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RETOUR VERS LA FUTURA
Paris, le 7 septembre 2022

Prépa moto RS/V4 : une Aprilia RSV4 rend hommage à la RS250

Prépa moto RS/V4 : une Aprilia RSV4 rend hommage à la RS250

Gwenaël Barthélémy est un préparateur de motos amateur... d’Aprilia ! Attaché à la marque et à son concessionnaire devenu meilleur ami, il a modifié des Dorsoduro, Tuono V4 et RSV4. C’est d’ailleurs en tombant sur sa "néo-rétro" RS/V4 que Moto-Net.Com a décidé de contacter ce breton exilé - marié ! - en Suisse. Interview.

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De l’avis de la rédaction Moto-Net.Com, l’Aprilia RSV4 est l’une des Superbike les plus efficaces et les plus sensationnelles de la production actuelle. L’une des plus belles ? Aussi, sans doute. Mais la RS/V4 sur laquelle MNC est tombée par hasard sur la toile est encore plus jolie, non ?

Inutile de fondre sur le site d’Aprilia France : cette superbe machine n’est pas une nouveauté 2023 de la firme de Noale. Et pourtant, cette néo-rétro italo-breizo-suisse aurait toute sa place aux côtés de - face aux - MV Agusta Superveloce 800 ou Triumph Speed Triple RR !

Cette préparation est l’oeuvre de Gwenaël Barthélémy aka "Le Week-end De Course", à l’origine déjà de Tuono V4 aux saveurs "Cafe Racer", à la sauce "80’s AMA Superbike" ou au savant mélange de "Pikes Peak Le Mans". Il s’est aussi façonné une surprenante Dorsoduro 1200 "SuperRoad".

Prépa moto RS/V4 : une Aprilia RSV4 rend hommage à la RS250

Fan des produits Aprilia - un peu moins du SAV qui l’a laissé en plan à quelques reprises, "mamma mia !" - et client comblé de la la concession Profil Motos, le "prépar-amateur" et ses brillants partenaires se sont cette fois attaqués à la RSV4. Un modèle 2019 très exactement, façonné pour ressembler aux RS250 du bon vieux deux-temps...

"Je me rappelle encore très bien de ce jour en 2001-2002 où lors d'une balade moto au Lac de Côme, j'ai croisé une RSV1000 équipée d'une tête de fourche blanc de RS250 et cette image je ne l'ai jamais oublié...", relate le quinquagénaire (tout juste, il est né en 1972) sur son blog et sur son compte Instagram aussi, bien sûr.

"Adapter les carénages d'une RS250 sur une RSV4 peut paraître simple ou aisé, mais j'ai été confronté à plus de défis que je ne m'attendais, à commencer par le respect des formes du fameux 2-temps autour d'une moto moderne, très fine mais très éloignée de son inspiratrice", nous prie-t-il de croire.

Prépa moto RS/V4 : une Aprilia RSV4 rend hommage à la RS250

Le Journal moto du Net qui souhaitait en savoir - beaucoup - plus sur ce projet et sur son créateur l’a donc contacté. Gwenaël Barthélémy a très aimablement et patiemment répondu à toutes nos questions. Voici notre interview MNC...

Moto-Net.Com : Salut Gwenaël. Avant toute chose, l’appellation "Le Week-end De Course", ça vient d’où ?
Gwenael Barthélémy :
Bonjour ! Ce nom vient d’une idée que j’avais en 2004 - si ma mémoire est bonne -, de créer un magasin autour de la moto, sur Annecy. Je pensais vendre de l’accessoire moto, un peu de vêtements, mais aussi proposer aux clients de se réunir les week-ends de Grand Prix et de Superbike. Le principe état de faire ses courses, et de regarder des courses... L’idée était de continuer de travailler aux 4/5èmes et de compléter avec cette boutique les samedis-dimanches. Je n’ai pas pu aller au bout du projet, faute de financement local... Étant breton, j’avais commencé ce projet avec la Crédit Agricole de Bretagne. Mais le marché n’étant pas tout à fait le même en Haute-Savoie, ce n’est pas passé. Il aurait fallu que je lâche mon boulot pour cette aventure toute nouvelle, or j’aurais préféré y aller progressivement. La boutique n’a jamais ouvert, mais le nom est resté.

MNC : Gwenaël... Ça sonne breton mais tu vis en Suisse. Quel est ton parcours ?
G. B.  : J’ai grandi et commencé à travailler en Bretagne. Je suis parti à Paris, puis à Londres, et enfin Genève en tant que résident français au début. J’ai rencontré ma femme qui est binationale et je me suis installé en Suisse.

