Suite à l'annonce de sa signature avec Ducati début août , Cal Crutchlow était naturellement au centre de l'attention lors de la conférence de presse à Indy, qui marque la reprise du championnat MotoGP après quatre semaines de pause (lire notre Présentation du GP d'Indianapolis )...
Suite à l'annonce de sa signature avec Ducati début août, Cal Crutchlow était naturellement au centre de l'attention lors de la conférence de presse à Indy, qui marque la reprise du championnat MotoGP après quatre semaines de pause (lire notre Présentation du GP d'Indianapolis)...
"Le plus difficile a été d’appeler Hervé pour le lui dire…"
Après trois saisons sur la compétitive Yamaha Tech3, Cal Crutchlow a choisi l'indomptable Ducati Desmosedici en 2014. Pour le meilleur, on l'espère, mais probablement, on le craint, pour le pire… Malgré ses réponses évasives lorsqu'on l'interroge sur l'ampleur du défi qui l'attend, le Britannique est en effet parfaitement conscient de passer d'une moto capable de jouer la gagne à une diva capricieuse sur laquelle tout reste à faire.
"Je crois qu’il y a beaucoup de progrès à faire", a admis Crutchlow, actuellement cinquième du championnat, au sujet du niveau de la Ducati.
"Le point positif est qu’elle est rapide mais je n’en sais pas plus concernant le reste. Il est trop tôt pour en parler. Je ne sais pas encore si elle ira bien à mon pilotage ou pas alors je ne vais pas en dire plus".
"Je ne vais pas non plus commenter ce que les autres pilotes ont fait avec. Valentino l’a pilotée, Andrea et Nicky aussi", analyse le pilote de 27 ans, qui préfère se montrer prudent quant à ses chances de faire briller la Desmosedici. "Je ne peux savoir comment ça se passera quand je monterai dessus. Il y a clairement des choses à améliorer mais il est trop tôt pour commenter quoi que ce soit".
Alors pourquoi quitter une moto avec laquelle il vient de signer quatre podiums en neuf courses (au Mans, au Mugello, à Assen et au Sachsenring), sachant en outre que le n°35 assure que "Yamaha et l’équipe pour laquelle je cours sont géniaux" ?
"C’était difficile de décider de les quitter mais en termes de contrat, celui que l’on m’a offert est, d’après moi, bien meilleur que celui que j’avais. J’en ai parlé à des gens de mon entourage et avec Hervé (Poncharal, le boss de Tech3). Le choix n’était pas dur à faire mais c’était difficile de quitter le team", rapporte le natif de Conventry, à qui Ducati aurait proposé un contrat d'un montant de cinq millions d'euros sur deux ans. Une somme qu'un équipe satellite comme Tech3 ne peut évidement pas sortir…
"Le plus difficile a été d’appeler Hervé pour le lui dire", relate Crutchlow, qui a longuement réfléchi avant de signer, tant ses rapports avec les membres de l'équipe de Bormes-les-Mimosas sont excellents. "C’était un coup de fil chargé d’émotion : c’était une décision difficile à prendre mais je suis content d’avoir décidé mon avenir. Maintenant je vais me concentrer sur ce qu’il me reste à faire avec Tech3".
De son côté, Hervé Poncharal affirme "perdre un ami, pas seulement un pilote". Pour le dirigeant français, Crutchlow "n'est pas seulement un pilote Tech3, il est un membre de Tech 3 et cela fait une grande différence".
Le diagnostic du Docteur… |
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Pragmatique, le président de l'IRTA (l'association des teams en MotoGP) sait qu'il perd non seulement un pilote de grande valeur, mais aussi un personnage apprécié du public : les répliques brutes de décoffrage de l'ancien champion du monde Supersport font les choux gras de la presse, et offrent par là-même une excellente exposition au team Tech3.
"Je pense que Tech 3 doit beaucoup à Cal en termes de résultats, mais aussi de couverture médiatique", admet Hervé Poncharal, qui fera courir l'an prochain Pol Espargaro et Bradley Smith en MotoGP.
De son côté, Cal Crutchlow retrouvera son ancien coéquipier Andrea Dovizioso, avec qui il partageait le box Tech3 l’an dernier.
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