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VALENCE
Paris, le 7 novembre 2011

Grand Prix moto de Valence : déclarations, classements et analyses

Grand Prix moto de Valence : déclarations, classements et analyses

Après chaque course Moto GP, retrouvez les déclarations et les résultats des principaux protagonistes de la catégorie reine, ainsi que l'analyse de leurs réussites (et de leurs échecs) par la rédaction de Moto-Net.Com. Débriefing du GP de Valence 2011.

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Pimentés par une météo capricieuse, les derniers Grands Prix de la saison 2011 sur le circuit de Valence ont consacré Nico Terol en 125 cc et Stefan Bradl en Moto 2. De son côté, Casey Stoner a signé sa dixième victoire avec la RC212V en Moto GP !

Chargé d'émotions, ce Grand Prix de Valence 2011 a aussi été l'occasion de rendre un ultime et bruyant hommage à Marco Simoncelli, le pilote Honda-Gresini fauché en pleine ascension dans sa 24ème année lors du GP de Malaisie disputé le 23 octobre (lire MNC du 6 novembre 2011 : l'adieu à Marco Simoncelli)...

Casey Stoner, Honda-Repsol (1er en qualifs et 1er en course) : "Mon coeur battait à toute vitesse ! Nous avions fait un excellent travail tout au long de la course et puis il s'est mis à pleuvoir assez fort. Etant le premier à arriver sur les zones mouillées, je ne savais pas vraiment jusqu'à quel point je pouvais pousser et j'ai ralenti pour m'assurer de terminer la course".

"Si les autres me rattrapaient, je pensais pouvoir rester devant. J'ai cependant fait une petite erreur au bout de la seconde ligne droite, je suis passé au point mort au lieu de mettre la première, et Ben est passé devant. J'ai essayé de rester avec lui mais il allait très vite, il était très fluide et il avait l'air confiant malgré les conditions, en tout cas plus que moi. Il a pris un peu d'avance sur la première partie du dernier tour, mais je savais que nous étions forts sur la seconde".

"Je me suis dit que nous n'avions pas pris de risque cette saison et que c'était donc le moment de voir ce que nous pouvions faire. Je savais que j'avais une meilleure trajectoire pour sortir du dernier virage et j'ai gardé la tête dans le guidon jusqu'à la ligne. C'était incroyable de gagner tout juste sur la ligne, j'ai déjà perdu comme ça par le passé mais je n'avais jamais gagné de cette manière ! Je suis désolé pour Ben, il a fait une excellente course, et je remercie mon team pour tout le travail de cette année"

L'analyse Moto-Net.Com : Pour sa première campagne dans le team officiel Honda-HRC, Casey Stoner a réalisé une saison proche de la perfection. Champion du monde Moto GP 2011 avec 10 victoires, 16 podiums sur 17 courses disputées et 12 pole positions (le nouveau record en 4-temps), l'Australien s'est montré "Caseyment" imbattable.

Vainqueur du premier Grand Prix 2011 au Qatar, le futur papa (l'accouchement de son épouse Adriana est prévu pour février) a mis toute sa hargne pour remporter la dernière course ce week-end à Valence, prouvant si besoin était qu'il savait trouver les ressources nécessaires pour rebondir.

Inquiété par le retour de la pluie en fin de Grand Prix, l'officiel HRC a rendu la main à quelques tours de l'arrivée, pensant pouvoir gérer sa colossale avance (plus de 10 secondes !) sur ses rivaux. Doublé par un Ben Spies en grande forme, Stoner a finalement battu l'Américain sur le fil au prix d'une ré-accélération mieux négociée dans l'ultime courbe.

Une manoeuvre superbe, presque aussi intense que l'extérieur de folie réalisé sur son méritant rival Jorge Lorenzo à Laguna Seca ! A seulement 26 ans, Stoner s'est ainsi définitivement aménagé sa place parmi les plus grands champions, et restera comme le détenteur du premier et du dernier sacre Moto GP en 800 cc.

