• L'essentiel
  • -
  • En savoir plus...
ESSAI
Paris, le 3 juillet 2008

Le retour du faucon

Le retour du faucon

Aaah, la fameuse Hayabusa... Que n'a-t-on pas dit et écrit sur cette machine ! Que vaut donc ce nouveau millésime de GSX 1340 R Hayabusa ? Est-ce le vestige politiquement incorrect d'une époque révolue, ou une vraie routière sportive attachante ? Essai !

Imprimer

Par les temps qui courent, la Suzuki GSX 1340 R Hayabusa pourrait presque paraître presque anachronique : une sportive trop lourde pour tourner efficacement sur piste et dont l'une des principales raisons d'être est de cruiser à très grande vitesse sur autoroute n'est plus vraiment dans l'air du temps... Mais dix ans après sa sortie, Suzuki persiste en faisant évoluer son monstre... Et qui s'en plaindrait ?

Essai Suzuki GSX 1340 R Hayabusa 2008 : le retour du faucon

En 1998, lorsqu'elle est dévoilée au grand public, l'Hayabusa fait l'effet d'une véritable bombe : 175 ch en version libre et pas moins de 306 km/h en vitesse de pointe...

Et une gueule à nulle autre pareille ! A cette époque - pas si lointaine, finalement... - où la vitesse est encore un argument marketing, la nouveauté fait un carton car il y a - et il y aura toujours - une clientèle pour "la plus rapide".

Une légende vivante

Quand on roule au guidon d'une Hayabusa, il est impressionnant de constater la notoriété dont elle jouit non seulement auprès des motards, mais également auprès de non-initiés... Sa réputation sulfureuse et son esthétique si particulière en ont fait un véritable mythe.

Et le phénomène n'est pas prêt de s'arrêter puisque le nouveau millésime (présenté à Rome l'été dernier, lire Moto-Net.Com du 2 juillet 2007) enfonce le clou en conservant - heureusement ! - son design agressif et très facilement identifiable, à mi-chemin entre le squale et le missile sol-sol...

Essai Suzuki GSX 1340 R Hayabusa 2008 : le retour du faucon

Mais surtout, le monstre gagne 22 ch dans le monde libre et flirte désormais avec les 200 ch pour concurrencer la Kawasaki ZZR 1400 et ses plus de 200 ch (avec l'air forcé).

Tant pis pour nous !

Certes, ces considérations de puissance sont secondaires pour nous autres motards français, assujettis au bridage à 106 ch. La nouvelle Hayabusa se voit donc amputée de pas moins de 91 ch en entrant dans l'Hexagone ! On devra faire avec... à moins de se mettre en infraction et risquer de très gros pépins avec son assureur et les autorités en cas d'accident !

Dès lors, il convient de se poser la question : l'Hayabusa vaut-elle le coup d'être achetée et utilisée en France ? C'est ce à quoi nous avons tenté de répondre lors de cet essai... en essayant de garder les points de permis qu'il nous reste !

Essai Suzuki GSX 1340 R Hayabusa 2008 : le retour du faucon

Plus squale que faucon

Les lignes massives de l'Hayabusa ("faucon" en japonais) évoquent en réalité plus un squale qu'un rapace : il faut dire que ces prédateurs des océans sont parfaitement profilés, tout comme l'est la Suzuki pour croiser à des vitesses inavouables.

Et si sa face avant évolue peu, sa coque arrière se voit redessinée, de même que les deux échappements triangulaires pour une meilleure aérodynamique.

Le pilote se trouve complètement intégré et protégé par ce carénage large et enveloppant.

On regrette juste que la bulle soit fumée, car ce n'est pas idéal pour se planquer derrière et regarder au travers.

Essai Suzuki GSX 1340 R Hayabusa 2008 : le retour du faucon

Sport cool

La position du pilote n'est pas trop extrême : l'appui sur les poignets est très raisonnable et les jambes sont modérément repliées. L'Hayabusa conviendra aux grands gabarits. La hauteur de selle de 805 mm est correcte. La selle est assez large, comme le réservoir d'essence qui perd pourtant un litre par rapport à l'ancien modèle (21 litres).

