Avec son e-Mo, Matra vient de débarquer sur le marché du cyclomoteur... et lorgne sur celui du motocycle ! Son responsable communication, François Lombard, établit pour Moto-Net.Com son bilan 2009 et nous expose ses objectifs pour 2010. | "Les premiers mois de vente sont très encourageants" |
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Moto-Net.Com : Que vous inspire l'évolution générale du marché du motocycle en 2009 ? François Lombard, responsable communication Matra MS : Une année très difficile impactée par une récession forte mais qui touche tous les modes de transport. MNC : Quel bilan dressez-vous de votre année ? F. L. : Trop récemment présent sur le marché du cyclomoteur (1ères ventes en septembre), il est trop tôt pour Matra de tirer des enseignements, mais les premiers mois de vente sont très encourageants.  MNC : Les immats ne sont pas tout : comment qualifieriez-vous votre bilan comptable ? F. L. : La stratégie de Matra, décidée en 2005, d’installer les Solutions de Transport Electrique de Proximité semble avoir été la bonne au regard des nouveaux modèles lancés ou annoncés par les autres constructeurs ou importateurs. Le marché est encore en devenir mais notre croissance annuelle à deux chiffres depuis notre engagement dans cette nouvelle voie est conforme à notre plan de marche. MNC : Envisagez-vous prochainement d'étoffer votre gamme en y incluant des 2 roues "équivalent 125 cc" ? F. L. : e-MO by Matra constitue notre première offre de cyclomoteur électrique. Le modèle se situe au même niveau qu’un scooter thermique 50cc en termes de performance, le silence en plus... La gamme s’étoffera progressivement avec de nouveaux modèles et accessoires pour constituer d’ici à deux ans une offre complète 100% électrique avec des modèles conformes à l’esprit et à la vocation d’e-MO ainsi que d’autres modèles plus puissants en phase avec les attentes d’un public proche de l’univers et des performances des 125. | "D'ici deux ans, Matra proposera une offre complète 100% électrique qui inclura des modèles plus puissants en phase avec les d'un public proche de l'univers et des performances des 125" |
| MNC : Quelle a été la bonne surprise 2009 ? F. L. : L’accueil pour e-MO que nous n’attendions pas tout à fait à ce niveau avec, en point d’orgue, l’oscar de l’innovation décernée par LSA en décembre dernier. Ce prix, remis par un des acteurs les plus reconnus dans le milieu de la consommation, confirme la justesse du positionnement du modèle e-MO et de la stratégie de Matra afin de proposer les solutions propres, novatrices, design, et économiques attendues par le marché. MNC : Quelle a été la moins bonne ? F. L. : De voir la frilosité des réseaux traditionnels envers les deux roues propres, mais les choses évoluent très vite. | "Notre réseau compte à ce jour 90 points de ventes : des distributeurs de vélos, de cyclos, de motos et/ou scooters" |
| MNC : Quel a été selon vous l'évènement marquant de l'année 2009 dans le monde du deux-roues ? F. L. : La poursuite de l’expansion du deux-roues urbain et l’affirmation du scooter à 3 roues parmi les modèles les plus vendus. Enfin, l’étendue, la qualité et les performances de la gamme scooter et maxi scooter proposée qui arrive à rivaliser avec les motos sur un terrain qui leur était jusqu’alors réservé.  MNC : Comment se compose votre réseau, quels établissements vendent vos véhicules en France ? F. L. : Notre réseau est composé de distributeurs traditionnels motos, scooters mais aussi deux-roues en général (vélos, cyclos, motos), enfin de distributeurs exclusivement centrés sur l’électrique, de plus en plus nombreux, pour qui l’électrique n’est plus une offre accessoire mais un marché à part entière. Ce réseau compte à ce jour 90 points de vente. MNC : Le "zéro émission" ne signifie pas "zéro pollution". Chez Matra, quel type de batteries est utilisé et quelles garanties offrez-vous quant à leur recyclage ? F. L. : La gamme cyclomoteur est équipée de batteries Lithium. Chez Matra, le recyclage est pris en compte dès la conception. L’ensemble de nos gammes, nos vélos électriques, scooters électriques et quadricycles est recyclable à 95%. Nous avons été parmi les premiers à conclure des contrats avec des sociétés spécialisées dans la déconstruction de véhicules. Ainsi, les véhicules complets en fin de vie sont traités par un site de déconstruction voisin de notre usine d’assemblage basée à Romorantin. Les batteries quant à elles sont traitées par une société leader en la matière. Les métaux qui les composent sont triés, fondus et reconditionnés sous forme de lingot en vue d’être réutilisés dans de nouvelles batteries ou pour d’autres applications où ils sont nécessaires. | "Les véhicules complets en fin de vie sont traités par un site de déconstruction voisin de notre usine d’assemblage basée à Romorantin" |
