• L'essentiel
  • -
  • En savoir plus...
TEST
Paris, le 10 juillet 2012

Essai de la Brutale 675 : le plan de rigueur de MV Agusta

Essai de la Brutale 675 : le plan de rigueur de MV Agusta

Compacte, ferme, vigoureuse : ces adjectifs définissent bien le petit roadster tout juste sorti de l'usine MV Agusta. C'est d'ailleurs à Varese que le constructeur italien nous a conviés au galop d'essai de sa Brutale 675, ou B3 pour les intimes... Test !

Imprimer

Les Italiens lancent leur plan B3

Depuis 2008, on le sait : "c'est la crise"... Et c'est sur ce thème peu engageant que Massimo Bordi, vice-président de MV Agusta, a décidé d'entamer la conférence de presse concernant la toute nouvelle moto du constructeur de Varese : la Brutale 675 !

"Nous produisions environ 6000 motos par an avant la crise", signale en introduction le bras droit de Giovanni Castiglioni, l'héritier du célébrissime Claudio (lire MNC du 18 août 2011 : Claudio Castiglioni s'est éteint à 64 ans). Or en 2009, le nombre de ventes est tombé à 2213 unités avant de remonter à 3273 l'année suivante et de se stabiliser à 3591 en 2011.

Disponibilité, coloris et tarif

  • Disponibilité : immédiate
  • Coloris : Blanc/Or métallisé, Rouge/Argent ou Gris/Anthracite mat
  • Tarif : environ 9400 € (si, si !)

"C'est il y a quatre ans que nous avons entamé notre travail sur la plateforme trois-cylindres. Il s'agit pour nous d'une ouverture sur des marchés moins chers, donc plus volumineux", expose Signore Bordi aux journalistes européens. D'après cet ancien de Ducati (lire MNC du 9 août 2010 : MV Agusta retourne chez les Castiglioni), les F3, B3 et d'autres déclinaisons - à venir ! - permettront de combler le manque à gagner dû à la baisse des ventes de F4 et Brutale "B4"...

Dans une récente interview accordée à nos confrères anglais de Fastbikes, Giovanni Castiglioni avouait s'inspirer de l'exemple Porsche, "car leur philosophie est la bonne compte tenu de notre taille. Nos motos ne vieillissent pas : même la première F4 comparée à la nouvelle... c'est une F4 plus âgée, comme peut l'être une Porsche 911 des années 70".

Or la comparaison ne s'arrête pas au seul entretien de ces deux formidables dynasties sur deux et quatre roues. Soutenus par de grandes marques (Harley-Davidson en 2009 d'un côté, Volkswagen de l'autre) ces deux petits constructeurs s'aventurent sur de nouveaux territoires pour augmenter leurs ventes.

Chez Porsche, le pari est déjà remporté : en 2011, la marque créée par Ferdinand - il y a 80 ans ! - signait un nouveau record "avec un total de 118 867 véhicules vendus à l'échelle mondiale, soit une hausse de 22% en glissement annuel", analysait le constructeur de Stuttgart.

"Nous entendons poursuivre sur la voie de la croissance en 2012", assure d'ailleurs la marque allemande, convaincue que "la nouvelle génération de 911 viendra soutenir les ventes". L'an passé toutefois, le modèle Porsche le plus vendu était le nouveau Cayenne, représentant la moitié du volume de ventes (59 987 exemplaires).

En sortant sa Supersport F3 et sa version roadster Brutale 675, MV Agusta entend connaître le même succès et table déjà sur 8050 ventes en 2012 (dont 5150 3-cylindres !) et 10 380 unités en 2013 (7080 "triple"). La méthode employée est la même : sortir le bon produit sur le bon segment (lire MNC du 16 novembre 2011 : tout sur la MV Agusta Brutale 675). En ce qui concerne le segment, celui des roadsters de moyenne cylindrée est certainement meilleur que celui du Supersport, en berne dans tous les pays.

"Nous avons lancé la F3 plus tôt que la B3 car c'était d'après nous le choix le plus logique en termes marketing, commercial et financier", nous précise l'équipe MV Agusta. Collant parfaitement à l'image de la marque, il faut reconnaître que la F3 représentait le meilleur tremplin pour la nouvelle motorisation Trepistoni (lire MNC du 4 novembre 2011 : tout sur la MV Agusta F3).

"Mais les deux motos ont bien été développées en même temps afin d'optimiser les ressources humaines et l'efficacité de la politique de plateforme", nous précise Paolo Bianchi, big boss du CRC (Centro Ricerche Cagiva, la marque italienne appartenant toujours à MV Agusta).

Esthétiquement il faut l'avouer, le résultat est à la hauteur des attentes : la F3 comme la B3 n'ont rien à envier à leurs prestigieuses grandes soeurs. Et leurs fiches techniques, dont les valeurs maxi ont dégonflé à mesure que leurs dates de sortie approchaient, demeurent fort prometteuses...

Quant au tarif de la Brutale 675, il est presque incroyable : la B3 est tout bonnement - et de loin - la plus abordable de toutes les MV Agusta neuves. Mais sur la route, que vaut véritablement cette bombinette ? C'est ce que MV Agusta nous a permis de découvrir sur une centaine de kilomètres. Avanti !

Commentaires

Ajouter un commentaire

Identifiez-vous pour publier un commentaire.

.

CONDITIONS ET PARCOURS

  • Modèle d'origine, 800 km au compteur
  • Parcours : 100 km
  • Routes : petites routes essentiellement
  • Pneus : Pirelli Angel ST
  • Problèmes rencontrés : RAS

POINTS FORTS MV AGUSTA BRUTALE 675

  • Performance et sonorité du Trepistoni
  • Lignes et aura MV Agusta
  • Cartographies et Traction Control (au guidon, en roulant)
  • Prix jamais vu pour une MV Agusta

POINTS FAIBLES MV AGUSTA BRUTALE 675

  • Selle et embrayage trop durs
  • Pas d'ABS, même en option
  • Réseau de concessionnaires diffus
  • Tarif élevé pour un roadster de moyenne cylindrée
Avertissement sur l'utilisation des cookies
En poursuivant votre navigation sur ce site vous acceptez l'utilisation de cookies et autres traceurs pour vous connecter à votre compte utilisateur, laisser des commentaires, déposer des annonces, paramétrer vos alertes, etc.