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Marbella (Espagne), le 23 mars 2018

Essai Honda CB1000R 2018 : changement d'univers

Essai Honda CB1000R 2018 : changement d'univers

Dix ans après avoir défrayé la chronique, la CB1000R se cherche un nouveau style : rangeant au placard ses influences modernes, elle pointe une roue vers la tendance rétro. Rétro, mais pas trop, puisque le roadster Honda reçoit un déballage électronique en phase avec l’augmentation de puissance et son poids revu à la baisse. Un bombe grande classe en sorte ! Essai.

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Essai CB1000R 2018 - Page 1 : Statique

Honda construit des modèles qui durent, comme la CB1000R. A sa sortie en 2008, celle qui succédait à la Hornet 900 défrichait la voie du roadster moderne, ouvertement sportif, toujours plus agressif. Puis les années ont passé... La moto (z)ailée joua, sans le moindre changement, la carte du confort et de l’équilibre sous son apparent avant-gardisme. Petit à petit toutefois, elle se fit dépasser par des roadsters de plus en plus body-buildés, avant de tirer discrètement sa révérence au passage d'Euro4. 

Alors, la CB1000R 2018, deuxième nouveauté préférée des lecteurs de Moto-Net.Com, cherche-t-elle à perpétuer sa recette ? Pas esthétiquement, c’est une évidence.  A Tokyo au siège de Honda, comme à Iwata chez Yamaha (avec la XSR 900) ou à Munich chez BMW (avec la Nine T), le style en vogue a changé de cap : direction le néo-rétro, qui compte un nombre croissant d'adeptes. En témoignent notamment le retour au phare rond et les formes pures du réservoir de cette nouvelle CB1000R, décrite comme une "Néo-Sports-Rétro". Avouez que ça sonne bien, non ?!

Objectif revendiqué ? Privilégier la classe et les sensations à la chasse aux performances pures. Sans pour autant verser dans le mou de veau : car avec son monobras, sa puissance en hausse de 20 ch (145,5 ch en tout) et son esthétique suggestive, la japonaise respire le dynamisme ! En cela, elle évoque directement une certaine Triumph Speed Triple : roadster sportif, oui, mais sans sacrifier l'élégance et le style au prétexte de la course à l'armement. En somme, des motos à la fois désirables et efficaces... loin du style "manga" de rivales comme la Kawasaki Z1000 !

Contrairement à celles qui ont poussé le concept jusqu’à sacrifier l’agrément - surtout en termes de position, de confort et parfois de rigueur -, la CB1000R veut marier style et facilité. Si sa silhouette se veut plus compacte, ce n’est qu’au prix d’un habillage restreint. Ses pièces en métal brossées ou peintes ont des saveurs de moto préparée (protection de radiateur, habillage de boîte à air, carters extérieurs, protection de pignon de sortie de boîte, cache-culbuteurs).

Même chose pour le superbe réservoir sans soudure ou la partie arrière, qui se termine abruptement comme le veut la tendance minimaliste. Moderne, cette CB1000R emporte un éclairage à LED et de très pratiques commodos rétro-éclairés : très bonne idée pour la conduite de nuit, surtout que de nouvelles commandes pour choisir son mode de conduite font leur apparition (tous les détails dans notre Point technique en page 3).

Pas de position extrême imposée par des guidons bracelets, ni de selle "planche à repasser" ou d’échappement brûlant la jambe, mais un savant panachage d’aluminiums et de petits détails croustillants carrément craquants : le roadster conserve ses acquis. Avec son nouveau cadre en acier (en alu en 2017), des suspensions haut de gamme et un moteur dérivée de la CBR1000RR bien vitaminé, la CB1000R promet même de bonifier son savoir-faire.

Pour s’en assurer, rien de mieux qu’un galop d’essai après une bonne nuit de sommeil ! La CB 1000 R + qui nous attend le lendemain aux portes de l’hôtel nous nargue de son œil coquin, prenant la forme d’un phare cerclé de led. C’est la version suréquipée, bardée d’aluminium, et pourvue de poignées chauffantes, d'un capot de selle et d’un shifter double effet (montée et descente des rapports sans débrayer).

Si la selle a pris un peu de hauteur à 830 mm, elle est désormais plus étroite. Pas de quoi rassurer les motard(e)s court(e)s sur pattes, mais elle restera accessible au plus grand nombre en ville. D’autant que la moto braque bien, n’impose pas d’appui sur les bras avec un guidon plus large de 12 mm et placé plus haut (+ 13 mm), ni de repli exagéré des jambes. En plus, l’espace n’est pas compté. La position n’est pas plus avancée qu’avant. Le réservoir a été redessiné pour que les genoux s’y encastrent, et il est aussi plus plat.

Résultat, une fois à son bord, la CB1000R se montre en réalité moins volumineuse que contemplée du bord du trottoir. Commandes souples, sonorité discrète : nous décollons en douceur... vers notre partie dynamique en page suivante !

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CONDITIONS ET PARCOURS

 
  • 680 km au départ
  • Modèle : CB1000R + (avec shifter bidirectionnel, capot de selle et poignées chauffantes de série)
  • 210 km de routes sinueuses + quelques tours sur le circuit d'Ascari
  • Pneus : Bridgestone Battlax S21R
  • Consomation moyenne :  non mesurée
  • Météo : ensoleillée, mais froide (6° !)
  • Problèmes rencontrés : RAS
 
 
 

POINTS FORTS HONDA CB1000R

 
  • Look et concept intéressants
  • Finition soignée
  • Apports des assistances
  • Comportement dynamique
 
 
 

POINTS FAIBLES HONDA CB1000R

 
  • Tarifs en nette hausse
  • Caractère moteur aux vitesses légales
  • Sonorité timide
  • Pas coloris spécifique à la CB1000R +
 
 
 

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