MNC : Tu bosses dans quoi ?
G. B.  :
Dans la logistique pour une compagnie pétrolière. Mon département a en charge l’organisation des flux et la mise en place des contrats achat/vente. Je bosse sur la région Afrique de l’ouest, une région super intéressante mais très prenante, et sur plusieurs produits : gasoil, super, etc.

Prépa moto RS/V4 : une Aprilia RSV4 rend hommage à la RS250

MNC : Comment vont les affaires dans le carburant ? Il n’a jamais été aussi cher, mais semble condamné...
G. B.  :
Je ne saurais pas vraiment te dire car je travaille pour un service purement opérationnel, je ne traite pas la partie commerciale. Je suis là pour que les choses s’organisent bien en termes logistiques.

MNC : Parlons moto, et de ce qu’elle représente pour toi.
G. B.  :
Oh, alors la moto pour moi c’est la liberté, mais aussi une part de mon identité, assez forte. La liberté de pouvoir se déplacer, découvrir des paysages, aller vers les autres, qu’on les connaisse ou pas. La moto permet de voyager facilement, de prendre n’importe quelle route ou chemin, sans beaucoup d’équipements ni d’emport c’ets vrai, mais en toute liberté.

MNC : Depuis quand roules-tu à moto ?
G. B.  :
J’ai commencé à m’intéresser à la moto vers l’âge de 14-15 ans. J’ai dévoré toutes les revues qui existaient à l’époque, en compagnie de mon frêre. Je me suis construit tout un imaginaire autour de la moto, et cela m’a construit personnellement je pense.

Prépa moto RS/V4 : une Aprilia RSV4 rend hommage à la RS250

MNC : Et pour resituer tout cela, tu avais 14-15 ans dans les années...
G. B.  :
(Rires) Dans les années 80 ! J’ai cinquante ans. Je suis né en septante-d... soixante-douze pardon. Ça fait un petit moment. Mais on s’en aperçoit car ce qui a bercé mon enfance et marqué mon adolescence se retrouve dans mes projets.

MNC : Tu te souviens forcément de ta première moto.
G. B.  :
Oui bien évidement, c’était une magnifique... en fait j’avais beaucoup hésité à l’époque. J’ai passé mon permis à Paris et je trainais souvent devant la concession Kawasaki-Bimota Folie Méricourt. Finalement, j’ai choisi une W650 parce que sa bouille me plaisait, je trouvais qu’elle avait du caractère. En tout cas elle avait l’air d’une vraie moto ! Et pour débuter c’était plutôt bien avec son guidon qui ressemblait plus à des cornes de vaches qu’à des guidons bracelets. C’était vraiment pratique.

MNC : Tu l’utilisais au quotidien, pour tout faire ?
G. B.  :
Je l’ai utilisé un tout petit peu dans Paris, pour partir en week-end. Je suis parti assez rapidement à Londres où je l’ai beaucoup utilisée pour aller au boulot, et toujours pour me promener, rouler tout simplement.

Prépa moto RS/V4 : une Aprilia RSV4 rend hommage à la RS250

MNC : Tu es revenu de Londres avec ? Ou tu es passé sur Triumph !
G. B.  :
Je suis revenu avec, mais dès mon retour, j’ai acheté une Triumph Sprint 900 RS. Avec le 3-cylindres de la Speed triple et un carénage demi-tête de fourche. Une moto super belle, très chouette... mais peut-être un peu trop lisse à mon goût. Je suis passé à Aprilia, une RSV1000R. C’était un modèle que j’adorais et que je regardais chaque matin et chaque soir en passant devant un concessionnaire londonien. Ce dernier n’a jamais eu à laver sa vitrine, tellement je bavais dessus ! J’avais repéré cette moto au Salon de Paris, en 1999 je pense. Ah cette ligne, ce dosseret en pointe avec ses deux phares ronds à la Ferrari, ce phare triangulaire à l’avant... Pour moi, elle représentait la sportive moderne, surtout dans cette version R avec suspensions Öhlins, du carbone, etc.

MNC : C’est ici qu’a débuté ton histoire d’amour avec Aprilia ?
G. B.  :
Oui, exactement. J’ai acheté la moto chez un concessionnaire à Annecy, qui n’existe plus. Mais le plus important à l’époque quand on achetait une italienne, c’était surtout de trouver le bon concessionnaire. Je suis tombé sur Profil Motos, dont le responsable est devenu mon meilleur ami. La qualité de service était incroyable, le soutien aussi. Je suis parti dans un délire avec cette moto en ajoutant toujours plus de carbone, un pot Aprilia Racing, un double pot Arrow qui faisait un raffut de dingue. J’en ai fait une belle moto ensuite, notamment grâce à mon concessionnaire.

