
QJMotor augmente de 30% la puissance de sa Supersport de 778 cc via une nouvelle déclinaison de 122 ch : la SRK800 RS. La partie-cycle s'oriente également vers des prétentions plus pistardes pour un prix contenu à 9699 euros. MNC la détaille et la compare.
Lancée en 2022 puis engagée en WSSP en 2024, la SRK 800 RR incarne la Supersport à la sauce QJMotor avec son 4-cylindres en ligne de 778 cc. Son cadre, initialement en acier, s'est transformé en périmétrique aluminium l'an dernier. Pour 2026, l'entité moto du géant chinois Geely muscle son jeu avec la SRK800 RS aux prétentions plus sportives.
Cette montée en puissance, littéralement, débute avec le moteur : le 4-pattes passe de 95 ch à 122,4 ch (+27,4 ch !), soit une hausse conséquente de 30%. Ce gain s'obtient par le biais d'un travail sur les pièces en mouvement (pistons, bielles et arbres à cames), l'injection, l'échappement et - surtout - par une augmentation du régime moteur.
Cette nouvelle SRK 800 RS atteint sa puissance maxi à 12 000 tr/mn, contre 10 000 tr/mn pour la RR. Sans surprise, la crête de couple est aussi décalée vers le haut : à 9500 tr/mn sur la RS contre 8500 tr/mn sur la RR. Et cette valeur de couple baisse par ailleurs de trois unités : 75 Nm contre 78 Nm sur la SRK800 RR, qui reste au catalogue à 9299 euros.

Pourquoi la conserver au risque de faire doublon avec cette nouvelle SRK 800 RS ? Afin de garder une proposition accessible aux permis moto A2, pardi ! La nouveauté, forte de ses 122,5 ch, n'est plus éligible à un bridage pour les nouveaux permis. La SRK 800 RR maintient cette possibilité avec ses 95 ch.
Si le cadre en aluminium reste commun aux deux versions, les périphériques qui l'accompagnent évoluent dans un registre plus sportif. La SRK 800 RS reçoit par exemple une fourche inversée de 43 mm (41 mm sur la RR), un nouveau bras-oscillant en aluminium renforcé, des repose-pieds réglables et un amortisseur de direction.

Marzocchi se charge de toute la partie amortissement, entièrement réglable, comme sur pratiquement toutes les motos QJMotor. Rappelons que les suspensions d'origine italienne sont fabriquées dans l'usine QJ grâce à un partenariat qui remonte à 2022. Le freinage est confié à Brembo : les étriers radiaux 4-pistons mordent des disques de 320 mm à l'avant.
Un ABS et un contrôle de traction - désactivables mais non sensibles à l'angle faute d'IMU -, font partie de la dotation de série. Cette RS embarque aussi shifter bidirectionnel, écran couleur de 5,5" avec navigation GPS intégrée et trois modes de conduite (Pluie, Standard et Sport). Un régulateur et une prise USB sont aussi d'origine, de même que l'activation des warning lors des freinages appuyés.
Si cette SRK 800 RS prend une trajectoire serrée vers la performance, certains détails manquent néanmoins de vitesse… A commencer par sa monte d'origine : des Pirelli Angel GT, en 120/70/17 et 180/55/17. De très bons pneus, assurément, mais davantage destinés à des Sport-GT, voire des GT, qu'à une moto résolument sportive.

Par ailleurs, le poids annoncé à 212 kg avec le plein de 16 litres est trop élevé pour cette catégorie de machine. Franchir la barre des 200 kg est acceptable pour une Superbike, moins pour une Supersport... A titre de comparaison, la Honda CBR60RR est à 193 kg, la Kawasaki ZX-6R à 198 kg et la R9 à 195 kg. Avec les pleins, précisons-le !
L'occasion de souligner que les 4-cylindres des bonnes "vieilles" CBR et Ninja "636" crachent la même puissance que cette SRK 800 RS - respectivement 121 et 124 ch - mais avec "seulement" 599 cc et 636 cc. A l'inverse, le 3-pattes Yamaha a besoin de 890 cc pour soutenir la comparaison (119 ch).
En revanche, le prix de cette SRK 800 RS fait baisser les yeux à ses rivales : 9699 euros, contre 11 699 euros pour les Supersport Honda et Kawasaki et, carrément, 13 999 euros pour la Yamaha R9. Moins de 10 000 euros la sportive de 120 ch, bien équipée et garantie trois ans : QJMotor prend ici une longueur d'avance !








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