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Paris, le 6 mai 2010

Baptêmes des nouvelles Aprilia Shiver et Dorsoduro Factory

Baptêmes des nouvelles Aprilia Shiver et Dorsoduro Factory

Aprilia présentait à Nice deux de ses nouveautés 2010 : la nouvelle Shiver et la version Factory de sa Dorsoduro, qui partagent le même V-Twin de 750 cc. Malheureusement, la pluie est venue gâcher des essais qui s'annonçaient convaincants. Immersion...

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Premiers tours de roue sur la Dorsoduro Factory

Dévoilées lors du dernier Salon de Milan (lire MNC du 20 novembre 2009 : la Shiver et la Dorsoduro 2010 s'encanaillent !), la Shiver 2010 et la Dorsoduro Factory avaient donné rendez-vous à la presse spécialisée française dans le nord de la Côte d'Azur afin de démontrer tout leur potentiel.

Hélas, deux fois hélas, à peine le tarmac de l'aéroport de Nice foulé par les preux journalistes qu'instantanément, de menaçants nuages s'amoncellent au-dessus de leurs casques... Moto-Net.Com décide alors de sauter sur la Dorsoduro, espérant profiter d'un bitume encore sec pour jauger des capacités de cette version "usine".

On le sait (lire notre Duel Aprilia Dorsoduro contre Ducati Hypermotard), la Dorsoduro met immédiatement dans le "bain" : selle haute (870 mm), guidon très large et repose-pieds bas : la position de conduite est typée Supermotard et convient parfaitement aux grands gabarits !

Le pilote fait véritablement corps avec la machine : le réservoir - à la base fine et aux arêtes accusées - permet de serrer fermement la moto et de caler convenablement ses cuisses tandis que la selle, suffisamment large sur l'arrière, ménage un minimum de confort.

Dans cette version Factory, les pièces en carbone de la partie avant et le coloris rouge de la partie tubulaire du cadre haussent d'un cran l'orgueil du pilote. Il est cependant dommage que l'ajustement des nouvelles pièces ne soit pas rigoureusement parfait...

Mais on oublie vite cette imperfection une fois le bicylindre lancé d'une simple pichenette sur le démarreur - qui fait également office de coupe-contact : l'injection électronique se charge toute seule de mettre un léger coup de gaz dès les premiers tours de pistons, histoire de réveiller la mécanique... et les instincts primaires du motard !

La sonorité des deux pots, toujours aussi plaisante, incite instantanément à prendre la route et à mettre du gaz. Vu la noirceur des nuages postés au-dessus de nos têtes, nous ne nous sommes définitivement pas fait priés !

Malgré un embrayage un peu dur et un twin qui rechigne à descendre sous les 2 500 tr/min, la prise en main de cette Dorsoduro est aisée. L'excellente agilité du train avant, secondée par un bon rayon de braquage, permet de s'extirper de la circulation sans difficulté.

Lancée sur voies rapides, l'Aprilia ne manque pas non plus de stabilité. Seules quelques bourrasques en fin de journée - de sacrées rafales qui ont généré des vagues extraordinaires sur le front de mer ! - ont secoué la Dorsoduro en s'engouffrant dans ses protège-mains.

On note d'ailleurs avec l'apparition - bien trop rapide, malheureusement - de la pluie que ces protections rendront service en cas de chute... mais pas en cas d'intempéries !

Les quelques kilomètres effectués sur route sèche nous ont tout juste permis de confirmer le potentiel "Fun" de cette Aprilia. Le moteur dispose d'une plage d'utilisation très large - de 3 000 à 9 500 tr/min - et, dans le mode de cartographie S (S comme "Sport"), il bénéficie d'un caractère bien "trempé" !

Dans ce cas, la moindre rotation du poignet droit, même minime, se traduit par une subite montée en régime et une vive accélération. À tel point que les utilisateurs les plus cools - que la version Factory ne vise pas a priori - se rabattront volontiers sur le mode T.