MNC : En France et en caricaturant, Aprilia est perçu en France comme une marque qui produit des motos sensationnelles qu’on évite - ou hésite - à acheter à cause du réseau réduit et du SAV... perfectible ?! Quelle est ton expérience perso ?
G. B.  :
En toute honnêteté, je suis content d’avoir trouvé un concessionnaire qui m’a soutenu. Sans cela, je ne serais pas resté car il est vrai que durant toute cette période, le SAV a été... disons très lent par moment, dépourvu de pièces. Je me souviens par exemple d’avoir demandé à Aprilia de souscrire à une extension de garantie car ma moto était resté immobilisée plus de trois mois et que j’estimais qu’il était normal de décaler d’autant la garantie...

Prépa moto RS/V4 : une Aprilia RSV4 rend hommage à la RS250

MNC : .. ce que de nombreux constructeurs ont accordé suite aux confinement anti-covid.
G. B.  :
Oui, exactement. Mais à l’époque, Aprilia m’avait remercié de mon courrier, gentiment, mais n’avait pas répondu favorablement à ma demande (rires). Donc c’est évident que si mon concessionnaire n’avait pas été un passionné, je ne serais pas resté.

MNC : Tu es resté fidèle à Aprilia. Tu n’as pas eu envie d’aller voir ailleurs ?
G. B.  :
Si bien sûr, d’ailleurs j’ai beaucoup roulé en Ducati en même temps, or la prise en charge de clients était incomparable, bien meilleure. Mais il y avait d’autres soucis comme le prix des pièces ou de la main d’oeuvre. C’était assez élevé. Et encore une fois, je suis resté chez Aprilia car j’avais trouvé le concessionnaire qui me soutenait.

MNC : Il n’y a pas que la machine qui compte, l’humain a aussi sa part dans la pratique de la moto.
G. B.  :
Oui, exactement. Après, je dois dire que le concessionnaire ne s’est pas focalisé sur moi ou sur quelques clients. Il est excellent avec tous ses clients et je considère que ça a beaucoup aidé la marque à s’établir en haute-Savoie, c’est certain.

Prépa moto RS/V4 : une Aprilia RSV4 rend hommage à la RS250

MNC : Nous avons craqué sur ta dernière super-production, la RS/V4. Elle est magnifique ! En tant qu’ancien propriétaire de RS125, on a adoré tomber dans le piège. Une RS ? Avec ce pot, cette fourche, ces étriers ? Mais quel est ce délire ?
G. B.  :
(Rires)

MNC : Cette moto t’a pris 3 ans... car tu t’entoures d’un tas de personnes autour de tes projets. Sans elles, tu ne pourrais pas concrétiser tes rêves ?
G. B.  :
C’est ça. Malheureusement je n’ai pas les compétences techniques pour produire les pièces dont j’ai besoin. En revanche, j’ai des idées et j’arrive à les mettre bout à bout pour créer un projet. Mon activité dans la logistique me donne peut-être des facilités à ce niveau. Je me suis dit que ce n’était pas parce que je ne savais rien faire que je ne devais rien faire.

MNC  : Ça n’a pas du être évident de te lancer comme préparateur "chef d’orchestre" ?
G. B.  :
Au tout début, vers 2016, il a fallu que je trouve des gens qui voulaient bien me faire des pièces et travailler avec moi. J’appelais un peintre et il m’expliquais "oh c’est compliqué, vous savez monsieur, on doit mettre des après, et vous savez monsieur..." Au fil du temps, j’ai repéré lesquels étaient les meilleurs peut-être pour faire telle ou telle chose. Une fois qu’on trouve les bonnes personnes et que la relation de confiance s’installe, on peut avancer. Car mes partenaires m’apportent leurs propres idées, je ne borne pas aux miennes. Admettons que j’ai besoin d’un porte-bagage, je ferai un dessin, ensuite un chablon, un gabarit avec du bois ou du carton, j’irai voir quelqu’un en mesure de le faire et on discutera autour de ce porte-bagage. Je livre mon idée et ils me donnent leurs avis. Je travaille comme ça avec tout le monde. Et c’est le plus important car faire de la préparation moto dans mon garage, c’est bien, mais au final ça me permet de rencontrer tellement de gens, de gens sympas... que je n’aurais jamais croisé autrement.

