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BOL D'OR 2019
Paris, le 23 septembre 2019

Pilotes et team managers s'expliquent après un Bol d'Or particulièrement chaotique

Pilotes et team managers s'expliquent après un Bol d'Or particulièrement chaotique

La Suzuki officielle n°2 du SERT gagne le Bol d'Or 2019 tandis que trois de ses principaux rivaux abandonnent et qu'un équipage est carrément disqualifié... Retour sur une drôle d'épreuve.

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Après une course raccourcie de moitié à cause de conditions météo dangereuses (de 15h00 à 17h44 le samedi, puis de 6h00 à 15h00 le dimanche), la Suzuki du SERT avec Vincent Philippe, Etienne Masson et Gregg Black s'impose devant la Yamaha polonaise n°77 du Wojcik Racing Team (Gino Rea, Christoffer Bergman et Axel Maurin) et la BMW officielle n°37 (Ilya Mikhalchik, Julian Puffe et Kenny Foray).

La BMW n°6 du team ERC aux mains de Mathieu Ginès, Julien da Costa et Louis Rossi, un temps sur le podium, a finalement été disqualifiée pour réservoir non conforme, mais le principal coup dur de ce Bol d'Or 2019 reste l'abandon de trois équipes en lice pour le titre mondial : Honda n°5 (Josh Hook, Freddy Foray et Mike di Meglio), Yamaha n°7 (Marvin Fritz, Niccolo Canepa et Loris Baz) et Kawasaki n°1 (Jérémy Guarnoni, Erwan Nigon et David Checa)...

Podium du Bol d'Or 2019

 Vincent Philippe, pilote de la Suzuki n°2 du SERT (vainqueur) : "J'étais concentré sur le dernier relais et j'ai beaucoup apprécié que Damien (Saulnier, le nouveau team manager, NDLR) m'autorise à finir la course. Je remercie le nouveau SERT pour leur travail et leurs progrès quotidiens, mais je n'oublierai jamais l'ancienne équipe sans qui nous ne serions pas là".

Pilotes et team managers s'expliquent après un Bol d'Or particulièrement chaotique

Etienne Masson, pilote de la Suzuki n°2 du SERT (vainqueur) : "On ne pouvait pas rêver meilleure revanche sur Suzuka ! Comme quoi la persévérance et le travail finissent par payer. Toute l’équipe a fait du bon boulot mais c’est aussi le résultat de ces deux dernières années de travail. Ce n'était pas facile de reprendre la piste ce matin (après une longue interruption de course, NDLR) mais la moto fonctionnait bien et on a vite trouvé le bon rythme. C'était une course particulière car c'était le dernier Bol d'Or avec Vincent. On a vécu de très fortes émotions comme collègues et je suis très heureux de finir cette histoire sur une victoire".

Gregg Black, pilote de la Suzuki n°2 du SERT (vainqueur) : "Cétait une course très étrange. La piste était très piégeuse et la direction de course a pris la bonne décision pour la sécurité des pilotes. On a été réguliers pendant toute la course. L'équipe a vraiment bien bossé et je les remercie pour cette victoire car c'est ma première sur une épreuve de 24 heures".

 Gino Rea, pilote de la Yamaha n°77 du Wojcik Racing Team (2ème) : "On l'a fait ! On est deuxième au championnat du monde après le Bol d'Or, c'est incroyable pour un team privé. L'équipe a fait un boulot incroyable. Je n'arrive toujours pas y croire, on a pris les commandes pendant les deux premières heures de course puis de nouveau après l'interruption et le deuxième départ. On a maintenu des chronos rapides pour terminer deuxièmes scratch et premiers en coupe Dunlop des teams indépendants".

Pilotes et team managers s'expliquent après un Bol d'Or particulièrement chaotique

Axel Maurin, pilote de la Yamaha n°77 du Wojcik Racing Team (2ème) : "C'est juste incroyable d'être sur le podium du Bol d'Or,  grâce à la détermination de toute l’équipe Wójcik Racing Team et au rythme effréné de mes coéquipiers".

Kenny Foray, pilote de la BMW Motorrad World Endurance Team n°37 (3ème) : "Finalement on termine troisième, un grand merci à mon team et à mes coéquipiers et vraiment désolé pour vous les copains"...

Ilya Mikhalchik, pilote de la BMW Motorrad World Endurance Team n°37 (3ème) : "On termine troisième de la course après tout ce qu'il s'est passé en 24 heures, aucun mot n'est nécessaire ! Le travail finit par payer".

