Déjà "fortement mobilisés" le 13 mars dernier (lire Moto-Net.Com du 11 mars 2008 et Moto-Net.Com du 14 mars 2008), les professionnels de l'enseignement de la conduite s'apprêtent à reconduire une nouvelle "journée d'action" lundi 2 juin. Les membres de l'intersyndicale |
| Conseil national des professions de l'automobile (CNPA)Fédération nationale des enseignants de la conduite (FNEC)Union nationale des indépendants de la conduite (UNIC)Union nationale intersyndicale des enseignants de la conduite (UNIDEC)Chambre nationale des salariés responsables dans l'enseignement de la conduite et de l'éducation à la sécurité routière (CNSR)Union nationale indépendante des salariés de l'enseignement de la conduite automobile (UNISDECA) |
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"Une délégation intersyndicale a été reçue par le cabinet du premier ministre qui s'est engagé à réunir la profession après la remise du rapport sur la réforme du permis de conduire, au plus tard le 30 avril 2008, ajoutant qu'aucune réforme ne se ferait sans concertation avec la profession", indique l'intersyndicale qui regrette que le "rapport Lebrun" n'ait "toujours pas été transmis aux professionnels de l'enseignement de la conduite et de la sécurité routière" et qu'aucune réunion de concertation n'ait encore été programmée.
"Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat aux transports, multiplie ses interventions dans les médias, annonçant que "la réforme va décoiffer", ce qui laisse craindre le pire pour la profession et la sécurité routière en général", redoute l'intersyndicale, déplorant que pendant ce temps, les candidats au permis de conduire "attendent toujours quatre à huit mois une place d'examen"...
Parallèlement, la Fédération française des motards en colère (FFMC) dénonce la nouvelle mesure gouvernementale visant à rendre obligatoire, à partir du 1er juin, l'affichage des résultats des écoles de conduite. "D'après lui (le gouvernement, NDLR), une école qui a de bons résultats est forcément une école qui dispense une bonne formation. C'est en tout cas ce qu'on voudrait faire croire aux candidats au permis et c'est de manière pernicieuse les rendre responsables de leur problème de formation : ils n'avaient qu'à choisir une "bonne" école !", dénonce la FFMC, soulignant que "le refus des écoles de se plier à cette obligation est soutenu par les inspecteurs du permis de conduire".
Pour une même école, le taux de réussite varie du simple au triple selon l'inspecteur, estime la FFMC : "la pertinence et la fiabilité des résultats comme critère de sélection s'en trouvent tout de suite relativisées et les inspecteurs ne tiennent pas forcément à ce que cela se sache... Or les écoles, furieuses, ont promis d'afficher également les résultats par inspecteur"...
La FFMC et sa structure de formation, l'Association pour la formation des motards (AFDM), "soutiennent la démarche des écoles qui, bien qu'effectuant un bon travail de formation, n'ont pas forcément d'excellents résultats (parce que situées en zone "difficile", travaillant avec des élèves déscolarisés, ne maîtrisant pas bien le français ou tout simplement refusant de "bachoter" sur les points d'examen...)"...