Avec 2 798 immatriculations en 2009, Daelim affiche une baisse de -21,7% sur le marché français du motocycle. Marc Caparros, directeur commercial DIP, établit pour Moto-Net.Com le bilan 2009 de la marque coréenne et dévoile ses objectifs pour 2010. | "J'ai un pincement au coeur sur l’aide de l’état dont nous avons été exclus" |
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Moto-Net.Com : Que vous inspire l'évolution générale du marché du motocycle en 2009 ? Marc Caparros, directeur commercial DIP (distributeur exclusif Daelim en France) : En 2008 nous disions tous : "c’est une année à oublier". Puis en 2009 on reprend l’adage: "c’est une année à oublier !" Au contraire, nous devrions nous inspirer de ces périodes critiques pour en tirer des leçons. Le marché du deux-roues perd des points ?... Ou bien revenons-nous à une vérité ? Pour mémoire, nous immatriculions en 2005, 85 657 véhicules en 125. Malgré tout, j’ai un pincement au coeur sur l’aide de l’état dont nous avons été exclus. MNC : Quel bilan dressez-vous de votre année ? M. C. : Un bilan en demi-teinte. Nous ne sommes pas satisfaits de nos résultats et nous faisons une mauvaise année qui ne restera pas gravée dans les mémoires. Nous avions prévu autre chose sur 2009. Mais les évènements économiques nous ont obligés à repenser la saison. Ainsi, nous avons su maîtriser les ventes et nous avons su mettre en place les outils de gestion pour finir l’année en retrouvant un niveau identique à 2007. | "Nous ne sommes pas entrés dans la course à l'immatriculation qui est un piège dangereux" |
| MNC : Les immats ne sont pas tout : comment qualifieriez-vous votre bilan comptable ? M. C. : En voyant la crise perdurer, nous ne sommes pas entrés dans la course à l’immatriculation qui est un piège dangereux. Les volumes ne sont pas tout il faut aussi de la marge pour être en bonne santé. Donc un bilan maitrisé. MNC : Êtes-vous pleinement satisfaits des résultats de vos meilleures ventes : Daelim S2, Roadwin et Daystar ? M. C. : Pleinement satisfait non, mais pas insatisfait. Nous avons en France une marge de progression qui nous permet de voir plus haut, après, il y a la réalité et on doit faire avec. Nous sommes satisfaits des ventes du nouveau S2 13 pouces qui a relancé le produit, il est une valeur sûre de la gamme. La Roadwin continue son chemin mais la concurrence s’est élargie et nous avons du repositionner le modèle. Enfin, avec la Roadsport, nous avons un gros travail commercial à effectuer car la machine mérite de meilleures ventes. | "Le S2 13 pouces a relancé le produit, le Roadwin continue son chemin et la Roadsport nécessite un gros travail commercial" |
| MNC : Quels sont les modèles dont les ventes vous ont déçu et quelle en était la cause ? M. C. : Le B-Bone 125, on savait que ce ne serait pas un bestseller mais nous attendions un meilleur lancement. Le réseau n’a pas suivi et donc la représentativité n’était pas optimale.  MNC : D'après vous, vos nouveautés 2009 ont-elles réussi leur première année ? M. C. : Le nouvel S2 125 13 pouces a réussi sa première année et les résultats de janvier confirment la tendance. MNC : Quelle a été la bonne surprise 2009 ? M. C. : La poursuite de notre développement avec un réseau toujours plus fort et des nouveaux clients. | "Des MP3 400 cc pour les automobilistes et des 50 cc bientôt plus accessibles aux 14 ans ?! Des jeunes de 18 ans qui ne sont jamais allés sur la route, titulaires d'un permis, ça me donne des frissons" |