Catégorie Superstock

Robin Mulhauser, pilote de la Yamaha n°96 Moto Ain (vainqueur Superstock, 6ème scratch) : "Nous sommes partis samedi à 15h en deuxième position de notre catégorie, mais de fortes intempéries ont très vite perturbé le début de course, jusqu'à sa neutralisation vers 17h44. Nous occupions à ce moment-là la 8ème place au classement général et la 1ère dans notre catégorie ! Dimanche matin le départ était redonné sur une piste trempée, mais au fur et à mesure elle devenu séchante et enfin totalement sèche. Nous enchaînons alors les relais parfaits avec mes coéquipiers Roberto Rolfo et Hugo Clère jusqu'à l'arrivée 15h en 6ème position au classement général et vainqueur en catégorie SST.  C'était une course quasiment parfaite où nous avons relégué nos plus proches concurrents à plus de 80 secondes. Nous sommes même allé titiller les teams Superbike. On ne pouvait pas espérer un meilleur début de saison 2019-2020 et nous partons en tête du championnat avec une large avance".

Pierre Chapuis, team manager de la Yamaha n°96 Moto Ain (vainqueur Superstock, 6ème scratch) : "Comme d'habitude, mon équipe de bénévoles et mes pilotes ont fait un travail formidable et je tiens encore une fois à les remercier pour leur investissement. Cette course fut techniquement parfaite, bien que perturbée dans son organisation. À l'hospitality, dans le box, au chrono, en piste, chacun à une nouvelle fois démontré tout son professionnalisme et son esprit d'équipe. Nous sortons de ces "24h" avec une première place stock, des étoiles dans les yeux et remontés à bloc pour la suite de l'aventure. Merci et bravo mes amis !"

Julien Pilot, pilote de la Kawasaki n°24 BMRT 3D (2ème Superstock, 9ème scratch) : "Quel bonheur de renouer avec le podium après plus d'un an ! C'est une belle récompense pour l'équipe BMRT 3D Endurance qui m'a accueilli et m'a fait confiance pour cette nouvelle saison 2019-2020. Tout le monde a été au top dans une ambiance exceptionnelle ! Une très bonne première expérience, vivement la prochaine course en Malaisie en décembre".

Pilotes et team managers s'expliquent après un Bol d'Or particulièrement chaotique

 James Westmoreland, pilote de la Suzuki n°50 Motors Events (3ème Superstock, 12ème scratch) : "De retour sur le podium au Bol d'Or, avec de très bons points pour le championnat du monde. Quelle course ! Les conditions étaient vraiment dures. J'ai fait six relais aujourd'hui en 9 heures. Ce week-end, c'était le mieux qu'on puisse faire. On n'a jamais eu de chance à chaque sortie de la voiture de sécurité, à tel point qu'on avait l'impression que tout était contre nous. Mais on n'a jamais abandonné et je suis fier de cette course".  

Abandons du Bol d'Or 2019

 Freddy Foray, pilote de la FCC TSR Honda France n°5 (casse moteur et abandon) : "Ce n'était pas notre jour, mais c'est l'endurance !"

Pilotes et team managers s'expliquent après un Bol d'Or particulièrement chaotique

Masakazu Fujii, team manager de la FCC TSR Honda France n°5 (casse moteur et abandon) : "Nous sommes vraiment désolés, nous avons cassé le moteur et nous n’avons pas pu le réparer. De l’huile s’est répandue sur la piste et cela a provoqué la chute de nombreux teams et pilotes. Nous tenons vraiment à nous excuser auprès d’eux. Nous allons démonter le moteur après la course et effectuer tous les contrôles possibles, afin de faire en sorte que nous ne reproduisions plus les mêmes erreurs".

Loris Baz, pilote de la Yamaha n°7 (chute et abandon) :    "Je suis frustré et incroyablement déçu comme on peut l'imaginer, mais en même temps soulagé que l’accident n’ait pas été plus grave pour Erwan. Ma moto l’a percuté très fort et nos deux machines ont pris feu alors qu’il était encore coincé entre les deux. C’est la chute la plus effrayante dans laquelle j’ai jamais été impliqué et je pense que la voiture de sécurité aurait pu intervenir plus rapidement. C’était impossible de voir l’huile car de nombreuses portions du circuit étaient encore humides. Je ne m’en suis rendu compte que quand j’ai perdu l’avant… C’est vraiment dommage de terminer comme ça car toute l’équipe avait beaucoup travaillé. Mes deux coéquipiers ont été très forts dès le début et on avait un très bon rythme en qualifs comme en course. Le deuxième départ ce matin était compliqué. Rouler toute la nuit est une chose mais devoir dormir, se réveiller à 4h et sauter sur la moto à 6h pour deux relais comme Niccolò l’a fait, ce n’est pas facile. Mon premier relais en pneus slicks s’est bien passé, je suis bien remonté sur la FCC TSR Honda, j’ai pris la tête et j’ai continué à attaquer. Marvin était prêt à me remplacer mais j’ai décidé de doubler mon relais. Car j’avais de très bonnes sensations malgré des conditions de pistes extrêmement délicates. Tout se déroulait parfaitement, puis… Je suis vraiment triste pour toute l’équipe car ils sont très bons et on aurait dû gagner ici aujourd’hui".