Les bracelets sont également assez écartés, ce qui offre un bras de levier important et nécessaire, compte tenu de la masse et de l'inertie de l'engin.

L'ergonomie est soignée et l'on regrettera juste que le haut du tableau de bord ne soit visible qu'en se baissant, ce qui est parfois gênant en ville.

Essai Suzuki GSX 1340 R Hayabusa 2008 : le retour du faucon

Hayab' what I am...

Antidémarrage à clé codée, amortisseur de direction, suspensions entièrement réglables, shift-light : la GSX 1340 R présente un équipement complet et de qualité. Le tableau de bord est classieux et valorisant, avec son indicateur de rapport engagé qui trône bien au milieu.

En revanche, on aurait préféré un compteur de vitesse digital plus facile et plus précis à regarder que l'analogique, surtout aux allures qu'autorise l'engin.

Sous la selle passager, on trouve une trousse à outils bien lotie et un espace très correct qui permet de loger sans problème un U ou une chaîne.

De part et d'autre de l'assise, on trouve également quatre diabolos très pratiques pour attacher facilement un sac sans risquer de rayer le carénage.

Essai Suzuki GSX 1340 R Hayabusa 2008 : le retour du faucon

Supportable en ville

Compte tenu de la réputation et des mensurations généreuses de la bête, on aborde l'Hayabusa avec humilité et circonspection... Le poids - autour des 250 kg tous pleins faits - se fait indéniablement ressentir lors des manoeuvres moteur coupé ou au pas. Mais dès qu'on passe la barre des 20 (vingt !) km/h, la Suzuki se montre bluffante de facilité.

Le rayon de braquage s'avère très correct pour une sportive et la transmission douce et précise fait merveille dans la circulation.

L'injection électronique est parfaitement maîtrisée et ne génère aucun à-coup, ce qui permet de rester sur un rapport supérieur et de profiter du couple et de l'élasticité extraordinaires du 4-cylindres.

Donc, même si ce n'est pas son terrain de prédilection, l'Hayabusa se montre très conciliante en ville. On aura juste un peu mal à la nuque au bout d'un moment...

Essai Suzuki GSX 1340 R Hayabusa 2008 : le retour du faucon

Vivement la route

Très vite, l'Hayabusa donne envie de s'échapper vers des horizons plus dégagés ! Le confort de selle et la protection sont plus dignes d'une bonne routière que d'une sportive.

En restant à peu près raisonnable, l'autonomie avant réserve tourne autour des 200 km, avec une consommation moyenne de 7,6 l aux 100 km.

En roulant vraiment plus fort, la conso peut monter à 8,5 ou 9 litres, mais guère plus. Il est d'ailleurs assez difficile de se raisonner et de conserver une vitesse de croisière décente lors des jonctions sur autoroute...

Le duo est quant à lui très largement conseillé sur l'Hayabusa, qui est l'une des rares motos à se montrer aussi agréable à piloter seul qu'à deux.

Le passager est bien accueilli avec une selle large et moelleuse, une énorme poignée passager très agréable et des repose-pieds pas trop hauts.

Essai Suzuki GSX 1340 R Hayabusa 2008 : le retour du faucon

A l'attaque !

Déjà fort apprécié en utilisation normale, le train avant de l'Hayabusa fait réellement merveille quand on hausse le rythme. Léger et intuitif, il offre une grande facilité de pilotage tout en assurant une stabilité et une sérénité totale. En outre, il permet de freiner tard sur l'angle.

Le châssis est sain, à défaut d'être hyper agile en raison du poids respectable de l'engin. Beaucoup plus lourde que les hypersportives récentes, l'Hayabusa est forcément moins vive et demande de l'expérience et un sens aigu des trajectoires pour être vraiment efficace.

