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MOTOGP 2016 - SEPANG (17 SUR 18)
Paris, le 31 octobre 2016

Déclarations et analyse du GP de Malaisie MotoGP 2016

Déclarations et analyse du GP de Malaisie 2016

Après chaque course Moto GP, retrouvez les déclarations des principaux pilotes de la catégorie reine et l'analyse de leurs succès (et de leurs échecs) par la rédaction de Moto-Net.Com. Débriefing du Grand Prix moto de Malaisie 2016 à Sepang, théâtre de la première victoire de Dovizioso sur Ducati devant Rossi et Lorenzo.

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Page 2 - GP de Malaisie 2016 : déclarations et analyse MNC

Andrea Dovizioso, Ducati (1er en qualifs et 1er en course) :  "La course a été très dure. J’avais des vibrations sur le côté droit au départ, mais ça n’a pas empiré durant la course. J’ai pu garder de bonnes sensations. De l’extérieur on a peut-être eu l’impression que je contrôlais, mais ce n’était pas vraiment le cas. Il y avait beaucoup d’eau sur la piste au début mais je n’ai pas fait la moindre erreur et j’en suis content parce que c’est ce qui m’a permis plus tard de me battre pour la victoire. Je n’avais jamais gagné en Malaisie, quelle que soit la catégorie, et je suis très content d’avoir cette victoire".

"Je ne m’attendais pas à distancer Rossi mais j’ai vite réalisé que je pouvais le faire. Je pouvais améliorer mes chronos en prenant des risques, j’avais une très bonne motricité et j’ai pu être plus rapide. Cette victoire est très importante pourmoi. En Autriche, la victoire aurait dû être pour moi mais j’avais fait un mauvais choix de pneu arrière et j’avais fini deuxième alors que j’avais parfaitement piloté. Avoir cette victoire maintenant, cette année, est très important".

L'analyse Moto-Net.Com : Depuis la victoire à San Marin de Dani Pedrosa - encore remplacé par Aoyama ce week-end -, le compteur du nombre de différents pilotes victorieux en MotoGP était resté bloqué sur huit : Lorenzo au Mugello, Rossi à Barcelone, Miller à Assen, Marquez au Sachsenring, Iannone au Red Bull Ring, Crutchlow à Brno et Vinales à Silvertone. Un record en catégorie reine qui n'avait pas connu jusque-là "que" sept vainqueurs différents en 2006. Andrea Dovizioso ajoute son nom à cette liste exceptionnelle en devenant le neuvième homme à soulever le plus gros trophée au terme d'un Grand Prix de Malaisie rondement mené depuis sa pole position.

"Desmo Dovi" remporte à 30 ans sa deuxième victoire en MotoGP, une fois encore sur piste mouillé comme en 2009 quand il s'était imposé à Silverstone sur la Honda officielle devant Colin Edwards et Randy de Puniet. Ce onzième succès signé en Grands Prix (avec ses cinq victoires en 125 cc et ses quatre en 250 cc) constitue une véritable délivrance pour le sympathique italien, un rien frustré de l'inévitable comparaison avec son coéquipier Iannone depuis la victoire sur le sec de ce dernier en Autriche.

Deuxième pilote à s'imposer sur Ducati cette année, le natif de Forlimpopoli apporte ainsi une nouvelle preuve de son talent, brillamment mis en exergue par cette victoire qu'il n'avait pas atteinte depuis sept ans - dont quatre chez Ducati ! "Dovi" en tire une fierté d'autant plus légitime qu'il remonte au 5ème rang au classement provisoire, tout en renforçant opportunément sa valeur auprès de ses employeurs. Car même si son avenir est assuré chez les Rouges, cette victoire étoffe incontestablement son envergure, statut non négligeable pour conserver l'an prochain l'écoute des ingénieurs Ducati quand débarquera le quintuple champion du monde, Jorge Lorenzo.

Sans compter qu'avec la nouvelle chute en course d'Andrea Iannone, la marque de Bologne ne doit décidemment pas regretter d'avoir préféré le "posé" Dovisiozo au véloce mais décidemment peu fiable Iannone ! "Même si j’ai fini par chuter, je suis assez content de ma course car je me suis donné à 100%", estime ce dernier. "Compte tenu de ma position au championnat (10ème derrière Barbera, NDLR), j'ai fait ma course sans penser aux points", se justifie même cet incorrigible Iannone !