Les accros aux statistiques noteront d'ailleurs avec intérêt que Stoner (en photo ci-contre avec Bradl et Terol) a marqué plus de points en 2007 avec Ducati (367) que cette année avec Honda (350), à qui il offre son premier et unique titre en 800 cc.

Toutefois, les fans du peu souriant pilote australien ne manqueront pas de faire remarquer que sans la "boulette" d'un certain Valentino Rossi à Jerez, le compteur de Stoner aurait probablement compté un podium (voire une victoire) de plus !

Mais à dire vrai, l'Aussie se moque de ses considérations arithmétiques comme d'une guigne : l'important est surtout d'avoir démontré à tous l'étendue de son talent, un talent que certains avaient eu tendance à minimiser en 2007 en mettant constamment en avant la supériorité mécanique de sa Desmosedici...

Ben Spies, Fiat-Yamaha (3ème en qualifs et 2ème en course) : "Les conditions étaient très dures aujourd'hui. Sous la pluie, il était dur de juger où l'on pouvait attaquer et il fallait se concentrer pour ne pas faire d'erreur. Nous avons pu suivre Dani et Dovi puis passer devant eux, puis devant Casey quand il a fait sa petite erreur".

"Quand il n'y a personne devant, on ne peut pas savoir à quel point la piste est glissante et c'était donc difficile de juger à quelle vitesse je pouvais aller dans le dernier tour. Quand nous sommes arrivés dans le dernier virage, Casey a enlevé de la peinture de ma moto en passant devant ! Je suis quand même content, nous avons lancé un bel assaut en fin de course et nous avons bien terminé. Etant donné le mois que nous avons eu avant ça, c'était un beau final".

"Nous allons nous concentrer sur le test et essayer d'avoir le meilleur niveau possible pour l'an prochain. Un grand merci à Yamaha et à mon équipe qui m'a fourni une excellente moto aujourd'hui. Ce matin nous sommes tous partis en piste pour faire du bruit et dire adieu à Marco, je suis sûr qu'il nous a entendu et je sais que ça lui aurait plu !".

L'analyse Moto-Net.Com : Pauvre Ben Spies : l'Américain la tenait du bout des gants, sa deuxième victoire en Moto GP ! Il sentait même probablement déjà le gout du champagne dans sa bouche lorsqu'il a redressé sa M1 pour aborder la ligne droite d'arrivée...

Hélas, l'officiel Yamaha est tombé dans le piège hâtivement tendu par Stoner dans les dernières boucles : préférant ralentir l'allure plutôt que s'en coller une alors que la pluie redoublait d'intensité, le champion en titre a ensuite sagement suivi Spies... avant de le déborder sous le drapeau à damiers pour seulement 15 millièmes !

Beau joueur, le Texan reconnaîtra avoir trop tergiversé sur la conduite à tenir une fois en tête de course, une hésitation qui lui coûte la victoire. En l'absence de Jorge Lorenzo (forfait à Valence sur blessure), le n°11 n'en a pas moins porté très haut les couleurs de Yamaha. Sûr que les employeurs de Spies apprécieront à sa juste valeur sa performance, après une saison finalement moins impressionnante que prévue (5ème au général avec une victoire et quatre podiums).

Andrea Dovizioso, Honda-Repsol (8ème en qualifs et 3ème en course) : "Je suis très content de prendre la troisième place du championnat, c'est un bel accomplissement qui résulte d'énormément de travail sur toute l'année. Avant d'arriver ici, nous savions que ça allait être dur de rester devant Dani parce qu'il est toujours très fort ici".

"Dani avait aussi été plus rapide que moi tout au long du week-end et je devais préparer une stratégie pour le battre. J'avais le pneu tendre à l'avant et je savais donc que je ne pouvais pas pousser à fond pendant 30 tours. J'essayais de le freiner lorsque j'étais devant et je devais attaquer à chaque fois qu'il me doublait. C'était une belle bataille et avec la pluie qui est arrivée à sept ou huit tours de la fin, je voulais continuer à attaquer pour jouer la victoire parce que je suis bon dans les conditions difficiles".

