Essai Harley-Davidson Fat Boy Special : un gros garcon tranquille !
Modèle emblématique de la gamme Softail, le Fat Boy gagne en charisme et en confort avec sa déclinaison Special. Sans être un tout nouveau modèle, cette version remplit néanmoins parfaitement sa fonction de gros custom allant droit à l'essentiel. Essai.
Du haut de son patrimoine riche de plus d'un siècle (lire notre Dossier spécial HD du 17 novembre 2005 : 102 ans et pas une ride), Harley-Davidson se fait fort de satisfaire les exigences des plus "tatoués" de ses clients en jouant la carte du conservatisme, tout en séduisant des motards venus d'autres horizons en proposant régulièrement des nouveaux modèles ou de simples évolutions dans la gamme.
C'est le cas du Fat Boy Special : avancé comme "l'une des conceptions les plus originales provenant des bureaux d’études Harley-Davidson", le FLSTFB (son petit nom) est en réalité un Fat Boy "Classique", mais équipé d'un guidon plus étroit, d'une finition sombre et satin très réussie, de repose-pieds en demi lune, d'échappements Shotgun et d'une selle plus étroite et plus basse (680 mm).
Pourtant, la magie opère et l'on se surprend à convoiter du regard ce "gros garçon spécial" comme s'il redéfinissait le genre... Oui, ils sont forts chez Harley et cette propension à faire saliver le biker avec des recettes plus qu'éprouvées a de quoi agacer nombre d'ingénieurs nippons sommés de refondre une moto tous les deux ans...
Dans sa superbe teinte noire - où le brillant se mélange habilement aux coloris mats -, le Fat Boy Special en jette un max : du gros phare rond à cerclage chromé au réservoir recouvert d'un qualitatif panneau en cuir et d'une lisible console en satin chromé, en passant par les roues pleines et la finition noire brillant du support de garde-boue arrière, le contour du filtre à air et le cuvelage de phare, aucune faute de goût n'est à mentionner.
Véritable aimant à compliments de la part des badauds généralement impressionnés et envieux, la machine ne passe pas inaperçue en ville : ses 330 kg en ordre de marche et ses 2 385 mm de longueur y participent activement, mais elle confère indubitablement un côté statutaire à son pilote : si celui-ci sait la jouer suffisamment cool et nonchalant, la mignonne petite voisine du dessous ne devrait pas tarder à se laisser tenter par le prometteur strapontin !
La cool attitude...
A ce stade, autant ne pas refroidir ses ardeurs en lui confessant que si l'assise pilote brille par son accessibilité et son confort, la selle passager, elle, se révèle peu spacieuse et surtout moins moelleuse que prévue... Mais après tout, à chacun son rêve américain !
Nonobstant ce léger défaut, le Fat Boy Special est plutôt accueillant : le nouveau guidon "mini beach" (tout un programme !) est à la fois plus étroit et plus facilement préhensible, tout en intégrant l'inévitable - et néanmoins disgracieux - câblage.
Les commandes ont le bon goût de tomber aisément sous la main, même si des réglages d'écartements et un levier d'embrayage moins ferme n'auraient certainement pas nuit au tableau. Les puristes rétorqueront sans doute qu'une Harley n'est une Pan European et que cette absence de fioritures participe à l'authenticité du Fat Boy Special !
Soulignons qu'avec sa clé codée, son injection séquentielle, son témoin d'engagement du sixième rapport, sa jauge à essence et sa fenêtre digitale (heure, deux trips et odomètre) sur la console centrale, notre "gros garçon" n'a rien d'une antiquité : sous cette parure de gros custom dépouillé se cache en réalité d'évidentes concessions au modernisme !
Habiles, les ingénieurs Harley-Davidson ont cependant camouflé au maximum ces entraves à la philosophie traditionaliste chère à la marque, à l'instar du mono-amortisseur horizontal caché sous l'imposante partie arrière galbée.
De même, impossible de détecter à l'arrêt la présence de l'arbre d'équilibrage chargé d'atténuer les vibrations du gros twin de 1 584 cc Twin Cam 96B, monté rigide dans le cadre : le Fat Boy Special tendrait-il à mélanger les genres, quitte à y perdre son âme ?
Pour le savoir, une seule solution : un coup de pouce sur l'accessible démarreur, un coup de botte sur le sélecteur à double fourche - dur, lent et bruyant ! - et voilà que l'équipage décolle dans un vrombissement étonnement timide... en attendant le coup pied au c... derrière !