Valentino Rossi, Yamaha-Movistar (2ème en qualifs et 2ème en course) :  "C’était une belle course et tout particulièrement dans les premiers tours. Je me suis tout de suite senti à l’aise sur la moto. Avant le départ j’étais un peu inquiet car il y avait beaucoup trop d’eau sur la piste, mais lorsque la pluie s’est atténuée les conditions sont devenues plus acceptables. J’ai essayé de rester devant, mais j’ai dû me bagarrer avec Andrea Iannone qui était très rapide. Nous nous sommes doublés plusieurs fois. Quand j’ai réussi à me défaire de lui, j’ai été en mesure de créer un petit écart. À ce moment là j’étais assez optimiste pour la victoire".

"Mais plus la piste s’asséchait, plus j’étais en difficulté avec mes pneus, particulièrement à l’avant. J’ai commis une petite erreur et je n’avais surtout plus le rythme nécessaire pour être en mesure de rivaliser avec Andrea. Il était trop rapide. J’ai connu deux petites alertes, je ne voulais pas tomber et laisser échapper ces 20 points. C’est dommage, j’aurais préféré gagner, mais cette deuxième place est un bon résultat. Si j’avais fait une erreur ce dimanche, je serais arrivé avec 4 points d’avance sur Jorge à Valence, circuit où il a toujours été très rapide".

L'analyse Moto-Net.Com : Comme en Australie, Valentino Rossi a cru en ses chances de s'imposer dans des conditions toujours propices à son expérience et à son adresse. Enfin, presque toujours : rappelons que l'officiel Yamaha est parti à la faute en juin sur le mouillé aux Pays-Bas en forçant pour se débarrasser de Dovizioso, dont il ignorait la chute le tour précédent ! En Malaisie, les rôles se sont inversés : "Dovi" a mené la danse après avoir pris le dessus sur le Docteur, puis creuser un écart de 3 secondes sans commettre cette fois le moindre faux pas.

Pour Rossi, c'est une déception pour deux raisons : non seulement car il termine deuxième comme à Phillip Island après avoir cru la victoire à sa portée, mais aussi parce qu'il finit derrière cette Ducati qu'il n'a jamais été en mesure de faire gagner. Certes, la Desmosedici a énormément et très favorablement évolué depuis son départ en 2012 - pour le plus grand bonheur de Lorenzo, ravi des perfs de sa future moto ! -, mais tout de même : "je voulais vraiment gagner", n'a cessé de répéter le n°46 en descendant de sa M1, conscient que ses chances de signer une troisième victoire cette saison s'amincissent dangereusement.

L'italien souhaite en effet ajouter un succès à son solde 2016 pour égaler celui de son coéquipier Lorenzo... Sa dernière chance d'y parvenir est repoussée à la finale à Valence (Espagne) le 13 novembre, circuit dont le moins que l'on puisse dire est qu'il ne lui a guère souri ces dernières années... C'est sur le Ricardo Tormo que Rossi avait perdu le titre en chutant au profit d'Hayden en 2006, avant de connaître une désillusion tout aussi vive l'an passé suite à son déclassement au dernier rang après le "Sepang Clash"...

Valentino Rossi aborde toutefois la dernière manche du championnat du monde MotoGP 2016 avec la satisfaction d'avoir sécurisé sa deuxième place au classement final, puisqu'il repart de Sepang avec 28 points d'avance sur Lorenzo qui le suit. A 37 ans, battre un adversaire du calibre du majorquin est une sacrée performance pour le nonuple champion du monde (1997, 1999, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2008 et 2009), désormais aussi détenteur de six "titres" de vice-champion (1998, 2000, 2006, 2014, 2015 et 2016). Soit quinze saisons - sur 21 - au premier ou deuxième rang ! Vous avez dit "génie" ?

Jorge Lorenzo, Yamaha-Movistar (3ème en qualifs et 4ème en course) : "Je ne me suis pas senti à l’aise sur la moto aujourd’hui. Il y avait beaucoup plus d’eau sur la piste et je me suis senti moins bien que pendant les qualifications. J’ai eu de la chance que les chutes se produisent devant moi puisque ça m’a permis de passer de la sixième à la troisième place. C’est un bon résultat. Ma course n’a peut-être pas été spectaculaire, mais c’est un autre podium et c’est un résultat important".

