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ESSAI
Paris, le 20 novembre 2008

Le custom à l'italienne

Le custom à l'italienne

Lancée en 2007, la Moto Guzzi Bellagio illustre bien le paradoxe italien : conçue comme un custom, la machine de Mandello ne peut s'empêcher d'afficher un accastillage aguichant. Alors, custom sportif ou roadster tranquille ? Un peu des deux... Essai !

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Élégante et charmeuse

Depuis son passage dans le giron Piaggio, l'aigle de Mandello del Lario n'a de cesse de déployer ses ailes en diversifiant son offre, tout en s'efforçant de conserver ses spécificités historiques. Anticonformiste, la production italienne se veut cependant plus attractive et mêle désormais adroitement des solutions éprouvées avec une touche de modernisme bienvenue (lire Moto-Net.Com du 10 novembre 2008).

ESSAI MOTO GUZZI 940 BELLAGIO

Cette orientation est parfaitement mise en valeur avec la 940 Bellagio : la moto affiche une partie cycle rigoureuse - voire sportive -, alors que de légères touches de chrome associées à une assise basse (780 mm) et à un large guidon de type Drag Bar renvoient directement aux canons du genre custom.

Plus ramassée et trapue qu'une California ou une Nevada, la Bellagio - du nom d'un village situé près de l'usine Moto Guzzi - chasse en effet sur les terres des références de la catégorie, comme la Harley-Davidson Sportster ou la récente XR 1200 (lire l'essai Moto-Net.Com du 11 avril 2008).

Comme elles, l'italienne exhibe crânement une plastique plantureuse, attirant le regard sur sa taille fine et basse et ses deux cylindres pointés vers le haut, comme débordant du Wonderbra d'acier formé par le cadre tubulaire !

ESSAI MOTO GUZZI 940 BELLAGIO

La selle creusée, l'angle de colonne ouvert (28°), les très jolies roues à rayons et les silencieux sortant à gauche parachèvent les ressemblances avec la production de l'Oncle Sam. Mais en bonne latine, la Bellagio n'hésite pas à faire appel à des périphériques de qualité qui détonneraient presque pour une moto de cette vocation. Non pas qu'elle brouille les cartes au point de s'y perdre, mais la présence d'une imposante fourche réglable Marzocchi de 45 mm et d'étriers Brembo pinçant des disques flottants de 320 mm via des durits tressées ne dépareilleraient pas sur un roadster sportif !

Bien sûr, avec 224 kg à sec, un empattement de 1 570 mm et une motorisation issue de la Breva 850 ne délivrant "que" 75 chevaux à 7 200 tr/min, la Bellagio ne prête pas vraiment à la gaudriole. Ses géniteurs ont toutefois mis un point d'honneur à la doter richement pour lui permettre de sortir la tête haute d'une balade un peu épicée. Bref, dans cette déclinaison Luxury au coloris bi-ton - un modèle noir mat est aussi disponible au même prix - la moto interpelle et semble prometteuse ! Son bloc compteur chromé surmontant le phare et son délicieux éclairage arrière mettent de surcroît en évidence des formes tout en rondeur et une finition soignée.

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CONDITIONS ET PARCOURS

  • 550 km
  • Bellagio version Luxury (coloris bi-ton et selle passager "confort")
  • Ville, autoroute, départementales et nationales
  • Temps ensoleillé à pluvieux (de 5 à 17°C)
  • Conso moyenne : 7,5 l/100 km
  • Problèmes rencontrés : réglages de suspensions trop fermes (d'origine ?) et botte gauche brûlée par l'échappement

POINTS FORTS

  • Moto valorisante et statutaire
  • Finition soignée
  • Moteur enthousiasmant
  • Comportement routier

POINTS FAIBLES

  • Suspensions sèches
  • Consommation et autonomie
  • Rayon de braquage
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