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DUCATI
Milan (Italie), le 4 novembre 2010

Ducati lâche ses Diavel et Monster 1100 Evo à Milan

Ducati lâche ses Diavel et Monster 1100 Evo à Milan

Ducati a enfin dévoilé son Diavel ! Un ''monstre'' à part de 162 ch taillé pour les accélérations mais aussi, d'après les Italiens, pour les virages. Le nouveau Monster 1100 Evo est éclipsé, mais partiellement... Présentations et interview vidéo.

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Le Diavel aux trousses

Réputé pour ses sportives et ses roadsters, Ducati explore actuellement des terrains nouveaux. Un an après avoir placé sa Multistrada 1200 sur le créneau des trails routiers, le constructeur italien se lance à l'assaut d'un nouveau segment : celui des "Muscle Bikes".

Coloris, tarifs et dipos

  • Diavel (blanc ou rouge) : 16990 €, courant janvier 2011
  • Diavel Carbon (noir) : 19990 €, courant février 2011
  • Diavel Carbon (rouge) : 20390 €, courant février 2011

Dans leur clan, la japonaise Vmax, l'américaine V-Road Muscle et l'anglaise Rocket III s'apprêtent donc à accueillir un nouveau venu - les Italiens insistent sur le genre masculin de leur nouvelle moto - : une sorte d'hypercustom portant le nom évocateur de Diavel (lire l'encadré plus bas)...

C'est à domicile - enfin presque, Milan n'est qu'à 220 km de Bologne soit moins d'une heure à dos de 1198... - que Ducati a choisi de présenter sa principale nouveauté 2011 ! Très partiellement découvert il y a deux petites semaines (lire MNC du 13 octobre 2010 : Ducati Diavel 2011, première photo et infos officielles), ce drôle de "Monstre" a enfin livré toutes ses infos...

Comme annoncé précédemment, le Diavel hérite du Testastretta 11° de la Multistrada. Mais si la version Trail du bicylindre en L développe 150 chevaux, celle de la grande nouveauté 2011 Ducati en sortira 162 ! De même, le couple maxi est porté à 127,5 Nm (soit 8,8 Nm supplémentaires).

Conséquence - ou cause, ou les deux ? - de cette poussée d'hormones, le moteur adopte deux radiateurs de refroidissement liquide latéraux et une nouvelle pompe à eau de 64 mm de diamètre qui "augmente le débit de 35% à haut régime", informent les ingénieurs.

Pour gérer cette cavalerie, le pilote se voit assisté du DTC (Ducati Traction Control) et profite d'un système de sélection de trois cartographies. De même, il est à retenir que le Diavel reprend la gestion des gaz "Ride by wire" inauguré par la Multistrada.

Le mode Sport permet de bénéficier de toute la fougue du moteur et règle par défaut le DTC sur le troisième niveau. En Touring, les 162 chevaux sont censés arriver de manière plus lissée et l'attention du DTC monte d'un cran. En mode Urbain, le diablotin est bridé à 100 chevaux - ça vous dit quelque chose ? - tandis que le DTC est enclenché au niveau maximum (soit le niveau 5).

Affichant sur la balance le poids somme toute raisonnable de 210 kg à sec, le Diavel devrait fournir des accélérations velues... D'où le "À bout de souffle en 2,5 sec" qui titre le site de ce nouveau modèle Ducati, et évoque sans doute le chrono réalisé par la bête sur un 0 à 100 km/h ?!

Impressionnant, le pneu arrière de 240 mm atteste du caractère de Dragster dont devrait faire preuve ce "Monstre" pas comme les autres. Toutefois, les Italiens insistent sur le fait que leur nouvelle moto n'a pas été créée dans le seul but d'accélérer... elle saurait également freiner et tourner !

Ainsi, le Diavel est équipé à l'avant de deux disques de 320 mm coiffés par des étriers 4-pistons à montage radial, et à l'arrière d'un simple disque de 265 mm mordu par un étrier à double piston. De série, le "Diable" est également pourvu d'un système ABS Bosh Brembo. Il serait trop bête de perdre l'avant en bout de ligne droite...

Pourquoi Diavel ?

"Ignurànt comm' al Diavel!" se serait exclamé un bolognais à la vue de la partie arrière du nouveau modèle Ducati. En substance et en français : "Vil, comme le diable !". Vingt ans après avoir nommé son roadster Mostro ("monstre" en dialecte bolognais), Ducati poursuit donc la tradition. Le Diavel se nommera-t-il "Devil" dans une quinzaine d'année lors d'une profonde refonte ? Affaire à suivre...

Les ingénieurs de Bologne auraient également fait en sorte que leur "custom" prenne de l'angle : "41°" d'après leurs calculs ! De plus, le mixe de treillis tubulaire et platines en alu offrirait au cadre la rigidité et la légèreté nécessaires pour tailler vivement les virages.

Afin de contre balancer le long empattement (1590 mm), la largeur du pneu arrière et l'angle de chasse conséquent de 28°, les italiens ont opté pour un guidon très large offrant un bon bras de levier et pour une toute nouvelle chausse de pneumatiques, les Pirelli Diablo Rosso II.

Les amateurs de belles mécaniques et de sensations - encore plus - fortes encore pourront même s'offrir une version "Carbon" du Diavel. Plus légère de 3 kilogrammes, elle comprend comme son nom l'indique de nombreuses pièces en carbone, mais surtout de jantes Marchesini qui lui permettent de gagner 2,5 kg - de masse non suspendue qui plus est - par rapport à celles du modèle "standard".

Le Diabel Carbon reçoit en prime un revêtement spécial anti-friction DLC (pour "Diamond-like-carbon") sur la fourche Marzocchi de 50 mm qui équipe les deux versions du nouveau Diavel. À l'arrière en revanche, point de favoritisme : l'amortisseur Sachs est le même pour tout le monde !

D'un point de vue esthétique, le Diavel fait forte impression et ce, dans les moindres détails. Le support de plaque par exemple, fixé au monobras oscillant, permet de dégager la vue sur le gros boudin... Sur le pneu, pas la passagère !

Pour transporter cette dernière, on fera d'ailleurs appel aux élégants repose-pieds passagers rétractables qui participent eux aussi grandement au look épuré du Diavel lorsqu'il est posé sur sa seule béquille latérale.

Les lignes du réservoir (de 17 litres) et du dosseret de selle, sont limpides et contrastent nettement avec les habillages latéraux en alu brossé (ou en carbone sur la version Carbon). Perforées de larges entrées d'air, ces "joues" permettent au Diavel et aux Monster de partager un air de famille certain.

Comme la Multistrada cette fois, le Diavel ne nécessite pas l'insertion de la clé dans le contacteur : la présence du transpondeur dans la poche du blouson suffit à elle seule à mettre en route la machine. À ce moment précis, les deux tableaux de bord - l'un sur le guidon, l'autre sur le réservoir - s'illuminent et dispense quantité d'informations. Du tout bon pour le Diable !

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