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San Diego (Etats-Unis), le 23 janvier 2018

Essai Triumph Speedmaster : sur la route encore, encore

Essai Triumph Speedmaster : sur la route encore, encore

La Speedmaster est de retour en 2018 chez Triumph, dans une toute nouvelle version... très proche du Bobber Black qui vient juste de sortir également ! Que vaut le nouveau cruiser Bonneville de la marque anglaise ? Moto-Net.Com est allé chercher la réponse à San Diego, en Californie (USA).

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Essai Speedmaster page 1 : un(e) Triumph de plus ?!

En plein boum. Triumph a battu de nouveaux records de ventes et de résultats lors de son dernier exercice fiscal - entre le 1er juillet 2016 et le 30 juin 2017 et deviendra motoriste exclusif de la catégorie Moto2 dès 2019. Le constructeur britannique a en outre signé un nouveau partenariat avec le géant indien Bajaj et a ouvert son "Factory Visitor Center"...

L'introduction de la conférence de presse lors du lancement mondial de la Speedmaster 2018 est donc particulièrement triomphante ! Les responsables de la marque 100% anglaise et 100% indépendante savourent légitimement leur succès... mais cherchent avant tout à le faire perdurer.

Pour ce faire, Triumph ne s'endort pas sur ses lauriers et continue de proposer de nombreuses nouveautés qui sont le moteur de la sacro-sainte croissante. Après les Tiger 1200 XR et XC 2018, la déclinaison Bobber Black et avant les futurs Tiger 800 XR et XC bientôt à l'essai sur Moto-Net.Com, la firme d'Hinckley sort une nouvelle Speedmaster !

Essai Triumph Speedmaster : sur la route encore, encore

L'avantage lorsqu'on s'appelle Triumph Motorcycles (la société établie en 1983 par John Bloor), c'est que l'on profite du glorieux passé de la précédente marque Triumph Engineering (producteur de motos entre1902 et 1983). Une histoire parsemée de modèles au nom évocateur : Bonneville, Speed Twin, Trophy, Thunderbird ou Daytona pour n'en citer que quelques-uns.

Toutefois, contrairement à ces dynasties ou à la saga des "Tiger" entamée dès le milieu des années 30 (1936 très exactement), la lignée des "Speedmaster" est nettement plus jeune : la première du nom n'a intégré le catalogue officiel qu'au tout début du siècle... oui, le 21ème !

Apparue en 2003, mise à jour en 2011 et disparue en 2016, la Speedmaster revient cette année sous une forme un peu plus classique, mais sur un fond nettement plus moderne. En effet, cette version 2018 profite des derniers travaux anglais en matière de "Modern Classics".

Essai Triumph Speedmaster : sur la route encore, encore

Pour se simplifier la tâche et s'assurer un nouveau triomphe (?), les pragmatiques ingénieurs se sont basé sur l'excellent Bobber, lancé avec succès l'an passé. Rappelons que lors de la présentation presse de cette nouveauté 2017, MNC était rapidement tombé sous son charme. Et l'an dernier, pas moins de 562 motards français ont craqué à leur tour !

La Speedmaster "new generation" reprend donc intelligemment les principaux éléments du plébiscité custom anglais, à commencer par son élément central : le magnifique bicylindre parallèle de 1200 cc, dans sa version "HT" et sa configuration Bobber (lire notre point technique en troisième page).

Speedmaster 2018 : le bobber-cruiser

Au coeur de cette réinterprétation "cruiser" de la Bonneville T120 trône donc le même moulin à eau dont le radiateur est adroitement fixé à la verticale le long du cadre, et dont les ailettes polies des cylindres, les colliers d'échappement (ailettes aussi !) et les faux carburateurs trompent autant les néophytes qu'ils comblent les anciens.

Outre l'irréprochable finition du moteur - effet "Wow" assuré par les carters brossés ! -, le Journal moto du Net apprécie l'absence de câbles autour du Twin, mais aussi sur l'ensemble du cadre tubulaire en acier. Impeccablement assemblée - en Thaïlande -, la Speedmaster n'a rien à envier à certaines préparations d'ateliers renommés...

Essai Triumph Speedmaster : sur la route encore, encore

Pour que leur nouvelle machine coche la case "Premium" - prérequis pour de nombreux motards européens en général et français en particulier -, Triumph a parallèlement chargé deux étriers Brembo (au lieu des Nissin montés sur ses bobbers) de pincer les deux disques de 310 mm de la roue avant.

