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L'HOMME PRESSÉ
Paris, le 3 octobre 2017

Interview de Sylvain Guintoli, pilote British Superbike, MotoGP, Endurance et WorldSBK !

Interview de Sylvain Guintoli, pilote British Superbike 2017, MotoGP, Endurance et WorldSBK !

La saison 2017 de Sylvain Guintoli a été drôlement remplie : engagé - et vainqueur d'une course ! - en British Superbike, le champion WSBK 2014 a également roulé en MotoGP, en Endurance... et compte bien participer aux deux dernières épreuves du World Superbike 2017 ! Interview.

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Éjecté du team officiel Yamaha en World Superbike en fin de saison dernière alors qu'il revenait - très fort - d'une grosse blessure, le bon et pas-si-vieux-que-ça Sylvain Guintoli a rebondi en British Superbike en 2017, au guidon de la toute nouvelle GSX-R1000.

Si le développement de sa Suzuki a été laborieux, il semble déjà porter ses fruits : le week-end dernier à Assen (avant-dernière épreuve du BSB), notre "Guinters" a décroché sa première victoire  de la saison devant le champion en titre, Shane Byrne, et l'actuel leader du championnat, Leon Haslam !

Outre son engagement en BSB, le champion du monde Superbike 2014 a également tourné cette année en MotoGP sur la GSX-RR d'usine, participé aux 8 Heures de Suzuka sur la "Gex" Yoshimura, et compte bien participer aux deux dernières épreuves du World Superbike... sur une Suzuki encore ?

Moto-Net.Com : Salut Sylvain, félicitations pour ta victoire à Assen !
Sylvain Guintoli :
Oui, merci bien. Ca s'est bien passé !

MNC : Tu étais déjà passé tout près du podium à Silverstone il y a trois semaines...
S. G. :
Oui c'est vrai, mais le week-end à Assen a été beaucoup plus complet. On a accompli un nouveau pas en avant, on a vraiment passé un bon week-end.

 Interview de Sylvain Guintoli, pilote BSB 2017... MotoGP, EWC et WSBK !

MNC : Est-ce que le caractère plus roulant du TT d'Assen, comparé à certains tourniquets britanniques, t'a aidé ?
S. G. :
Tout à fait, et pour plusieurs raisons. La première, c'est que c'est un circuit sur lequel j'ai beaucoup d'expérience (il figure aux calendriers du WorldSBK et du MotoGP où concourait Sylvain, NDLR). J'y ai de nombreuses références. Et puis c'est un tracé qui correspond mieux à notre moto. La Suzuki a un moteur très puissant qui est difficilement exploitable sur les circuits anglais. Assen est également plus mon style de circuit, davantage que les tourniquets avec triple sauts.

"Le problème, c'est qu'on vit de plus en plus dans l'ère Amazon"

MNC : Ta moto est également de plus en plus performante ?
S. G. :
Oui bien sûr ! La GSX-R1000 progresse. Le problème, entre guillemets, c'est qu'on vit de plus en plus dans l'ère Amazon : si on veut quelque chose, on a qu'à le commander et c'est livré le lendemain (rires). Le "problème", donc, c'est que développer une nouvelle moto nécessite du temps. Je reconnais que nous aurions pu aller plus vite car par moments, le développement n'a pas été dans le bon sens. Mais on continue de bosser et sur un circuit comme Assen, la moto est performante.

MNC : Dans ta déclaration d'après-course, tu souligne l'apport d'un nouveau bras oscillant. Une nouvelle pièce peut donc tout changer ?
S. G. :
C'est un tout. En l'occurrence ce bras oscillant, qui est une pièce "Factory" de Suzuki, nous l'avions déjà à disposition en tout début d'année et il a été utilisé sur la moto Yoshimura des 8 Heures de Suzuka. Mais c'est un bras qui a un ancrage complètement différent et en début de saison, on n'avait pas ce qu'il fallait pour faire travailler correctement le pneu Pirelli. La modification a demandé du temps, la mise au point et les réglages aussi. C'est à Oulton Park, la semaine dernière, qu'on a de nouveau monté le bras "usine" et du coup, l'épreuve s'apparentait plus à une grosse séance d'essais car ce genre de modification change fondamentalement la mise au point de la moto, ses réactions, la manière d'utiliser la puissance, le style de pilotage aussi... Le développement demande du temps. À Assen néanmoins, on a vite trouvé une base qui fonctionnait bien !

