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Paris, le 15 février 2019

Interview Lucas Mahias (Kawasaki) : En test les chronos ne servent à rien, c'est une connerie

Interview Lucas Mahias (Kawasaki) : en test, les chronos ne servent à rien, c'est une connerie

Moto-Net.Com a appelé Lucas Mahias juste avant son départ pour l'Australie et la première manche du World Supersport 2019. Un peu "vert" des performances en retrait de sa R6 officielle l'an dernier, le champion WorldSSP 2017 a décliné une offre en Superbike pour rouler sur la ZX-6R de Sofuoglu chez Kawasaki Puccetti. Il nous explique ça... et plein d'autres choses ! Interview.

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Moto-Net.Com : Salut Lucas, comment ça va ?
Lucas Mahias :
Bah écoute ça va, tout est au top ! Je suis content d'avoir signé chez Kawasaki et d'avoir bien travaillé cet hiver. Tout va bien, aucun souci à l'horizon : je suis concentré à 100% sur cette saison pour essayer de récupérer le titre.

MNC : Quel bilan global tires-tu de ta saison 2018 ?
L. M. :
Il est positif. Je n'ai pas grand-chose à me reprocher, j'ai l'impression d'avoir fait mon boulot. Maintenant, on a eu pas mal de soucis techniques, on a manqué de performances surtout en milieu de championnat, ce qui nous a coûté le titre à mon avis. Mais je n'ai pas perdu mon rythme ni ma vitesse, au contraire : on a tourné plus vite que l'année précédente (2017, celle de son sacre mondial, NDLR !) sur quasiment tous les circuits.

MNC : Ta moto semblait peiner dans les lignes droites, c'était flagrant en début de saison sur le circuit de Buriram ! C'était dû à la puissance, la démultiplication ?
L. M. :
C'était la puissance. Et ce n'était pas qu'en Thaïlande : on a eu ce même problème du début jusqu'à la fin de saison ! C'était le point noir 2018 : les performance moteur et la gestion des préparations moteur qui a vraiment peiné.

"J'ai appris à fermer ma gueule, à sourire devant les caméras"

MNC : Tu roulais pourtant dans le team officiel avec la R6 d'usine préparée par Yamaha en Italie...
L. M. :
Oui, j'ai fait deux ans chez Yamaha, j'ai eu deux préparateurs différents et les deux fois on n'avait pas ce qu'il fallait. Le problème dans un team officiel, c'est l'inertie. Je compare ça à une boîte de plomberie : pour la grosse PME qui emploie 500 ouvriers et souhaite changer de fournisseur de raccord de tuyaux, ça risque d'être très, très compliqué, il faut passer par pleins d'étapes. Alors que le plombier qui bosse seul à son compte va pouvoir changer du jour au lendemain. Nous, c'est un peu la même chose : les teams privés peuvent rapidement modifier leurs pièces et leurs préparateurs, mais ce n'est pas le cas des teams officiels de grandes marques comme Yamaha.

MNC : Tu n'es pas monté sur le podium durant six courses, sept en comptant Portimao que tu as finalement officiellement gagné. Tu restais dans le Top5, certes, mais ce n'était pas ton objectif... Comment l'as-tu vécu ?
L. M. :
Je n'ai pas eu le choix. J'avais juste à fermer ma gueule et attendre que ça se passe... Ce qui est particulièrement dur pour moi, car j'aime bien l'ouvrir et dire quand ça ne va pas. Ça m'a permis d'apprendre plein de choses : la fermer, sourire devant les caméras quand c'est complètement la merde, mentir aux journalistes (rires).

Interview Lucas Mahias (Kawasaki) : les chronos des tests ne servent à rien, c'est une connerie

MNC : Tu pouvais quand même t'exprimer en interne, donner ton avis ? Ou tu devais aussi faire profil bas ?
L. M. :
C'est pas évident, tu peux pas...

