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MOTO GP 2012 - VALENCE
Paris, le 12 novembre 2012

Analyse et déclarations du Moto GP à Valence

Analyse et déclarations du Moto GP à Valence

Après chaque course Moto GP, retrouvez les déclarations et les résultats des principaux protagonistes de la catégorie reine, ainsi que l'analyse de leurs réussites (et de leurs échecs) par la rédaction de Moto-Net.Com. Débriefing du GP de Valence 2012.

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Déclarations et analyses du GP MotoGP de Valence 2012

Dani Pedrosa, Honda-Repsol (1er en qualifs et 1er en course) : "Après la course de Márquez, j'avais envie de faire la même chose ! Plus sérieusement, je suis très heureux de cette victoire, c'était très difficile de prendre cette décision en début de course. J'ai vu Jorge sur slicks sur la grille et j'étais presque sûr de mon choix mais nous attendions le départ, la piste commençait à sécher et le doute s'est installé".

"Je ne savais pas s'il valait mieux abandonner la pole et partir des stands ou bien partir sur pneus pluie et m'arrêter aux bout de 4 ou 5 tours. Dans le dernier virage du tour de chauffe, mon instinct m'a dit de rentrer. Je suis parti de la pit-lane et j'ai tout de suite pu être rapide, j'ai rattrapé Jorge, j'ai fait une erreur et j'ai perdu trois secondes sur lui mais il a ensuite fait une erreur à son tour et il a chuté".

"A ce moment-là, une autre course a commencé pour moi. C'était dur de rester concentré dans ces conditions et avec autant d'avance alors je me suis imaginé dans une séance d'essais, en travaillant chaque virage, mes trajectoires, tour après tour. C'est une superbe façon de terminer la saison et je tiens à remercier tout le team Repsol Honda !".

L'analyse Moto-Net.Com : Depuis son deuxième titre mondial 250cc en 2005, jamais Dani Pedrosa n'avait connu autant de succès qu'en 2012. Vice-champion du monde MotoGP avec 18 points de retard sur Lorenzo, l'officiel HRC est le pilote qui a remporté le plus de victoires en catégorie reine cette année : il est monté à sept reprises sur la plus haute marche du podium (6 fois pour Lorenzo et 5 fois pour Stoner), dont six fois lors des huit derniers Grands Prix !

Incontestablement, il est l'homme fort de la fin du championnat du monde et son ultime représentation à Valence le confirme : pole record pendant les qualifications, meilleur tour en course et victoire avec 37,661 sec d'avance ! Plus fort encore, malgré son départ de la voie des stands, "Pedro" est facilement revenu sur le leader Jorge Lorenzo, qui partira à la faute sous la pression exercée par le Catalan.

Plus déterminé que jamais et (enfin) "accrocheur" en course, le n°26 a répondu aux espoirs placés en lui pour sa septième campagne en MotoGP. Dommage qu'il n'ait pas décidé d'enfiler ce costume de guerrier plus tôt : l'éblouissant et ultra-régulier Jorge Lorenzo n'a pas attendu cette transformation pour prendre une sérieuse option pour le titre dès le début de la saison !

A l'heure des décomptes, grâce aux multiples succès de Pedrosa et Stoner cette saison - mais aussi aux podiums de Bautista à San Marin et au Japon -, Honda remporte un nouveau titre constructeur et porte son nombre de victoires à 658 en Grands Prix. Il s'agit du 61ème couronnement en Grands Prix pour le blason ailé, dont 19ème acquis en catégorie reine (six en MotoGP, treize en 500cc).

"Ce second titre consécutif prouve que le HRC est plus fort que jamais", tient à souligner Tetsuo Suzuki, le président du HRC. "Dani a malheureusement manqué le titre "Pilote" de très peu, il s'est battu jusqu'au bout et nous félicitons Jorge Lorenzo pour sa très bonne saison. Nous sommes tristes de devoir dire au revoir à notre champion 2011, Casey, mais nous lui souhaitons tout le bonheur qu'il puisse avoir pour la suite".

