Ces deux derniers mois, je me suis plongé dans la trilogie Goguel, à savoir, et dans l'ordre, "Danger public" (Terre de Brume – 260 pages), "Roulez jeunesse" (Terre de Brume – 277 pages), "Délivre moi du mal" (Terre de Brume – 343 pages) ainsi que d'autres livres qui n'ont rien à voir avec la bécane et dont j'aurai l'occasion de vous reparler en mars.
Mais revenons à nos moutons et au "polar motard", une série que Terre de Brume, l'éditeur, aimerait bien mettre sur pieds parce que, mine de rien, il y a un sacré segment à exploiter (c'est qu'on commence à être un rien nombreux et que ça se multiplie comme les lapins ces petites bêtes là….). Ne voyez pas malice dans ce propos, je ne suis pas là pour me faire le pourfendeur de la société de consommation. Commercial dans le civil, je n'ai pas pour habitude de cracher dans la soupe. Le segment existe, il serait dommage de ne pas chercher à le séduire.
Mathieu GOGUEL a donc décidé de captiver son motard de lecteur et pour cela il a mis en place une mécanique bien rodée qu'on retrouve dans ses trois oeuvres avec plus ou moins de succès, son premier opus étant de loin le plus abouti, dans la forme comme dans le fond.
L'auteur a 36 ans, nous sommes donc "d'âge", comme on dit, et très probablement de culture proche. Comme bon nombre de trentenaires, Mathieu représente le devenu de la génération Goldorak, mais plus encore celui de la génération nourrie aux séries américaines, le style s'en ressent, les scènes d'action aussi j'y reviendrais par la suite.
S'il y a bien quelque chose qui saute aux yeux du lecteur motard et amateur de polars de surcroît, c'est le côté très " marketing " de la trilogie. Nous ne sommes pas dans le cadre d'une œuvre "politique", je veux dire par là que l'auteur ne cherche à transmettre aucun message à travers son œuvre (en dehors d'un discours très, voire trop, caricatural du motard moyen), c'est donc politiquement assez correct.
Je reprends ici la métaphore du cuisinier développée dans ma critique de Da Vinci Code. En fait, Mathieu Goguel, c'est un peu le type qui reçoit toute sa famille à bouffer et qui se creuse la tête pour trouver quelque chose à mettre dans sa marmite, sachant que Tata ne supporte pas les tomates, Tonton ne digère pas l'ail, Mamie pète quand elle mange du chou, le sel est déconseillé à Papi…. Bref, le quelque chose en question doit plaire à chaque estomac. Et chacun sait qu'il n'y a pas plus différent de l'estomac d'un motard que celui d'un autre motard.
Si vous ne me croyez pas, allez donc faire un tour sur le Forum de Moto-Net et glissez un message du genre " Les mecs qui roulent en italiennes, c'est vraiment des boulets" ou " l'ABS, c'est pour les gonzesses ".