Le frein avant est le seul détail réellement décevant dans la partie cycle de la Suzuki : s'il se montre puissant et dosable, il manque en revanche singulièrement de mordant à la prise du levier et d'un peu d'endurance en usage extrême.

Bien sûr, l'Hayab' préférera les grandes courbes rapides et bien revêtues que les départementales sautillantes, mais elle s'en acquittera de bonne grâce.

Essai Suzuki GSX 1340 R Hayabusa 2008 : le retour du faucon

Puissante mais jamais violente

Le 4-cylindres de 1 340 cm3 est un vrai régal dans tous les modes d'utilisation. Très souple et gavé de couple, il ne rechigne jamais à descendre trop bas dans les tours et ne s'essouffle pas dans le haut du compte-tours (et encore moins en full).

Par rapport au précédent millésime, il gagne 41 cm3 et surtout 1,3 mkg, soit 13,1 mkg à 4 700 tr/mn.

La magie de ce moteur est de se montrer surpuissant mais jamais brutal, ce qui permet de l'exploiter sans arrière pensée, y compris sur des rapports inférieurs et sur l'angle. Un nouvel embrayage anti-dribble ajoute à l'agrément de conduite et autorise de gros rétrogradages sans craintes particulières.

De plus, comme sur le reste de la gamme GSX-R et sur la B-King (lire notamment notre Essai Moto-Net.Com du 22 août 2007), l'Hayabusa dispose du S-DMS, le Suzuki Drive Mode Selector.

Essai Suzuki GSX 1340 R Hayabusa 2008 : le retour du faucon

Ce bouton placé sur le commodo droit permet de choisir entre trois modes de cartographies d'injection (A, B et C) pour profiter de tout ou partie de la puissance du 4-cylindres (lire notamment notre Essai Suzuki GSX-R 1000, Moto-Net.Com du 14 juin 2007.

Une fonctionnalité très utile sur la version libre de l'Hayabusa, mais qui se montre beaucoup moins intéressante sur la version française... Seul le mode C, qui réduit franchement l'arrivée de la puissance et du couple à la roue arrière, offrira un réel intérêt dans des conditions d'adhérence précaires (pluie, feuilles, grands froids, etc.).

106 ch : frustrant ou suffisant ?

N'en déplaise aux puristes, même amputée de 91 chevaux, l'Hayabusa s'avère très plaisante à piloter car son bridage a été réalisé très correctement. Il n'y a qu'à très hauts régimes que l'on sent que la machine ne donne pas le meilleur de ce qu'elle a. Mais si l'on se donne la peine de s'occuper de ses 106 ch français sur route sinueuse, il y a déjà de quoi se faire extrêmement plaisir... et mettre à mal le pneu arrière !

Avec un franc soleil et une température de 25°, le Bridgestone BT 015 de notre modèle d'essai a rendu les armes au bout d'une petite demi-heure de séance photo...

Essai Suzuki GSX 1340 R Hayabusa 2008 : le retour du faucon

Surchauffé et plein de boulettes, le pneu, débordé par le couple du 1 340 cm3, s'est lancé dans de grandes glisses en sortie de courbes ! Heureusement, ces décrochements se sont toujours révélés doux et parfaitement maîtrisables. Nous avons donc été contraints de laisser le pneu refroidir, sous peine de le ruiner purement et simplement !

Super routière sportive

Avec la radicalisation des sportives modernes, l'Hayabusa a donc subrepticement glissé de la catégorie des "chasseuses de chronos" vers celle des "routières canailles". De toute façon, les "sportifs purs et durs" seront déçus par son poids, et les "chasseurs de radars" finiront vite en prison...

En revanche, les motards qui font peu de ville, qui aiment se faire plaisir en pilotage et qui voyagent souvent seul ou à deux seront comblés par le nouveau faucon de Suzuki, y compris dans sa version légale dotée de 106 chevaux !

L'Hayabusa a donc réellement une raison d'être et devrait rouler encore longtemps sur nos belles routes. Mais le rêve a un prix : 13 999 euros, sans parler de l'assurance et des pneus arrière !