Prépa moto RS/V4 : une Aprilia RSV4 rend hommage à la RS250

MNC : Revenons à cette fameuse RS/V4. C’est une idée que tu as piquée à un motard croisé en Italie.
G. B.  :
Oui, comme je l’ai écrit, tout est né de cette balade en Italie et de l’appellation RSV4, RS... V4 ! Je me suis dit : "ça doit être chouette quand même !" Je suis passé sur la table a dessin, j’ai fait des croquis et plus je travaillais, plus je trouvais que ça avait du sens. J’ai vite réalisé que je ne pouvais pas ne pas la faire... J’ai acheté un poly sur Internet et je me suis lancé. Bon, le Covid a ralenti le projet car on ne pouvait plus se déplacer. Mais ça lui a aussi permis de maturer, même si il a peu évolué entre le concept et le résultat final. Sauf en ce qui concerne le garde-boue arrière. C’est en termes de finition et de qualité de construction que j’ai gagné. C’ets ce qui permet au résultat d’être plutôt sympa (sourire).

MNC : Petite question bateau mais incontournable : quel point ou pièce t’a donné le plus de fil à retordre ?
G. B.  :
Ce qui a été compliqué sur cette moto, ce sont les volumes. Il n’y a pas photo. On connaît les formes de la RS250, le tout est parfaitement homogène, et on imagine pouvoir adapter facilement son carénage à la RSV4 qui est une machine très compacte. En fait, on s’aperçoit que le carénage de la 250 est énorme. Juste énorme ! Du coup, pour aller de ce premier "montage" disons, jusqu’au résultat final, ouah... il faut réduire les volumes et en même temps, conserver les lignes. Il faut aller le plus loin possible dans la modification tout en gardant l’identification de la RS250. Là pour le coup, ça m’a demandé beaucoup de temps , dans mon garage tout seul, avec ma Dremel à découper le carénage dans tous les sens, le reconstituer avec du scotch, pour obtenir le meilleur compromis. Pour réussir à tromper les gens, comme tu le disais !

MNC : Tu as été jusqu’à intégrer une manche à air !
G. B.  :
Elle se voit très peu sur les photos mais oui j’ai ajouté cette petite aération car il fallait tout retrouver, et dans les meilleures proportions possibles. Quand j’ai reçu la bulle de la 250, je me suis dit que ça devrait le faire... mais en fait non, ce n’était pas possible de greffer cet abri-bus ! La petite qualité que j’ai, en dehors de la logistique, c’est d’avoir l’oeil en termes de volumes et de courbes. Le reste s’est déroulé assez gentiment, encore une fois parce que je travaille avec des gens talentueux comme Corbex à Genève, un carrossier qui m’a fait toutes les peintures (le lion de la face avant et les inscriptions Aprilia Racing sont des adhésifs de chez Decalmoto) et a réalisé beaucoup de pièces en aluminium. Il a confectionné l’araignée qui supporte le phare et le carénage. J’espère faire des photos prochainement chez eux car la pièce en elle-même est de toute beauté. Il y aussi Carbone Junkie Switzerland, un mec qui m’a fourni les manches en carbone et a élargi le garde-boue arrière acheté chez Kooso en Italie.

Prépa moto RS/V4 : une Aprilia RSV4 rend hommage à la RS250

MNC : Tu cites à chaque fois l’ensemble de tes partenaires dans tes publications sur les réseaux sociaux. C’est important de les nommer, en remerciement ?
G. B.  :
C’est une évidence, je ne peux pas m’arroger la création de cette moto, seul. Je tiens à souligner la participation de chacun. Jake Apiata (Lionel) s’est chargé de l’électricité, notamment de l’adpattaion des phares de la RS250 au faisceau électrique de la RSV4, électricité diverses. Biman (CH) s’est occupé de la selle et du dosseret arrière. Pepito.jpg a photographié le tout !

MNC : Suite à tes parutions, tu dois recevoir des demandes pour acheter tes prépas, ou des kits ? Tu les rediriges vers tes partenaires ? Seraient-ils en mesure de fournir les pièces ?
G. B.  :
Euh, non. Premièrement, et c’est important de bosser avec des gens de confiance, ils ne fourniraient jamais les mêmes pièces sans que je sois impliqué. Par ailleurs, Corbex ne produit pas de carénages en fibre, Carbon Junkie pourrait le faire mais ils préfèrent le prototypage, de capots de Porche 911 en carbone par exemple... faire des kits en petite série pourrait être sympa, cela pourrait marcher, mais ça me demanderait 50 % de mon temps. Je devrais réduire mon temps de travail, donc dégager un revenu en compensation et ce ne serait plus du tout la même. À mon âge, même si 50 ans n’est pas très vieux, je n’ai pas envie de prendre le risque de me retrouver au chômage. J’ai vécu des périodes de chomage et franchement, avoir un boulot, c’est bien !