J'en reviens à mes fourneaux. On va commencer par le plus simple : le plat, la marmite, la cocotte, bref, la forme, Mathieu Goguel ayant choisi de se positionner sur une version plus Starsky et Hutch que Maigret et plus romantique que réaliste, on retrouve donc :
De l'action : De la poursuite en tous genres, on ne va pas en manquer, elles se terminent pour la plupart assez mal, la plus belle de toutes étant, à mon sens, celle développée dans "Délivre nous du mal" et qui s'étale sur 9 pages : " Il vient d'apercevoir l'entrée du quartier piéton de Montorgueil. Il effectue un freinage de trappeur qui surprend le flic. Ce dernier manque de lui rentrer dedans mais préfère éviter la collision, synonyme de chute. C'est là son erreur. Alors qu'il dépasse l'embranchement de vingt bons mètres, Christian, lui, vient de monter sur le bateau de la rue des Petits Carreaux et de relancer sa machine dans la rue piétonne, doigt calé sur le klaxon. Devant lui, la foule est traversée par un vent de panique en le voyant débouler à grande vitesse. Une gigantesque bousculade se crée en forme de vague qui s'ouvre devant lui. "
Certains d'entre vous seront probablement surpris d'apprendre qu'un TDM mené par un quasi débutant est capable d'accrocher une speed triple et une fireblade secouées par deux rois du stunt, qu'un NTV sème un ZX 9R (qui, au gré des coquilles de l'éditeur, se transformera en ZR 6X un peu plus loin) puis une BM avec un flic dessus (et quand on voit ce qu'un flic est capable de tirer d'une beumeuh, on a des doutes). C'est le côté très "série" de l'auteur, ça rappelle tout à fait les films américains des années 70-80 dans lesquels une bonne vieille Cadillac (production nationale oblige) de 2 tonnes reste toujours au contact d'une Porsche 911 sur des lacets de montagne, non sans avoir perdu 50 enjoliveurs chromés au gré des virages successifs. Enfin bon, tout dépend du pilote, évidemment….Que ceux qui n'ont jamais été ridiculisés par quelqu'un(e) d'adroit(e) en 500 CB lèvent la main……
Des cadavres : On en a notre lot mais rien de bien spectaculaire à ce sujet. On n'est pas chez James Ellroy ni chez Bret Easton Ellis non plus, donc personne ne se fait découper à la scie électrique, percer les rotules à la mèche à béton, arracher les yeux à la petite cuillère, brûler les couilles au chalumeau. Il y a bien un petit côté "Seven" dans "Danger Public" puisque la façon de mettre à mort est plus importante que le mort lui même, mais on reste dans le soft.
Des flics : On n'en manque pas dans les bouquins de Goguel. Neuf spécimens nous sont présentés dans les premières pages de "Danger Public". Ça fait beaucoup, mais je rassure le lecteur, il y en a sept qui n'ont pas d'autre utilité que de servir de liens entre les différents axes de l'enquête. Après une présentation sommaire, ils resteront dans le flou artistique. Seuls Fred et Bertin, motards tous les deux auront l'honneur de voir leurs personnages développés par l'auteur. Goguel a fait un choix classique mais qui fonctionne toujours aussi bien, celui du duo, avec le vieux ronchon et le jeune excité.
De la baston : Une version romantique de l'échauffourée de base qui me laisse penser que l'auteur n'a pas dû se retrouver souvent dans ce genre de situation. On aime tout de même bien la distribution de bourre-pifs à la Audiard de "Roulez jeunesse" pendant les 24 heures du Mans : "Très rapidement, la piste devient un gigantesque champ de bataille. Partout ça cogne, ça marronne, ça avoine, ça s'empoigne, ça se vautre par terre dans la boue. Ameutés par le bruit, des motards continuent d'affluer vers la piste et ne tardent pas à entrer dans la baston. Pas qu'ils aient un avis tranché sur la question, mais la nuit est froide et il faut bien se réchauffer. Au milieu de la piste, Roland s'en donne à cœur joie. Impression de rajeunir. Il mandale à gauche, crochète à droite, sans distinction d'âge ou d'opinion. Une bonne baston à l'ancienne, rien de tel pour passer le temps ".
On ira même jusqu'au cliché du flic (cow-boy) qui tire en l'air pour stopper les belligérants. Ça rappelle plus celle tournée par Coppola dans "Outsiders" (la boue, la baston à mains nues, le nombre de participants - grandiose) que celles que j'ai pu voir en vrai, pitoyable spectacle d'individus avinés et haineux, crachant, mordant, griffant tout ce qui passe à leur portée, un moulin à vent désordonné de poings et de pieds, incapable de faire le détail entre amis et ennemis et s'estimant en général très heureux de s'en sortir à bon compte. Comme disait Johnny : "Les coups, quand tu les prends, les coups, oui ça fait mal". Il n'y a pas que quand tu les prends, il y a quand tu les donnes aussi. La "bonne baston à l'ancienne" n'a jamais existé en dehors des boîtes à souvenirs magnifiées.