.

.

Commentaires

Bestof: 
1
Lectures: 
0
J'ai possédé un faucon en 1999 couleur champagne.Très bonne bécane,très sûre,mais protection trop juste pour pouvoir vraiment profiter de toutes ses qualités.Je l'avais fait débridé,et le nombre de fois ou j'ai pris 300km/h ne se compte plus,mais fallait s'accrocher ,car sans protection,c'est chaud! C'est la seule bécane qui m'a donné l'impression que les villes sont toutes très proches les unes des autres! Enfin c'est du passé,maintenant j'ai un GPZ1100 de 1998 pour la balade,qu'on a pas envie de me voler,qui ne consomme pas,et qui me coûte 70 Euros par an d'assurance(collection).Voilà c'était ma participation à l'hommage d'une moto hors du commun.
Bestof: 
1
Lectures: 
0
Olivier, je trouve ton commentaire franchement sévère ... J'ai eu le modèle précédent et je rejoins les autres commentaires : j'ai beaucoup voyager avec mon Hayabuza et je consommais royalement 5.5l au 100 km, avec ma femme derrière et la moto chargée comme un mulet (plus de 250km d'autonomie avant reserve)... Je ne connais pas beaucoup de voiture capable de consommer aussi peu (en tout cas, pas mon Picasso pèere de famille qui pompe facile 10 l/100). Et pour ce qui est de la pollution, elle a tout (injection, catalytique, etc...), donc cela va là aussi ... Tout ce que j'ai fait avec elle, c'est sur, j'aurai pu le faire avec un "utilitaire" comme tu dis, mais je n'aurai pas moins consommé, ni moins pollué bien au contraire car ma moto utilitaire n'aurait pas été adaptée pour les voyages et les longues virées sur autoroute. La moto fait généralement la part belle au rêve et l'Hayabuza y répond parfaitement. Si la moto ne te fait pas rêver, c'est sûr, il faut alors rouler en scooter (sans racisme aucun) car c'est le meilleur outil pour les petits trajets maison-boulot. Perso, la moto est une passion et un scooter, aussi utile soit-il ne me fait pas rêver. Je n'ai pas les moyens d'avoir un scoot pour le boulot, et une routière pour les voyages, et un utilitaire quand je transporte des sacs, etc. Je n'ai qu'une seule vie et j'essaye donc de faire des choses sympas (pour moi!) dans la vie comme de rouler au guidon d'une aussi belle machine.

Ajouter un commentaire

Identifiez-vous pour publier un commentaire.

.

Les derniers essais MNC

Essai Z900RS SE : le meilleur des roadsters Kawasaki

Sortie en 2018, la Z900RS est déjà une excellente moto basée sur le best-seller Z900 et inspirée de l’originelle Z1 (mythique, MNC vous explique pourquoi). Or Kawasaki fête ses 50 ans de "Zed" avec, notamment, une Z900RS SE qui intègre l’amortisseur Öhlins de la Z1000R et le freinage Brembo de la Z H2. Un "Best Of" donc... et "Must Have" ?
Essai vidéo du scooter à trois-roues Kymco CV3

Kymco passe à la "puissance 3" avec son nouveau et ambitieux CV3, premier scooter à trois-roues propulsé par un bicylindre en plus d'être généreusement équipé : suffisant pour inquiéter la référence MP3 ? Réponses dans notre vidéo, en complément de notre essai complet à lire sur MNC.
Essai scooter à trois-roues CV3 : Kymco Met la Puissance 3 !

Kymco roule des mécaniques avec son nouveau scooter à trois-roues CV3 et son puissant bicylindre de 50,3 ch - architecture inédite chez les tripodes - pour se distinguer et tenter de surpasser la référence MP3 500. Pari réussi pour cette nouveauté taïwanaise accessible avec un permis voiture (B) ? Réponses dans notre essai MNC.
Kawasaki Z900RS SE et Z900 SE : le bilan de notre essai en vidéo

Outre des coloris 50th Anniversary proposés sur ses "roadzters" (sauce Sugomi ou néo-rétro), Kawasaki célèbre les 50 ans de la Z1 avec une paire d’éditions spéciales : la Z900RS SE et la Z900 SE dont Moto-Net.Com a pu tester le freinage avant Brembo et l’amortisseur arrière Öhlins. Bilan en vidéo.