"Valence sera un grand moment d’émotion puisque ça fait huit ans que je fais partie du team Yamaha. J’espère finir avec un bon résultat, idéalement une victoire, mais ce sera compliqué parce que nos concurrents sont très forts"...

L'analyse Moto-Net.Com : Honnête avec lui-même, Jorge Lorenzo ne fait aucun mystère quant au fait que ce sont les chutes successives de Iannone, Crutchlow puis Marquez qui l'ont conduit vers cette troisième place. Sans cela, le podium était hors de sa portée pour la troisième fois consécutive, après sa chute au Japon et sa lointaine sixième place en Australie. Cette lucidité honorable ne doit toutefois pas occulter sa belle performance : le majorquin a pour la première fois dominé son appréhension liée au comportement des pneus pluie Michelin.

Certes, l'ancien champion du monde 2015 finit à 11,9 sec du vainqueur et à 8,8 sec de Rossi, perdant au passage sa dernière chance de repasser devant son coéquipier au championnat. Mais Lorenzo s'est démené comme un beau diable pour tenter de briller, prenant même furtivement les rênes de la course alors même qu'il comptait parmi les pilotes les plus favorables à un report du départ à cause des conditions météo : "après mon tour d'installation, j'ai dit à Loris Capirossi (devenu conseiller en sécurité des Grands Prix, NDLR) que la pluie était trop forte et que les risques d'aquaplanning étaient élevés", révèle-t-il.

Malgré ses réserves, Lorenzo a - enfin - persévéré pour tenter de conserver un bon rythme sur sa M1. Trop irrégulier toutefois pour rester avec le groupe de tête, le n°99 a surtout sauvé l'essentiel : rester sur ses roues quand d'autres partaient au tapis. "C'est bon pour la confiance", confesse le futur pilote Ducati, très intéressé par les performances de sa future moto : "la Ducati se montre de plus en plus souvent compétitive, quel que soit le circuit, c'est un bon signal", se réjouit Lorenzo qui clôturera un long chapitre de neuf saisons chez Yamaha à l'occasion du Grand Prix de Valence, avec à la clé trois titres de champion du monde MotoGP (2010, 2012 et 2015). 

Dans un sursaut de "Jorgueil" à Valence, il peut encore améliorer d'une unité certaines de ses impressionnantes statistiques signées avec la M1 : celles du nombre de victoires, de podiums et de pole positions, actuellement fixées à 43, 106 et 38...

Hector Barbera, Ducati-Avintia (12ème en qualifs et 4ème en course) : "Je suis très content, finir quatrième est incroyable et c’est en plus mon meilleur résultat en MotoGP. Après deux mauvaises courses au Japon et en Australie, j’avais besoin d’un résultat de ce type pour relever la tête, me relancer et revenir au top pour Valence. C’est arrivé au meilleur moment. Je suis très heureux et je suis aussi très content pour mon coéquipier Loris, qui en avait peut-être encore plus besoin que moi".

"Ces résultats sont parfaits pour le team et démontrent que nous pouvons faire de belles choses lorsqu’on unit travail, efforts et détermination. Avintia est clairement un exemple, nous n’avons peut-être pas les mêmes moyens que les autres teams mais en ce qui concerne la motivation, nous sommes les champions du monde. Nous sommes dans les dix premiers du classement général, devant plusieurs motos officielles, et à Valence nous ferons de notre mieux pour finir la saison en beauté".

L'analyse Moto-Net.Com : Tapi dans le sillage de Loris Baz pendant une grande partie de la course, Hector Barbera a fait parler l'expérience pour subtiliser au français la quatrième place à quatre tours de l'arrivée. Le pugnace espagnol décroche son meilleur résultat depuis son arrivée en MotoGP en 2010, dans le team Ducati-Aspar : belle manière de célébrer dans quelques jours ses 30 ans (le 2 novembre) ! Le natif de Dos Aguas efface surtout sa grosse déception née de ses deux chutes consécutives avec la Ducati d'usine d'Andrea Iannone, qu'il remplaçait au Japon et en Australie. A croire que le moto de Iannone possède la fâcheuse tendance à faire tâter du bitume ?!