Pilotes et team managers s'expliquent après un Bol d'Or particulièrement chaotique

Niccolò Canepa, pilote de la Yamaha du YART n°7 (chute et abandon) :    "Je suis vraiment déçu et un peu fâché aussi. Cette course était pour nous car nous étions très forts ici. J'ai essayé d'éviter de faire des erreurs pendant mon relais et j'étais très rapide sur la moto. J'ai eu un petit problème avec l’électronique lors de mon double relais ce matin, ce qui a un peu limité mon rythme lorsque la piste a commencé à sécher lors de mon deuxième relais. Malgré cela, j’ai quand même pu prétendre à la deuxième place et c’était le bon choix de m'arrêter plus tôt que prévu afin que Loris puisse repartir en slicks. Il en a profité au maximum pour attraper la Honda et prendre la tête de la course. Tout fonctionnait bien, la moto était facile à piloter et même si ce n'était pas une course facile pour nous, nous avions certainement le potentiel de gagner aujourd'hui. Puis la chute s'est produite, ce qui n'a pas été trop grave avant que la moto ne s'enflamme et qu'elle ait mis si longtemps à s'éteindre qu'elle a été presque complètement détruite. C'est vraiment dommage, car je me sentais bien. L’équipe était forte et mes deux coéquipiers étaient rapides, donc terminer ainsi était malchanceux et vraiment décevant. Nous avons perdu beaucoup de points au championnat, mais nous continuerons à aller de l'avant et nous serons prêts pour Sepang".

Erwan Nigon, pilote de la Kawasaki SRC n°1 (chute et abandon) : "J’ai vu immédiatement la fumée, mais le problème c'est que le pilote ne s’est pas rendu compte sur le moment qu’il cassait son moteur... Malheureusement, au lieu de s’écarter de la trajectoire, il a utilisé toute la largeur de la piste comme si de rien n’était ! La chute était inévitable. A peine après avoir percuté les pneus, je me suis retrouvé bloqué sans pouvoir m’extraire. Puis c’est au tour d’un autre concurrent de chuter et sa moto vient me taper de plein fouet. D’autre part, avec l’huile omniprésente et les deux réservoirs qui se sont percutés, l’ensemble s’est embrasé dans une sorte d’explosion ! J’ai eu très très chaud, au sens propre comme au sens figuré (ma combinaison de cuir a commencé à prendre feu !), mais au final je m’en sors sans une égratignure. Je suis très affecté par ce qui vient d’arriver car la moto a entièrement brûlé. C’est très dommageable pour Gilles Stafler et toute l'équipe".

Pilotes et team managers s'expliquent après un Bol d'Or particulièrement chaotique

 Gilles Stafler, team manager de la Kawasaki SRC n°1 (chute et abandon) : "Que dire ? Vous imaginez bien la déception dans le box à ce moment. Un fait de course qui met ainsi fin à nos espoirs, c'est très dur après une course tant mouvementée".

Mathieu Gines, pilote de la BMW ERC n°6 (troisième puis disqualifié pour réservoir non conforme) :  "On a tout donné sur la moto pour aller chercher ce podium... Mais une erreur, une stupide erreur pour 0,6 litre en trop, nous prive de tout ça... Je suis vraiment anéanti par cette décision. De toute ma carrière de pilote, c'est la première fois que je me fait disqualifier. Même si je ne peux rien y faire, je tiens à m'excuser auprès de tous mes partenaires et toutes les personnes qui me soutiennent. Maintenant je vais prendre le temps de digérer et de me réparer convenablement. Mais personne ne pourra m'enlever cette fin de course où je me suis fait plaisir comme jamais !"

A suivre sur MNC : restez connectés !

Calendrier prévisionnel du championnat du monde d'endurance EWC 2019/2020

  1. Bol d'Or (24 h) : 21/22 septembre 2019 - Le Castellet, France
  2. 8 Heures de Sepang : 14 décembre 2019 - Malaisie (*)
  3. 24 Heures Motos : 18/19 avril 2020 - Le Mans, France
  4. 8 Heures d'Oschersleben : 6 juin 2020 - Allemagne (*)
  5. 8 Heures de Suzuka : 19 juillet 2020 – Japon 

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