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Paris, le 12 juin 2012

Essai Kawasaki VN900 Custom : c'est (presque) l'Amérique !

Essai Kawasaki VN900 Custom : c'est (presque) l'Amérique !

S'il y a bien un segment de la production moto que les Japonais peinent à investir, c'est la catégorie custom. Éclipsées par Harley-Davidson, les motos nippones ont pourtant des arguments... La preuve avec notre essai de la Kawasaki VN900 Custom.

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Custom culture : Harley... et les autres !

Ce n'est pas vraiment un scoop et encore moins une situation nouvelle : Harley-Davidson tient solidement la barre de la catégorie des motos de type custom, le "paquebot" de la Motor Compagny éclaboussant de son succès les "frégates" concurrentes avec une imperturbable insolence...

En France par exemple, le blason de Milwaukee a clôturé l'exercice 2011 avec 8778 immatriculations au compteur, tandis que son rival japonais le plus menaçant (Kawasaki) n'a écoulé que 213 VN1700 et 293 VN900 (lire notre Bilan annuel du marché moto 2011). C'est dire comme il est difficile de faire reluire ses chromes au soleil du segment custom, tant l'ombre de Harley-Davidson y est étendue.

Chez les Verts, on préfère d'ailleurs mettre en avant la solide progression des ventes de la gamme VN : "+ 46% entre 2010 et 2011", signale Maurice de Rochefort, responsable presse de Kawasaki France. Composée de neuf modèles (cinq déclinaisons de VN1700 et quatre VN900), l'actuelle offre custom du blason d'Akashi débute avec un bicylindre en V de 903 cc commun aux VN900 Classic, la VN900 Classic Special Edition, la VN900 Light Tourer et la VN900 Custom.

Longue (2405 mm), basse (685 mm de hauteur de selle) et très typée avec ses dimensions pneumatiques limite chopper (80 mm de large à l'avant et 180 à l'arrière), la "Custom" constitue la variante la plus tape-à-l'oeil des quatre VN900. Elle s'adresse en priorité aux bikers à la recherche d'une moto accessible mais pas timide, sobre mais pas effacée : un custom authentique, quoi !

Dans sa nouvelle robe orangée, la VN900 Custom satisfera même aux pulsions des motards les plus exhibitionnistes : la solide couche de peinture orange "Candy Sparkling" attire plus ostensiblement les regards que la teinte noire proposée dans le nuancier 2012. Un coloris certes plus discret, mais peut-être aussi plus classieux pour certains. Le choix entre les deux relevant naturellement d'une affaire de goûts... et de couleurs !

Dépouillées et toutes en rondeurs, les lignes sont harmonieuses à défaut d'être originales et confèrent à la moto une allure massive, propre à la faire passer pour une cylindrée supérieure. La fourche non réglable généreusement inclinée (33° d'angle de colonne) et les deux longues sorties d'échappement noir mat renforcent cette impression particulièrement flatteuse pour une entrée de gamme.

En revanche, l'espace vide situé entre l'extrémité du garde-boue arrière et la roue de 15 pouces fait un peu tâche visuellement, tout comme les commodos déjà démodés à l'époque où les Beatles étaient encore quatre garçons dans le vent...

La perfectibilité de certains détails de finition chagrinera par ailleurs l'amateur de customs ultra-léchés : les soudures du cadre double berceau en acier pourraient être plus soignées, les autocollants sur le réservoir de 20 litres font "cheap" et le recours au plastique reste trop important...

Les cabochons de clignotants, les supports d'optiques, les ornements noirs courant sur la coque arrière, les caches noirs entre les cylindres ou encore l'habillage de la console de bord assez basique (un seul trip, mais une jauge à essence et une horloge) : tous ces éléments tentent de tromper l'oeil en imitant l'aspect métallique.

Mais le résultat ne convaincra pas - loin s'en faut - un habitué de la production de Milwaukee qui détectera immédiatement la présence d'un radiateur entre les montants avant du châssis ! Version réalésée du bicylindre de feu la VN800, le moteur de la VN900 est effectivement refroidi par eau, contrairement à son célèbre homologue américain. Le bloc Kawasaki a cependant conservé ses ailettes (esthétiquement polies) pour faire illusion.

Pour certains puristes, la messe est dite et l'entorse aux codes en vigueur dans la catégorie inacceptable. Les autres apprécieront l'intégration discrète du radiateur et son impact positif sur l'évacuation des calories du v-twin simple arbre à cames, notamment en ville.

Segment oblige, la Kawasaki VN900 Custom n'accorde aucune espèce d'importance aux aspects pratiques : l'absence de compte-tours, de coffre (la selle se démonte uniquement pour accéder à la batterie et à la trousse à outils) et de charnières sur le bouchon de réservoir n'étonnera donc personne, pas plus que l'impossibilité de régler l'écartement du levier d'embrayage.

Un anti-démarrage par clé codée, un deuxième totalisateur journalier et des warnings n'auraient toutefois pas été de trop. Voire un ABS, quitte à devoir piocher dans le catalogue des options listées dans notre fiche technique en pages suivantes. Un minimum d'équipements n'a jamais nui au succès d'une moto, même une entrée de gamme au sein d'une catégorie où le dépouillement est une vertu !

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CONDITIONS ET PARCOURS

  • Modèle d'origine, 455 km au compteur
  • Parcours : 380 km
  • Routes : essentiellement des départementales en Bourgogne
  • Pneus : Dunlop D404F
  • Conso moy : non mesurée
  • Problèmes rencontrés : RAS

POINTS FORTS KAWASAKI VN 900 CUSTOM 2012

  • Capacités dynamiques étonnantes
  • Prise en main évidente
  • Confort au-dessus de la moyenne

POINTS FAIBLES VN 900 CUSTOM 2012

  • Prix (un Sportster est moins cher)
  • Manque de caractère moteur
  • Finition moyenne
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