteneurs spéciaux, maintenus sous vide d'air... Ses heureux - et riches - acquéreurs se sont par ailleurs vu offrir une veste en cuir Trussardi et une montre Girard-Perregaux !

11- Honda NR750 RC40 (1992) : 80 437 € en euros constants (375 000 francs)

La RC213V-S n'est pas la première "folie" de Honda : 24 ans avant la Réplica de Marc Marquez était lancée la NR750, aussi appelée RC40. Cette moto - construite à 322 exemplaires au rythme de trois par jour ! - reste la plus audacieuse jamais conçue par le blason ailé, essentiellement grâce à son moteur : un V4 à 90° de 747,7 cc, dont chaque cylindre renferme huit soupapes, deux bougies et deux injecteurs !

Impossible ? Avec une mécanique conventionnelle, effectivement. Mais les motoristes de Tokyo avaient développé un inédit moteur 4-temps à pistons ovales, dont la forme oblongue permet de doubler le nombre de soupapes. La distribution du 4-cylindres de la NR750 repose par conséquent sur 32 soupapes (!), tandis que chaque piston est relié à deux bielles. Un coup de génie !

Grâce à cette astuce, la mécanique bénéficie en théorie d'un excellent remplissage et peut atteindre des régimes très élevés. En pratique, la NR750 était limitée à 130 ch et 15 000 tr/mn par souci de fiabilité : malgré de lourds investissements sur le moteur à pistons ovales, Honda peinait à le rendre aussi performant et solide qu'un moteur traditionnel...

Le HRC (service course du constructeur japonais) planchait pourtant dessus depuis 1979, avec sa tentative d'imposer en Grands Prix sa NR500 à pistons ovales, une moto surnomée "Never Ready" (jamais prête) en raison de ses perpétuels pépins... Malgré l'armée d'ingénieurs dédiés à cette NR500, elle n'a jamais remporté la moindre victoire - ni de podium - en GP500.

Un véritable camouflet infligé à Honda, qui misait énormément sur ce projet audacieux pour démontrer sa supériorité technique en 4-temps... Cette NR500 fut abandonnée en 1982 au profit d'une 500 cc 2-temps, la NS500, avec laquelle Freddie Spencer remportait le titre suprême dès l'année suivante (1983). 

Dix ans plus tard, la NR750 transfère sur route cette motorisation originale et introduit plusieurs technologies avant-gardistes qui font l'objet de quelque 200 brevets. Les carénages en carbone, la fourche inversée "full réglable", le splendide monobras, les jantes en magnésium, les silencieux dans la coque ou la bulle recouverte de titane comptent parmi ses particularités.

En France, la NR750 a été livrée à 34 motards très fortunés dont le comédien Yves Renier, le joyeux (!) interprète du "Commissaire Moulin". Chaque propriétaire recevait un porte-clés en argent massif, chargé de rappeler le caractère exceptionnel de cette moto à l'époque vendue 375 000 francs (57 170 euros).

Mais si l'on tient compte de l'évolution du pouvoir d'achat entre 1992 et de l'inflation, la conversion atteint une somme bien plus élevée en euros constants : l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) estime ainsi que 375 000 francs de 1992 sont l'équivalent de 80 437 €.

Et aussi...

Plusieurs autres motos auraient pu rejoindre notre classement des motos hors de prix, dont la peu connue Ecosse ES1 Superbike à... 3 200 000 €. Oui, vous avez bien lu : 3,2 millions d'euros ! Découverte sous forme de croquis en 2007, cette Superbike futuriste dessinée par le norvégien Bard Eker se voulait le pendant à deux-roues d'une Formule 1. Rien que ça...

Ses créateurs, Don Atchison, Richard Glover et Andy Le Fleming - anciens ingénieurs de F1 - avaient pour objectif d'en faire la sportive la plus légère et aérodynamique possible, avec un poids annoncé de 120 kg (!!) grâce à un recours massif à de la fibre de carbone haut de gamme.

Pourvue d'une ergonomie étrange - le pilote est allongé "dans" le réservoir - et d'une transmission par chaîne improbable, cette moto est présentée en 2012 à Laguna Seca (Etats-Unis) mais n'entre jamais en production. Aucun des dix exemplaires prévus n'a vu le jour : l'ES1 est restée au stade de doux rêve, raison pour laquelle MNC l'a écartée de ce classement.

Le Dodge Tomahawk ci-dessous aurait aussi pu apparaître dans notre liste avec son prix de 550 000 €. Mais ce n'est pas réellement une moto : cet invraisemblable engin aux roues jumelées a été présenté par Dodge au salon de Détroit en 2003, puis construit à dix exemplaires.

 

Non homologué, ce monstre conçu autour d'une structure en aluminium est motorisé par un V10 de 8300 cc (!), 500 ch (!!) et 712 Nm de couple (!!!) qui le propulserait à... 480 km/h !

Bonus spécial "petites" fortunes : les motos entre 50 000 et 80 000 € !

Enfin, notons que le créneau de "l'ultra luxe" est fort bien représenté par des motos allant de 50 000 à 80 000 €. Parmi elles, la Ducati Desmosedici RR "de route" citée ci-dessus à 60 000 €, la Norton V4SS à 53 000 €  ou la Kawasaki H2R à 55 000 €  avec son 4-cylindres suralimenté de 320 ch. Les motards fortunés et lassés des moteurs thermiques seront quant à eux "électrisés" par l'Essence E-Raw, cette étonnante moto électrique française à 55 000 € !

La magnifique Brought Superior SS100 à 60 300 € - conçue en collaboration avec les Français de Boxer Design - s'inscrit aussi dans cette grille de prix difficilement accessible au commun des motards, de même que l'extravagante Boss Hoss à 60 000 € avec son V8 de 445 ch... qui figure également dans notre panorama des motos les plus moches !

Au sommet de cette liste de "50 à 80 bâtons" trônent deux Superbike récentes : la Ducati Panigale 1299 Supperleggerra et son extraordinaire rapport poids/puissance (215 ch pour 167 kg avec les pleins) et la BMW HP4 Race, construite presque entièrement en carbone et qui revendique 171 kg en ordre de marche pour 215 ch ! Ces deux motos d'exception se négocient à 80 000 € pièce.

Chérie, c'est toi qui a le chéquier ?!

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