MNC : As-tu reçu des appels d’italiens... de Noale ?
G. B.  :
Pas du tout. Et je ne pense pas qu’ils le feront car avec tout le respect que j’ai pour Aprilia, et toute la passion que je peux avoir pour la marque, je suis en-deça des radars, très largement. Ils ne me contacterons jamais.

Prépa moto RS/V4 : une Aprilia RSV4 rend hommage à la RS250

MNC : Ils pourraient pourtant s’inspirer de ton RS/V4. Chez MV Agusta, la Superveloce Ottocento fait en malheur sur les salons - en concessions ? - et Triumph vient de lancer une Speed Triple RR dans la même veine.
G. B.  :
Je suis très heureux que beaucoup d'internautes l'aient déjà appréciée, beaucoup m'ont demandé s'il s'agissait d'un nouveau modèle Aprilia "Classic", et pour ma part je trouve que ça aurait beaucoup de sens d'inclure un tel modèle dans la gamme du constructeur italien ! C’est pour ça que j’aime ma position : je n’ai aucun lien avec la marque, d’aucune sorte car j’ai toujours tout payé (mes motos, accessoires, tout). Je suis donc libre et je peux proposer des choses qui me plaise.

MNC : Tu restes toutefois attaché à Aprilia.
G. B.  :
Oui, même si c’est une marque un peu spéciale. En tout cas pour moi : elle appartient au grand groupe Piaggio, propose des modèles super intéressants, fait des choses incroyables en MotoGP avec Aleix Espargaro et Maverick Vinales. Maintenant, ça reste une toute petite marque qui n’a pas forcément intérêt à développer une large gamme de généraliste.

MNC : Que penses-tu justement de la nouvelle plateforme 660. La Tuareg 660 t’inspire ?
G. B.  :
Euuuuh, non (rires), clairement pas. Je trouve que la moto est chouette, belle et réussie. J’ai un copain branché trail qui est très intéressé, mais personnellement et en tant que "Le Week-end De Course", je vois pas ce que je pourrais en faire. Pourtant j’ai adoré me préparer la Dorsoduro, que j’utilise au quotidien pour le coup.

Prépa moto RS/V4 : une Aprilia RSV4 rend hommage à la RS250

MNC : Tu travailles sur autre chose ou tu te reposes un peu ?
G. B.  :
Non, je n’arrive pas à me reposer. La RS/V4 n’a reçu que des compliments, ce qui me réjouit vraiment. Mais c’est plus fort que moi, lorsqu’un projet se termine, c’est à dire que je publie les photos, il faut que je retourne sur la planche à dessin. Là, j’aimerais retravailler sur ma première préparation, mon Cafe Racer. Je le trouve réussi mais je pense qu’il y a une grosse marge d’amélioration. En même temps, avec tous les kilomètres que j’ai fait à moto, mon dos est devenu un peu sensible. Donc un Cafe Racer n’est peut-être pas très raisonnable ! J’adore ce que font les coréens de Crazy Garage, je pourrais bien m’en inspirer. Ce qui est certain, c’est que ce sera sur la base de mon Cafe Racer, donc un Tuono 2014. Sauf si Aprilia me téléphone et me donne une moto, ce qui n’arrive jamais.

MNC : Attention, il ne faut jamais dire jamais !
G. B.  :
Non, non, ça n’arrivera pas. Et puis j’ai la chance d’avoir un garage bien rempli et de pouvoir garder mes motos transformées. Mais le Cafe Racer va peut-être recevoir des jantes à rayons, peut-être...

MNC : ... peut-être que tes goûts évoluent ?
G. B.  :
Oui, je dirais qu’ils s’affirment. Quand je réfléchis à une moto, je me demande toujours "que-est-ce que tu as envie de faire ?", "qu’est-ce que tu peux apporter car si ça existe déjà, ça n’a pas grand intérêt" (sur Aprilia, les prépas sont rare, NDLR !), et "sur quoi tu aimerais rouler ?" Pour ma Pikes Peak par exemple, je voulais une moto de piste. On verra d’ici un an le résultat du nouveau projet.

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