Katsuyuki Nakasuga, Yamaha Factory (16ème en qualifs et 2ème en course) : "Je suis très heureux de ce résultat, les conditions étaient très difficiles aujourd'hui. La course a été dure mais le team était incroyable et je suis très reconnaissant envers eux parce que nous avions pris les bonnes décisions en ce qui concernait mon set-up pour la course".

"C'est comme dans un rêve, c'est un miracle pour moi d'être sur le podium et les qualifications ne s'étaient vraiment pas bien passées. Je remercie Yamaha pour m'avoir donné cette opportunité spéciale de courir ici en MotoGP, c'était vraiment génial".

L'analyse Moto-Net.Com : Quel week-end pour Nakasuga-san ! Le pilote d'essais et de développements Yamaha (pour la M1 comme la R1) a tout d'abord reçu l'immense privilège d'être désigné pour remplacer Ben Spies au guidon de la seconde Yam' officielle.

Même s'il ne s'agissait pas d'une première pour le quadruple champion en Superbike japonais (il a remplacé Lorenzo à Valence en 2011 et a bénéficié d'une wild card cette année au Motegi), ce genre d'expérience est toujours aussi honorifique qu'enthousiasmante !

Il est vrai que cet honneur est parfaitement mérité : l'an dernier en Espagne, il a emmené la Yamaha à la sixième position et a confirmé cet automne en terminant neuvième au Japon. La plupart des pilotes essayeurs qui disputent un Grand Prix ne peuvent en dire autant.

Comble de bonheur : ce talentueux pilote d'endurance de 31 ans a fêté samedi soir l'arrivée de son deuxième fils, Haruto ! Puis, dimanche, grâce à un choix pneumatique pertinent (dont s'inspirera d'ailleurs Lorenzo sur la grille) et une course intelligente, Katsuyuki Nakasuga décroche son tout premier podium en Grands Prix !

Une performance aussi incroyable qu'inattendue qui constitue d'ailleurs le seul podium signé par un pilote japonais en 2012 dans les trois catégories ! Dans le clan Yamaha, beaucoup se sont montrés aussi émus que lui lors de la remise des trophées. Et certains n'ont pas manqué de relever l'ironie de la situation : en montant sur le podium, un pilote d'essais a réussi à faire ce que le représentant officiel Ben Spies n'a jamais réalisé de toute la saison…

Et même si les conditions et les faits de course ont joué en faveur du nippon, encore fallait-il rester sur ses roues pendant 27 tours en gérant l'accélération démoniaque d'une moto de plus de 260 ch sur une piste casse-g…e à souhait !

Casey Stoner, Honda-Repsol (en qualifs et en course) : "Quand on repense à tout ce qui s'est passé ce week-end, nous pouvons être très contents d'être sur le podium. Je n'étais pas particulièrement motivé aujourd'hui parce que je n'étais pas arrivé à me mettre à l'aise sur le mouillé et que je ne pouvais donc pas pousser à fond".

"Je ne voulais pas prendre le risque d'aggraver l'état de ma cheville et je suis donc resté prudent mais ce n'est pas de cette façon que j'aime piloter. En décidant de partir sur pneus pluie et pas sur slicks, je faisais aussi le choix facile, ce qui ne me ressemble pas. Quand j'ai vu l'avantage que donnaient les slicks, je suis rentré pour changer de moto et j'ai ensuite attaqué aussi fort que je le pouvais, sans prendre de risque inconsidéré".

"Au final nous avons pu poursuivre Alvaro et monter sur la dernière marche du podium pour notre dernière course. Mon team est une seconde famille pour moi, nous avons eu des hauts et des bas et ce sera difficile de ne plus les voir chaque semaine. Je suis désolé pour eux et pour tout le monde qui m'a soutenu durant ma carrière mais c'est comme ça, l'heure de se dire au revoir est arrivée. Merci à tous ceux qui nous ont soutenu au fil des ans, à nos sponsors et à tout le monde chez Repsol Honda"

L'analyse Moto-Net.Com : Ce n'est évidemment pas par une troisième place à une minute de son coéquipier que Casey Stoner souhaitait terminer sa carrière… A l'arrivée, l'Australien n'a d'ailleurs pas cherché à dissimuler sa déception et a avoué n'avoir jamais réussi à avoir le bon feeling avec sa moto.