| MNC : Quelle a été la moins bonne ? M. C. : Je n’ai rien contre la marque Piaggio au contraire j’ai un grand respect, mais les ventes du MP3 400 cc... Ce flou juridique qui donne carte blanche à un automobiliste de rouler sur une grosse cylindrée sans aucune formation... En revanche, les 50 cc ne seront bientôt plus accessibles aux jeunes de 14 ans ! Il y a des aberrations qui me donnent un gout amer. Vous savez, je dis toujours : "Un bon motard fera un bon automobiliste" mais pas l’inverse. Apprendre dès le plus jeune âge, aux enfants à conduire un deux roues, c’est préparer de futurs automobilistes à mieux vivre la route et réduire les accidents. Donc, il faut faciliter l’accès aux 50 cc et donner la possibilité au plus grand nombre de s’initier à la réalité de la conduite. Quand je vois des jeunes de 18 ans, qui ne sont jamais allés sur la route, titulaires d’un permis depuis 24 heures entrer dans la circulation ça me donne des frissons. MNC : Quel a été selon vous l'évènement marquant de l'année 2009 dans le monde du deux-roues ? M. C. : La grippe A et les millions d’euro dépensés inutilement. MNC : Comment vos nouveautés 2010 ont-elles été accueillies par votre réseau et par l'ensemble des motards ? M. C. : Je ne puis répondre, aujourd’hui, puisque nous n’avons aucune nouveauté en lancement sur ce premier mois. Mais avec celles qui vont arriver dans la saison nous sommes pleinement confiants.  MNC : En 2010, quels seront vos objectifs ? M. C. : Renforcement du réseau, développement des Daelim Center pour passer de 60 à 100 magasins. Enfin une stratégie vers le grand public car c’est lui que nous devons réveiller et inciter à se rendre chez nos clients. | "Evaluer une marque sur le seul marché français c’est se mettre au centre de l’univers. A l’heure de la mondialisation, il faudrait aussi positionner les marques sur le marché mondial et Daelim fait partie des plus gros constructeurs mondiaux" |
| MNC : D'après vous, quels avantages vos petites marques peuvent-elles avoir - et développer - face aux grandes ? M. C. : Il n’y a pas de petites marques. Evaluer une marque sur le seul marché français c’est se mettre au centre de l’univers. A l’heure de la mondialisation, il faudrait aussi positionner les marques sur le marché mondial et Daelim fait partie des plus gros constructeurs mondiaux. Nos petites marques, comme vous le dites, permettent de pouvoir garder un paysage moto et une offre variée dans le deux-roues. Elles permettent à des magasins de pouvoir vivre. Le monde du deux-roues serait triste avec quatre japonais et deux ou trois européens. Il deviendrait vraiment confidentiel. Aujourd’hui, des sociétés comme la notre font vivre un tissu économique, donnent du travail et font tourner l’économie, il ne faut pas l’oublier. MNC : La part d'Internet a-t-elle augmenté dans votre activité en 2009 ? Qu'en sera-t-il l'an prochain ? M. C. : Internet est un outil que nous n’avons jamais négligé. Nous venons de refaire la totalité de notre site, les clients sont très contents et les particuliers aussi. Nous avons quelques surprises pour 2010 mais l’heure n’est pas arrivée pour en parler. | "Salon du deux-roues : les vaches à lait ne sont plus, place aux vaches maigres" |
| MNC : Selon vous, reverra-t-on un Mondial du Deux-roues à la Porte de Versailles ? Si oui, dans quelles conditions ? M. C. : Nous pouvons retrouver un salon du 2 roues si les organisateurs réduisent la durée et le cout. Les vaches à lait ne sont plus, place aux vaches maigres et il faut en tenir compte. MNC : Quels seront vos grands rendez-vous 2010 ? M. C. : Avec nos clients nous avons rendez-vous tous les jours par le travail de nos commerciaux qui visitent quotidiennement tous les clients et nous essayons de les servir au mieux. Quant aux particuliers, nous nous attachons, régulièrement, à leurs montrer que nos produits sont excellents et qu’ils font un achat raisonné. MNC : En conclusion, quelle maxime illustrerait le mieux votre bilan 2009 ? M. C. : "L'entreprise est élue tous les jours par ses clients"
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