| MNC : Allez-vous proposer des nouveautés en 2010 ? F. L. : Nous lèverons le voile au salon professionnel des JPMS de cette fin de mois sur l’élargissement de la gamme e-MO. Nous présenterons, à côté du modèle déjà vendu dans le réseau, une version "e-MO+" plus équipée et plus performante qui sera commercialisée en avril. Sous sa forme actuelle, e-MO poursuit sa route et continuera de proposer le meilleur rapport qualité-prix du marché. MNC : En 2010, quels seront vos objectifs ? F. L. : Pour 2010, nous visons un niveau d’immatriculations proche voir supérieur à 1000 e-MO en France, ce qui nous placerait en position de leader sur le marché du scooter électrique. En termes de réseau, nous continuerons à étoffer notre présence sur le territoire afin de disposer de points de vente dans toutes les agglomérations de taille moyenne et grande. Mais il est également prévu que nous investissions plusieurs marchés à l’export. Sur le plan de la société, nous voulons devenir à terme l’un des leaders européens des Solutions de Transport Electrique de Proximité de deux jusqu’à quatre-roues. 2010 constitue une année d’étape pour nous positionner en vue de cet objectif. | "L’outil Internet devient essentiel, sans doute pas pour vendre mais certainement pour s’informer et comparer" |
| MNC : La part d'Internet a-t-elle augmenté dans votre activité en 2009 ? Qu'en sera-t-il l'an prochain ? F. L. : La part d’internet ne cesse de croître et l’outil devient essentiel, sans doute pas pour vendre, car le consommateur a besoin d’essayer les modèles électriques avant de passer à l’acte d’achat, mais certainement pour s’informer et comparer. Nous investirons en 2010 pour développer ce vecteur incontournable et améliorer encore notre approche en vue de satisfaire nos clients et notre réseau.  MNC : Selon vous, reverra-t-on un Mondial du Deux-roues à la Porte de Versailles ? Si oui, dans quelles conditions ? F. L. : Si l’on regarde la fréquentation et la renommée des salons internationaux dans le deux-roues motorisés, force est de constater que les salons "qui marchent" le mieux sont liés pour partie à la présence forte de constructeurs nationaux. Ainsi à l’automne et en période de réduction de coûts, les constructeurs allemands ont tendance à privilégier Francfort et les italiens, Milan. Le Mondial de Paris souffre de l’absence de plusieurs majors nationaux pour rivaliser. Faut-il continuer à lutter à armes inégales sur le même terrain ou chercher un nouveau leadership sur d’autres bases ? L’offre existante en termes de transport vient bousculer nos habitudes et nos références. On ne cherche plus forcément un vélo, un scooter ou une voiture mais une solution de déplacement, notamment en ville. La France constitue l’un des marchés les plus importants dans ce domaine. Pourquoi ne pas retrouver ces offres au sein d’un même salon axé sur la "mobilité" ? Le Mondial pourrait y trouver une identité propre, un nouvel élan et une vraie légitimité. | "Salon de Paris : Faut-il continuer à lutter à armes inégales sur le même terrain ou chercher un nouveau leadership sur d’autres bases ?" |
| MNC : Quels seront vos grands rendez-vous 2010 ? F. L. : Après les JPMS de Lyon fin janvier qui marquent le début de la saison, nous aurons une présence soutenue dans de nombreux événements, salons et foires en régions grâce à l’implication de notre réseau appuyée également par notre force commerciale. Cette présence au plus près des clients est indispensable pour démystifier l’électrique, faire connaître et essayer les produits, démonter l’intérêt technique et économique de notre offre, et faire décoller un marché qui reste encore en devenir. Nous privilégierons des approches vers des publics ciblés à l’occasion des lancements qui jalonneront l’année et participeront à plusieurs salons de renommée internationales. | "L’avenir appartient aux audacieux" |
| MNC : En conclusion, quelle maxime illustrerait le mieux votre bilan 2009 ? F. L. : Dans un marché en berne, l’offre de véhicules propres, performants, qui ne se prennent pas au sérieux mais bien placés en prix va rencontrer les attentes d’une clientèle tournée vers les solutions de déplacement efficaces, qui font faire des économies et respectueuses de l’environnement. Les leaders sur les nouveaux marchés sont souvent ceux qui s’y sont installés les premiers en proposant la bonne offre. Le virage du transport propre est en train de se prendre sous toutes ses formes et s’affirme adapté pour les courtes distances. Matra s’est positionné parmi les premiers sur ce créneau et a l’ambition de devenir l’un de ces leaders. En proposant depuis 40 ans des produits atypiques qui ont, bâti sa renommée, Matra s’est construit une identité dans le transport basée sur l’’innovation, la technologie et la passion, valeurs inscrites dans ses gênes et appliquées aujourd’hui aux enjeux de notre époque. Nous avons pris pied sur le marché du scooter électrique en 2009. Si nous avions une maxime à proposer, elle serait plutôt axée vers cette année qui commence : "L’avenir appartient aux audacieux".
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