Vingtième pilote à recevoir la distinction de "Légende du MotoGP" (au même titre que des stars comme Agostini, Duke, Gardner, Hailwood, Kato, Lawson, Mang Doohan, Spencer, Sheene, Saarinen, Roberts Senior ou encore Phil Read), il quitte le Continental Circus aux termes d'une carrière exceptionnelle : depuis ses premières wild card en Grand Prix 125cc en 2001, le génie australien a signé 45 victoires (38 en MotoGP), 89 podiums (69 en MotoGP), 43 poles (39 en MotoGP), 33 meilleurs tours en course (29 en MotoGP) et a remporté deux titres mondiaux en MotoGP (2007 et 2011) !

A seulement 27 ans, ce phénomène restera notamment dans les annales pour avoir emmené Ducati au firmament du sport moto, un exploit inégalé jusqu'ici et que même Valentino Rossi n'a pas été en mesure de reproduire. Pilote spectaculaire, Casey Stoner est aussi et surtout l'un des rares à continuer à utiliser la glisse en courbes, malgré "l'électronisation" à outrance des MotoGP.

Selon les ingénieurs du HRC, cela s'explique par sa sensibilité inouïe sur la poignée de gaz : extrêmement doux et précis - surtout sur les premiers millimètres d'ouverture -, il est le pilote qui utilise le seuil d'intervention le plus bas sur l'anti-patinage de sa RCV, malgré ses 275 ch ! C'est d'ailleurs en s'inspirant de sa façon de gérer l'accélérateur que Honda a perfectionné le fonctionnement de son contrôle de traction lors de ces deux dernière saisons.

Fatigué des concessions et du rythme de vie infernal exigés par la MotoGP et contrarié par les décisions prises par ses organisateurs, il claque la porte au sommet de sa gloire. Bravo et merci, Casey !

Assurant ne jamais revenir sur sa décision, il souhaite désormais se consacrer à sa famille, sa femme Adriana et sa petite fille Alessia, ainsi qu'à ses autres passions : la pêche, la gestion de son exploitation agricole et d'autres activités de plein air dans son Australie natale.

Pour continuer à assouvir sa passion de la compétition, il se livrera dans un futur proche à des courses de Supercars V8 et prendra de temps en temps la piste avec une moto de série. Et si cela le tente, Honda lui aurait déjà proposé de participer en tant que wild card au Grand Prix MotoGP d'Australie 2013 !

Alvaro Bautista, Honda-Gresini (8ème en qualifs et 4ème en course) : "Cette course a certainement été la plus difficile de toute l’année. Pendant le tour d’installation, j’ai pris la décision de rentrer aux stands et de prendre la moto que l’on avait préparée en pneus slicks, parce que je me suis rendu compte que les pilotes qui les avaient montés étaient en confiance et que la piste s’asséchait".

"J’ai essayé de gérer la course de la meilleure façon possible et j’ai atteint mon objectif en obtenant la cinquième position au championnat du monde. Néanmoins, je ne suis pas content de la façon dont s’est déroulée la course, parce que je n’ai jamais eu confiance en la moto, je manquais de feeling dans le train avant".

L'analyse Moto-Net.Com : Longtemps esseulé à plusieurs dizaines de secondes des leaders, Alvaro Bautista n'a ensuite pas pu résister à Casey Stoner une fois que celui-ci a pris la mesure de ses pneus slicks. Le pilote Honda satellite échoue au pied du podium à 1min02 du vainqueur, ce qui constitue malgré tout une performance très satisfaisante au vu des conditions de piste !

Auteur de deux podiums (à Misano et au Motegi) avec sa RC213V "sat", le sympathique espagnol termine sa première saison sur une Honda au cinquième rang avec 178 points au compteur. Pourtant, cette enviable position n'a pas suffit à faire augmenter son salaire : malgré ses demandes insistantes auprès de Fausto Gresini lors de la reconduction de son contrat, Bautista rempile en 2013 contre un "modeste" chèque de 90 000 € !

Un montant dérisoire en comparaison de ceux accordés aux top pilotes de la catégorie reine : classé sixième (derrière Bautista, justement), Valentino Rossi a touché plus de 10 millions d'euros cette saison chez Ducati ! Agacé de cette situation, Carmelo Ezpelata souhaite d'ailleurs mettre en place un salaire minimum de l'ordre de 300 000 € par pilote.