"La troisième place au championnat était cependant trop importante pour que je prenne davantage de risques. Merci à mon team pour ces trois années passées ensemble, je suis très heureux de finir ma carrière chez Honda en étant troisième du championnat, c'est mon meilleur résultat en MotoGP. Dans le dernier tour, je pensais à Marco et au final j'ai réussi sur une piste où j'avais toujours été en difficulté. Marco m'a aidé dans ce challenge, ciao Marco !"

L'analyse Moto-Net.Com : Expulsé du team officiel Honda en 2012, Andrea Dovizioso s'était fixé un objectif précis en arrivant à Valence : battre coûte que coûte son coéquipier Dani Pedrosa pour conserver sa flatteuse troisième place au classement général !

Mission accomplie pour "Dovi", qui s'est offert au passage sa plus belle course en Moto GP et le meilleur tour en course (1'34.167) devant Pedrosa (1'34.214) et Stoner (1'34.259). Pour la première fois de la saison, l'Italien a prouvé qu'il était en mesure de réellement donner la réplique à ses talentueux coéquipiers... même si le "rouleau compresseur Stoner" lui a tout de même collé un boulevard sur les premiers tours !

Contraint de trouver refuge dans le team satellite Yamaha Tech 3 en 2012, le champion du monde 125 cc 2004 quitte le giron Honda après pas moins de dix saisons passées chez le premier constructeur (de 2002 à 2011).

Espérons que le régulier transalpin (16 arrivées dans le Top 5 dont 7 podiums en 17 Grands Prix disputés !) se fasse rapidement à l'YZR-M1 de 1000 cc la saison prochaine, et que l'ambiance plus conviviale de la structure d'Hervé Poncharal l'aide à franchir l'infime étape qui le sépare de sa seconde victoire en catégorie reine.

Dani Pedrosa, Honda-Repsol (2ème en qualifs et 5ème en course) : "Ce n'était pas une course facile. J'ai fait de mon mieux, mais je n'avais pas un très bon feeling sur la moto. J'étais un peu raide et je ne pilotais pas très bien. En fin de course il y avait plus d'eau sur la piste et j'ai eu autant de mal qu'en Australie. A l'avenir je devrai travailler là-dessus".

"Je me suis bien battu avec Andrea et dans les derniers tours j'ai perdu face à Cal Crutchlow, mais je ne pouvais pas faire plus. Andrea et moi avions le pneu tendre à l'avant et nous avons peut-être eu un peu plus de mal que Ben et Cal qui avaient le pneu dur, mais ce n'est pas une excuse".

"Maintenant je vais penser à l'an prochain et au test que nous avons mardi. L'année a été dure, mais nous allons essayer de garder les points positifs et aborder 2012 avec optimisme"

L'analyse Moto-Net.Com : Après déjà six saisons passées à courir - vainement - après le titre suprême au sein de l'équipe la plus capée du Moto GP, Dani Pedrosa subit l'affront de voir Stoner coiffer la couronne dès sa première tentative avec la Honda-Repsol... De quoi avoir "las bolas" pour le petit Catalan, dont les rêves de gloire se sont une fois encore envolés à cause d'une blessure.

Pugnace et revanchard, le protégé d'Alberto Puig est pourtant parvenu à se consoler en réussissant un fabuleux come-back suite à sa fracture de la clavicule en France. Vainqueur en Allemagne et troisième à Laguna Seca, le n°26 donnait alors l'impression de pouvoir jouer la gagne à chaque course, et ainsi prouver que sa vélocité n'avait rien à envier à celle de Stoner.

Las, "Pedro" s'est bêtement pris les pieds dans le tapis en République tchèque et ne montera ensuite sur la plus haute marche du podium qu'à une seule reprise au Japon, avant d'enchaîner deux courses sans éclat en Australie (4ème) et chez lui à Valence (5ème).

