Paris - 4/12/2006. Après cinq ans de bons et loyaux services, la Yamaha FJR 1300 nous revient dans une nouvelle version qui troque sa poignée d'embrayage au profit d'une boîte de vitesses semi-automatique. Alors, gadget marketing ou réelle innovation ?
Ce n'est pas une révolution mais une évolution. Yamaha, qui nous avait pourtant habitués à des choix audacieux par le passé (TDR 250, TDM 850, GTS 1000, etc.), n'a pas voulu être le constructeur par qui le "tout automatique" arrive ! La nouvelle FJR 1300 AS adopte donc une boîte de vitesses semi-automatique baptisée YCC-S, pour Yamaha Chip Controlled Shift.
Ainsi, le pilote garde la mainmise sur le choix des rapports, mais ne se soucie plus du levier gauche qui disparaît purement et simplement. Nul doute que les motards purs et durs y verront une intolérable assistance au pilotage...
Mais une machine doit-elle être forcément dure à conduire pour être une "vraie" moto ? Vaste débat ! La question primordiale pour le motard qui achète une moto GT à ce prix est avant tout de savoir si l'YCC-S renforce encore l'agrément de conduite.
Paris, 04/12/2006 - Le Touring sportif "au doigt et à l'oeil" avec la FJR 1300 AS Vidéo Moto-Net.Com.
Apparue en 2001, la Yamaha FJR 1300 mène une carrière relativement discrète dans l'ombre des BMW 1150 et 1200 RT pourtant plus chères mais dont les chiffres de vente surprennent toujours. Mais grâce notamment à son gros quatre-cylindres de 147 cv, elle a su fidéliser une clientèle d'amateurs de sport-GT.
La grosse routière Yamaha a connu quelques évolutions en parfaisant au fil des années sa finition et la protection du pilote qui pêchaient quelque peu sur les premiers modèles. La FJR adopte dès 2002 l'ABS. Proposé en option jusqu'en 2004, il est monté en série depuis 2005 ainsi que les valises latérales bien pratiques.
Look "officiel"
Notre moto d'essai se présente dans une très belle robe bleu marine avec deux bandes grises. Cette peinture, sans être nacrée, offre de magnifiques nuances très différentes selon la lumière ambiante. La présentation est classieuse et même si l'on est loin du bleu gendarmerie, cette FJR fait très "véhicule officiel".
Un sentiment renforcé par les deux valises latérales : la finition est remarquable. De prime abord, la Yamaha invite vraiment au voyage. On a immédiatement envie de charger les valises, de passer chercher Madame à la sortie du boulot et de partir... loin !
La position de conduite est très naturelle et peut en outre être peaufinée grâce au guidon réglable sur trois positions, pouvant coulisser d'avant en arrière sur 11 mm. La selle qui offre un confort de haut niveau, tant pour le pilote que pour le passager, est également réglable en hauteur de 800 à 820 mm.
L'équipement est assez complet avec des poignées chauffantes, un vide-poches contenant au fond une prise 12 V - qui se verrouille dès qu'on coupe le contact - et un pare-brise électrique.
Le tableau de bord, clair et lisible, n'est pas aussi généreux en informations que ceux de ses concurrentes européennes. Outre la jauge et la température du moteur, on trouve quand même la température extérieure, un indicateur de rapport engagé, une horloge et la consommation moyenne. Même s'il est clair et joli, surtout de nuit, on aurait préféré un compteur de vitesse à affichage digital et non analogique.
En effet, compte tenu de l'excellente protection du carénage et des performances dont est capable le 4-cylindres, il peut être déterminant - et salutaire pour le permis - de pouvoir relever sa vitesse de manière précise et rapide... Car on a très vite fait de se retrouver à des vitesses largement prohibées sans s'en rendre compte ! Et même si la Yamaha fait très "forces de l'ordre" (lire Moto-Net du 1er décembre 2005), elle n'en a malheureusement pas toutes les prérogatives...