Un voeu pieux, mais où trouver l'argent pour les teams privés qui payent leurs motos de plus en plus chères et qui peinent à reconduire leur contrat de sponsoring ? Chez Gresini d'ailleurs, le géant de l'agro-alimentaire San Carlo a annoncé à Valence qu'il stoppait sa collaboration avec l'équipe. Dans ces conditions, on voit mal comment le team manager Fausto Gresini pourrait augmenter ses pilotes…

A noter que le Japonais Ryuichi Kiyonari est pressenti pour faire équipe avec Alvaro Baustita en 2013 sur la CRT à moteur Honda pilotée par Michele Pirro cette saison.

Valentino Rossi, Ducati (11ème en qualifs et 10ème en course) : "C’est dommage que ma dernière course avec Ducati se soit passée comme ça. Tout allait bien le matin, pour le warm-up, et si nous avions eu des conditions similaires, nous aurions pu faire une bonne course. Au lieu de ça, nous avons eu des conditions mitigées et c’était très difficile".

"Au final, le bon choix de pneus était de partir sur slicks mais la moto que j’avais sur la grille avait des réglages très différents de l’autre et je ne me sentais pas de faire le changement. Avec les pluies, je me sentais assez bien au début mais la situation est devenue plus compliquée lorsque nous avons changé de moto. Il y avait une trajectoire sèche, assez étroite, mais je n’arrivais pas à mettre la moto où je le voulais et ça devenait très dangereux dès qu’on s’écartait de cette ligne".

"Je n’ai rien pu faire d’autre qu’essayer de finir. J’aurais voulu finir ces deux années avec Ducati d’une meilleure façon. Ces deux saisons ont été difficiles mais j’ai beaucoup apprécié les gens avec qui j’ai travaillé, c’était un plaisir de courir avec eux".

L'analyse Moto-Net.Com : Plutôt optimiste après le warm-up dimanche matin, Valentino Rossi a un temps caressé l'espoir de terminer sa collaboration avec Ducati sur un coup d'éclat. Mais en guise de baroud d'honneur, l'Italien a offert à son ex employeur une modeste dixième place à un tour du vainqueur. Et derrière trois CRT qui plus est : celles de Pirro (5ème), Petrucci (8ème) et Ellison (9ème) !

Lorsque le génie des Alpages a regagné son box après la course, c'est avec la mine sombre et les lèvres pincées que le staff Ducati l'a accueilli. Lors de cette ultime représentation, les masques sont tombés et les sourires de circonstances sont restés au vestiaire ! Dimanche après-midi, l'évidence a éclaté au grand jour : le roi Rossi n'est plus le bienvenu chez les Rouges de Bologne…

Malgré tous ses efforts - et ses multiples gamelles prouvent qu'il ne s'est pas ménagé -, le n°46 aura donc échoué dans ce qui devait être son plus beau défi : s'imposer avec une moto italienne. Si la lumière sur les circonstances de cet échec ne sera jamais totalement faite, il paraît évident que les deux parties ont chacune leur part de responsabilités.

De son propre aveu, Rossi n'a pas su adapter son pilotage aux exigences de la Desmosedici, ni à percer à jour son mode d'emploi si particulier. Et ce malgré de multiples changements, dont le très polémiqué passage à un châssis "à la japonaise". Rendant - tardivement - hommage à Stoner pour avoir réussi là où il a échoué, le nonuple champion du monde reconnait avec franchise n'avoir jamais été en mesure d'entrer en osmose avec l'Italienne. Un sentiment avec lequel il compte renouer dès demain sur "sa" M1 !