Battu par Dovizioso ce week-end au terme d'une bataille époustouflante, Dani Pedrosa doit absolument faire montre de plus de consistance, tant dans les conditions difficiles que sur la durée d'une saison, pour décrocher le titre mondial. Et si la chance pouvait lui sourire un peu plus, il est évident que la tâche du surdoué espagnol s'en trouverait grandement simplifiée !

Loris Capirossi, Ducati-Pramac (12ème en qualifs et 9ème en course) : "Que puis-je dire ? Maintenant, c'est vraiment terminé. La course a été compliquée par la pluie et je ne pouvais pas pousser sur les derniers tours parce que j'aurais risqué la chute. Je voulais finir ma carrière en rendant hommage à Marco. J'ai fait de mon mieux. Merci à tous ceux qui m'ont soutenu. Maintenant, je pars en retraite"...

L'analyse Moto-Net.Com : Pour sa toute dernière course en Grands Prix, Loris Capirossi n'a, hélas, pas fait d'étincelles. Le célébrissime n°65 raccroche le cuir après une nouvelle saison en demi teinte, avec comme meilleurs résultats trois modestes neuvièmes places (Catalogne, Australie et Valence)...

Dix-septième et dernier pilote titulaire au classement général, "Capi-T-Rex" est bien mal récompensé de ses efforts avec la capricieuse Ducati. Car si à 38 ans le vieux lion rugissait naturellement un peu moins fort, et qu'après 22 saisons et 328 départs en Grands Prix (!) il n'avait plus la vitesse et l'impétuosité d'un jeune loup, son engagement et sa passion étaient pourtant restés les mêmes qu'à ses débuts en 1990.

Rien que pour ça, ce grand Monsieur du sport moto aurait mérité de voir s'exaucer son dernier souhait : monter sur son 100ème podium en Grands Prix, un objectif après lequel il courait depuis sa troisième place avec la Suzuki lors du Grand Prix de République tchèque 2008.

Forcément ému après la course - d'autant qu'il courait avec le n°58 en hommage à Simoncelli -, le triple champion du monde quitte le Moto GP la tête haute et pleine de beaux souvenirs. "Capi" va désormais couler une retraite bien méritée auprès de son épouse Ingrid et de son fils Ricardo (4 ans) dans sa résidence monégasque. Ciao Loris !

Valentino Rossi, Ducati (6ème en qualifs et en course) : "Je n'ai pas grand chose à dire sur aujourd'hui, à part que je suis désolé de ne pas avoir pu mettre le t-shirt de Sic (découvert durant la cérémonie après le warm up, NDLR) pour le tour d'honneur. C'est vraiment dommage. J'étais bien parti et les conditions allaient nous permettre de faire une bonne course".

"Nous n'avons pas eu de chance, ni de point. Nous finissons la saison à égalité avec Sic, il est juste devant moi dans le classement. Je suppose que c'est mon hommage pour lui !"

L'analyse Moto-Net.Com : Toujours plus à l'aise sur le mouillé avec la Ducati, Valentino Rossi pensait être en mesure de rendre hommage à son pote Marco en exhibant son casque et son t-shirt aux couleurs du regretté n°58 sur le podium de Valence.

Hélas, il semble écrit que le génie des Alpages boira son calice jusqu'à la lie ! Involontairement impliqué dans une chute collective dès le premier tour, il termine sa catastrophique première saison chez les Rouges à plat ventre : tout un symbole...

Relégué au septième rang au général à égalité de points avec "Super Sic" (sa plus mauvaise place en catégorie reine), le Docteur n'aura jamais été en mesure de guérir les maux de sa tempétueuse GP11, malgré 18 "consultations" et plusieurs "opérations" d'importance...

Suivant les prescriptions du nonuple champion du monde, Ducati a ainsi réalisé le tour de force de refondre significativement la Desmosedici à pas moins de deux reprises : une première fois en adaptant le moteur de la 800 cc dans le châssis de la 1000 cc de 2012 (la "GP11.1") et une seconde fois en troquant le carbone du berceau avant pour de l'aluminium.