MNC : Tout dépend de la manière...
L. M. :
Oui, je le disais qu'on avait des problèmes de performances. Mais ce n'est pas ce que t'as envie de dire quand tu descends de la moto, que t'es 4ème et que tu avais le rythme pour gagner... J'ai fait six poles dans l'année, ce qui signifie bien que j'étais rapide. Mais ensuite je peinais à terminer sur le podium et je voyais le titre s'échapper... Quand la course s'arrête, tu n'as pas envie de dire que tu manquais de performances, tu veux plutôt dire que ta moto c'est une m***, que personne n'est capable de faire les choses correctement et que ça commence vraiment à te péter les c*** de te faire battre par les teams privés. Mais tu assures le politiquement correct, en plaçant de temps en temps que tu n'y es pour rien...

"J'arrivais à aller vite sur un tour, mais pas sur une course"

MNC : Tu as douté de toi, même si tu gardais effectivement ta vitesse ?
L. M. :
Au bout d'un moment tu doutes, c'est humain, c'est normal. Tu ne peux pas passer ta vie à toujours blâmer le matériel. Automatiquement, au bout d'un moment tu te remets en question. C'est mon cas, je fais partie de ces mecs qui se remettent régulièrement en cause, qui analysent un peu tout. Je savais que la moto manquait de perf', mais je me posais tout de même des questions : j'arrivais à aller vite sur un tour mais pas sur une course. Pourquoi ? Comment ? Mais au final, tout le monde te le dit, ça se voit à la TV comme à l'acquisition de données : le moteur manque de performance et ça engendre plein d'autres problèmes sur le châssis, mais aussi dans l'équipe... Pour être champion du monde, il faut que tout soit parfait. Au moindre grain de sable, la machine s'enraye.

Interview Lucas Mahias (Kawasaki) : les chronos des tests ne servent à rien, c'est une connerie

MNC : Tu as connu une fin de saison rocambolesque, avec deux victoires le même week-end (du jamais vu en Supersport !) et la 2ème place au championnat. C'était presque une "happy end" qui te remotive pour l'hiver ?!
L. M. :
Oui, c'est sûr. Sauf que cette fin de saison, je ne la dois pas à une amélioration des performances de la moto. Rien n'avait changé ! J'ai compris que le championnat était hors de portée et que je devais rouler à 110% en espérant que ça passe, sinon tant pis. C'est ce que j'ai fait, ça a payé, mais ce n'était pas possible sur une saison complète. J'ai poussé au maximum sur les quatre dernières courses, j'ai récupéré ma victoire à Portimao - ce qui était logique -, mais je me suis aussi blessé à la cheville à Magny-Cours. J'ai fait 3ème alors que je sortais de Portimao où j'avais été déclassé.

MNC : Tu aurais roulé différemment si tu n'avais pas temporairement perdu ta victoire au Portugal ?
L. M. :
On ne peut pas dire... Je me serais peut-être plus battu pour faire 2ème ou essayer de gagner la course. Je ne sais pas. J'étais quand même content de la fin de saison car la deuxième place du championnat était un cadeau un peu servi sur un plateau. Mais quand tu viens de décrocher un titre, tu ne te lances pas la saison suivante pour finir deuxième ou troisième.

"Je préfère me battre pour la victoire en Supersport "

MNC : Cet hiver, on attendait l'annonce de ton passage en Superbike. C'était ton objectif initial ?
L. M. :
Oui, bien sûr que je voulais aller en Superbike. Maintenant, je préfère être sur une moto ou dans une équipe qui me permette de me battre tous les week-ends pour la victoire en Supersport plutôt que vouloir absolument me bran*** à dire que je suis en Superbike sur une moto qui finit 10ème, ou 6-7ème quand tout va bien. Une ou deux saisons comme ça, ça ne me plairait pas. Je serais vite malheureux. J'ai besoin de gagner, de me battre pour une victoire, de savoir que tous les week-ends je peux monter sur le podium.

Interview Lucas Mahias (Kawasaki) : les chronos des tests ne servent à rien, c'est une connerie

MNC : La R1 que proposait Yamaha à son champion WorldSSP 2017 et vice-champion 2018 n'aurait pas permis de viser le podium ?
L. M. :
J'aurais eu la moto que Cortese roule, celle que Melandri a récupérée... Mais avec un contrat d'un an seulement, un salaire qui ne me convenait absolument pas, du matériel inférieur à celui du team officiel : une moto par pilote, de nouvelles pièces peut-être en retard... Cela faisait trop de points négatifs.

