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IL GENIO
Paris, le 24 août 2016

WSBK 2017 : Laverty de retour sur une Aprilia RSV4

WSBK 2017 : Laverty de retour sur une Aprilia RSV4

Après deux années à batailler dans le peloton du MotoGP, Eugene Laverty s'échappe finalement vers le World Superbike ! Il y retrouvera le guidon d'une Aprilia d'usine, préparée en 2017 par l'équipe Milwaukee. Objectif : le titre mondial, enfin !

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Eugene Laverty est l'un des meilleurs pilotes de vitesse moto mondiaux. Troisième du championnat britannique Supersport en 2006 - derrière Cal Crutchlow et Tom Sykes, alors aussi méconnus que lui -, le pilote irlandais a immédiatement tenté sa chance en GP250, sans succès.

En World Supersport en revanche, "Youdjine" est brusquement monté en régime : après deux solides piges en 2008 en tant que remplaçant de notre Fabien Foret national au sein du team officiel Yamaha, il ne s'est incliné au classement général WSSP que de 7 points face à Cal Crutchlow en 2009 et de 11 points face Kenan Sofuoglu en 2010...

Monté ensuite en World Superbike, le sympathique "lutin" a également terminé deuxième du championnat en 2013 à l'issue d'une magnifique seconde saison sur Aprilia (voir les statistiques ci-dessous). Il comptait alors 23 points de moins que le Ninja Tom Sykes et 22 de plus que son coéquipier Sylvain Guintoli, sacré l'année suivante sur la même RSV4...

Écarté en 2014 du team officiel Aprilia au profit du plus "bankable" - mais plus irrégulier ! - Marco Melandri, Laverty s'est depuis battu pour intégrer le Top 10 : en WSBK sur une vieille Suzuki d'abord, puis en MotoGP sur la décevante Honda Open en 2015 et sur la Desmosedici GP14.2 (!) en 2016, mais toujours chez Apsar.

Monté en catégorie reine pour se battre contre ce qu'il considère être les trois meilleurs pilotes du monde, Eugene n'a jamais eu l'opportunité de le faire, concrètement. C'est ce qu'il expliquait tout récemment à notre confrère britannique Adam Wheeler, du magazine en ligne OTOR...

"Je cours avec eux sur la même piste", reconnaît ce grand fan de cyclisme dans sa longue et instructive interview. "Je voulais vraiment me mesurer à ces gars pour voir comment je m'en sortirais, mais sans disposer du même matériel, comment trouver la demie ou les trois quarts de seconde qu'il te manque face à un mec qui est déjà peut-être le pilote le plus rapide du monde ?", s'interroge-t-il encore aujourd'hui...

D'où sa décision de réintégrer les rangs du World Superbike en 2017 avec une machine compétitive préparée par un team sérieux : Eugene pilotera l'an prochain une Aprilia RSV4 d'usine, au sein du team Milwaukee titré en British Superbike en 2014 avec Josh Brookes et Yamaha, présent en WSBK depuis un an avec le même pilote et BMW.

"Je suis excité de faire mon retour en World Superbike avec Aprilia", déclare Laverty. "J'ai connu beaucoup de succès dans cette catégorie et ce fut une bonne période". En moyenne, Eugene a en effet terminé le tiers de ses courses Superbike sur le podium (33 sur 104) et 13 fois au sommet.

"Durant mes deux années en MotoGP, j'ai beaucoup appris", tient également à positiver l'actuel pilote Ducati Aspar, 11ème du classement provisoire 2016. "Il y a eu des moments difficiles, bien sûr, mais j'ai beaucoup progressé en tant que pilote et je suis impatient de passer à une nouvelle étape de ma carrière".

L'objectif du pilote âgé de 30 ans est clair : "je suis vraiment motivé, car sur ces deux dernières années ce fut un autre style de bagarre. J'ai occupé le milieu de peloton, cherchant à progresser. Ainsi, revenir avec une Aprilia d'usine avec laquelle j'ai la chance de gagner des courses et le titre mondial est un état d'esprit différent pour lequel je suis vraiment préparé".