 Interview de Sylvain Guintoli, pilote BSB 2017... MotoGP, EWC et WSBK !

MNC : Il ne reste déjà plus qu'une épreuve en BSB...
S. G. :
Oui, à Brands-Hatch.

MNC : Oh, mais c'est un petit circuit !
S. G. :
Oui, c'est un circuit typiquement anglais, avec des bosses de partout...

MNC : C'est bien dans un sens, car ça va te permettre de valider les derniers travaux et progrès !
S. G. :
Oui, c'est vrai. Ca a commencé à s'améliorer il y a un petit mois, lorsque le management du team ici a commencé à m'écouter. Avant, malheureusement, on a perdu beaucoup de temps à stagner. Lors de notre précédente sortie à Oulton Park, notre jeune pilote en Superstock a bien roulé. Et là à Assen, je me suis constamment bagarré devant avec les autres machines. On a bien progressé !

"La situation en BSB était un peu compliquée"

MNC : Tu souffrais d'un manque d'écoute en début de saison ?
S. G. :
Disons que la situation était un peu compliquée... D'un côté, il y a eu le développement de la MotoGP avec les tests et les courses ! C'était vraiment une superbe expérience, d'ailleurs ils m'ont rappelé : je suis allé il y a dix jours à Misano pour rouler deux jours. On a fait du bon travail qui va porter ses fruits. Et côté BSB, c'était beaucoup plus compliqué.

 Interview de Sylvain Guintoli, pilote BSB 2017... MotoGP, EWC et WSBK !

MNC : D'où venaient les difficultés ? C'était relationnel, organisationnel ?
S. G. :
Bah à un moment donné, mon travail en tant que pilote est de dire ce qui ne va pas et doit être améliorer. Ensuite, ce n'est pas mon rôle de décider quelles modifications apporter, quelle intervention faire sur la moto. C'est une question de...

MNC : D'interprétation ? De traduction ?
S. G. :
Voilà, c'est un peu ça. On a eu des soucis de communication. Mais comme je le disais, ça va mieux dernièrement. On fonctionne mieux. Et mieux vaut tard que jamais !

"Suzuka, comme le MotoGP, s'est super bien passé"

MNC : Tu as obtenu leur attention grâce à tes piges en Grand Prix et à ta belle prestation aux 8 Heures de Suzuka ? Ils t'ont pris plus au sérieux, bien que tu aies déjà un titre en WorldSBK...
S. G. :
Je pense que c'est un tout. Suzuka, comme le MotoGP, s'est super bien passé. J'étais parti pendant dix jours développer la moto avec Suzuki et Yoshimura. On n'a malheureusement pas concrétisé en course avec la chute de Tsuda, mais c'est la course et ça arrive parfois (sourires). Mais ça m'a beaucoup aidé, car il y a plus de similarités entre la moto d'endurance et celle de BSB.

MNC : Tu as subtilisé des pièces sur la Yosh après les 8H de Suzuka pour les monter sur ta machine de BSB ?!
S. G. :
Non pas vraiment, ces pièces ont toujours été disponibles. Ces expériences permettent avant tout de mieux comprendre la machine, retenir les directions à prendre - et également celles à ne pas prendre.

 Interview de Sylvain Guintoli, pilote BSB 2017... MotoGP, EWC et WSBK !