La FJR est équipée en série de valises latérales profondes, robustes et bien finies dont l'utilisation se révèle sans problème. Elles sont de contenance égale et peuvent accueillir chacune un casque intégral ou un gros sac.
Armoire normande
Une fois en selle, les manoeuvres moteur coupé devront être anticipées et réduites à leur plus simple expression ! Il faudra notamment veiller à ne pas aller se garer dans un coin de trottoir avec une pente dans le mauvais sens, car c'est un coup à y rester...
En effet, avec pas loin de 300 kg en ordre de marche et surtout un centre de gravité assez haut, la FJR exige une certaine circonspection. En ce qui me concerne, c'est carrément avec humilité que j'ai abordé un ou deux demi tours au pas, en dévers, avec Madame derrière, les valises pleines et une sacoche de réservoir chargée... Il est vrai qu'ainsi harnaché, notre équipage devait flirter avec la demi tonne !
Comment ça marche ?
Il faut reconnaître aussi que la fameuse boîte semi-automatique n'est pas d'une grande aide dans un tel cas de figure : et c'est là sans doute son principal défaut. Alors, "comment ça maaarche", demanderait Michel Chevalet avant de couper court à tout suspens : "et bien c'est très simple !"
Tout d'abord, il faut freiner pour démarrer, de l'avant ou de l'arrière, peu importe, façon scooter. Ensuite, si l'on désire utiliser le sélecteur au pied, la FJR AS s'utilise exactement comme une machine classique... sans embrayage. À un détail près : la première est en haut avec les autres rapports, et non en bas comme sur une moto "normale".
Le point mort est donc tout en bas. Mais ce n'est pas très important car à l'usage, on ne se sert plus du tout du pied, ce qui a au moins comme avantage de ne plus marquer le cuir des bottes !
Tout à l'index gauche
Le sélecteur au pied est en effet secondé par une gâchette positionnée avec les commandes gauches du guidon. Pour l'actionner, il faut appuyer sur un bouton, ce qui allume une diode verte. Dès lors, on peut monter les rapports avec l'index et les descendre avec le pouce.
À l'usage, le pouce qui trouve plus souvent le klaxon que le sélecteur ne sert plus à rien : après une demi-heure de roulage, on se surprend à piloter cette grosse moto du bout de l'index gauche... Une pichenette sur la gâchette, on monte un rapport, une pichenette en la repoussant et on rétrograde !
L'électronique gère parfaitement ces changements de vitesse. Et plus la pichenette est brève, plus l'opération se fait rapidement et sans à-coup ! L'YCC-S permet en outre de monter les rapports en restant gaz ouverts en grand, ce qui procure des accélérations vraiment musclées si l'on pousse les rapports !
Les rétrogradages et le frein moteur sont également parfaitement gérés et l'électronique empêche tout blocage intempestif. Dieu merci, ces calculateurs se font très discrets et ne se rappellent à votre bon souvenir que dans des cas extrêmes. L'électronique refusera purement et simplement toute action si on lui demande un rétrogradage en sur-régime, ou au contraire de monter un rapport en sous-régime.
Boîte efficace, agréable, facile mais...
L'agrément de conduite que procure l'YCC-S est donc bien réel et ce système n'entache en rien le plaisir de pilotage. On en assimile le fonctionnement en moins d'une demi-heure et on est vraiment à l'aise au bout de deux heures environ.
Paradoxalement, c'est en ville que la boîte semi-auto demande le plus grand temps d'adaptation. En effet, le pilote à tendance à tricoter de la gâchette avec l'index et à ne plus très bien savoir sur quel rapport il se trouve. Heureusement, l'indicateur de rapport engagé et le couple du moteur permettent de rattraper ces petits cafouillages !
Néanmoins, ce système n'est pas exempt de tout reproche : le principal souci que pose l'YCC-S est son manque de douceur au démarrage. L'absence de poignée fait que l'on ne peut faire cirer l'embrayage et ainsi doser correctement l'accélération sur le premier rapport.