On note au passage que les jantes à bâtons des précédentes Speedmaster sont remplacées en 2018 par des jantes à rayons : c'est "gavé frais, magle" ! Ou, en d'autres termes, voilà qui correspond mieux à l'esprit classique que la marque souhaite insuffler à ce modèle... Même constat au niveau de la fourche, dotée de soufflets cette année.

Essai Triumph Speedmaster : sur la route encore, encore

La remarquable alliance du moderne et du classique se retrouve à l'arrière de la moto : comme les Bobber et Bobber Black toujours, la Speedmaster cache son mono-amortisseur sous la selle du pilote ! De même, le bras oscillant - en forme de triangle et dans le prolongement du cadre - mime parfaitement un châssis rigide.

Le cruiser se distingue néanmoins de ses cousins par son bâti arrière qui supporte une seconde selle et une poignée pour un éventuel passager. Autre différence importante : le réservoir voit sa contenance progresser de 3 litres (12 l donc) afin d'augmenter l'autonomie de la moto sans perturber sa ligne.

Look plus classique, équipement plus moderne

Sur le réservoir, on note la présence d'un bel emblème Triumph, plus raffiné et proche de celui de la T120. Les nombreuses touches de chrome soulignent l'accent américain de cette anglaise, sans oublier bien sûr la position de conduite typée custom : repose-pieds en avant, guidon en arrière, mais selle toujours aussi basse ou presque.

Le phare à LED plus proéminent que sur le Bobber dispose d'une étincelante nacelle. Dans une moindre mesure que la boucle arrière certes, il participe à la prise de poids de cette Bonneville : à sec et selon son constructeur, la Speedmaster pèse 245,5 kg, contre 237,5 kg pour le Bobber Black (à double disques avant aussi) et 228 kg pour le Bobber (simple disque).

Essai Triumph Speedmaster : sur la route encore, encore

À l'issue de son inspection, MNC n'a finalement que deux griefs à présenter en matière de finition : les fils gainés des commodos et leurs colliers qui parcourent le guidon chromé, ainsi que l'inscription "Speedmaster Bonneville" apposée sur un simple sticker alors qu'elle aurait mérité un joli badge !

Dans la colonne des points faibles (lire notre bilan en colonne de droite), Moto-Net.Com inscrit d'ores et déjà l'absence de transmission par courroie : si le fait d'équiper un roadster d'une chaîne semble normal, c'est moins concevable sur un bobber et inacceptable sur un cruiser...

Attendue à partir de mi-mars dans les concessions françaises, la Speedmaster 2018 s'affichera au même prix que le Bobber Black, à savoir 14 350 euros dans son coloris noir basique, 14 475 euros pour le rouge plus distingué et 14 650 euros pour le biton noir et blanc "à liseré peints à la main", s'enorgueillit Triumph.

Essai Triumph Speedmaster : sur la route encore, encore

Pour parfaire le look, améliorer les prestations ou personnaliser leur custom, les futurs acquéreurs pourront piocher dans un catalogue d'accessoires riche de 130 références : "échappements Vance & Hines, sacoches, repose-pieds route, barres de protection de moteur, pare-brise GT réglable, selle monoplace, kit de suppression de poignée passager, enjoliveur de garde-boue arrière, etc.", énumère le constructeur.

Pour simplifier la tâche de ses clients - et alléger davantage le porte-monnaie qui encombre leur poche ! -, Triumph propose deux kits : le "Highway" à 2199 euros qui se destine aux grands voyageurs, et le "Maverick" qui - comme son surnom l'indique pour les anglophiles - s'adresse aux motards rebelles...

Mais c'est bien la nouvelle Speedmaster "tout court" que Moto-Net.Com a pu conduire durant une belle journée de janvier... en Californie, dans les environs de San Diego : belles éclaircies, pas loin de 20°C et routes désertes sont au programme. Contact ! Mais où se trouve-t-il au juste ? Ah oui, sous la cuisse droite, comme sur les "vraies" anciennes... Allez bisous, on se retrouve en page 2 !

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CONDITIONS ET PARCOURS

 
  • Modèle d'origine
  • 860 miles au départ
  • Parcours : 145 miles
  • Routes : petites routes et autoroute
  • Pneus : Avon Cobra
  • Conso moyenne : 3,8 l/100km (ordi !)
  • Problèmes rencontrés : RAS
 
 
 

POINTS FORTS TRIUMPH SPEEDMASTER

 
  • Finition, du moteur nottament
  • Accessible à tou(te)s
  • Partie-cycle très saine
  • Twin 1200  entrainant
 
 
 

POINTS FAIBLES TRIUMPH SPEEDMASTER

 
  • Pas de transmission par courroie ?
  • Vibrations sur autoroute
  • Strapontin passager trop fin
  • Garde au sol frustrante
 
 
 

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