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MOTO GP 2012 - PAYS-BAS
Paris, le 2 juillet 2012

Grand Prix des Pays-Bas Moto GP : déclarations et analyses

Grand Prix des Pays-Bas Moto GP : déclarations et analyses

Après chaque course Moto GP, retrouvez les déclarations et les résultats des principaux pilotes de la catégorie reine, ainsi que l'analyse de leurs réussites et de leurs échecs par la rédaction de Moto-Net.Com. Débriefing du GP des Pays-Bas 2012.

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Le MotoGP sur la mauvaise pente ?

Malgré de nombreux rebondissements comme le strike de Bautista sur Lorenzo, les problèmes pneumatiques ou les abandons), le Grand Prix des Pays-Bas 2012 n'a pas gardé très longtemps le public en haleine : une fois Stoner installé aux commandes, la course était pliée et le suspens terminé (lire nos résumés des courses Moto GP, Moto2 et Moto3 à Assen).

Et s'il est, hélas, fréquent en MotoGP que l'écart entre le vainqueur et ses poursuivants soit élevé à l'arrivée (ici, 4,965 sec entre Stoner et Pedrosa), la compétition se montre habituellement plus disputée derrière. Mais à Assen hier, ce ne fut pas le cas : chaque petit groupe a fait sa course assez sagement, à l'exception de Crutchlow dont le belle remontée a épicé le Grand Prix.

Au courage malgré sa cheville encore douloureuse, le Britannique termine cinquième à 22,074 secondes de Stoner. Sous le drapeau à damiers, le n°35 accusait onze secondes de retard sur son coéquipier Dovizioso qui complète le podium à sept secondes de Pedrosa ! Forcément avec de tels écarts, les spectateurs ont eu le temps d'identifier chaque moto...

BMW pas intéressé par la forme actuelle du MotoGP

"Le niveau technologique actuel du MotoGP est extrêmement élevé et les investissements nécessaires pour être compétitif sont immenses", analyse Bernhard Gobmeier, le directeur de BMW Motorrad Motorsport, à propos de la situation actuelle en catégorie reine.

Pour le dirigeant allemand, les prototypes des principaux acteurs du championnat (Honda et Yamaha) sont tellement sophistiqués que les autres concurrents sont réduits au statut de figurants. Et ce, malgré les changements régulièrement apportés à la réglementation MotoGP (lire notamment MNC du 30 juin 2012).

"Je dirais que Honda et Yamaha tuent le MotoGP", affirme Gobmeier. "C'est la vérité : les Japonais ont une vision de la course différente de la nôtre. Tout ce qui les intéresse, c'est d'écraser les autres sur le plan technologique. Leur objectif est de battre leurs adversaires. Et si ça détruit le sport, ça n'a pour eux aucune importance".

Dans ces conditions, hors de question que la marque à l'hélice s'investisse dans le MotoGP : "si la situation ne change pas, BMW ne sera pas intéressé à venir", assure le porte-parole. En clair : Béhème préfère continuer à se concentrer sur le World Superbike, où la S1000RR commence à faire des étincelles (lire notamment MNC du 1er juillet 2012).

Si les propos de Bernhard Gobmeier sont un peu sévères et restrictifs (les constructeurs japonais n'ont aucun intérêt à détruire un championnat qu'ils animent quasiment depuis sa création), ils n'en reflètent pas moins une situation compliquée : trop chère et trop élitiste, la catégorie reine tend à se renfermer sur elle-même.

Or, avec l'arrivée de la crise et le retrait des gros sponsors, c'est exactement l'inverse dont a besoin le promoteur (Dorna) : la grille MotoGP doit au contraire se "remplumer" pour attirer de nouveaux partenaires commerciaux !

D'où la création des CRT (Claiming Rule Team), cette sous-catégorie bâtarde (châssis prototype et moteur de série) qui pourrait devenir l'avenir de la catégorie reine si des accords pour abaisser les coûts du MotoGP ne sont pas rapidement trouvés...

Mais dans ce cas, Dorna devrait alors faire face à un autre problème : la possible désaffection de ses constructeurs "historiques". Selon les dirigeants de Honda en effet, si les CRT devenaient la norme en MotoGP, le premier constructeur se retirerait des Grands Prix. Du moins officiellement. Car la présence d'une CRT à moteur de CBR1000RR chez Gresini prouve que Honda ne renie pas totalement cette catégorie...

Sans compter que la solution du "tout CRT" reviendrait à déshabiller Jacques pour habiller Paul : de nouveaux constructeurs comme Aprilia, BMW ou des "anciens" comme Kawasaki et Suzuki s'engageraient sans doute officiellement dans ce MotoGP "économique", mais ils quitteraient en contrepartie le World Superbike !

Et de cela, il n'est pas question pour Infront, le promoteur du WSBK, dont le bilan économique et sportif est actuellement meilleur que celui de son "cousin" MotoGP (lire MNC du 28 décembre 2011 : MotoGP et Superbike finalement dans le même panier).

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