MNC : Du coup comme en 2017, il n'y aura pas de pilotes français en World Superbike. C'est triste, inquiétant, pas grave, logique ?
L. M. :
C'est un peu compliqué... Franchement, je ne sais pas à quoi c'est dû. On est quatre en Supersport mais il n'y a personne en Superbike. En tout cas il y a un vrai problème avec cette catégorie, je pense qu'il y a eu une c*** dans le pâté à un certain moment parce que le plateau est étrange : il y a des mecs qui ont fait des podiums l'an dernier qui se retrouvent en British Superbike (Xavi Forés, NDLR), d'autres qu'on ne connaît pratiquement de nulle part et qui montent sur de bonnes motos...

"Le Superbike, il y a eu une c*** dans le pâté à un certain moment "

MNC : Depuis que MNC suis le WSBK (2005 !), il y a toujours eu au moins un français sur le plateau, avec des résultats parfois excellents : Laconi sur Ducati, Guintoli sur Aprilia, Baz sur Kawasaki...
L. M. :
Boh, je sais pas. Il y a des années avec, d'autres sans. C'est comme ça.

MNC : C'est une question de budget, non ?
L. M. :
Franchement je ne sais pas, je n'arrive pas à comprendre. Il y a aussi le coup des trois courses par week-end, alors que les courses sont chiantes à mourir. Même moi qui suis sur le championnat, je ne regarde que les deux premiers tours et c'est terminé. C'est dommage car cette catégorie-là, il y a dix ans, faisait presque de l'ombre au MotoGP parce qu'il y avait presque toujours de l'action. Aujourd'hui, les pilotes se bagarrent un peu au début, après ils se suivent tous avec une seconde et quelques d'écart.

Interview Lucas Mahias (Kawasaki) : les chronos des tests ne servent à rien, c'est une connerie

MNC : Et encore, il y a de la bagarre le dimanche à cause de - ou grâce à - la grille inversée...
L. M. :
Oui, mais ça ne rime à rien. Maintenant il va y avoir une course de 10 tours le dimanche. Les organisateurs ne savent plus quoi inventer. Ce qui est bizarre aussi, c'est qu'il y a de belles courses en Supersport, de belles bagarres devant, donc il y a de plus en plus de gens qui s'intéressent à cette catégorie, mais les constructeurs ne sortent plus de 600 cc. À côté de ça, on met de l'argent dans le Superbike, de nouveaux modèles sortent tous les deux ans, les marques investissent, mais le championnat est nul à ch***...

MNC : Que faudrait-il faire pour revigorer le Superbike ?
L. M. :
Il faudrait qu'ils se réveillent ! Enlever l'électronique, mettre des pneus qui favorisent la bagarre... Je ne sais pas, mais autre chose que des grilles inversées ou trois manches par week-end.

"En Grand Prix les teams sont dans leur bulle"

MNC : C'est pour ça que Moto-Net.Com va suivre le Superbike d'un peu plus loin et se focaliser sur le Supersport. Tu l'as souligné, il y a quatre pilotes français engagés cette saison et les Français ont toujours été forts en WorldSSP. D'où vient cette "French Touch" ? On en a discuté récemment avec ton futur adversaire Jules Danilo, qui considére que c'est en raison du championnat français qui ne permet pas aux jeunes de percer sur les vraies motos de course (Moto3) et les aiguille plutôt sur du 600...
L. M. :
Oui, je suis d'accord. Le Supersport est aussi une catégorie sympa, ça se bagarre bien, ça ne coûte pas très cher, le pilotage est peut-être davantage mis en avant que dans d'autres. Et encore une fois, en France on n'a pas la culture de la vraie moto de course. Tu vois bien en Grand Prix, les teams sont dans leur bulle, leur monde, ils ne prennent que des gamins sui sortent de leurs coupes à partir de 12-15 ans, qui sont déjà stickés Red Bull ou Repsol et montent jusqu'à la MotoGP. Automatiquement, ça laisse peu de places pour les Français. Il y a d'autres nationalités qui bénéficient de beaucoup de sponsoring, où la moto est suivie par la population, ce qui n'est pas forcément le cas en France. Très peu de pilotes peuvent sortir du lot et aller en Grands Prix. Je pense que le Supersport et le Superbike sont plus accessibles. Un mec qui s'entraîne et fait ses armes en France peut aller directement en Mondial : la marche n'est pas si élevée que ça. Moins qu'en GP.