J'adore les customs, et les Harleys en sont le porte drapeaux, mais à ce prix c'est indécent, ils ont juste la chance que les japonais ne les copient pas assez et que faute de client aucun Européens (avec leur nombreux Twin)à part Triumph ne se soient lancé sur le créneau!
D'accord avec KL et LM. Moto qui dégage l'essence même du custom, quoi qu'on peut faire la même en légèrement plus condensé et léger encore une fois. Je trouve aussi que le prix est indécent. Faut effectivement dévaliser une banque pour avoir l'air d'un mauvais garçon...
On ne connait reelement le prix de sa moto que lors de la revente en faisant la soustraction prix d'achat- prix de revente et la, cette marque reste un des meilleurs rapport prix du marché, mais la mise de départ est lourde, le credit permet son accession.
C'est un custom mais franchement avec la rocket 3 et la nouvelle Tbird, il existe une vrai alternative custom à Harley avec deux vehicules qui tiennent la route, qui freinnent ...
Question look, elle est plutot sympa, surtout le profil gauche. Ce genre de "vraie" moto me plait de plus en plus, comme la Rocket ou la Tbird dont parle Taiwan. M....., j'suis vieux. M'man.... combien qui reste sul compte?
Il est errone de parler de custom dans ce cas puisqu'il s'agit d'une moto de serie,les customs ou "sur mesure" sont unique ou "one off"partant d'une moto de serie on la customize en mettant des pieces "after market"ou des kits (screaming eagle par exemple).
Quand au prix effectivement c'est gras,n'etant pas sur le marche pour une autre becane m'en fous,mais bon, quand on aime on ne compte pas.
Brt is correct,a prendre en consideration lorsque l'on splurge un bon paquet sur de la mecanique,nique, nique.
Les "Sons of Anarchy" vont adorer! (ils n'aiment que les bikes rutilantes neuves, les blaireaux) ca y'est j'ai un contrat sur le dos, vite on my Aprilia V four!!
J'espère que je vais pas me faire gronder en faisant un peu d'humour, mais vu que je ne suis fan n'y de l'une ni de l'autre, faut quand même souligner que au poids, la Fat Boy ça coûte 65.56€ du kg et la RSV4 R 81.52€. Faut appeler un chat , un chat, avantage donc à la Harley
Super finition tout de même.
Mais soyons francs et réalistes. Si une H.D en général conserve une bonne valeur de revente et si elle fait saliver les amateurs, ce n'est dû qu'à une seule chose : son prix. Il faut qu'elle soit chère pour être "élitiste".
La même machine pour 8000euros serait invendable et serait badgée Coréenne....
Quelques précisions @ l'essayeur : 1.- Softail n'a pas un mono-amortisseur à l'arrière, mais deux amortisseurs horizontaux sous le chassis central. L'idée est de reprendre l'apparence des HardTail de la marque tout en assurant un (certain) confort au pilote et au passager. 2.- Le potentiel du 96B est volontairement "étouffé" par les ingénieurs MoCo, ce pour passer les tests US et européens sans renoncer au refroidissement air/huile. Il suffit donc de le laisser respirer avec un filtre "high-flow" et un échappement plus libre. A noter que pour l'Europe, il faut aussi inverser les pots, pour débrancher la commande du limiteur de bruit en bas régime. Cette modification implique aussi l'installation d'un ordinateur de bord permettant de modifier la courbe d'allumage et les réglages de l'injection (PS III USB, par exemple). Ainsi, le moteur gagne en puissance et en couple, de l'ordre de 10 à 15%, beaucoup plus en agrément. Quant au reste, les commentaires le montrent clairement : deux conceptions de la moto s'affrontent (inutilement), qui hélas n'arriveront jamais à concilier deux points de vue antagoniques. Heureusement, la route est large…
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CONDITIONS ET PARCOURS
Modèle d'origine (2320 km au compteur)
Parcours : 495 km sur nationales, autoroutes, périphérique, villes et départementales
Pneus : Dunlop D407
Consos moyennes : de 5,6 à 6,4 l/100
Problèmes rencontrés : RAS
POINTS FORTS
Lignes sobres et classieuses
Finition
Equilibre surprenant en dynamique
"Good vibrations" et position relax : le pur esprit Harley !