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JUILLET 2000 LES LETTRES DE LEO V. |
| F E U I L L E T O N : L E S L E T T R E S D E L E O V. Léo V. parcourt les routes de France à moto dans le cadre de son travail. Tous les mois, il envoie une lettre à Moto-Net, que nous publions telle quelle même s'il ne parle pas exclusivement de moto. Car après tout, derrière chaque motard se cache un être humain ! Paris, juillet 2000 - C'est de moins en moins intéressant ce que tu racontes. C'était glauque tes
histoires de nana cinglées camées, pas marrant je t'assure ! On voit que c'est un
bon ami à toi, Eric, parce que tu parles même plus de moto ou de voyages, de ce que les
gens viennent chercher sur ce site quoi. Tu ne parles même pas de toi. Je te jure, pour
qui ne te connaît que par tes petites histoires, tu es un parfait minable, le roi des
loosers. Maintenant quand on te voit, on hésite à te raconter nos vies. Enfin, en même
temps, sur trois histoires que je te livre je vois bien que tu ne retiens que la plus
débile, la plus anecdotique, la moins intéressante. C'est pas vrai Emilie ? L'histoire de la boulangerie telle qu'Emilie la raconte : Hier après-midi, j'entre dans une boulangerie, rue du Fbg du Temple, et un jeune couple (petite trentaine) s'engueulait fort. Elle (en pleurant un peu) : Mais je suis comme ça parce que tu es un monstre ! Elle désigne la boulangère, interloquée. Lui : Sûrement ! Là c'est moi, qui souriait juste un peu mais sans les regarder, comme fascinée par les gâteaux. Lui : Elle ? Nettement ! Y'a même pas de comparaison à faire, ça se voit, et en plus elle a le sens de l'humour, elle ! Là quand même, je les regarde et je me marre vraiment un peu. Elle : Ben qu'est-ce que t'attends pour te barrer avec cette salope, tiens ! ET ELLE ME COLLE UNE CLAQUE !!! Enfin, j'ai eu le réflexe de bouger la tête mais j'ai quand même reçu un coup sur le crâne ! Et quand même j'ai continué à rire, et la boulangère aussi, c'était un peu nerveux. Lui, il a maîtrisé sa gentille fiancée qui piquait une vraie crise de nerfs et l'a entraînée dehors. Quand je suis sortie de la boulangerie - la boulangère ne voulait plus me lâcher pour commenter l'événement, que y'a des gens quand même... -, ils n'étaient plus là. Ca m'a étonné de rire, normalement j'aurai dû la choper et lui coller la tête dans les gâteaux, comme quoi je fais des progrès tous les jours... Pas mal non ? ApL2Far, © Moto-Net - N°16 - Juillet 2000 - leo@moto-net.com |
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