Interview Lucas Mahias (Kawasaki) : les chronos des tests ne servent à rien, c'est une connerie

MNC : Tu suis le championnat de France Superbike ? Que penses-tu de cette antichambre du Mondial justement ?
L. M. :
Oui je le suis un petit peu, j'essaie d'aider quelques gamins. Mais c'est difficile : l'an dernier je suis allé sur deux courses et je n'ai vu personne, du moins en 600, qui sortait vraiment du lot...

MNC : ... contrairement à toi qui avait écrasé le championnat en 2014 !
L. M. :
Ouais... Mais même avant, il y avait des grands noms en championnat de France, des gars qui roulaient vite. Là, j'ai l'impression que ce n'est pas top, top, top. Je vois qu'en Superbike ça va vite, mais c'est pareil, il y en a trois rapides et un gros trou derrière. Je suis un peu inquiet niveau 600 : on est quatre aujourd'hui, mais je ne vois pas grand monde dans les deux ou trois prochaines années. Je ne vois pas de gamin vraiment prometteur.

"Je n'ai vu personne en Supersport français qui sortait du lot "

MNC : Vous êtes obligés de tenir le coup encore trois ou quatre saisons !
L. M. :
Voilà, c'est ça (rires).

MNC : Parlons de 2019... C'est une nouvelle saison, une nouvelle moto, une nouvelle équipe... Tu le sens bien ?
L. M. :
Oui, oui. J'en saurai plus dans quelques jours ! Pour l'instant ça va, j'ai fait des tests, l'équipe est sympa, la moto est correcte.

Interview Lucas Mahias (Kawasaki) : les chronos des tests ne servent à rien, c'est une connerie

MNC : Par rapport à la Yamaha, comment se comporte la Kawasaki ? Tu dois changer ton style de pilotage ?
L. M. :
Oui, tu sens que c'est une vieille moto, elle date de 2009 et ne bénéficie pas des dernière avancées, notamment électroniques, qui se trouvent sur la Yamaha. La ZX-6R n'est pas une mauvaise moto, ce n'est pas la meilleure mais pas la pire non plus. Tu sens qu'elle a un certain âge. Je l'ai pilotée sur deux circuits seulement, il faut attendre de voir sur les autres, et en course aussi avec tout le monde autour. C'est un peu trop tôt pour statuer.

"Les Supersport 600 deviennent de vrais poumons sur la route"

MNC : Tu parlais d'étrangeté... Kawasaki (re)lance une 636 dans le commerce en 2019 mais tu roules sur un modèle de 2009, ce n'est pas très cohérent !
L. M. :
C'est le règlement qui veut ça, on roule sur des 599 cc, pas plus. Mais je sais qu'ils sont en train d'essayer de changer les règles du Supersport. Aujourd'hui les marques ne sortent plus de 600 parce que les motos deviennent de vrais poumons sur la route, or personne ne veut acheter ce genre de motos. Certaines marques sortent donc des modèles qui cubent un peu plus, un peu comme à l'époque des 750. Je me demande si la catégorie ne devrait pas évoluer dans ce sens, vers des motos un peu plus performantes comme des Ducati 800, ou comme on a vu au dernier salon de Milan une Aprilia 660 un peu sportive... Je sais que les constructeurs et promoteurs sont en pourparlers afin de modifier les règles. Qui sait, peut-être que la 636 pourrait rouler en 2020 ?