A lire aussi sur le Journal moto du Net

Régulateur de vitesse moto universel Beracruise Skate Lock

Le français Philippe Beraka invente le premier régulateur de vitesse à aimants adaptable sur tous les accélérateurs de motos, scooters et quads. Simple à installer et à utiliser, ce Beracruise Skate Lock est sans entretien et inusable, en plus d'être à un prix accessible.
Pourquoi Fabio Quartararo sera pénalisé au GP de Grande-Bretagne 2022 ?

Non vraiment, Moto-Net.Com pose la question à la direction de course du MotoGP  : pourquoi Fabio Quartararo devrait-il réaliser un "Long Lap" lors du prochain Grand Prix MotoGP à Silverstone ? Parce que son dépassement sur Aleix Espargaro à Assen était trop ambitieux ! Vous n’êtes pas bien sérieux...
Pays-Bas 5 commentaires
Yamaha fulmine contre la sanction "injuste et incohérente" reçue par Quartararo

Le team officiel Yamaha ne digère pas - loin s'en faut - la pénalité de tour rallongé (Long Lap) que devra observer son leader Fabio Quartararo lors du prochain Grand Prix en Grande-Bretagne. Son directeur Lin Jarvis fustige le manque d'équité, d'objectivité et de cohérence des commissaires MotoGP : rien que ça !
Pays-Bas 2 commentaires
Réactions des pilotes MotoGP au fracassant Grand Prix des Pays-Bas 2022

Vainqueur magistral des deux derniers GP, Fabio Quartararo est tombé de son piédestal ce dimanche à Assen. Tombé deux fois ! Bagnaia, Bezzecchi, Vinales et Aleix Espargaro abordent la longue pause estivale plus sereinement que notre champion toujours leader au provisoire. Et que Zarco toujours troisième ? Réactions du Top 10 et plus.
Le constructeur anglais CCM lance une nouvelle moto : la Classic Tracker

Clews Competition Machines (CCM) - petite marque britannique aux origines tout-terrain - produit une gamme de séduisantes motos rétros à moteur monocylindre : dernière en date, la Classic Tracker. Présentation.
Piaggio succède à KTM à la tête de l'association européenne des constructeurs de motos (ACEM)

L'association européenne des constructeurs de motos confie sa présidence à Michele Colaninno, directeur général produits, marketing et innovation du groupe Piaggio. La diminution des émissions de carbone et l'électrification sont les enjeux majeurs de son mandat de deux ans.
HJC lance le casque modulable i100 avec mentonnière réversible 

Le nouveau casque i100 de HJC est le premier modulable de la marque coréenne doté d'une mentonnière basculable sur l'arrière. Équipements et aspects pratiques font aussi partie des arguments de cet ouvrable qui répond à la nouvelle norme ECE 22-06. Présentation.

Soutenez le Journal moto du Net

Aidez les petites entreprises françaises qui payent leurs impôts : en vous abonnant à MNC Premium, vous lisez toutes les infos réservées sans pub intrusive, vous profitez de nombreux avantages (invitations, annonces gratuites, réductions, etc.) et vous préservez notre indépendance !

ARTICLES PREMIUM   |   JE M'ABONNE !

Guide 2022 des nouveautés moto et scooter : infos, essais et prix

PARCOURS

  • 600 km
  • Ville, autoroutes, nationales et routes de campagne
  • 7,6 l/100km

POINTS FORTS

  • Train avant magique !
  • Moteur puissant et conciliant
  • Polyvalence sport/route/duo

POINTS FAIBLES

  • Manque de mordant du frein avant
  • Consommation de pneus arrière...
  • Piège à permis !
  • En savoir plus...