MNC : La saison de British Superbike touche à sa fin. Quel premier bilan tires-tu ?
S. G. :
(Petit soupir, mais soupir tout de même !) Bah le condensé de la saison, c'est vraiment ce que je disais tout à l'heure : mieux vaut tard que jamais (sourire). La victoire à Assen fait du bien, car l'année en BSB a été difficile. Je revenais dans un championnat national, et même s'il est très relevé, j'avais des attentes, tout le monde en avait avec cette nouvelle moto ! Mais il n'y a malheureusement pas de baguette magique... Du coup, réussir à faire gagner la machine dès la première année dans ce championnat représente déjà une grosse performance. C'est une belle satisfaction car nous sommes partis de loin.

MNC : Vous êtes partis de zéro, pour ainsi dire !
S. G. :
(Rires) Oui, c'est un peu ça !

"Faire gagner la Gex dès la première année en BSB est une grosse performance"

MNC : Tu ne fais pas partie des six pilotes promus dans le "Showdown" 2017. Qui est ton favori ?
S. G. :
Il me semble que Leon Haslam a pas mal de points d'avance (32 exactement, NDLR). Mais Byrne et Brookes sont peut-être un poil plus rapides que lui à Brands Hatch. Il y aura trois courses, une le samedi et deux le dimanche. On sera à la mi-octobre, en Angleterre... (Rires sarcastiques) Il y a de grandes chances pour que la météo bouleverse tout ! L'an passé, ça avait été un carnage avec de la pluie, des drapeaux rouges... Un carnage complet. Donc même si Haslam a de l'avance, rien n'est joué. C'est aussi l'intérêt de ce système qui a de bons et de mauvais côtés, mais permet avant tout de conserver le suspense jusqu'au bout, de maintenir l'intérêt du public : le championnat n'est plus gagné plusieurs épreuves avant la fin (l'écrasante domination de Camier en 2009 en est à l'origine, NDLR). Cette année, Haslam a un peu de marge pour gérer, ça devrait le faire pour lui.

 Interview de Sylvain Guintoli, pilote BSB 2017... MotoGP, EWC et WSBK !

MNC : Quel est ton avis sur ce système de phase finale du championnat anglais ? Ne risque-t-il pas d'orienter le sacre final, selon que les pilotes sont plus ou moins à l'aise ou performants sur les derniers circuits du calendrier ?
S. G. :
Comme je dis, ça a ses avantages et ses inconvénients. Ca met une pression différente : juste avant le Showdown, on applique un barème de points pour les victoires et les podiums, qui incite les pilotes à davantage se lâcher en début de saison pour aller chercher le Top 3, de quoi faire la différence en phase finale. C'est vrai qu'on était habitué à un championnat inscrit dans la durée, mais force est de constater que leur système fonctionne pas mal. Leurs règles sont différentes, mais le spectacle est pas mal ! À Assen il y avait la Suzuki, la Yamaha, la Ducati, la Kawasaki... Et toutes dans un mouchoir de poche ! Il faut revoir les deux courses, c'est un truc de fou (rires). C'était super, en tant que pilote je me suis vraiment fait plaisir : je n'ai jamais autant doublé en course, ni été doublé. Pas que je m'en souvienne en tout cas. C'est aussi dû au Showdown, car il y a peu de courses pour faire la différence...

"Je n'ai jamais autant doublé en course, ni été doublé"

MNC : Ça peut néanmoins faire grincer des dents, dans le sens où en appliquant le barème traditionnel, un autre pilote pourrait prétendre au titre. C'est déjà arrivé ?
S. G. :
Justement, l'an dernier. En additionnant simplement tous les points, Haslam aurait été champion. Mais Byrne a gagné car il a marqué plus de points lors des trois dernières épreuves. Ca peut donc effectivement changer la donne.

MNC : Si ça se trouve, en appliquant le système anglais, Davies aurait pu être couronné l'an dernier en World Superbike, grâce à sa fin de saison tonitruante !
S. G. :
Complètement. Mais attention, tu peux aussi avoir le cas du pilote qui performe toute l'année mais chute en fin de saison sous la pluie, se fait mal et rate une course ou deux... Ça peut aussi tout changer. Ça doit être pris en compte et ça crée d'ailleurs une pression différente. Je le vois bien chez les pilotes.