De son côté, Ducati est accusé de ne pas avoir suffisamment tenu compte des remèdes prescrits par le Docteur et son chef mécano, Jeremy Burgess. Selon l'Australien, le service course du blason italien ne s'est pas montré assez ouvert et définitivement trop ancré dans ses certitudes. Furieux de la tournure des évènements, Audi, le nouveau propriétaire de Ducati, aurait exigé le départ de Filippo Preziosi - père de toutes les Desmosedici - de la tête du département MotoGP. Une rumeur - venue d'Italie - qui reste toutefois à confirmer…

Randy de Puniet (CRT), ART-Aspar (12ème en qualifs et 12ème en course) : "C'était très difficile. Je suis énormément déçu parce que j'avais fait le bon choix en décidant de partir sur pneus slick. Je ne sais pas ce qui s'est passé parce que j'avais été très rapide dans les mêmes conditions le vendredi et qu'aujourd'hui je n'avais plus du tout de feeling".

"Je ne pouvais pas chauffer mon pneu avant et je suis sorti de piste plusieurs fois parce que je ne pouvais tout simplement pas tourner. Je suis très déçu parce que si on regarde le classement final, la cadence que j'avais eue vendredi nous aurait permis d'être pas très loin du podium. Mais bon, c'est comme ça et maintenant nous devons penser à la saison prochaine".

L'analyse Moto-Net.Com : Plein d'optimisme en début d'année, Randy de Puniet pensait facilement décrocher le "titre" officieux de meilleur représentant de la nouvelle catégorie CRT.

Hélas, l'expérimenté pilote français (sept saisons en MotoGP) s'est fait souffler ce statut par son propre coéquipier, Aleix Espargaro, qui le repousse à douze longueurs au classement final (62 points contre 74).

A sa décharge, Randy a plusieurs souffert du manque de fiabilité de sa CRT Aprilia, ce qui lui a coûté de gros points. Toutefois, le résident d'Andorre a aussi manqué le coche à quelques occasions, comme en témoigne la performance de débutant de son coéquipier ce week-end.

Parti en pneus pluie, Espargaro a ainsi temporairement mené le Grand Prix devant les prototypes d'usine avant de rentrer aux stands changer de moto : du jamais vu depuis l'introduction des CRT ! Et malgré son arrêt, il termine avec un tour d'avance sur notre unique représentant en catégorie reine. Au vu du talent et de la vélocité pure de Randy, on espérait plutôt le genre de scénario inverse…

La saison prochaine, Randy continuera à piloter l'ART d'Aspar et devrait rejoindre Suzuki pour développer la GSV-R avec laquelle le blason d'Hamamatsu compte réintégrer les GP en 2014. En espérant que ce projet aboutisse, car il se murmure que Suzuki et Dorna seraient déjà en désaccord sur la durée minimum de ce réengagement : Ezpeleta souhaite un contrat portant sur trois ans, ce qui ne serait pas au goût de Suzuki…

Jorge Lorenzo, Yamaha Factory (2ème en qualifs et abandon sur chute en course) : "Je suis content parce que nous sommes champions du monde et que c'est ce qu'il y a de plus important. Si nous étions arrivés ici sans le titre, ça aurait été une autre histoire et je n'aurais pas été content après cette course".

"J'espérais vraiment gagner aujourd'hui, j'ai pris un gros risque au niveau de ma stratégie et je faisais une très bonne course. Dani me rattrapait mais j'avais réussi à reprendre quatre secondes d'avance. Je revenais sur les retardataires et je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé, peut-être que les commissaires de piste n'ont pas levé les drapeaux bleus assez vite".

"Je me suis retrouvé bloqué derrière les autres, j'étais derrière Ellison et il restait sur la trajectoire de course. Je ne pouvais pas attendre un autre virage pour le doubler parce que je perdais trop de temps. Je suis passé à côté, j'ai fait une erreur en sortant de la trajectoire sèche et j'ai eu un gros highside".

L'analyse Moto-Net.Com : Peut-on réellement en vouloir au champion du monde MotoGP 2012 d'avoir tout donné lors de cette finale ? Bien sûr que non ! Agacé que ses contempteurs considèrent sa stratégie comme trop "défensive", il avait à cœur de prouver qu'on ne devient pas deux fois champion du monde en MotoGP par hasard : à Valence, ce serait la victoire ou la chute pour l'orgueilleux Majorquin !

Hélas, c'est à plat ventre que le "métronome Lorenzo" (seize podiums dont six victoires en dix-huit GP) a clôturé son exceptionnelle saison. Poussé dans ses derniers retranchements par Pedrosa et agacé de perdre de précieux dixièmes à cause des pilotes retardataires, "Jorgeuil" a pris le risque de trop en tentant de dépasser la CRT d'Ellison.