C'est également ce que recherche Shaun Muir, big boss du team Milwaukee, qui s'apprête à changer de moto pour la troisième année consécutive et souhaite malgré tout - ou justement, grâce à cela... - enclencher la vitesse supérieure.

"Signer pour trois ans en WSBK permet de prendre son temps", appréciait récemment le futur patron d'Eugene au micro de WorldSBK.com. "Nous n'avons pas été à la hauteur cette année, nous le reconnaissons et nous n'avons jamais sous-estimé le challenge et le championnat".

"Nous savions que le défi était relevé", insiste Mister Muir, "et nous avons reçu un énorme soutien de la part de la Dorna, de leurs équipes notamment en termes logistique, mais nous avons été pénalisé au début car nous n'avons décidé de passer chez BMW qu'en novembre dernier, nous laissant très peu de temps pour effectuer des tests avant de décoller pour l'Australie".

À l'instar de l'excellente écurie Althea - titrée avec Ducati et Checa en 2011 ! -, le team Milwaukee n'a pas réussi à exploiter le potentiel supposé "Kolossal" de la S1000RR, Josh Brookes et Karel Abraham peinant à passer le barrage de la SP1 aux essais et terminant exceptionnellement leur course dans le "Top 10"...

En s'associant l'an prochain avec l'usine de Noale, l'équipe Milwaukee devrait cette fois être en mesure d'atteindre ses objectifs qui, malgré une première année en deçà des espérances, demeurent parfaitement nets dans l'esprit du team manager : "figurer régulièrement dans le Top 8 et jouer le podium".

Shaun Muir va même un peu plus loin : "il y a deux équipes d'usine qui mènent actuellement et nous devons mettre fin à cette hégémonie. Cette première saison était pour nous une année d'apprentissage, sur laquelle nous comptons capitaliser pour attirer des top pilotes qui nous mèneront aux avant-postes".

Moto-Net.Com va à son tour un peu plus loin : il serait bon pour l'ensemble de la discipline de bouter les pilotes britanniques (anglais, gallois ou nord-irlandais, suivez notre regard...) hors des podiums WSBK, non ?! L'an dernier, les British avaient décroché 65 "médailles" sur les 78 mises en jeu. Cette année, ils en sont à 41 sur 54...

Avec Eugene Laverty donc, l'équipe Aprilia Milwaukee s'offre les services d'un très grand pilote, capable de doubler Marco Melandri par l'extérieur (lors de la finale à Jerez en 2013 !),d'assurer à Max Biaggi un second titre WSBK (en 2012) et surtout de remporter le titre l'année prochaine.

Un seul objectif : devenir champion du monde

À condition bien sûr que l'Aprilia RSV4 retrouve son meilleur niveau : les motos engagées cette année par le team Iodaracing et confiées au champion de Superstock 1000 Lorenzo Savadori et à l'ancien pilote MotoGP Alex de Angelis ne sont pas au niveau des Ninja et Panigale officielles.

"L'année prochaine, ce sera vraiment excitant", prévoit tout de même l'irlandais. "Il y a beaucoup de bons pilotes maintenant et il y en aura davantage l'année prochaine avec Stefan Bradl venant du MotoGP et moi-même. Cela sera vraiment compétitif. Bien sûr, Jonathan Rea est champion du monde et mène la course au titre aujourd'hui. Il sera difficile à battre, mais beaucoup sont motivés pour le battre".

"Je reviens avec un seul objectif : devenir champion du monde", conclut le n°50... qu'on rêverait d'associer à un autre n°50, français cette fois, mais tout aussi désireux de retrouver les avant-postes, avide de battre les Britanniques et motivé pour (re !) devenir champion du monde : Sylvain Guintoli, "of course" !

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