Dans ce mode T (pour "Touring", à ne pas confondre avec le mode "Track" de la RSV4, il faut suivre chez Aprilia !), le Supermot' italien gagne en agrément sur les petites ouvertures de gaz, tout en conservant sa forte personnalité lorsque le pilote le désire vraiment.

Le dernier mode R (pour "Rain") ne séduira qu'une infime partie des possesseurs de cette Factory, les montées en régime devenant bien trop lentes même sous la pluie. Peut-être sur la neige ou le verglas ?

D'une manière plus générale et quel que soit le mode enclenché - via quelques pressions sur le démarreur, moteur allumé mais gaz fermé, même en roulant -, il faut saluer le travail des ingénieurs de Noale qui sont parvenus à faire complètement oublier leur système ride-by-wire.

ABS, traction control... et 1200 ?

Lors de la présentation statique de la nouvelle Dorsoduro Factory, le staff Aprilia attire très vite notre attention sur la fourche : "on devine ici l'emplacement d'un capteur", nous appâtent les responsables français, soulignant qu'on peut donc "s'attendre à voir débarquer prochainement l'ABS sur la Dorsoduro... Et pourquoi pas un système de Traction Control !" Après tout, les R1200GS, Multistrada et Super Ténéré en sont pourvus. Mais pour concurrencer ces BMW, Ducati et Yamaha, Aprilia va devoir, en plus, grimper en cylindrée. Or le V-twin 1200 se fait attendre... Affaire à suivre !

La version désastreuse qui équipait la première Shiver n'est plus qu'un lointain souvenir, mais nous aurons l'occasion d'y revenir en page 2 avec le test de la Shiver 2010. Côté motorisation, signalons tout de même que la Dorsoduro Factory demeure identique à la Dorsoduro "tout-court".

Il en est de même pour le freinage, toujours aussi mordant, puissant et dosable à l'avant. Le frein arrière en revanche nous a bien moins emballé car la pédale trop dure rend le dosage délicat. Sur nos routes "grasmouillées", les Dorso' Facto' ont exécuté quelques chasses de l'arrière plus ou moins contrôlées : prudence !

Côté partie cycle en revanche, la Factory se différencie de la version standard par ses éléments de suspensions : "sa fourche Sachs est réglable dans tous les sens (précontrainte et détente d'après la fiche technique, NDLR), ce qui important pour ce genre de "moto-jouet", tandis que son amortisseur arrière a fait ses preuves : c'est celui que nous proposions en accessoires sur la Dorso' !", nous résume l'un des responsables techniques d'Aprilia France.

Le bitume détrempé de l'arrière-pays niçois ne nous a malheureusement pas permis de vérifier le bien-fondé de ses modifications, même si le grip n'a jamais été pris à défaut malgré quelques accélérations et freinages importants au regard des conditions...

Au bout d'une demi-journée passée en compagnie de cette nouvelle Aprilia, les fesses du pilote demandent un peu de repos - tout comme les pieds, traversés par de grosses vibrations peu après 4 000 tr/min...

Sur le 6ème rapport, ce régime correspond à une vitesse de 90 km/h, soit la vitesse de croisière légale sur le réseau secondaire. L'acquisition de revêtement en caoutchouc - disponible sur le catalogue d'accessoire officiel - ne sera pas du luxe.

Disponible dès maintenant dans toutes les bonnes concessions Aprilia , la Dorsoduro Factory s'affiche à 9 849 € dans son unique coloris "Nero Vulcano". "Mais nos clients bénéficient jusqu'au 30 juin d'une prime à la reprise de 600 € ", rappelle Aprilia France (lire MNC du 26 avril 2010 : Primes à la reprise Aprilia) !

À noter enfin que la moto est livrée avec le jeu de repose-pieds passager non monté et que la sangle de maintien réglementaire se cache sous la selle. Inutile bien sûr d'essayer de loger quoique ce soit sous cette selle : la clé codée est le seul antivol embarqué !

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