 Interview de Sylvain Guintoli, pilote BSB 2017... MotoGP, EWC et WSBK !

MNC : Il y a énormément de facteurs qui interviennent, mais le spectacle en BSB en ce moment est assez phénoménal, ce qui n'est pas le cas en WSBK où Rea vient d'être titré pour la troisième fois consécutive, cinq courses avant la fin de saison. Quel est ton avis de champion sur le World Superbike ?
S. G. :
Avant tout, le Mondial Superbike se cherche, car il a besoin de rééquilibrer son plateau. Quelques motos sont clairement au-dessus du lot en ce moment. Mais je pense que dès l'an prochain, le championnat devrait gagner en homogénéité. Il faut aussi admettre qu'il y a des phases : il y a quelques années, le MotoGP était dans la même situation. Les courses étaient longues, avec de gros écarts, pas très existantes, remportées par les mêmes pilotes (voire "le" même pilote Marc Marquez, NDLR !). Au même moment, tout le monde disait : "mais le Mondial Superbike, c'est beaucoup mieux" ! C'était il n'y a pas longtemps, juste avant que je gagne en 2013, 2014.

"Le British Superbike est une excellente école"

MNC : Quoi qu'il en soit, le WSBK reste dominé par des pilotes britanniques et ils ont d'excellents pilotes en réserve en BSB...
S. G. :
Il y a justement beaucoup de bons pilotes anglais en Mondial Superbike parce que le championnat anglais est très élevé. C'est une excellente école, qui forme des quantités de pilotes comme Rea, Davies, Haslam, Lowes, Camier, Crutchlow, etc. Tous ces gars-là sont passés par le BSB. Il faut reconnaître que c'est un championnat très difficile, notamment à cause des circuits dont l'éventail est très large : on trouve des tracés très courts et étroits avec beaucoup de bosses, aussi bien que du Silverstone ou Assen. Le programme est très varié. Au-delà de ça, le niveau est très élevé : il y a de nombreux pilotes internationaux qui y participent.

 Interview de Sylvain Guintoli, pilote BSB 2017... MotoGP, EWC et WSBK !

MNC : Les Britanniques ont aussi les sports mécaniques dans le sang, c'est solidement ancré dans leur culture.
S. G. :
Oui, en voiture c'est pareil. En Formule 1, il y en a toujours un dans le coup : Hamilton, Coulthard, Hill, Mansell... Et tu peux remonter jusqu'à la création de la discipline. On retrouve ça en Italie et en Espagne pour le MotoGP. Mais je pense qu'il ne faudra pas grand-chose pour rééquilibrer le Mondial Superbike.

"Il ne faudra pas grand-chose pour rééquilibrer le Mondial Superbike"

MNC : Le week-end dernier à Magny-Cours, MNC s'est entretenu avec Daniel Carrera, directeur exécutif du WorldSBK, qui a évoqué les évolutions envisagées (limitation des régimes moteur, boîtier électronique unique, plafonds budgétaires, système de points pour limiter/favoriser le développement des machines, etc.) Ils ont des pistes. Et peut-être l'exemple du MotoGP à suivre, car les Ducati et Suzuki sont progressivement revenues aux avant-postes grâce au règlement.
S. G. :
Bien sûr, là encore c'est une question de temps, mais ce n'est pas évident en ce moment. Pour rappel, les règles du WSBK étaient censées être gelées pour cinq ans, car les constructeurs ont besoin d'un cadre pour développer et produire leurs modèles de série.

MNC : Exact, Kawasaki n'a pas manqué de le rappeler lors du tour de table sur MNC...
S. G. :
Bah voilà, politiquement ce n'est pas facile non plus pour les organisateurs ! Ils ne peuvent pas faire tout et n'importe quoi au niveau des règles, il faut y aller doucement. Contrairement au BSB auquel ne participent que des teams privés, le WSBK est officiellement investi par certaines marques, comme c'est le cas en MotoGP. Mais ça va revenir, j'en suis sûr. Les motos sont super à piloter, elles peuvent générer un super spectacle.

