Avec 4 759 immatriculations, Kymco affiche une hausse de 13,1% sur le marché français du motocycle. Marc Mantello, directeur marketing et commercial Kymco Lux, établit pour Moto-Net.Com le bilan 2009 de la marque taïwanaise et dévoile ses objectifs 2010. | "Les clients cherchent naturellement du prix mais sont également conscients que l’avantage est vite perdu lorsque la qualité n’est pas au rendez-vous" |
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Moto-Net.Com : Que vous inspire l'évolution générale du marché du motocycle en 2009 ? Marc Mantello, directeur marketing et commercial Kymco Lux : 2009 aura été une année particulièrement difficile pour les principaux acteurs de l’industrie du motocycle et assimilés. Compliquée également pour nous car nos nouveautés censées donner un nouvel élan à la marque, n’ont été commercialisées qu’à partir de mai 2009. Soit deux bons mois en retard par rapport à notre saisonnalité habituelle des ventes. Autant que faire se peut dans un contexte concurrentiel exacerbé générant des guerres de prix incontrôlées, nous avons tenté d’arriver avec le juste prix tout en lui évitant de faire le yoyo de semaines en semaines. En effet, il n’y a rien de plus déplorable pour un particulier et pour un professionnel de voir déprécier en quelques semaines son produit récemment acquis. Nous sommes ainsi restés cohérents avec notre campagne de publicité qui se veut aussi valorisante pour les utilisateurs de nos produits. L’évolution du marché a voulu également que la fragilisation des marques chinoises, perçue il y a deux ans, se poursuive à nouveau. Le constat est avéré pour les autres labels de même origine et vendus en grande surface. Les clients cherchent naturellement du prix mais sont également conscients que l’avantage est vite perdu lorsque la qualité n’est pas au rendez-vous.  MNC : Quel bilan dressez-vous de votre année en 125 cc et plus ? M. M. : En premier lieu, je souhaite attirer votre attention sur le fait que pour mieux mesurer les progrès que nous avons à faire, nous segmentons différemment le marché. Nous essayons d’intervenir dynamiquement sur trois marchés majeurs. A savoir celui du scooter 50, celui de 125 scooter et celui du quad. Non pas que nous négligeons les marchés tels que le maxi scooter et la moto légère (125 cc) mais dans l’immédiat, notre offre est encore en construction. Et il serait quelque peu déplacé d’annoncer des progressions exponentielles alors que les volumes seraient trop confidentiels. Pour exemple, notre performance en scooter + 250 cc (+15 %) est encourageante mais rien de comparable encore, en termes de volumes, avec les ténors de la catégorie. De fait, au regard de nos marchés de prédilection du moment, la situation pour Kymco en France est la suivante : - scooters 50 cc : 5ème marque immatriculée avec 5,94 % de part de marché.
- scooters 125cc : 7ème marque immatriculée avec 6,35 % de part de marché (+23 % d’augmentation dans un segment régressant de 25 %, effets 125 Dink Street et 125 Like avec seulement 9 mois de commercialisation).
- quads : Kymco, 1ère marque immatriculée avec 11,42 % de part de marché. Il est vrai cependant que d’autres marques passant par des homologateurs indépendants peuvent proclamer avoir au cumul, des immatriculations plus importantes que celles officiellement répertoriées. Lesquelles immatriculations seraient assez proches du total Kymco qui se fixe à 4 408 unités.