Lors des manoeuvres à très basse vitesse, déjà pénalisées par la hauteur du centre de gravité et le poids de la machine, il faut en plus composer avec l'arrivée brutale de la puissance... Très délicat quand on se lance dans un demi-tour comme celui évoqué précédemment !
Ce problème s'aggrave encore quand la moto est froide et que l‘injection broute un peu au démarrage, générant des à-coups très déplaisants qui peuvent faire perdre l'équilibre si l'on est en train de manœuvrer...
Supportable en ville, impériale sur autoroute
Pour peu qu'on lui retire ses valises, la FJR 1300 AS s'acquitte des trajets en ville avec une bonne volonté certaine ! Bien sûr, ce n'est pas un supermotard, mais son bon rayon de braquage, son équilibre rassurant et la douceur de son moteur rendent l'exercice possible.
Mais la GT de Yamaha est avant tout faite pour tailler la route, loin, longtemps et à deux ! Les étapes autoroutières ne sont que pure formalité : une fois le pare-brise remonté - agaçant, il redescend en position basse à chaque fois que l'on coupe le contact -, le pilote et le passager bénéficient tous deux d'une excellente protection.
Attention toutefois, car le pare-brise dans sa position la plus haute (+ 12 cm) creuse une dépression désagréable qui pousse le pilote vers l'avant quand celui-ci roule en solo. La protection est aussi excellente au niveau du buste et des jambes, avec des flancs de carénage réglables en écartement sur 30 mm.
La consommation moyenne de 7,3 l/100km se montre quant à elle relativement raisonnable, compte tenu du gabarit et des performances de l'engin. Et le réservoir de 25 litres permet de rallonger les étapes : on ne passe en réserve qu'entre 250 et 300 km.
La route en sifflotant
Le plaisir de la moto n'est pourtant ni en ville, ni sur autoroute mais bel et bien sur notre joli réseau secondaire ! Sur ce type de route, la FJR parvient presque à faire oublier son gabarit. Elle se montre sûre, facile et capable d'adopter toutes sortes de rythmes.
En bonne GT, elle raffole d'une allure de balade où le pilote peut profiter du gros couple disponible à tous les régimes. Le moteur, doux et disponible en toutes circonstances, n'est pas un foudre de guerre en version 100 ch, mais il obéit à toutes les sollicitations.
De plus, il souffre de très légers à-coups d'injection à la remise et à la coupure des gaz. À ce rythme de sénateur, à rêvasser en regardant le paysage, on peut se faire surprendre ! Pas de problème cependant puisque la FJR freine fort et court !
Grâce à l'ABS et au freinage combiné avant-arrière, le freinage est réellement bluffant pour une moto aussi imposante, même en duo. La moto reste stable et ne subit pas trop de transfert de masses.
Plus GT que sportive
Fort de son puissant 4-cylindres, la FJR offre également des aptitudes quasi sportives et se montre tout à fait capable de suivre un rythme élevé sur petites routes. Le large guidon offre un bras de levier suffisant pour balancer les 300 kg de l'engin avec une facilité déconcertante.
Avec son nouveau bras oscillant plus long de 35 mm, la Yamaha fait preuve d'une stabilité sur l'angle très rassurante. Même si ce n'est pas sa vocation première et malgré son bridage assassin en France, le 4-cylindres de 1300 cc s'apprécie aussi dans les hauts régimes.
La boîte semi-automatique s'accommode également très bien d'une utilisation musclée Le pilotage sportif n'est toutefois pas vraiment dans la nature de cette moto et ce type d'utilisation devra rester occasionnel. La FJR est avant tout une Grand Tourisme faite pour voyager, avec les avantages et les limites de ce type de machines : le poids reste conséquent, la garde au sol sera limitée par la béquille centrale et le cardan est plus fait pour enrouler que pour être malmené.
