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MISE EN BOUCHE
Paris, le 11 mai 2005

Rossi parviendra-t-il à dompter le "cheval à bascule" du Mans ?

Rossi parviendra-t-il à dompter le "cheval à bascule" du Mans ?

A trois jours du 4ème Grand Prix de la saison, sur un circuit diversement apprécié des pilotes, la question de savoir qui pourrait empêcher Valentino Rossi d'acquérir son 7ème titre mondial est plus que jamais d'actualité... Mise en bouche.

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A trois jours du quatrième Grand Prix de la saison, la question de savoir qui pourrait empêcher Valentino Rossi d'acquérir son 7ème titre mondial est plus que jamais d'actualité.

Certes, sur le court terme, certains pilotes sont capables de le battre, comme Barros à Estoril par exemple (lire Moto-Net du 19 avril 2005). Mais sur le long terme c'est une autre paire de manches : Honda ne bénéficiant pas pour l'instant d'un chef de file aussi régulier que The Doctor, les prétendants changent tous les week-ends ! D'abord Sete Gibernau, puis Alex Barros, et cette semaine c'est Marco Melandri qui fait figure d'ennemi n°1. Mais du coup, Sa Sainteté accroît imperturbablement son avance : 25 points sur le deuxième, soit déjà une victoire d'avance en trois courses !

Il n'aura échappé à personne que le GP de ce week-end se déroule en France, sur le circuit du Mans... Un circuit loin d'être le favori de Vale, ce qui peut permettre à d'autres de raccrocher au championnat...

Toujours est-il que cette piste mythique ne laisse personne indifférent et les avis au sein du paddock sont bien tranchés... Car même si les performances des pilotes ne sont pas entièrement liées à l'affection qu'ils portent au tracé sur lequel ils évoluent, leurs sentiments vis-à-vis de la piste offrent les premiers indices quant au déroulement du week-end...

Du côté des détracteurs de la piste sarthoise, figure en tête Mister Doohan. Même si Mick ne court plus, l'avis du quintuple champion du monde est intéressant car il a le mérite d'être très clair : pour lui, le circuit du Mans est comparable à un "cheval à bascule" ! En effet, en raison de son enchaînement de lignes droites et de gros freinages, bon nombre de pilotes trouvent le tracé vieillissant et monotone.

Valentino, élève de l'australien à son arrivée chez Honda, partage tout à fait son avis : "Le Mans n’est pas un de mes circuits préférés, la course de l'année dernière fut difficile avec ma quatrième place. Si la météo n’est pas bonne, le circuit peut être assez technique". Sa Sainteté n'a en effet gagné qu'une fois au Mans, en 2002. L'année suivante, Sete l'avait battu d'un cheveu lors d'une course en deux parties. En 2004, sur la M1, il n'avait pas pu mieux faire que quatrième.

Cette année encore la tâche s'annonce ardue, car Yamaha n'a gagné qu'à deux reprises sur cette piste avec Randy Mamola en 1987 et... Max Biaggi en 2001 ! Même si The Doctor ne tient pas compte des statistiques, il ne cesse de battre des records : une troisième place en France suffirait à faire de lui le premier pilote Yam' à enchaîner sept podiums d'affilée... Les paris sont ouverts !

Le Grand Prix de France MotoGP 2005 : la présentation sur Moto-Net

De même que Vale, son coéquipier Colin Edwards ne raffole pas du circuit sarthois :" Je n’apprécie pas le circuit du Mans plus que ça : l’an passé marquait ma seconde participation et j’ai réalisé la pole pour terminer cinquième en course. C’est un tracé de "stop and go" avec des freinages puissants, des virages étroits et de grosses accélérations". La Tornade Texane, 8ème au championnat, continue à s'accoutumer à sa nouvelle monture et compte sur ses progrès en termes de réglages de la M1 pour se battre aux avant-postes.

Alex Barros, qui effectue son meilleur début de saison depuis 1996, fait preuve d'humilité : "Le Mans est un circuit qui a toujours été dur pour moi". Mais le brésilien n'est pas pessimiste pour autant : "la chose la plus importante est de préparer la moto correctement, mais pas nécessairement parfaite à 100%". Il est vrai qu'avant toute chose, c'est la détermination du pilote qui le fait gagner !

Loris Capirossi, qui adorait le tracé en 125 et 250, avoue que la piste perd de son intérêt en MotoGP : "il s'agit juste d'accélérer, freiner, accélérer, freiner"... L'italien a remporté le Grand Prix de France 1994 en 250, mais n'a jamais réussi à faire mieux que 7ème en catégorie reine. Les Bridgestone lui permettront-ils de changer la donne cette année ? Réponse ce week-end !

En revanche, Carlos Checa adore Le Mans, tout comme son frère David récent vainqueur des 24 Heures Moto sur la R1 du GMT (lire Moto-net du 18 avril 2005). Carlos, qui a terminé deuxième l'année dernière et premier Yamaha, espère améliorer sa prestation. Il compte sur sa Ducati, qui lui procure davantage de confiance que la Yamaha lorsqu'il se décide à la pousser dans ses derniers retranchements : "La connexion entre la moto et moi est très bonne désormais", explique le catalan.

Pour Melandri aussi, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes : "Le Mans ne compte pas parmi les pistes les plus techniques du championnat. Son tracé est tortueux mais j'aime cette piste et c'est plaisant de courir ici", confie celui que l'on imagine déjà assez bien l'an prochain au HRC aux côtés de Dani Pedrosa... L'année dernière au Grand Prix de France, Melandri était parti pour la première fois de la première ligne. Et lors de la conférence de fin de course à Shanghai, il affirmait se sentir "capable de gagner une course"... Alors pourquoi pas dès ce week-end ?

Le Grand Prix de France MotoGP 2005 : la présentation sur Moto-Net

Melandri a d'autant plus raison de se sentir en confiance que son coéquipier, Sete Gibernau, a remporté les deux dernières éditions sur la RCV du Team Gresini ! Malgré d'excellents essais en Chine, le Catalan a effectué une course très décevante et le choix de dernière minute d'un pneu arrière plus dur n'y est certainement pas étranger. Cinquième au classement mondial, Sete a besoin d'un nouveau souffle... Le Mans pourrait être une bonne opportunité pour lui s'il veut recoller à Rossi...

Autre pilote Honda ravi de courir au Mans : Troy Bayliss : "je suis impatient d'aller en France car Le Mans est une piste que j'adore !". Huitième sur la Ducati l'an dernier - Capirex était 10ème - , il avait surtout été très satisfait des essais réalisés le lendemain de la course. Désormais armé d'une RCV, qui sait ce que nous prépare l'australien ?

Shinya Nakano est confiant, même si en catégorie reine il n'a marqué que deux petits points, en 2003, sur le circuit des 24 heures. Le japonais compte sur les évolutions apportées au moteur et sur le meilleur comportement du châssis et de la roue arrière à l'accélération, indispensable sur ce type de circuit. "Je suis toujours content d'être ici car j'ai vécu dans le sud de la France pendant quatre ans", explique Shinya. "J'ai un bon sentiment et j'ai quelques amis qui viennent pour la course !"

Mais naturellement, celui que l'on attend le plus au Mans est sans conteste notre OJ national ! Le français s'attend à une grosse ambiance pour ce week-end à domicile : "Ca va être une grosse fête !" prévient Olivier qui compte fortement sur l'appui de son public !

La gaaaagne Olivier ! Et par solidarité envers nos vénérables petits vieux, selon les prescriptions du bon docteur Raffarin, rendez-vous ici même dès lundi de Pentecôte pour le tour par tour de J. Arsouille !

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