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Paris, le 16 septembre 2013

Essai scooter électrique BMW C Evolution : évolutionnaire !

Essai scooter électrique BMW C Evolution : évolutionnaire !

Présenté sous sa forme définitive à Francfort le 10 septembre, le scooter électrique BMW C Evolution est actuellement à l'essai en France en version prototype. Moto-Net.Com s'est glissé au guidon de cet équivalent 125 cc pour un essai... électrisant !

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Un scooter électrique prometteur

Sur le papier, le scooter électrique BMW C Evolution promet de belles possibilités. En premier lieu, il s'agit du premier modèle "à jus" développé par un grand constructeur : avouez que c'est tout de même plus rassurant que les nombreuses "chinoiseries" proposées ça et là !

D'autant que Béhème possède une solide expérience dans le domaine de l'électrique via sa branche automobile : un gage de sérieux et de contenu technologique élevé. D'autre part, il est accessible au plus grand nombre : sa puissance développée en continu est annoncée à 11 kW (15 ch), ce qui en fait l'équivalent légal d'un scooter thermique de 125 cc.

Le BMW C Evolution sera donc accessible aux permis A et A1, mais aussi aux automobilistes (permis B) qui ont suivi la formation de 7 heures : un panel aussi large que le réacteur d'une centrale nucléaire !

Inséré dans le bras oscillant, son moteur est alimenté par une batterie lithium-ion de 8 kWh. Garantie huit ans, cette "pile" sophistiquée serait capable de pics de puissance de 35 kW, soit 47,6 ch ! De quoi faire patiner l'arrière au démarrage sans l'anti-patinage dont les versions de série seront équipées. Un dispositif indispensable tant ce scooter envoie "les watts" : foi de MNC, qui a testé une version prototype sans contrôle de traction !

L'aspect du C Evolution fait penser aux scooters thermiques de la gamme (C600 Sport et C650 GT), mais ce n'est qu'une ressemblance "de famille". Sa conception est totalement inédite et ne fait tout d'abord pas appel à un cadre classique : c'est le carter abritant la batterie qui fait office de cadre-coque, sur lequel sont reliés un monobras arrière suspendu par un combiné mono-amortisseur et une fourche inversée de 40 mm.

Le monobras intègre à la fois le moteur électrique et la machine électrique synchrone refroidie par eau, qui entraîne la roue arrière via une courroie crantée. Plus lourd que le thermique C 600 Sport (265 kg annoncés en ordre marche contre 249), le C Evolution est cependant plus vif : 0 à 100 km/h annoncé en 6,2 s, contre 7,1 s pour le thermique. Le couple maxi de l'électrique est donné pour 72 Nm, quand le twin 650 thermique n'affiche "que" 66 Nm...

Le tableau de bord en couleur reprend la technologie à matrice TFT découverte sur les K1600 et regroupe toutes les informations utiles : odomètre, trips, température extérieure, mode de traction, autonomie restante, état de charge en kWh, vitesse moyenne, consommation moyenne en kWh/100 km. Un bargraphe affiche la consommation d'énergie et l'état du système de récupération d'énergie à la décélération et au freinage, dont le gain sur l'autonomie est estimé par Béhème à "environ 10 et 20% possible".

Contrairement à nos versions d'essai, le "vrai" C Evolution se verra agrémenté d'un contrôle de traction et de quatre modes de conduite (Dynamique, Standard, Pluie et Economique). La cosmétique changera peu, mais le rétro-éclairage du logo sera abandonnée, tout comme le cache peint du bras oscillant.

On devrait aussi pouvoir placer un casque intégral dans le coffre situé sous la selle, pour l'instant classé "secret-défense" en raison d'un système d'analyse propre au prototype... Enfin, une assistance à la marche arrière, inexistante sur le proto, sera commercialisée sur le modèle de série.

Facile et efficace

Le gabarit du C Evolution, semblable au maxiscooter BMW C600 Sport, est relativement impressionnant. Les petits gabarits devront vérifier qu'ils posent bien les pieds avant de se décider, car l'effet d'arcade (la largeur qui oblige à écarter les jambes) est assez important malgré une hauteur de selle relativement contenue (780 mm).

Comme sur les scooters thermiques BMW C, la béquille dépliée actionne un frein de parking : un atout indéniable au quotidien, notamment lors des stationnements en pente. Comme sur un scooter traditionnel, une fois la béquille repliée, on démarre avec la double action frein arrière plus "Start". Sauf qu'aucun bruit ne vient signaler la mise en route : il faut vérifier l'afficheur digital, par ailleurs très riche en informations.

Même pour relever le scooter de sa béquille, aucun effort violent n'est nécessaire car le poids - placé bas puisque les batteries sont au ras du sol, dans le caisson - n'est que peu sensible. C'est encore mieux dès qu'on roule : dès les plus basses vitesses, le C Evolution se montre à la fois stable et facile : on fait demi-tour en toute décontraction... et en silence ! La mécanique ne délivre en effet aucun bruit et c'est à peine si l'on perçoit le bruit de roulement des pneus sur la chaussée.

Au premier rond-point, gare à ne pas négliger la redoutable efficacité de la remise des "watts" ! Sans le contrôle de traction - qui sera le bienvenu en série ! -, on sent bien que la vigueur disponible aurait tôt fait de venir à bout de l'adhérence de l'arrière, malgré la bonne monte pneumatique retenue (des Pirelli Diablo Scooter). Nous voici rapidement en Vallée de Chevreuse, où la vitesse légale de 90 km/h est atteinte en un clin d'oeil.

L'accélération départ arrêté est donc foudroyante, grâce au couple immédiatement disponible délivré par le moteur électrique. Mais les reprises aussi sont très convaincantes ! A 75 km/h derrière un camion, on ne se demande pas si le moteur va peiner comme c'est parfois le cas sur un 125 classique : on visse et on double, sans l'ombre d'un doute ! Le freinage est tout aussi efficace, très puissant et dosable, et l'ABS reste peu sensible (un petit peu plus à l'arrière, mais sans que cela ne soit rédhibitoire).

En cette journée annonciatrice des premières froidures de l'automne, le gabarit de ce C Evolution est le bienvenu : les jambes et le buste sont bien abrités et le pare-brise, bas mais large et bien dessiné, protège assez bien les épaules et la tête. Le seul bémol est un confort assez ferme : la selle est bien dessinée, large et confortable, mais les suspensions sont plutôt calibrées sport que confort.

BMW nous a assuré que ce point serait amélioré sur la version commercialisée : à vérifier dès sa sortie, annoncée pour le premier trimestre 2014, sans pour l'instant plus de précisions sur le plan tarifaire...

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CONDITIONS ET PARCOURS

  • Prototype de présérie
  • 210 km au départ
  • Parcours : ville, route et autoroute péri-urbaine
  • Pneus : Pirelli Diablo Scooter
  • Problèmes rencontrés : RAS (sauf report de l'essai pour défaut d'étanchéité des compteurs sur les protos)

POINTS FORTS BMW C EVOLUTION

  • Accélérations et reprises
  • Silence de fonctionnement
  • Maniabilité
  • Protection
  • Rapidité de recharge (70% annoncés en 1 h)

POINTS FAIBLES BMW C EVOLUTION

  • Autonomie
  • Confort ferme
  • Coffre réduit
  • Un seul vide-poches à l'avant

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