Comme le bon vin, la FJR 1300 s'est donc bonifiée avec le temps. Plus pratique, mieux finie, mieux équipée, la Yamaha a su gommer ses petites imperfections du passé pour nous revenir plus homogène et plaisante que jamais.
Dans cette version AS, elle pousse encore un peu plus loin l'agrément de conduite... tout en le faisant payer assez cher : plus 1 400 € par rapport à la version standard, soit un tarif de 16 990 €. C'est le prix de l'innovation, mais cela les vaut-il ? C'est à chacun de voir par rapport à ses finances et au soin qu'il porte à ses souliers...
Il fallait oser ! si Yam étend ce gadget à d'autres modèles, on gagnera de précieuses heures de plateau lol Sérieusement -on va essayer- ce FJR est maintenant doté d'un système qui fera gagner du temps au motards de la Police lors les prises en chasse ! gare à BM lors du prochain appel d'offre pour équiper nos "bleus" ! et Yam a poussé le raffinement plus loin... temps d'action de gagné pour nos motards gendarmes ; à chaque appui sur le "shifter", ça fait aussi chanter la sirène :)) En dépit des nombreuses qualités que garde la FJR, ne plus pouvoir doser l'embrayage... bon, à quand le Tmax 1300 ? lol Démarrages en cote maitrisés, déplacement à faible vitesse, reprises en douceur "à un petit coup d'embrayage"... c'est une grande partie du plaisir de piloter qui s'envole, ainsi qu'un perte de la maitrise fine du bestiau... Yamaha maintient il la version "normale", malgré l'arrivée de cette version semi-gros-scoot ?!
Je te rejoins Gloubi, le suréquipement en éléctronique gâche un peu le côté autenthique de la bécanne... Et en cas de panne, bonjour les emm... Mais bon, ainsi va le progrès apparement.
Bonjour a tous
Je roule avec en fjr depuis 3 ans, et depuis 3 semaines en AS.Je fais 120 km/jour dont une partie sur Paris.Jamais plus je ne me passerais de l'embrayage auto,sur route mais surtout dans paris que du bonheur!!Seul défaut,les manoeuvres à basse vitesse sont plus compliquées à gérer,car on ne peut pas jouer avec l'embrayage!!Peut etre qu'avec un peu plus d'experience sur l'AS!.....
Ha enfin un vrai motard qui trouve que la fjr as n'et que du bonheur a piloter. c'est une moto d'homme inteligent et pas mazo. merci pour ce bel article et pourquoi pas un tmax 1300 faud vivre avec sont temp. je ne salut pas les jaloux et frustrais qui ne suporte pas de voir des motards qui ce font plaisir avec autre chose que des machine surpuissante et fatiguante a conduire.
Bah je comprends pas trop l'interet,je ne trouve pas que ce soit epuisant à se point là de se servir d'un embrayage. Surtout que sur ce genre de moto,vu la souplesse du moteur, on peut rester quasiement tout le temps sur le meme rapport. Mais bon, à la limite, pour 1400€, je prefere m'acheter en plus un scooter d'occas pour la ville
Bravo à Yamaha pour avoir osé. A quand une vraie boîte automatique, je suis preneur. En voiture je roule depuis 8 ans avec une Opel Vectra 2.0 automatique et ma femme depuis 1 an avec une Renault Modus 1.6 automatique. Rien que du bonheur et jamais nous ne reviendrons à une boîte mécanique. La boîte automatique permet de se concentrer à fond sur les trajectoires; on est toujours au régime idéal et elle est beaucoup plus réactive pour un dépassement éclair. J'ai lu dans une revue moto que Hervé PONCHARAL, spécialiste des motos de GP adorait rouler sur un TMax automatique, c'est tout dire... Ceux qui critiquent n'ont tout simplement pas essayé. PS j'ai possédé une vingtaine de grosses motos et roule toujours en Honda CB 1300S.