Blague à part, le n°8 s'offre le luxe d'apparaître à la neuvième place du classement provisoire, avec justement un point de plus que le pilote officiel Andrea Iannone (97 points contre 96). Cette enviable position va sûrement faire cogiter certains de ses rivaux qui le réduisent parfois un peu vite au rang peu flatteur de "suceur de roue", rapide uniquement en prenant le sillage d'un pilote plus doué. Car outre Iannone, d'autres pilotes et non des moindres pointent derrière Barbera au classement : Aleix Espargaro (11ème) sur la Suzuki officielle, Scott Redding (14ème) sur une bonne Ducati privée ou encore Jack Miller, 17ème malgré sa victoire à Assen. 

L'australien n'a évidemment pas été aidé par ses cinq forfaits causés par ses blessures... Mais il pilote néanmoins une Honda satellite suffisamment performante pour gagner sur le mouillé mais aussi - dans certains conditions - sur le sec, comme l'a prouvé Crutchlow en Australie. Même constat pour Bradley Smith, lui aussi écarté des circuits à trois reprises à cause de sa fracture en endurance mais néanmoins seulement 18ème au classement avec la très bonne Yamaha Tech3.

Loris Baz, Ducati-Avintia (10ème en qualifs et 5ème en course) :  "Quand nous avons vu la pluie arriver, nous étions contents. En début de course la piste était vraiment détrempée, mais le grip est très bon avec le nouveau revêtement. J’ai réalisé un départ prudent. Je fais encore très attention à ce moment de la course, après les deux grosses chutes dont j’ai souffert au Mugello et à Silverstone. Mais après quelques tours, j’ai rapidement progressé au classement et j’ai réussi à doubler Maverick Viñales".

"À partir de là, il y avait beaucoup moins d’eau sur la piste et mes pneus ont commencé à chauffer, à l’image de ce qui s’est passé lors des essais samedi. La situation devenait plus délicate et cela a permis à Héctor de revenir au contact. Il m’a doublé et j’ai ensuite assuré la cinquième place. Il aurait peut-être été mieux pour moi que la course commence quelques minutes plus tôt afin que la piste soit plus humide sur la fin. Terminer quatrième ou cinquième ne change pas grand-chose, et c’est un résultat qui fait beaucoup de bien. Le groupe de tête roulait très vite, mais avec un départ plus incisif j’aurais probablement pu suivre le rythme de Jorge Lorenzo".

L'analyse Moto-Net.Com : Un week-end en fanfare pour Loris Baz, d'abord auteur de sa meilleure qualification en MotoGP (10ème), puis d'une fantastique cinquième place en course. Cette performance remarquable reflète le talent de l'unique français engagé parmi l'élite, dont la saison 2016 n'aura pas été épargnée par les galères et les souffrances (trois forfaits sur blessure). Ce Top 5 s'ajoute à ses deux quatrièmes positions obtenues sur le mouillé à Brno cet été et sur la piste "d'abord-sèche-puis-humide-et-de-nouveau-sèche" de San Marin en septembre 2015.

Reste que si le haut-savoyard excelle dans ces conditions, il lui faut désormais recouvrer son niveau sur le sec : Loris souffre d'une légitime appréhension suite à ses chutes, qui se traduit par une certaine difficulté à s'engager totalement et surtout rapidement. "Sur le sec, je ne suis pas encore pleinement en confiance", avoue-t-il. "Si on fait rapidement le calcul, je pense qu’après mes blessures, il me manque encore beaucoup de temps en piste sur le sec par rapport aux autres. Avec le nouveau règlement et les nouveaux pneus, je ne suis pas encore en mesure de trouver rapidement les réglages sur piste sèche", confie Loris, un peu déçu évidemment de s'être fait rattraper et dépasser par son coéquipier à quatre tours de l'arrivée.

Repassé devant Esteve Rabat à la 20ème place au provisoire, le tricolore se tourne désormais vers la prochaine saison, sa troisième en MotoGP, sur laquelle il capitalise beaucoup grâce au remplacement de sa GP14.2 par une performante GP15, première génération de Ducati totalement revue par Luigi Dall'Igna.

