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Deux-roues : LA solution contre les bouchons (et la pollution) ?
Depuis quelques années, la congestion des villes et la pollution sont deux des principaux chevaux de bataille de bon nombre de capitales européennes en matière de transport.
Et si encourager les automobilistes à passer à la moto ou au scooter était l'une des solutions à ce problème endémique ?
Les embouteillages, un problème endémique en ville
La croissance étant ce qu'elle est, les embouteillages sont une problématique de plus en plus prégnante dans la plupart des capitales européennes. Les Parisiens, qui habitent la ville la plus encombrée d'Europe aux heures de pointe, connaissent ce souci mieux que personne.
Pour l'endiguer, chaque ville a sa solution. A Paris, la municipalité a par exemple choisi d'encourager les transports en commun ou les moyens de locomotion alternatifs (Vélib', Autolib', etc), tandis qu'à Londres, on a décidé d'ouvrir les couloirs de bus aux deux-roues. Cette solution, pourrait d'ailleurs bien être la plus inspirée.
Le deux-roues, une solution à la congestion et à la pollution des villes
En effet, selon une étude du Transport & Mobility Leuven réalisé à la demande de la Febiac, la Fédération belge de l'industrie de l'automobile et du cycle, et menée sur 30 kms d'autoroute particulièrement embouteillés entre Louvain et Bruxelles, si 10% des automobilistes abandonnaient leur voiture au profit d'une moto ou d'un scooter, le temps passé dans les embouteillages pourrait se voir réduit de 40%.
A l'heure où toute l'Europe cherche des solutions à la crise, il faut par ailleurs signaler que selon cette même étude, 15 000 heures d'attente en moins dans les bouchons, c'est 350 000 euros d'économie par jour à l'échelle de la Belgique.
Et ce n'est pas tout ! Si 10% des automobilistes changeaient de monture, le coût total des émissions de polluants serait réduit de 6%.
Les embouteillages pourraient même devenir de l'histoire ancienne, si 25% des automobilistes se convertissaient au deux roues. Ceci étant, on en est bien loin puisque le passage de l'auto au deux-roues se heurte à de nombreuses réticences, liées principalement à la sécurité et à des considérations pratiques (problèmes d'espace, nombre de passagers limités, etc.).
Convertir 10% des automobilistes au deux-roues exigerait donc des pouvoirs publics une véritable politique en ce sens. On peut toujours rêver…
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