MNC : Ta moto c'est donc celle de Sofuoglu. Tu as juste remplacé les stickers ?
L. M. :
Oui, c'est un peu ça. La moto n'a pas subi de grandes évolutions. L'avantage, c'est que l'équipe la connaît par coeur !

MNC : Tu intègres l'ancienne équipe de Kenan. Tu gardes ses mécanos ?
L. M. :
Dans l'ensemble oui, mais j'ai pris un chef mécano français et j'ai modifié quelques petites choses.

Interview Lucas Mahias (Kawasaki) : les chronos des tests ne servent à rien, c'est une connerie

MNC : Cette équipe Puccetti était ultra compétitive avec Kenan Sofuoglu, beaucoup moins avec ton futur coéquipier Hikari Okubo. Comment tu te situes à l'issue des tests de Jerez et de Portimao, face aux Yamaha qui sont les références ?
L. M. :
Je trouve que ça va. On a fini les tests assez proche des Yamaha : à deux dixièmes de Caricasulo qui a établi le nouveau record de Jerez, un peu plus loin de Cluzel à Portimao mais il n'avait fait qu'un tour rapide. Sachant que nous n'en sommes qu'au début : on est encore en train d'essayer plein de pièces pour que ça me convienne. Donc on est plutôt pas mal !

"Les tests servent à essayer des pièces, pas claquer des chronos"

MNC : La période hivernale est toujours spéciale, pour le public en tout cas qui ne sait pas quels pneus étaient chaussés, quelle moto était roulée, etc. Les tests sont-ils de bons indicateurs pour les pilotes ?
L. M. :
Non, les chronos ne servent à rien, c'est une connerie même. On ne devrait même pas communiquer les temps, ce serait mieux pour tout le monde. Les tests sont faits pour essayer plein de choses et comme tu dis, on ne peut pas savoir qui fait quoi, sur quelle moto, ce qui se passe... Sur une 600, il suffit de mettre une bonne essence, non-réglementaire, pour gagner pratiquement trois chevaux. Donc qui te dit que sur un tour, il n'y a pas un team italien ("ma qué ?", NDLR) qui tente un coup de bluff avec un moteur qui va bien ? Le problème c'est que l'hiver est un peu long, les gens attendent, attendent... Et dès qu'un chrono sort ils tirent des conclusions, considèrent que ce pilote-là va être le favori cette saison... Il faut prendre un peu de distance : les tests sont là pour essayer des pièces, pas pour claquer des chronos.

MNC : Ton objectif de la saison, c'est donc le titre ?
L. M. :
Bah oui !

MNC : (Rires) Et quels sont tes plans pour la suite ? Tu as déjà différentes options pour 2020 ?
L. M. :
Non, il faut voir comment 2019 va se passer. Je me concentre uniquement sur mon boulot, je ne fais pas de plans sur 2020.

Interview Lucas Mahias (Kawasaki) : les chronos des tests ne servent à rien, c'est une connerie

MNC : Petite question toute bête : l'an dernier tu portais le n°144, mais le règlement a changé cet hiver et vous n'avez plus droit aux numéros de course à trois chiffres... Sais-tu pourquoi ?
L. M. :
Non je ne sais pas, ils ont sorti ça de nulle part ! Je ne vois pas à quoi ça sert... Le problème, c'est que j'avais tout mon merchandising avec le n°144 ! C'est un peu compliqué... Mais c'est toujours comme ça, les règles apparaissent, on ne sait pas pourquoi.

MNC : Tu voulais garder le n°144 ? Ce n'était pas un numéro spécial lié à ton titre...
L. M. :
Bah oui, j'aurais gardé le n°144 bien sûr.

MNC : Tu vas devoir rééditer les t-shirts et casquettes !
L. M. :
Oui et ça coûte de l'argent.

MNC : Et tu n'as pas eu d'explications ?
L. M. :
On m'a dit que c'était pour une question de lisibilité.

MNC : Dis-leur de mettre des lunettes... En tout cas MNC en mettra pour te suivre de très près cette saison. On te souhaite bon vol pour l'Australie et bonne course !
L. M. :
Merci !

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