Marc Marquez, Honda-Repsol (4ème en qualifs et abandon sur chute en course) :  "Dimanche, les choses ont été difficiles. Ce matin, la météo était déjà assez instable et finalement le Grand Prix s’est disputé sur piste mouillée. Avant le départ, nous avions décidé d’utiliser les disques de carbone, qui me permettaient d’être plus incisif au freinage et je pense que c’était le bon choix. Rien à voir avec ma chute".

"Durant les premiers tours je me sentais assez à l’aise au sein du groupe de tête. J’essayais en même temps de préserver mes pneus en vue de la fin de course, lorsque soudain j’ai perdu l’avant dans le virage 11. Je pense que j’avais une chance de terminer sur le podium, c’est dommage mais il vaut mieux que ça arrive maintenant que je suis assuré du titre".

L'analyse Moto-Net.Com : Honda et Marquez ont bien fait de fêter dignement leur troisième titre commun en MotoGP au soir du Grand Prix du Japon, extinction de voix du pilote catalan à clé : depuis qu'il a coiffé la couronne, Marc Marquez n'a pas terminé une course ! La preuve que l'officiel Honda éprouve toujours certaines difficultés à situer ses limites, et donc à ne pas les franchir... A peine dépité par sa chute, il se rassure en rappelant qu'il n'a pas grand-chose à perdre puisqu'il est déjà titré. Gare toutefois à ne pas risquer la blessure en suivant ce type de raisonnement : Lorenzo a beau le comparer à "un chat", Marquez est un pilote de chair et d'os comme tout le monde...

En réalité, ce sont les circonstances de sa chute qui tracassent le plus l'officiel Honda, courageusement remonté sur sa moto pour terminer 11ème à (seulement) 36 secondes du vainqueur : "je n'ai rien senti venir, aucun signe étrange et j'étais sur la bonne trajectoire, pas comme à Phillip Island où j'ai chuté après avoir élargi au freinage", s'interroge-t-il... Un constat qui fait une fois de plus écho à celui de la majorité des pilotes : les pneus Michelin ne donnent aucun avertissement avant de se dérober, aussi bien les slicks que les pluie...

Parmi les pilotes les plus critiques à ce sujet, Jorge Lorenzo n'a pas hésité à tacler une fois de plus le manufacturier français à Sepang, malgré son arrivée sur le podium : "Michelin aura l'expérience de cette année pour concevoir de meilleurs pneus l'an prochain, mieux adaptés à chaque piste, ce qui évitera certaines chutes".

Le mot de la fin concernant Marc Marquez revient à Valentino Rossi, qui campe toujours sur ses positions à propos du Sepang Clash l'an passé mais qui reconnaît de nouveau la valeur de la performance de son rival : "Márquez a toujours maintenu beaucoup d'avance grâce à sa régularité, quand de mon côté je n'ai jamais été vraiment en mesure de me battre pour le titre à cause de mes erreurs et de ma casse au Mugello".

Enfin, notons la 16ème place d'Hiroshi Aoyama sur la RC213V officielle de Dani Pedrosa, antépénultième pilote de cette dernière étape outre-mer. Le japonais termine devant Bradl et Rabat, à presque une minute du vainqueur (52,665 secondes). Une place guère en rapport avec le potentiel de la moto, mais aussi de son pilote : l'ancien champion du monde 250 cc en 2009 avec Honda s'est déjà montré plus compétitif par le passé, comme en témoignent ses huitièmes places en Australie et en Aragon en 2008 sur une RCV Aspar.

Prochaine étape : le chaudron de Valence !

La prochaine course MotoGP, le Grand Prix de Valence, se déroulera du 11 au 13 novembre sur le circuit Ricardo Tormo de Valence (Espagne). Cette ultime manche de la saison 2016 sera normalement marquée par le retour de Dani Pedrosa aux côtés de Marquez au HRC et sera ensuite suivie des traditionnels premiers tests d'intersaison.

A cette occasion, Johann Zarco découvrira la M1 Tech3, Alex Rins la Suzuki GSX-RR et Alex Lowes l'Aprilia RS-GP (avec Aleix Espargaro), tandis que Bradley Smith et Pol Espargaro feront rouler la nouvelle KTM RC16. Jorge Lorenzo devrait aussi y piloter la Ducati GP17 pour la première fois... mais aussi la dernière de l'année : à ce jour, Yamaha n'a toujours pas accédé à sa demande et celle de sa future équipe de le laisser participer à un test privé prévu par Ducati en novembre...

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