Le tout sans amélioration notable puisque à la régulière, le n°46 n'a jamais été une seule fois en mesure d'inquiéter ses rivaux. Pour la première fois de son exceptionnelle carrière débutée en 1996, "Vale" n'a d'ailleurs décroché aucune victoire et son bilan 2011 ne compte qu'un seul podium au Mans...

Autant dire que le prodige de Tavullia nourrit de grosses attentes sur la Ducati 2012, qui va se mesurer pour la première fois à ses rivales mardi et mercredi prochains à Valence lors des premiers tests officiels d'intersaison !

Nicky Hayden, Ducati (7ème en qualifs et abandon en course) : "Je sentais que certains pilotes arrivaient très vite à l'intérieur dans le virage n°1. Il s'est ensuite passé quelque chose et ça a fait l'effet domino, la course était finie dès le premier virage. Je vais bien, même si j'ai un peu mal à la main".

"C'est dommage. L'un des avantages de notre moto est qu'elle fait monter les pneus en température assez vite et c'est important sur une piste froide et mouillée comme celle que nous avions aujourd'hui. La moto se comportait déjà très bien durant le warm-up. C'est facile à dire maintenant, mais je pense que nous aurions pu très bien nous battre aujourd'hui"

L'analyse Moto-Net.Com : Avec l'arrivée de Rossi à ses côtés, Hayden s'imaginait sans doute que la Desmosedici allait rapidement filer droit et qu'il pourrait retrouver le chemin des podiums. Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'Américain a vite dû déchanter...

Finalement encore plus en difficultés avec la GP11 qu'avec la GP10, le Kentucky Kid termine la saison moins bien classé que la précédente (8ème en 2011, 7ème en 2010) et son bilan compte 31 points de moins (132 contre 163).

Le champion du monde 2006 n'a pourtant jamais (publiquement) baissé les bras et continue à croire en des lendemains meilleurs : élevé à l'école du Dirt Track, Nicky voit en effet d'un très bon oeil le retour au litre de cylindrée sur les Moto GP 2012, des machines plus puissantes et surtout plus coupleuses dont il faudra maîtriser les ruades d'une main experte.

Reste que gérer les sorties de courbes avec la manière, c'est bien, mais pour claquer une pendule encore faut-il que la Ducati 2012 se montre moins revêche en entrée de courbes et pas aussi imprévisible au point de corde que la GP11 !

Randy de Puniet, Ducati-Pramac (4ème en qualifs et abandon en course) : "Je suis en colère, très mécontent et énormément déçu. J'ai vraiment été malchanceux cette année. La chute de Bautista a provoqué la mienne et deux autres chutes. J'étais convaincu de pouvoir faire une très bonne course. Je voulais finir la saison de la meilleure des manières. En dehors de ça, ça a été un plaisir d'être le coéquipier de Capirex pour sa dernière saison".

L'analyse Moto-Net.Com : Quatrième sur la grille de départ, Randy était à l'aise au bien sur le mouillé que sur le sec à Valence. Dans ces conditions, le Français pouvait légitimement prétendre à une belle course, voire terminer à l'aspi des leaders.

Mais le résident d'Andorre a encore une fois manqué de chance... comme d'habitude, serait-on tenté d'écrire tant il est vrai que le n°14 semble toujours se trouver au mauvais endroit au mauvais moment ! Entraîné par le "strike" de Bautista, le pilote Pramac repart de Valence avec un nouveau résultat blanc, le sixième d'une saison qu'il termine 16ème et avant-dernier pilote titulaire.

Actuellement en négociations avec Suzuki et Honda-LCR pour tenter de conserver un guidon en Moto GP en 2012, Randy de Puniet s'est lui aussi cassé les dents sur la Ducati, une moto qu'il était pourtant impatient d'essayer fin 2010. Sûr qu'en ce moment, le n°14 doit plutôt rêver de retrouver la relative "docilité" d'une Honda, mais aussi le professionnalisme d'un team comme celui de Lucio Cecchinello...