 Interview de Sylvain Guintoli, pilote BSB 2017... MotoGP, EWC et WSBK !

MNC : Revenons à Suzuki. La Gex a été victorieuse au Tourist Trophy avec Michael Dunlop, en AMA SBK avec Toni Elias, en BSB avec toi... Ca te donne envie de renouveler ton contrat l'an prochain et d'aller chercher le titre britannique ?
S. G. :
Pour le moment, rien n'est signé pour 2018. Je suis toujours en discussion et j'ai plusieurs options intéressantes. Ce qui est certain, c'est que c'était super de gagner à Assen. C'était très positif car j'ai un bon feeling avec cette machine que j'ai développé cette année, sur laquelle j'ai investi beaucoup de temps et d'énergie.

MNC : Tu ne voudrais pas en tirer les bénéfices ?!
S. G. :
Si, bien sûr. Mais je n'ai pas encore pris de décision, j'ai besoin d'un peu de temps. Le BSB va bientôt se terminer, mais l'année n'est pas finie.

"Pour 2018, je n'ai pas encore pris de décision"

MNC : C'est peut-être en discussion également, mais est-ce que Suzuki prévoit de s'engager en World SBK ? Leur absence cette année est due au projet MotoGP qui leur accapare beaucoup de moyens financiers et de personnel ?
S. G. :
C'est certain que leur engagement en MotoGP leur demande beaucoup, et en plus la saison 2017 s'est avérée difficile. Ils iront bien mieux l'année prochaine, c'est sûr. C'est leur grosse priorité du moment : retrouver le niveau de performances qu'ils avaient atteint l'an dernier en Grand Prix. Et puis en Superbike, toute cette incertitude autour du règlement n'aide pas. Suzuki reviendra prochainement, mais la conjoncture globale n'est pas propice aujourd'hui. Ça va bouger, mais pas tout de suite.

 Interview de Sylvain Guintoli, pilote BSB 2017... MotoGP, EWC et WSBK !

MNC : Ça pourrait même peut-être bouger en fin d'année, puisque le BSB se termine bientôt et que la finale du WSBK se profile... Suzuki ne pourrait-elle pas aligner une GSX-R1000 au Qatar, où tu as été sacré champion du monde en 2014 et où tu es monté sur le podium avec la R1 l'an passé ? Après tout, Haslam a décroché une deuxième place à Donington Park cette année sur une Kawasaki !
S. G. :
Oui, c'est vrai, Leon était pas mal. Il était parti pour faire un Top 5, mais Davies est tombé puis Rea a eu un problème de pneu, donc il s'est retrouvé deuxième... Le BSB se finit le 15 octobre, je suis donc disponible pour Jerez et Losail, et je suis en discussion pour participer à ces deux épreuves sur des circuits qui me plaisent bien. Rien n'est fait, mais il pourrait y avoir une annonce la semaine prochaine ou dans dix jours...

"Je suis en discussion pour les deux dernières épreuves WSBK à Jerez et Losail"

MNC : C'est "officiellement" en discussion ?
S. G. :
Oui, j'essaie vraiment de voir si je peux rouler.

MNC : Ce serait sur une Suzuki, avec ton team anglais ?
S. G. :
Non. Je ne peux pas en dire plus, mais il se peut que je sois sur la grille pour cette fin de saison Mondial Superbike. Je vous tiens au courant ! A très vite.

Alors, verra-t-on Sylvain sur une Fireblade du team Honda Red Bull, par exemple ? La moto du regretté Nicky Hayden est déjà promise au japonais Takumi Takahashi pour l'épreuve espagnole, mais elle n'a pas été réservée pour la finale au Qatar...

De l'autre côté du box, la CBR1000RR SP2 de Stefan Bradl est également disponible. L'italien Davide Giugliano, l'américain Jake Gagne et notre compatriote Sylvain Guintoli sont dans les starting blocks ! MNC aussi : restez connectés !

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