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DUEL
Paris, le 3 janvier 2011

Duel Derbi/Suzuki Supermotard 125 : very good trip !

Duel Derbi/Suzuki Supermotard 125 : very good trip !

Aguicheurs, performants et amusants à piloter, les motos Supermotards 125 cc ont tout pour plaire aux djeunz... et aux moins jeunes ! Démonstration avec ce comparatif opposant la Derbi Senda DRD 125 SM à la Suzuki DR 125 SM pour un duel... Super Marrant !

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Cruelle la vie...

Notre constat est sans appel : auprès des "motards en herbe" de 16 à 18 ans, la Derbi Senda DRD 125 SM (aussi disponible en version Enduro) rallie tous les suffrages et éclipse nettement la Suzuki DR 125 SM en termes d'attractivité esthétique.

Cette victoire aussi subjective qu'écrasante - il est comme ça le "djeunz", direct et sans états d'âme ! - de la 125 espagnole s'explique en grande partie par ses lignes sexy et ses périphériques hauts de gamme. Il faut reconnaitre que la fourche inversée de 41 mm et l'amortisseur monté sur biellette et à bonbonne séparée en jettent un max, tout comme le bras oscillant maousse costaud et le disque avant de 300 mm pincé par un étrier radial !

Équipée du rigoureux châssis périmétrique en acier découvert sur la Terra Adventure (lire notre Essai de la Derbi Terra Adventure 125) et du puissant monocylindre Piaggio (15 ch et 12 Nm de couple), la Derbi pourrait même passer pour une moto de plus grosse cylindrée. Un sentiment conforté par la qualité de ses composants et la sportivité dégagée par sa décoration "racing", qui en font une huitième de litre extrêmement flatteuse.

Face à cette armada espagnole, la Suzuki DR 125 SM manque de sex-appeal et paie la rançon de son absence d'audaces esthétiques et techniques : ressortie des cartons Suzuki en 2008, la nippone a certes du charme, mais ses lignes et son équipement renvoient à une époque que les moins de 20 ans ne peuvent (presque) pas connaître...

A commencer par le dessin de ses carénages et de ses phares, pas assez "staïïïlés" pour décoller le regard d'un ado des échancrures latérales de la Derbi et de son minuscule feu arrière à leds... La sanction est la même si l'on compare la physionomie des échappements, des rétroviseurs, des clignotants ou des commodos, mais aussi des consoles de bord : entièrement digitale sur la Senda DRD, elle fait appel à un élément à aiguille et rouleaux sur la DR125SM.

La Suzuki pâtit en outre d'une conception vieillotte, comme le souligne la remise à zéro de l'unique trip kilométrique "à l'ancienne", via une molette latérale ! Non seulement l'ensemble fleure bon les années 80, mais de nombreuses informations utiles (compte-tours, heure...) sont négligées alors que la Derbi possède un indicateur de régime et de température moteur, deux trips journaliers, une montre, etc. (voir les parties "Instrumentation" de nos fiches techniques en pages suivantes).

Côté partie cycle et motorisation, la 125 japonaise souffre là encore de la comparaison avec l'espagnole : le cadre de type "Diamant" est un classique simple berceau en acier, tandis que la fourche télescopique non inversée, l'amortisseur arrière sans biellette et les freins à fixation axiale ne donnent pas vraiment dans la surenchère technologique...

De même, malgré l'apparition d'une culasse en aluminium, d'un arbre d'équilibrage et l'envoi de jets d'huile sur les pistons à hauts régimes, l'éprouvé monocylindre à deux soupapes à refroidissement par air accuse le poids des années face à la modernité du bloc à refroidissement liquide Derbi et de ses quatre soupapes.

En revanche, la Suzuki DR125SM peut s'enorgueillir de la présence d'une alimentation désormais gérée par injection, alors que sa clinquante rivale continue à faire appel aux services d'un carburateur de 30 mm, à la fois moins précis et plus polluant.

Par ailleurs, si la Senda DRD 125 SM fait l'objet de toutes les convoitises, ses prétentions se font cher payer : bien qu'elle fasse l'objet d'une promotion depuis septembre (à 3899 euros au lieu de 4099), l'espagnole n'est pas à la portée de toutes les bourses... et notamment celles des plus jeunes qui réviseront peut-être, bon gré mal gré, leur premier jugement sur une Suzuki facturée "seulement" 2999 euros !

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CONDITIONS ET PARCOURS

  • Modèles d'origine avec 1580 km (Derbi) et 3820 km (Suzuki)
  • Parcours : 369 km
  • Routes : ville, voies rapides et départementales
  • Pneus : Vee Rubber (Derbi) et Pirelli Sport Demon (Suzuki)
  • Conso moy : 3,7 l/100 km (Derbi) et 3,4 l/100 km (Suzuki)
  • Problèmes rencontrés : RAS

POINTS FORTS HONDA DERBI

  • Présentation et finition
  • Santé du moteur dans les tours
  • Partie cycle flatteuse et rigoureuse

POINTS FORTS SUZUKI

  • Agilité et maniabilité diaboliques !
  • Compromis confort/efficacité
  • Autonomie décente pour un SM

POINTS FAIBLES DERBI

  • Pneus d'origine
  • Tarif élitiste
  • Aspects pratiques

POINTS FAIBLES SUZUKI

  • Motorisation vieillissante
  • Instrumentation incomplète
  • Qualité perçue décevante
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