Ce qu'il ne savait pas, hélas, c'est que son principal adversaire n'était alors plus à ses basques : "Pedro" s'était raté quelques virages avant et accusait un retard considérable de trois secondes sur la M1 du champion du monde ! Ah, la cruelle ironie du sort !

Malgré ce dénouement un peu tronqué par les éléments, Jorge Lorenzo peut-être fier de lui tant sa mainmise sur le championnat a été impressionnante cette saison. Hormis ses deux résultats blancs à Assen et à Valence, il n'a jamais terminé une course plus loin qu'à la seconde place !

Une performance exceptionnelle, acquise grâce à la somme de tous ses indiscutables talents : son pilotage d'une pureté absolue, son intelligence de la course et ses capacités de metteur au point reconnues. A 25 ans, il coiffe sa quatrième couronne mondiale et endosse légitimement le statut de grand favori pour 2013. D'autant qu'un nouveau challenge devrait le sur-motiver l'an prochain : coller une raclée à son "vieux copain" Rossi à moto égale !

Dès demain, les pilotes MotoGP reprendront la piste à Valence pour les premiers essais officiels : restez connectés !

Résultats du Grand Prix MotoGP de Valence 2012

  1. Dani PEDROSA Honda 48'23.819
  2. Katsuyuki NAKASUGA Yamaha +37.661
  3. Casey STONER Honda +1'00.633
  4. Alvaro BAUTISTA Honda +1'02.811
  5. Michele PIRRO FTR +1'26.608
  6. Andrea DOVIZIOSO Yamaha +1'30.423
  7. Karel ABRAHAM Ducati +1'31.789
  8. Danilo PETRUCCI Ioda-Suter 1 Tour
  9. James ELLISON ART 1 Tour
  10. Valentino ROSSI Ducati 1 Tour
  11. Aleix ESPARGARO ART 1 Tour
  12. Randy DE PUNIET ART 2 Tours
  13. Hiroshi AOYAMA BQR 2 Tours
  14. Colin EDWARDS Suter 3 Tours

Non classés

  • Cal CRUTCHLOW Yamaha 8 Tours
  • Claudio CORTI Inmotec 13 Tours
  • Hector BARBERA Ducati 14 Tours
  • Jorge LORENZO Yamaha 17 Tours
  • Stefan BRADL Honda 21 Tours
  • Roberto ROLFO ART 24 Tours
  • Ivan SILVA BQR 28 Tours
  • Nicky HAYDEN Ducati 28 Tours

Classement défintif du championnat MotoGP 2012

  1. Jorge LORENZO Yamaha SPA 350
  2. Dani PEDROSA Honda SPA 332
  3. Casey STONER Honda AUS 254
  4. Andrea DOVIZIOSO Yamaha ITA 218
  5. Alvaro BAUTISTA Honda SPA 178
  6. Valentino ROSSI Ducati ITA 163
  7. Cal CRUTCHLOW Yamaha GBR 151
  8. Stefan BRADL Honda GER 135
  9. Nicky HAYDEN Ducati USA 122
  10. Ben SPIES Yamaha USA 88
  11. Hector BARBERA Ducati SPA 83
  12. Aleix ESPARGARO ART SPA 74
  13. Randy DE PUNIET ART FRA 62
  14. Karel ABRAHAM Ducati CZE 59
  15. Michele PIRRO FTR ITA 43
  16. James ELLISON ART GBR 35
  17. Yonny HERNANDEZ BQR COL 28
  18. Katsuyuki NAKASUGA Yamaha JPN 27
  19. Danilo PETRUCCI Ioda-Suter ITA 27
  20. Colin EDWARDS Suter USA 27
  21. Jonathan REA Honda GBR 17
  22. Mattia PASINI ART ITA 13
  23. Ivan SILVA BQR SPA 12
  24. Toni ELIAS Ducati SPA 10
  25. Hiroshi AOYAMA BQR JPN 3
  26. Steve RAPP APR USA 2
  27. David SALOM BQR SPA 1

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