Bandes d'égoistes! cette moto fera le bonheur de tous les motards handicapés par leurs jambes;Moto guzzi avait sorti la 1000 convert,il y a trente ans au moins!et beaucoup d'handicapés l'avaient attelée.(et étaient ravis)
A bon entendeur....
Etant bête maso frustré et jaloux, je n'arriverai jamais à supporter un embrayage auto; Je préfère ne pas parler d'une boîte auto, le rêve de certains (!)Quant au bilan tiré des différents essais urbains, il suffit de lire, et même pas entre les lignes...
Je rejoins évidemment l'analyse de Gloubigoulba sur les déplacements à faible V et le dosage qui va avec; Et puis, je déteste l'ennui et la passivité, à moto comme dans le reste. Paradoxalement, j'aimerais bien un embrayage centrifuge dans les passages "chers" en enduro, où un défaut de dosage conduit vite à la faute; mais dans les passages chers uniquement, hein ?
Y a beaucoup de gens qui parlent et qui n'y connaissent rien, alors dans ce cas là, vaut mieux se taire. Je possède une R1 2007 et j'ai essayé la FJR AS et c'est que du bonheur. Je ne vois pas ou est le PB a basse vitesse, la gachette c'est tip top, on reste les gaz ouverts et un coup de gachette. Alors les puristes, ils faudraient peut être l'essayer et se faire son propre avie avant de dire n'importe quoi. Et si des gens se font plaisir avec, pourquoi critiquer, elle est ou la solidarité des motards (embrayage ou pas) ?
Un article trés complet et
trés objectif.
pouvez vous me dire si on ressent tjs la chaleur au niveau des jambes quand il fait chaud?
merci pour vos essais
Test complet, qualité redactionnelle exemplaire.
J'ai actuellement un fjr 1300 année 2002, acheté d'occasion car le prix neuf est plutôt démesuré , la machine est sensationnelle mais elle ne vaut pas ce prix , je suis reparti sur un xjr 1300 , mais si une bonne occasion se présente , je repare directement sur la FJR
Cela a déjà été dit mais mérite d'être souligné d'autand que je suis directement concerné car handicapé depuis peu de la jambe gauche et je n'ai pas envie de rouler en TMAX (excellente machine au demeurant mais pas pour la route) alors merci mr Yam pour cette machine... chère !
Bonjour a l équipe , j aimerais quelques conseils sur le fjr1300as pour faire du transport de personnes ( taxi moto sur paris) est ce l idéale ou plutot bmw 1200rt , pan européén, goldwing . merci
Je suis proprietaire d'un 13 issu de sportive c'est une moto formidable (en full) attention il faut la controler dans certain virages car elle a tendance a elargir merci
Lorsque vous dites :
"on aurait préféré un compteur de vitesse à affichage digital et non analogique."
C'est VOTRE opinion (que je respecte !...) mais, perso, je préfère largement l'affichage analogique pour le compteur de vitesse et le compte-tours !!!!!
Par pitié, Mr YAMAHA, laissez-nous les aiguilles !!!!!
Salut à tous les amoureux du deux roue. je souhaite avoir des renseignements sur la yamaha 1300 AS car je souhaite l'acquérir dans quelques semaine . voici mon adresse Email : rgleric@gmail.com , dans l'attente de vous lire , merci à tous les motards
Parce que la liberté d'expression ne s'use que si l'on ne s'en sert pas, Moto-Net.Com donne la parole à ses lecteurs !
Pour poster un commentaire, vous devez avoir un Espace personnel sur Moto-Net.Com.
Soyez courtois, constructifs et argumentez vos commentaires ! Ceci n'est pas le Forum de Moto-Net, mais un espace réservé aux commentaires de nos articles : la rédaction de Moto-Net.Com se réserve le droit de supprimer tout ou partie des messages personnels, anonymes, injurieux ou s'éloignant du sujet de l'article. Merci de votre compréhension !