Là, on a la base du polar mode US, ou du moins du polar de base.
L'auteur va enrichir sa construction au moyen de procédés aussi éprouvés qu'efficaces.
La prise en otage du lecteur : les trois bouquins commencent par une poursuite, histoire de mettre le lecteur sous tension dès les premières lignes (et ça marche plutôt bien). On notera que c'est toujours une voiture qui cherche à rattraper une ou plusieurs motos avec toutefois une variation selon les titres, les méchants sont à moto dans "Danger public" alors qu'ils sont en caisse dans les deux autres. Le rythme est donné, on n'en sortira plus. Les livres sont structurés et bien construits.
La technique de la double enquête : Deux affaires qui n'ont apparemment rien à voir l'une avec l'autre sont traitées en parallèle - un motard qui tue des automobilistes et un groupe de motards braqueurs ("Danger public"), Un groupe de motards défiant la police et des motards voleurs d'un prototype ("Roulez Jeunesse"), il n'y a que dans "Délivre moi du mal" que l'action n'est pas dispersée mais on verra plus tard que ce dernier opus se distingue des deux autres.
La technique du double récit : Elle n'existe que dans "Danger public" où le développement de l'action que nous suivons à travers le prisme de l'enquête policière est entrecoupé de courts paragraphes pendant lesquels le meurtrier peut s'exprimer.
La technique du vrai-faux : Très bien maîtrisée dans "Danger public", elle consiste à mêler la réalité à la fiction. C'est très fort d'avoir fait du célèbre accident de Baupin (renversé dans un couloir de bus par une bécane) un élément qui apparaît comme totalement logique dans le récit.
Le mort auquel on ne s'attend pas : Je ne dévoile rien, mais c'est ce que je préfère dans les polars.
Maintenant qu'on a la forme, il faudrait peut être penser au fond parce que c'est ce qui fait l'originalité des polars d'exception.
Mathieu Goguel a donc choisi le monde de la moto, vaste programme et sujet épineux tant il déchaîne les passions. Difficile de faire un livre qui plaise aux quelques centaines de milliers de gugusses qui, juchés sur d'improbables machines, s'abrogent le titre convoité de "motards" comme s'il s'agissait d'une décoration.
Car c'est bien là ce qu'il y a de plus spectaculaire dans notre fausse confrérie. Je ne connais personne fier d'être automobiliste (ou alors quand on a 18 ans et qu'on reçoit son papier rose) ou encore cycliste (sauf peut être à la mairie de Paris) alors que chaque motard se sent plus motard encore que son voisin de selle.
Il faut dire que le motard fait fantasmer et, bien que la tendance soit à la féminisation, je reste persuadé que ce fantasme est intimement lié à l'image du preux chevalier en armure domptant son fier destrier, celui qui part dans le soleil couchant laissant derrière lui une femme en larmes et deux douzaines de morveux en couches.
Ce qui a vraiment changé depuis les temps ancestraux (hormis le fait que l'homme a, en général, bien compris qu'il devait demander son avis à la femme avant de lui sauter dessus), c'est le cheval. Si on se souvient bien qu'Henri IV avait un cheval blanc et Zorro un pur-sang noir, cela ne faisait pas de grosse différence entre eux. Alors qu'aujourd'hui, si vous allez dire à un type en Ducati que sa bécane ressemble à un GSXR, vous risquez de vous faire allumer la gueule à grand coup de U (quoique, sous la selle de ces merdes d'italiennes, y'a même pas la place d'en mettre un….).
Face à une famille aussi disparate, l'auteur a fait le choix de satisfaire tout le monde, et ce faisant, il tombe dans deux travers : la caricature et le catalogue.