Alvaro Bautista, Suzuki (5ème en qualifs et abandon en course) : "Andrea a malheureusement touché ma roue avant avec son pneu arrière et je n'ai rien pu faire pour éviter la chute. Le pire est que j'ai touché trois autres pilotes qui sont aussi tombés. Je suis désolé pour eux mais aussi pour les teams et les fans. L'année a été dure, ça avait mal commencé quand je m'étais fracturé le fémur gauche et malgré tout notre travail - notamment en milieu de saison, lorsque j'étais bien physiquement et mentalement - nous n'avons pas eu beaucoup de bons résultats".

"J'ai été de plus en plus confiant sur la moto cette saison et nous avons fait un excellent travail. Merci à Suzuki et à mon team pour tout ce qu'ils ont fait, ils étaient à 100% à chaque course et tout le monde a pu témoigner de nos progrès. Merci à tous ceux qui m'ont soutenu et qui étaient derrière Suzuki en 2011. Maintenant nous allons voir ce qui nous attend pour l'an prochain".

L'analyse Moto-Net.Com : Lui aussi très en verve à Valence (meilleur temps en Essais libres 2), Alvaro Bautista se voyait bien claquer un podium pour le dernier Grand Prix de la saison ! En réalité, faute de "casser la baraque", l'Ibère a cassé sa Suzuki dès le premier virage... mais aussi les Ducati de Rossi, Hayden et De Puniet !

Désolé de l'incident et sans doute un poil vexé, le n°19 n'a pas hésité pas à désigner Dovizioso comme responsable de sa "boulette"... alors que ce dernier n'y est absolument pour rien dans la mesure où il se trouvait devant la Suzuki au moment de l'accrochage !

Passons sur cet épisode peu glorieux pour ne retenir que l'excellente fin de saison de l'unique pilote d'Hamamatsu : s'il n'a décroché aucun podium en 2011, Bautista a ferraillé à plusieurs reprises avec des motos officielles et signe une belle 5ème place en Grande-Bretagne ainsi que deux prometteuses 6ème places à Indianapolis et à Aragon.

Lassé d'attendre les intentions de Suzuki - qui tarde à confirmer son engagement en Moto GP en 2012 -, le champion du monde 125 cc 2006 se serait rapproché du team Honda-LCR afin de piloter une RC213V la saison prochaine. Ce même team Honda-LRC vient d'ailleurs de faire savoir que le champion du monde Moto 2, Stefan Bradl, testerait - à titre exceptionnel - la Honda 2012 lors des tests prévus cette semaine à Valence.

"En accord bien entendu avec Honda et nos partenaires, nous prendrons dans les jours à venir une décision définitive quant au pilote qui portera les couleurs de l'équipe LCR en 2012. Nous avons en attendant répondu favorablement à la demande du HRC pour mettre notre structure et notre RC212V à la disposition de Stefan Bradl afin qu’il puisse rouler sur une MotoGP pendant une journée de tests", a ainsi indiqué ce matin Lucio Cecchinello, le team manager d'Honda-LCR.

Classement général du championnat du monde Moto GP 2011

  1. Casey STONER AUS 350
  2. Jorge LORENZO SPA 260
  3. Andrea DOVIZIOSO ITA 228
  4. Dani PEDROSA SPA 219
  5. Ben SPIES USA 176
  6. Marco SIMONCELLI ITA 139
  7. Valentino ROSSI ITA 139
  8. Nicky HAYDEN USA 132
  9. Colin EDWARDS USA 109
  10. Hiroshi AOYAMA JPN 98
  11. Hector BARBERA SPA 82
  12. Cal CRUTCHLOW GBR 70
  13. Alvaro BAUTISTA SPA 67
  14. Karel ABRAHAM CZE 64
  15. Toni ELIAS SPA 61
  16. Randy DE PUNIET FRA 49
  17. Loris CAPIROSSI ITA 43
  18. Katsuyuki NAKASUGA JPN 10
  19. Josh HAYES USA 9
  20. Kousuke AKIYOSHI JPN 7
  21. John HOPKINS USA 6
  22. Shinichi ITO JPN 3

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