Le bilan pour Kymco est donc relativement satisfaisant. Il reste naturellement de sérieux axes de progression. | "Toutes nos félicitations à République Moto, pionnier de la marque qui termine 2009 avec plus de 600 Kymco facturés" |
| MNC : Les immats ne sont pas tout : comment qualifieriez-vous votre bilan comptable ? M. M. : Le bilan comptable est à l’équilibre. C’est aussi le cas pour une grande majorité de nos distributeurs. Pour certains, et non des moindres, le bilan est même positif par rapport à 2009. C’est particulièrement probant pour l’un de nos meilleurs distributeurs, République Moto qui termine 2009 avec plus de 600 Kymco facturés. J’en profite au nom de Kymco pour le saluer, lui rendre hommage en sa qualité de pionnier de la marque et lui adresser toutes mes félicitations. Son repreneur a naturellement tout notre soutien. Au regard de ses projets, nul doute que le témoin est bien transmis. MNC : Êtes-vous pleinement satisfaits des résultats de vos meilleures ventes : Dink Street, Grand Dink et Agility City, Like, Movie ? M. M. : Avec quelques 1 800 immatriculations de mai à décembre 2009, le 125 Dink Street constitue la satisfaction Kymco de l’année échue. Ce véhicule tant attendu par les fans de la marque ne les a pas déçu. Mieux, il a renforcé la légitimité de Kymco pour aborder le segment scooter 125 et plus. On peut parler véritablement de l’effet Dink Street qui a entraîné dans sa dynamique les 125 Like et Movie injection. | "On peut parler véritablement de l’effet Dink Street qui a entraîné dans sa dynamique les 125 Like et Movie injection" |
| MNC : Quels sont les modèles dont les ventes vous ont déçu et quelle en était la cause ? M. M. : Fort heureusement tous les modèles de la gamme ont répondu globalement à nos attentes.  MNC : D'après vous, vos nouveautés 2009 (mis à part le Dink Street) ont-elles réussi leur première année ? M. M. : Oui, on peut le dire très objectivement. MNC : Quelle a été la bonne surprise 2009 ? M. M. : Le 125 Like, et le 50 Sento qui à lui seul a dépassé les 500 immatriculations. MNC : Quelle a été la moins bonne ? M. M. : On a été pris de court par le succès du 125 Like. Nous avons malheureusement raté deux mois importants de ventes. MNC : Quel a été selon vous l'évènement marquant de l'année 2009 dans le monde du deux-roues ? M. M. : Des comportements d’achat et des modes de consommations très différents du passé récent. Lesquels nous ont fait prendre conscience qu’il fallait construire des offres complémentaires à destination, tant de notre réseau que de ses clients. Très prochainement, quelques annonces concrètes seront formulées par Kymco. | " De nouveaux comportements d’achat et modes de consommations nous ont fait prendre conscience qu’il fallait construire des offres complémentaires à notre réseau et à ses clients" |
| MNC : Comment vos nouveautés 2010 ont-elles été accueillies par votre réseau et par l'ensemble des motards ? M. M. : L’accueil plus que positif a rassuré également quant au potentiel de la marque. De fait, de nouvelles attentes se font. Et c’est encore pour nous et le constructeur, une nouvelle source de motivation.  MNC : En 2010, quels seront vos objectifs ? M. M. : L’objectif est global et simple : renforcer notablement les acquis 2009. | "Le Dink Street a renforcé la légitimité de Kymco pour aborder le segment scooter 125 et plus" |
| MNC : La part d'Internet a-t-elle augmenté dans votre activité en 2009 ? Qu'en sera-t-il l'an prochain ? M. M. : Nous avons mis à notre disposition de nos distributeurs belges et de leurs clients wallons et flamands, deux sites, professionnel et grand public, en langue française et en langue néerlandaise. Au niveau plus général de l’utilisation de l’Internet, il va sans dire que nous étudions son optimisation. MNC : Selon vous, reverra-t-on un Mondial du Deux-roues à la Porte de Versailles ? Si oui, dans quelles conditions ? M. M. : Il est difficile aujourd’hui de se prononcer à la place des organisateurs. Par contre, un grand salon du deux-roues, à l’instar de celui de Milan, serait naturellement le bienvenu. | "Un grand salon du deux-roues, à l’instar de celui de Milan, serait naturellement le bienvenu" |
| MNC : Quels seront vos grands rendez-vous 2010 ? M. M. : Nous avons prévu d’ores et déjà de renouveler notre présence au Stade de France avec une piste d’essai pour nos véhicules. MNC : En conclusion, quelle maxime illustrerait le mieux votre bilan 2009 ? M. M. : Si 2009 avait été un examen de passage type concours, on pourrait faire l’appréciation suivante : Marque encore jeune, sérieuse et appliquée, peut encore mieux faire. Est admise avec mention pour passer en classe supérieure.
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