Le problème quand on axe toute une histoire sur la moto, c'est qu'il faut trouver des personnages qui ont des métiers qui vont avec. Donc il y a forcément un flic en bécane, un coursier et un moniteur de moto école. Ces trois là, Bertin, Michel et Roland se connaissent depuis un bail. Ils représentent la vieille garde (45 – 50 ans) grâce à laquelle l'auteur fera beaucoup pour l'éducation des lecteurs non motards, notamment un très intéressant historique de la production française dans "Roulez jeunesse".
Bertin et Michel sont d'anciens pistards et Roland est un ancien des rallyes d'avant le Paris Dakar, c'est dire si ça commence à dater. Ces trois là ne parlent que de "la belle époque" (qui n'a jamais existé, je me répète) et des bécanes qui vont avec (catalogue).
Il y a aussi la jeune garde, celle de Fred et de tous les loulous plus ou moins stunteurs (à la mode, ça) croisés dans la trilogie. Eux font le lien avec la production actuelle (re catalogue, toutes les marques y passent, comme ça pas de jaloux).
Comme l'intrigue se déroule entièrement dans notre belle capitale, on n'évite pas les classiques de la motardie parisienne et on a notre lot de Circuit Carole, de rencards à la Bastille ou sur l'Esplanade du Château de Vincennes, de runs de stunteurs sur les parkings de banlieue, etc. On n'évite pas non plus les poncifs de la pensée motarde qui pisse sur la mairie de Paris, ses couloirs de bus et ses ayatollah verts et sur les cyclistes qui sont tous des bobos abrutis comme chacun sait : " pour le reste, Bertin pense qu'il est grand temps de faire comprendre aux adeptes de la pédale qu'on n'est pas en Allemagne ni en Hollande et que Paris n'est pas la province. Leurs zigzags incessants, leur certitude d'être au-dessus des lois et leur méconnaissance totale des dangers de la route obligent tous les autres véhicules à ralentir ou à décrire, pour les éviter, de savantes courbes à gauche qui gênent la file d'à côté quand ils ne provoquent pas des accrochages. Dans les bouchons, c'est encore pire. Un vélo peut, à lui tout seul, pourrir une belle portion de rue, envisagée par cinq à six motards essayant de se faufiler entre les voitures. Il suffit de s'y engager en premier et de pédaler tranquillement au milieu de la voie, pendant que les motards, incapables de le doubler, font rugir leur moteur de rage derrière ".
On a beau être assez accroché par l'histoire, on est un peu saoulé par "l'érudition" de l'auteur en matière de deux roues. Ça part un peu tous azimuts : on cite les héros de la cause, fussent ils aussi différents que le Prince Noir et Fred Brozdziak de la FFMC, on rappelle l'historique de la Fédé, on décrit ce que tout le monde sait des 24 Heures (ça boit, ça déconne, ça se bastonne), on cite les journaux spécialisés et la BD culte du milieu (et pourtant, elle ne se limite pas au JBT, la bédé), j'en passe et des meilleures. Ça fait un peu "j'étale ma culture" et beaucoup de motards de longue date pourront être en droit de penser qu'elle reste très théorique.
C'est vrai que des fois, il y a des trucs qui ne cadrent pas vraiment. Celui qui m'a le plus marqué, c'est la déposition chez les flics d'un motard que l'auteur nous dépeint sous les traits d'un "bon gros motard : combinaison étanche, bottillons en caoutchouc, casque Araï, gants Bering. En dessous, une veste cintrée avec renforts latéraux. Toute la panoplie est là".
Bon, eh bien le gars, il se fait dépasser par un autre motard sur l'autoroute (dans des conditions particulièrement stressantes, mais tout de même !) et il est incapable de reconnaître la bécane qui le double. Quand on sait que le tréteau en question est un Bandit, on se demande si la visière du Araï n'est pas un tantinet embuée !!! Ce n'est pas ma définition du " bon gros motard ", mais il roule en BM, ceci explique probablement cela, car ils sont un peu monomaniaque les détenteurs de Gertrudes. D'ailleurs, je n'en ai jamais vu un avec un Araï sur le carafon.
C'est probablement parce que le public motard est un public de passionnés et qu'à la différence des passionnés de voile, d'avions ou de belles voitures, le motard peut vivre sa passion, même avec un budget limité, ce qui lui apporte une expertise théorique et pratique assez poussée.
Si l'auteur avait écrit un polar se passant dans le monde de la pêche, je ne doute pas que de nombreux pêcheurs (ce que je connais de mieux en matière de mauvaise foi après les motards) auraient trouvé à redire sur les techniques décrites et les appâts utilisés. Il faut donc pardonner à l'auteur qui, à force de vouloir s'adresser au plus grand nombre finit, malgré lui, par agacer, comme il m'a agacé moi même en nous gratifiant de son célèbre "Rivoire et Carré" (une nouille avec un képi – un flic qui fait la circulation pour les durs à la comprenette) présent comme élément de décor dans ses trois livres.
En fait, ce qui manque vraiment à cette trilogie, c'est un peu de tripes de l'auteur sur la table.
Nous ne sommes plus à l'époque d'Henri Vernes et de son cultissime Bob Morane, héros aseptisé par excellence. Pour un auteur chez qui on sent une attention toute particulière pour la mise en forme de ses récits, on est étonné qu'il soit passé à côté de ce que le public réclame : de la vie.
Certes, Bertin, Roland et Michel laissent apparaître, au détour d'un chapitre, quelques bribes de leur personnalité, mais on reste dans le convenu.
Si "Danger public" ne permet pas, malgré la présence d'un départ de romance (ça manque aussi un peu de gonzesses chez Goguel), de développer vraiment les personnages, on en voit un peu plus dans " Roulez jeunesse " où l'on retrouve avec un certain plaisir les trois compères, mais l'intrigue est un peu pâlotte.
Dans "Délivre nous du mal", qui pourrait être beaucoup plus sombre (à la "Engrenages", vu dernièrement sur Canal, impressionnant !), les compères ont quasi disparu, laissant la place à un nouveau venu, Christian (un coursier, encore), un personnage cousu sur mesure pour des acteurs à la Bruce Willis.
La quarantaine, divorcé (sa femme ne veut plus le voir, sa fille l'a oublié), porté un peu sur la bouteille, qui croise la route d'une fugitive traquée qui (comme dans Diva) lui glisse un pli dans sa sacoche. Au fil des pages, ce "monsieur tout le monde" qui n'a pourtant pas l'alibi d'être un flic (cf série des Die Hard), se révèlera maître es baston (y compris contre des barbouzes pourtant très entraînées), maître es infiltration (on entre au Quai des Orfèvres comme dans un moulin) et maître es informatique (on fouille les ordinateurs de la PJ sans aucun problème)…
A la dernière ligne de cette trilogie, on se dit qu'on aurait aimé que ce catalogue d'expressions et de descriptions motardes explique aussi ce qui fait qu'un motard ne peut s'empêcher de se retourner lorsqu'un son rauque chatouille ses tympans, que l'auteur explore ce lien irrationnel, cette passion parfois destructrice qui lie l'homme à la machine et qui le pousse au-delà de toute raison à subir le vent, la pluie, le froid et le danger permanent.
On aurait voulu qu'il parle du frisson qui nous hérisse le poil lorsque le cuir se pose sur la peau, de l'odeur des casques, de celle des gants encore humides, du bruit de la fermeture éclair qui achève sa remontée et par là même la transformation du quidam en guerrier, des culs douloureux, des nuques courbaturées, des doigts gelés, de l'odeur des champs, de celle de l'huile et des pneus chauds, et puis de ces moments magiques où après une très grosse balade, on se prend à flatter le réservoir de sa belle comme on l'aurait fait de l'encolure d'un cheval.
Mathieu ne reviendra pas au polar motard. D'autres horizons l'appellent. Il sait écrire, il sait construire, il lui reste à se livrer.
D'ici là, bonne lecture à tous !